https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 4cfd8a8848Dans le nord de l’Italie, le niveau trop bas du Pô inquiète
AFP •27/06/2026
Le niveau du Pô n'est jamais descendu aussi bas, aussi tôt: dans le nord-est de l'Italie, la chaleur précoce fait craindre une sécheresse destructrice dès le mois de juillet.
Jeudi, peu d'eau arrivait à hauteur de Ferrare, où le fleuve se déploie en delta sur la mer Adriatique. En quelques jours, le débit du plus grand fleuve de la péninsule s'est effondré, passant lundi sous les 300 m3/s, contre une moyenne de 1.500 m3/s en juin, selon l'Aipo, l'agence interrégionale chargée de sa surveillance.
Le niveau du fleuve "n'est jamais descendu aussi vite, aussi tôt", alerte Stefano Calderoni, de l'association italienne de l'irrigation (Anbi).
Les bancs de sable se multiplient, la profondeur dépasse à peine le mètre à certains endroits et les rares pêcheurs restant cuisent dans un air à 36°C.
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Fleuve et rivières
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Re: Fleuve et rivières
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 844295f401A Paris, la baignade dans la Seine fait son retour pour l'été
AFP •04/07/2026
Parisiens et touristes ont retrouvé samedi les joies de la baignade dans la Seine, avec la réouverture pour l'été de trois sites surveillés et gratuits, hérités des Jeux olympiques de 2024, un répit bienvenu dans une capitale déjà éprouvée par la canicule.
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Re: Fleuve et rivières
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... b2a01e96ffFace à la sécheresse et à la canicule, la Seine sous perfusion de ses lacs-réservoirs
AFP •17/07/2026
Partout en France, les rivières s'assèchent sous l'effet des fortes chaleurs mais la Seine, elle, semble tenir bon. Une impression en trompe-l'oeil: le fleuve est maintenu à flot par les réserves accumulées dans des lacs-réservoirs, un soutien précieux mais pas illimité.
"Chaque jour on lâche 32 mètres cube d'eau par seconde (m3/s) pour alimenter la Seine. Sans cela, le fleuve serait en crise avec toutes les restrictions associées", explique à l'AFP Marc Delannoy, directeur des aménagements hydrauliques de Seine Grands Lacs, l'organisme chargé de la gestion des quatre grands ouvrages-réservoirs du bassin de la Seine.
Jeudi matin, le débit de la Seine mesuré à la station de Paris-Austerlitz était de 57,3 m3/s. C'est deux tiers de moins que la référence historique pour un mois de juillet (171 m3/s), signe que le fleuve comme la plupart des rivières françaises souffre lui aussi de la sécheresse.
Mercredi, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a alerté sur l'état "très préoccupant" des cours d'eau métropolitains. Près d'un tiers sont sous les "minima observés ces vingt dernières années" et un quart des petits cours d'eau sont à sec, une situation "inédite depuis la mise en place du suivi national en 2012".
"C'est deux fois pire qu'à la même période lors de la sécheresse historique de 2022", a indiqué jeudi l'Office français de la biodiversité, faisant état de "819 cours d'eau touchés, avec un axe rouge critique de la Vendée au Grand-Est".
"Poumons hydrauliques"
"Aujourd'hui environ 40% du débit de la Seine vient de l'eau accumulée cet hiver dans les lacs-réservoirs", indique M. Delannoy. De quoi maintenir le fleuve au-dessus du seuil de crise, fixé à 45 m3/s.
Et le phénomène ne concerne pas seulement la Seine: ses principaux affluents - Marne, Aube, Yonne - bénéficient aussi de ce soutien, imaginé dans les années 1930 après la grande sécheresse de 1921. Des réserves plus ou moins similaires existent également pour les autres fleuves français comme la Loire ou la Garonne.
Le principe est simple : stocker l'eau en hiver ou après de fortes pluies, puis la libérer quand la ressource se raréfie. Grâce à un réseau de vannes, de barrages mobiles et de canaux, ces réservoirs jouent le rôle de véritables "poumons hydrauliques" pour le bassin de la Seine.
Cette année, les ouvrages de Seine Grands Lacs — lac du Der, lac d'Orient, lac d'Amance-Temple et lac de Pannecière — sont mis à rude épreuve par la succession d'épisodes de chaleur depuis fin mai.
