Fleuve et rivières

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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Dans le nord de l’Italie, le niveau trop bas du Pô inquiète

AFP •27/06/2026

Le niveau du Pô n'est jamais descendu aussi bas, aussi tôt: dans le nord-est de l'Italie, la chaleur précoce fait craindre une sécheresse destructrice dès le mois de juillet.

Jeudi, peu d'eau arrivait à hauteur de Ferrare, où le fleuve se déploie en delta sur la mer Adriatique. En quelques jours, le débit du plus grand fleuve de la péninsule s'est effondré, passant lundi sous les 300 m3/s, contre une moyenne de 1.500 m3/s en juin, selon l'Aipo, l'agence interrégionale chargée de sa surveillance.

Le niveau du fleuve "n'est jamais descendu aussi vite, aussi tôt", alerte Stefano Calderoni, de l'association italienne de l'irrigation (Anbi).

Les bancs de sable se multiplient, la profondeur dépasse à peine le mètre à certains endroits et les rares pêcheurs restant cuisent dans un air à 36°C.
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https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 4cfd8a8848
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A Paris, la baignade dans la Seine fait son retour pour l'été

AFP •04/07/2026

Parisiens et touristes ont retrouvé samedi les joies de la baignade dans la Seine, avec la réouverture pour l'été de trois sites surveillés et gratuits, hérités des Jeux olympiques de 2024, un répit bienvenu dans une capitale déjà éprouvée par la canicule.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 844295f401
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Face à la sécheresse et à la canicule, la Seine sous perfusion de ses lacs-réservoirs

AFP •17/07/2026

Partout en France, les rivières s'assèchent sous l'effet des fortes chaleurs mais la Seine, elle, semble tenir bon. Une impression en trompe-l'oeil: le fleuve est maintenu à flot par les réserves accumulées dans des lacs-réservoirs, un soutien précieux mais pas illimité.

"Chaque jour on lâche 32 mètres cube d'eau par seconde (m3/s) pour alimenter la Seine. Sans cela, le fleuve serait en crise avec toutes les restrictions associées", explique à l'AFP Marc Delannoy, directeur des aménagements hydrauliques de Seine Grands Lacs, l'organisme chargé de la gestion des quatre grands ouvrages-réservoirs du bassin de la Seine.

Jeudi matin, le débit de la Seine mesuré à la station de Paris-Austerlitz était de 57,3 m3/s. C'est deux tiers de moins que la référence historique pour un mois de juillet (171 m3/s), signe que le fleuve comme la plupart des rivières françaises souffre lui aussi de la sécheresse.

Mercredi, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a alerté sur l'état "très préoccupant" des cours d'eau métropolitains. Près d'un tiers sont sous les "minima observés ces vingt dernières années" et un quart des petits cours d'eau sont à sec, une situation "inédite depuis la mise en place du suivi national en 2012".

"C'est deux fois pire qu'à la même période lors de la sécheresse historique de 2022", a indiqué jeudi l'Office français de la biodiversité, faisant état de "819 cours d'eau touchés, avec un axe rouge critique de la Vendée au Grand-Est".

"Poumons hydrauliques"

"Aujourd'hui environ 40% du débit de la Seine vient de l'eau accumulée cet hiver dans les lacs-réservoirs", indique M. Delannoy. De quoi maintenir le fleuve au-dessus du seuil de crise, fixé à 45 m3/s.

Et le phénomène ne concerne pas seulement la Seine: ses principaux affluents - Marne, Aube, Yonne - bénéficient aussi de ce soutien, imaginé dans les années 1930 après la grande sécheresse de 1921. Des réserves plus ou moins similaires existent également pour les autres fleuves français comme la Loire ou la Garonne.

Le principe est simple : stocker l'eau en hiver ou après de fortes pluies, puis la libérer quand la ressource se raréfie. Grâce à un réseau de vannes, de barrages mobiles et de canaux, ces réservoirs jouent le rôle de véritables "poumons hydrauliques" pour le bassin de la Seine.

Cette année, les ouvrages de Seine Grands Lacs — lac du Der, lac d'Orient, lac d'Amance-Temple et lac de Pannecière — sont mis à rude épreuve par la succession d'épisodes de chaleur depuis fin mai.

Le déstockage a commencé le 2 juin, avec un mois d'avance sur les années précédentes. Une situation "assez exceptionnelle", souligne M. Delannoy.

Et lors de la canicule de fin juin, Seine Grands Lacs a dû doubler ses lâchers à deux reprises, les 22 et 25 juin.

Tiendra, tiendra pas ?

"On n'est pas encore sur les volumes déversés lors de la sécheresse de 1976, mais on est tout de même sur une +perte+ de 3 millions de mètres cubes par jour", explique M. Delannoy.

Autre effet pervers de la chaleur: une très forte évaporation de l'eau des lacs-réservoirs, d'environ 5 m3/s sur le lac du Der et 2,5 m3/s sur ceux d'Orient et d'Amance-Temple, "l'équivalent d'une piscine toutes les 7 secondes".

Le système pourra-t-il tenir si les chaleurs persistent ?

