kercoz a écrit :Krom a écrit :u pars en cacahouète sur ton expérience personnelle, mais tu ne dis pas grand chose sur les objectifs de l'Université et pourquoi il est idiot que les étudiants en lettre ne savent pas concevoir et construire une charpente.
En sus de ton agressivité , tu ne lis pas ce qu'on t'écris .
Ce que j'ai dit c'est que le but de l'ecole etait de former des etre humains le plus optimisé possible . Actuellement il semble que ce but soit abandonné au profit du commerce et de l'industrie , ds le but carrément avoué de leur fournir des esclaves dociles et exploitables .
Tu carricatures mes propos mais reprenons l'étudiant . Actuellement les 2/3 des etudiants qui auront un emploi l'obtiendront par népotisme , copinage ou taillage de pipes. Le turn over social par l'ecole est tombé à 3% (8% ds les années 2000 et 28 % ds les années 60)
Les matieres techno , normalement devraient etre les 4/5 des boulots d'ici 20 ans , si le PO tient ses promesses . On constate d'ailleurs un début de modif des comportements : mon plombier n'est pas polonais mais serbe . Il parle encore mal francais , est super cool , me joue neil Young a la gratte et me propose un chauffage solaire allemand . Pendant ce temps nos gamins sont a bac +6 , chomeurs et infoutus de faire une vidange . C'est juste un constat . On peut tres bien quitter (ou délaisser) l'ecole a 14 , gagner ses tunes et se former comme maraicher ou carreleur et reprendre des etudes plus tard . Ce système , me semble t il est bénéfique pour la taille des couilles chez le jeune adulte . et le rend plus accessible a des dérives imprévues des politiques et du climat.
Traduis-le en mesure politique. Comment encourager les jeunes à être jeunes.
Le problème dans ce que tu racontes, c'est que nous sommes dirigés par des vieux. Les vieux ne veulent pas payer des études aux jeunes (parce qu'il faut bien le signaler, l'écolage à 1200.-/année ne couvre pas les frais des études à l'EPFL) si ces études les encouragent à faire "n'importe quoi." Pourtant, même dans ces conditions, durant mes études (je te parle de mon expérience, échange de bons procédés), au-delà des petits jobs manuels pas intéressants pour ma formation (je sais m'occuper d'un plan de tomate, d'un pommier ou d'une aubergine) mais nécessaire pour l'argent de poche, j'ai été plus qu'encouragé à partir à l'aventure : un projet de master là-bas, un doctorat là-bas, un stage encore ailleurs.
Je n'ai pas vraiment l'impression que l'Université forme des gens timides, incapables de se réinventer.
(En plus, en Suisse, on vient d'arriver à un point très intéressant dans l'érosion de l'emprise de l'armée sur la jeunesse : la preuve par l'acte pour le service civil. Plus besoin de prouver à un jury qu'effectuer le service militaire est un vrai problème de conscience. Effectuer le service civil à la place est une preuve suffisante. Les jeunes se retrouvent donc avec 380 jours de service civil à effectuer au service de la patrie. Ce service civil consiste en des petits jobs (forcément, même en faisant les 380 jours d'affilée au même endroit, c'est pas une grosse tâche) dans des domaines d'intérêt publique : santé, social, défense de l'environnement, développement durable, etc. Je compte en effectuer un peu cette année, par exemple en allant entretenir un domaine alpin - je pourrais y apprendre à manier la tronçonneuse.
Tout ça pour dire qu'au final, l'incapacité française à former des universitaires dynamiques et curieux, même si je n'y crois pas trop - y'aura toujours des gens amorphes et peu éveillés, en plus - est au plus un mal français, et qu'il y a des solutions non-révolutionnaires à ce problème.)