Le déstockage a commencé le 2 juin, avec un mois d'avance sur les années précédentes. Une situation "assez exceptionnelle", souligne M. Delannoy.
Et lors de la canicule de fin juin, Seine Grands Lacs a dû doubler ses lâchers à deux reprises, les 22 et 25 juin.
Tiendra, tiendra pas ?
"On n'est pas encore sur les volumes déversés lors de la sécheresse de 1976, mais on est tout de même sur une +perte+ de 3 millions de mètres cubes par jour", explique M. Delannoy.
Autre effet pervers de la chaleur: une très forte évaporation de l'eau des lacs-réservoirs, d'environ 5 m3/s sur le lac du Der et 2,5 m3/s sur ceux d'Orient et d'Amance-Temple, "l'équivalent d'une piscine toutes les 7 secondes".
Le système pourra-t-il tenir si les chaleurs persistent ?
"Pour l'instant, on n'est pas outre mesure inquiet", grâce à un remplissage hivernal important, notamment favorisé par les pluies de février, assure M. Delannoy.
D'une capacité totale de 808 millions de m3, les quatre lacs-réservoirs étaient remplis à 90% au 2 juin, et encore "autour des 80%" au 10 juillet.
Donc pour "juillet/août on tiendra".
Mais "tout l'enjeu est de tenir jusqu'à novembre", explique le responsable, qui évoque des "interrogations" si la sécheresse persistait jusqu'à l'automne.
Pour "tenir sur la durée", il faut "garantir un débit minimum en rivière pour préserver la biodiversité et les usages", sans pour autant "compromettre la disponibilité de la ressource", explique Seine Grands Lacs.
Mais la gestion des réserves est "anticipée, concertée et prudente", assure l'établissement public. Donc "on pense que oui, ça doit tenir" jusqu'au retour des pluies, assure M. Delannoy.
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Re: Fleuve et rivières
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 48c449bad3La Loire, en alerte, éprouvée par une sécheresse exceptionnelle
AFP •26/07/2026
Des bancs de sable à perte de vue et une température de l'eau proche de 30°C: la Loire, habituellement basse l'été, est confrontée à une sécheresse exceptionnellement précoce qui affecte les écosystèmes et certaines activités touristiques.
"En trois jours, l'eau a encore baissé de plusieurs centimètres et ça continue", soupire Michel Navarro, retraité et pêcheur passionné du village de Bou, dans le Loiret, à une quinzaine de kilomètres en amont d'Orléans. "Ça devient compliqué: quand je sors des poissons, leur corps est déjà chaud", s'alarme-t-il.
Début juillet, en pleine canicule, la Loire a atteint localement près de 30°C, des niveaux proches des seuils létaux pour certaines espèces.
"Les poissons ne peuvent pas réguler leur température, leur corps est à la température de l'eau", dit à l'AFP Michael Renard, responsable du développement de la Fédération de pêche du Loiret.
Le brochet ou le barbeau ne peuvent survivre à des températures de l'eau à 31 ou 32°C.
Plusieurs pêcheurs et mariniers interrogés par l'AFP disent avoir observé des poissons morts après la dernière canicule.
"Alerte"
D'autant qu'avec la chaleur des algues filamenteuses prolifèrent massivement dans le fleuve, consommant aussi de l'oxygène et créant une menace supplémentaire pour les poissons.
Malgré un début d'année très pluvieux, marqué par de fortes crues, y compris de la Loire, la sécheresse s'est rapidement installée.
Le fleuve a été placé mercredi en état d'"alerte", deuxième seuil de vigilance sur une échelle de quatre avec de premières restrictions d'usage de l'eau, notamment pour les agriculteurs et certains industriels.
La Loire laisse apparaître de vastes bancs de sable, plusieurs semaines plus tôt qu'à l'accoutumée, comme à Orléans où les bateaux peinent à naviguer en dehors du bras canalisé.
"Cette année, c'est très précoce. Avant on voyait ça fin juillet, fin août, mais là, dès le mois de juin on avait beaucoup moins d'eau", constate Mathieu Bourgoin, "pilote" d'une embarcation traditionnelle.