"Pour l'instant, on n'est pas outre mesure inquiet", grâce à un remplissage hivernal important, notamment favorisé par les pluies de février, assure M. Delannoy.

D'une capacité totale de 808 millions de m3, les quatre lacs-réservoirs étaient remplis à 90% au 2 juin, et encore "autour des 80%" au 10 juillet.

Donc pour "juillet/août on tiendra".

Mais "tout l'enjeu est de tenir jusqu'à novembre", explique le responsable, qui évoque des "interrogations" si la sécheresse persistait jusqu'à l'automne.

Pour "tenir sur la durée", il faut "garantir un débit minimum en rivière pour préserver la biodiversité et les usages", sans pour autant "compromettre la disponibilité de la ressource", explique Seine Grands Lacs.

Mais la gestion des réserves est "anticipée, concertée et prudente", assure l'établissement public. Donc "on pense que oui, ça doit tenir" jusqu'au retour des pluies, assure M. Delannoy.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... b2a01e96ff
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La Loire, en alerte, éprouvée par une sécheresse exceptionnelle

AFP •26/07/2026

Des bancs de sable à perte de vue et une température de l'eau proche de 30°C: la Loire, habituellement basse l'été, est confrontée à une sécheresse exceptionnellement précoce qui affecte les écosystèmes et certaines activités touristiques.

"En trois jours, l'eau a encore baissé de plusieurs centimètres et ça continue", soupire Michel Navarro, retraité et pêcheur passionné du village de Bou, dans le Loiret, à une quinzaine de kilomètres en amont d'Orléans. "Ça devient compliqué: quand je sors des poissons, leur corps est déjà chaud", s'alarme-t-il.

Début juillet, en pleine canicule, la Loire a atteint localement près de 30°C, des niveaux proches des seuils létaux pour certaines espèces.

"Les poissons ne peuvent pas réguler leur température, leur corps est à la température de l'eau", dit à l'AFP Michael Renard, responsable du développement de la Fédération de pêche du Loiret.

Le brochet ou le barbeau ne peuvent survivre à des températures de l'eau à 31 ou 32°C.

Plusieurs pêcheurs et mariniers interrogés par l'AFP disent avoir observé des poissons morts après la dernière canicule.

"Alerte"

D'autant qu'avec la chaleur des algues filamenteuses prolifèrent massivement dans le fleuve, consommant aussi de l'oxygène et créant une menace supplémentaire pour les poissons.

Malgré un début d'année très pluvieux, marqué par de fortes crues, y compris de la Loire, la sécheresse s'est rapidement installée.

Le fleuve a été placé mercredi en état d'"alerte", deuxième seuil de vigilance sur une échelle de quatre avec de premières restrictions d'usage de l'eau, notamment pour les agriculteurs et certains industriels.

La Loire laisse apparaître de vastes bancs de sable, plusieurs semaines plus tôt qu'à l'accoutumée, comme à Orléans où les bateaux peinent à naviguer en dehors du bras canalisé.

"Cette année, c'est très précoce. Avant on voyait ça fin juillet, fin août, mais là, dès le mois de juin on avait beaucoup moins d'eau", constate Mathieu Bourgoin, "pilote" d'une embarcation traditionnelle.

À bord du bien nommé "Passe-Partout", qui effectue des navettes entre les deux rives orléanaises, il estime qu'il "faut s'adapter en permanence" pour éviter les bancs de sable et les hauts-fonds.

"Ces épisodes sont de plus en plus fréquents et chaque année plus tôt. Par endroits, avec 30 à 40 cm, on n'a pas beaucoup de marge. Si le niveau continue à baisser, on ne pourra bientôt plus passer", craint M. Bourgoin.

Les trois épisodes caniculaires depuis fin mai ont mis sous pression tout l'écosystème ligérien, éprouvé par une sécheresse qualifiée de "très préoccupante" par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.

"Extrêmement sèche"

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Le lit partiellement asséché de la Loire, à Orléans dans le Loiret, le 22 juillet 2026 ( AFP / Alain JOCARD )

"À ce stade, 2026 fait partie des années extrêmement sèches, avec des débits naturels comparables aux années historiques de 2003 ou 2019", pointe auprès de l'AFP Hervé Brulé, directeur régional de la Dreal (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement).

Mais, cette année, "la situation est arrivée précocement", ajoute-t-il.

Le soutien d'étiage assuré par les barrages de Villerest et de Naussac a été déclenché "plus tôt que lors des précédentes années sèches" afin de maintenir le débit du fleuve autour de 45 m³/s à la station référence de Gien (Loiret), explique M. Brûlé.

Ce débit est déjà deux fois plus faible que celui observé le 1er juin, d'environ 83 m³/s. Il était de 165 m³/s le 19 mai, selon Vigicrues.

Dans les prochaines semaines, sans précipitations significatives, "on sera amené à diminuer le soutien d'étiage", anticipe M. Brûlé. Avec des effets probablement plus conséquents encore sur le niveau de la Loire, mais aussi sur la faune, la flore et sur l'ensemble des activités touristiques, agricoles et industrielles qui dépendent du fleuve.
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