À bord du bien nommé "Passe-Partout", qui effectue des navettes entre les deux rives orléanaises, il estime qu'il "faut s'adapter en permanence" pour éviter les bancs de sable et les hauts-fonds.
"Ces épisodes sont de plus en plus fréquents et chaque année plus tôt. Par endroits, avec 30 à 40 cm, on n'a pas beaucoup de marge. Si le niveau continue à baisser, on ne pourra bientôt plus passer", craint M. Bourgoin.
Les trois épisodes caniculaires depuis fin mai ont mis sous pression tout l'écosystème ligérien, éprouvé par une sécheresse qualifiée de "très préoccupante" par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.
"Extrêmement sèche"
Le lit partiellement asséché de la Loire, à Orléans dans le Loiret, le 22 juillet 2026 ( AFP / Alain JOCARD )
"À ce stade, 2026 fait partie des années extrêmement sèches, avec des débits naturels comparables aux années historiques de 2003 ou 2019", pointe auprès de l'AFP Hervé Brulé, directeur régional de la Dreal (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement).
Mais, cette année, "la situation est arrivée précocement", ajoute-t-il.
Le soutien d'étiage assuré par les barrages de Villerest et de Naussac a été déclenché "plus tôt que lors des précédentes années sèches" afin de maintenir le débit du fleuve autour de 45 m³/s à la station référence de Gien (Loiret), explique M. Brûlé.
Ce débit est déjà deux fois plus faible que celui observé le 1er juin, d'environ 83 m³/s. Il était de 165 m³/s le 19 mai, selon Vigicrues.
Dans les prochaines semaines, sans précipitations significatives, "on sera amené à diminuer le soutien d'étiage", anticipe M. Brûlé. Avec des effets probablement plus conséquents encore sur le niveau de la Loire, mais aussi sur la faune, la flore et sur l'ensemble des activités touristiques, agricoles et industrielles qui dépendent du fleuve.
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Re: Fleuve et rivières
https://www.bfmtv.com/economie/entrepri ... 10458.htmlNeuf pays dépendent de lui pour l'eau potable, l'hydroélectricité et le transport: le niveau historiquement bas du Rhin inquiète l'industrie allemande
Publié le 31/07 BFM Business MC avec AFP
L'inquiétude monte dans les secteurs du transport maritime et de l'industrie en Allemagne face à la faible pluviométrie qui assèche les voies navigables et menace l'activité économique. Comme dans d'autres régions d'Europe, l'Allemagne a connu cette année un déficit de pluie combiné à de fortes chaleurs, des phénomènes aggravés par le dérèglement climatique d'origine humaine.
Un porte-parole de l'autorité des voies navigables (WSV) a indiqué que tôt vendredi matin, le niveau d'un tronçon du Rhin près de Kaub, dans l'ouest du pays, avait brièvement atteint le niveau record déjà enregistré en 2018. Le niveau est ensuite remonté, mais une nouvelle baisse est attendue samedi à Düsseldorf, où il pourrait tomber à 21 centimètres, soit deux centimètres sous le record d'octobre 2018.
Plus en aval, aux Pays-Bas, les autorités ont indiqué jeudi qu'une aggravation de la sécheresse avait fait tomber le Rhin à son niveau le plus bas jamais enregistré à la frontière allemande. Ces faibles niveaux d'eau pourraient affecter plusieurs secteurs clés de la première économie européenne, notamment la chimie et la sidérurgie, qui dépendent du fleuve pour transporter de grandes quantités de marchandises.
Rendre les voies navigables "plus modernes et plus résistantes au changement climatique"
La fédération allemande du bâtiment a averti que le Rhin était "de plus en plus poussé à sa limite" par la répétition des épisodes de basses eaux.
Selon elle, la situation actuelle montre "à quel point le transport et la logistique en Allemagne sont vulnérables".
Elle appelle à rendre d'urgence les voies navigables "plus modernes et plus résistantes au changement climatique". Pour la fédération, l'industrie allemande, déjà fragilisée par des coûts énergétiques élevés et la concurrence étrangère, peut difficilement se permettre un fardeau supplémentaire qui "fera que chaque euro coûtera le double".
Le Rhin est le deuxième fleuve le plus long d'Europe occidentale et centrale après le Danube, et neuf pays dépendent de lui pour l'eau potable, l'eau douce, l'hydroélectricité et le transport fluvial.
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Re: Fleuve et rivières
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... f0476af802Nucléaire à l'arrêt, hydroélectrique au ralenti : le Danube à sec met l'Europe centrale et les Balkans à l'épreuve
Boursorama avec Media Services •03/08/2026
Asséché depuis plusieurs mois par le manque de précipitations et les chaleurs extrêmes, le fleuve mythique est à son plus bas, et la tendance s'aggrave encore. Les conséquences sur les centrales énergétiques des pays qu'il traverse sont multiples.
Alerte sur le plus long fleuve d'Europe. Le niveau historiquement bas du Danube à cause de la sècheresse a contraint les centrales hydroélectriques en Serbie à baisser nettement leur production, jusqu'à 20% de leurs capacités, a déclaré dimanche 2 août la ministre serbe de l'Energie, appelant la population à une consommation "rationnelle" de l'électricité.
La centrale hydroélectrique de "Djerdap 1 est à 20% de ses capacités de production, et Djerdap 2 est à 30%", a déclaré la ministre serbe Dubravka Djedovic Handanovic à la télévision nationale (RTS).
Ces deux centrales, qui se trouvent à environ 240 km au sud-est de Belgrade, à la frontière avec la Roumanie, fournissent environ 18% de la production annuelle d'électricité en Serbie. Le débit y est actuellement d'environ 1.500 m3/s, égal à des niveaux similaires minimum enregistrés en 1985 et en 2003, a précisé la ministre.
Par ailleurs, "pendant tout le mois de mai, de juin et de juillet, nous avons eu la plus faible production dans les centrales de Djerdap depuis leur mise en service" dans les années 1970, selon Mme Handanovic.
Environ 70% d'électricité est fourni en Serbie par les centrales thermiques et 30% par les centrales hydroélectriques.
En raison de déficits de précipitations prolongés et de la chaleur extrême qui touche l'Europe depuis le printemps, les eaux du Danube ont atteint par endroits un niveau historiquement bas. Les météorologues serbes estiment qu'il n'y aura pas de précipitations importantes sur le cour du fleuve pendant encore cinq ou six semaines.
La Hongrie a annoncé dimanche l'arrêt de son unique centrale nucléaire de Paks, pour la première fois en 44 ans.
La production de l'électricité est affectée pour la même raison en Roumanie et en Bulgarie aussi, selon la ministre serbe, alors que la consommation est à la hausse à cause de l'utilisation de climatisation, face à une nouvelle vague de chaleur extrême.
"Tous ces facteurs créent la pression sur les quantités accessibles d'électricité et sur les prix", a-t-elle dit, en précisant que la consommation actuelle en Serbie était d'environ 105 GWh par jour, contre 110 à 115 GWh en hiver dans les périodes de grand froid. "J'appelle les citoyens à une consommation rationnelle d'électricité, afin de contribuer à traverser cette période de sécheresse", a-t-elle dit.
La situation sur le cours du Danube en Serbie est la plus critique dans le nord, près de la frontière avec la Hongrie et la Croatie, où le débit a été dimanche matin de 750 m3/s, selon l'Institut météorologique serbe.
Dans cette zone, le niveau d'eau du fleuve est à son plus bas niveau historique depuis plusieurs jours, et ne cesse de baisser. Cette situation a contraint les autorités à mettre à l'arrêt une pompe qui dévie de l'eau du Danube vers un système de canaux long de 960 km et qui permet l'irrigation de plus d'un million d'hectares de terres arables dans le nord du pays.
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Re: Fleuve et rivières
En me promenant le long de l'Aveyron, j'ai été surpris par le nombre de pompage actifs alors que le niveau était tres bas .....des tuyaux de 10 à 20 cm de diam avec de grosses pompes ......qui controle ça ?
https://reporterre.net/Les-agriculteurs ... les-ecolos
Les agriculteurs irrigants pris la main sur la pompe. Mercredi 27 juillet, quatre associations écolos du Sud-Ouest — dont France Nature Environnement Midi-Pyrénées — ont déposé plainte contre le syndicat des irrigants du bassin de l’Adour, qui recouvre une partie des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, du Gers et des Hautes-Pyrénées. En cause, selon les associations : alors que la sécheresse sévit dans tout le pays, les irrigants prélèvent trop d’eau, avec l’aval de l’État.
Un énième épisode dans ce feuilleton de plus d’un an. En février 2021, le tribunal administratif de Pau (Pyrénées-Atlantiques) avait annulé l’autorisation d’irrigation délivrée au syndicat Irrigadour pour le compte de 5 000 irrigants, en raison de volumes supérieurs à ceux déterminés par les autorités. Une décision confirmée en appel. Ces prélèvements étaient « supérieurs d’environ 35 % aux volumes prélevables initiaux notifiés en 2008 de 165,45 millions de mètres cube », indiquait alors la cour d’appel de Bordeaux. Pas de quoi « restaurer un équilibre entre les prélèvements et les ressources disponibles », selon le juge.
« L’État s’assoit sur les décisions de justice »
La justice avait laissé jusqu’au 31 mars pour que les irrigants régularisent la situation. Ce que n’a pas fait Irrigadour, continuant de pomper dans les cours d’eau et les nappes. Les préfets de départements ont donc signé une mise en demeure le 30 mai, fixant une nouvelle date limite fin août. Un laps de temps bienvenu pour les irrigants pour ces trois mois particulièrement tendus pour la ressource en eau. De plus, « les représentants de l’État ont fixé des volumes maximums prélevables qui sont quasiment identiques à ceux ayant justifié l’annulation par la justice administrative », a dénoncé FNE Midi-Pyrénées dans un communiqué.
Pour la présidente de l’association, Cécile Argentin, « en autorisant quasiment les mêmes quotas (266 millions de mètres cubes d’eau pourront être prélevés durant l’été 2022 alors qu’un volume de 278 millions a été annulé car disproportionné) dans son arrêté de mise en demeure, l’État s’assoit sur les décisions de justice reposant sur la gestion équilibrée de la ressource en eau, laissant entendre une fois de plus au monde agricole qu’ils ont tous les droits et qu’ils peuvent passer outre les situations de “crise de l’eau” qui s’annoncent. C’est irresponsable ! »
https://reporterre.net/Les-agriculteurs ... les-ecolos
Les agriculteurs irrigants pris la main sur la pompe. Mercredi 27 juillet, quatre associations écolos du Sud-Ouest — dont France Nature Environnement Midi-Pyrénées — ont déposé plainte contre le syndicat des irrigants du bassin de l’Adour, qui recouvre une partie des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, du Gers et des Hautes-Pyrénées. En cause, selon les associations : alors que la sécheresse sévit dans tout le pays, les irrigants prélèvent trop d’eau, avec l’aval de l’État.
Un énième épisode dans ce feuilleton de plus d’un an. En février 2021, le tribunal administratif de Pau (Pyrénées-Atlantiques) avait annulé l’autorisation d’irrigation délivrée au syndicat Irrigadour pour le compte de 5 000 irrigants, en raison de volumes supérieurs à ceux déterminés par les autorités. Une décision confirmée en appel. Ces prélèvements étaient « supérieurs d’environ 35 % aux volumes prélevables initiaux notifiés en 2008 de 165,45 millions de mètres cube », indiquait alors la cour d’appel de Bordeaux. Pas de quoi « restaurer un équilibre entre les prélèvements et les ressources disponibles », selon le juge.
« L’État s’assoit sur les décisions de justice »
La justice avait laissé jusqu’au 31 mars pour que les irrigants régularisent la situation. Ce que n’a pas fait Irrigadour, continuant de pomper dans les cours d’eau et les nappes. Les préfets de départements ont donc signé une mise en demeure le 30 mai, fixant une nouvelle date limite fin août. Un laps de temps bienvenu pour les irrigants pour ces trois mois particulièrement tendus pour la ressource en eau. De plus, « les représentants de l’État ont fixé des volumes maximums prélevables qui sont quasiment identiques à ceux ayant justifié l’annulation par la justice administrative », a dénoncé FNE Midi-Pyrénées dans un communiqué.
Pour la présidente de l’association, Cécile Argentin, « en autorisant quasiment les mêmes quotas (266 millions de mètres cubes d’eau pourront être prélevés durant l’été 2022 alors qu’un volume de 278 millions a été annulé car disproportionné) dans son arrêté de mise en demeure, l’État s’assoit sur les décisions de justice reposant sur la gestion équilibrée de la ressource en eau, laissant entendre une fois de plus au monde agricole qu’ils ont tous les droits et qu’ils peuvent passer outre les situations de “crise de l’eau” qui s’annoncent. C’est irresponsable ! »
L'Homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. ( Jean Henri Fabre / Souvenirs Entomologiques)
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Re: Fleuve et rivières
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... ee58325e67Les eaux du Rhin à des niveaux historiquement bas, hausse des coûts pour les industriels
Reuters •04/08/2026
Les niveaux d'eau du Rhin en Allemagne ont atteint mardi de nouveaux plus bas en raison de la vague de chaleur en Europe, a indiqué l'agence nationale de navigation intérieure, tandis que les bateaux de marchandises poursuivent leurs trajets avec des chargements fortement réduits et à des prix plus élevés.
L'agence de navigation intérieure WSV précise que la profondeur navigable au goulet d'étranglement de Kaub, près de Coblence, est tombée à 24 cm mardi, soit en dessous du précédent niveau le plus bas jamais enregistré, qui était de 25 cm en 2018. Le fleuve est environ un mètre plus profond que la profondeur navigable et les navires de fret continuent de circuler.
La faible profondeur des eaux implique que les navires de fret ne peuvent souvent naviguer sur le Rhin qu’avec un taux de chargement d’environ 20%, les surcoûts supplémentaires alourdissant la facture des chargeurs.
Les cargaisons doivent être réparties entre plusieurs navires naviguant à charge partielle, ce qui augmente également les coûts et engendre des dépenses supplémentaires pour l’industrie allemande, qui montrait pourtant des signes de reprise.
Les négociants en matières premières ont déclaré que le secteur était confronté à une forte hausse des coûts, les clients industriels cherchant des modes de transport alternatifs.
"Les expéditions par péniche sont fortement limitées, et les navires opèrent avec des charges considérablement réduites", a déclaré lundi soir un porte-parole de l'entreprise chimique Lanxess. "Certains points de chargement et de déchargement n’étant plus accessibles, nous nous tournons vers le transport ferroviaire et routier dans la mesure du possible."
Les négociants ont précisé que les navires de marchandises pouvaient encore charger environ 220 tonnes métriques en passant par Kaub.
La WSV prévoit que la profondeur navigable à Kaub atteindra jeudi un nouveau plus bas historique, à environ 21 cm, jour où le nouveau ministre allemand des Transports tiendra une réunion avec les parties concernées.
Le coût du transport par péniche-citerne de Rotterdam à Karlsruhe est passé mardi à environ 150-160 € la tonne, contre 45 € fin juin, ont indiqué les négociants.
Le Rhin est une voie de navigation importante pour le transport de matières premières telles que les céréales, les minéraux, les minerais, le charbon et les produits pétroliers, y compris le carburant.
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Re: Fleuve et rivières
Apres recheche , c'est la DDtm + Ofb ...qui controle soit 2800 effectif....donc au max 28 agent par département , ...moins les RTT....LOL ! autant refiler le controle à la FNSEA.
En 2022, les 2 800 agents de l'OFB sont intervenus au quotidien pour remplir les 5 grandes missions de l'OFB : la connaissance, la recherche et l’expertise sur les espèces, les milieux et leurs usages ; la police de l’environnement et la police sanitaire de la faune sauvage ; l’appui à la mise en œuvre des politiques publiques ; la gestion et l’appui aux gestionnaires d’espaces naturels ; l’appui aux acteurs et la mobilisation de la société.
En 2022, les 2 800 agents de l'OFB sont intervenus au quotidien pour remplir les 5 grandes missions de l'OFB : la connaissance, la recherche et l’expertise sur les espèces, les milieux et leurs usages ; la police de l’environnement et la police sanitaire de la faune sauvage ; l’appui à la mise en œuvre des politiques publiques ; la gestion et l’appui aux gestionnaires d’espaces naturels ; l’appui aux acteurs et la mobilisation de la société.
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