[Chiffres] Ça monte ! (en dollar)

Toute l'acualité, discutée à la lumière de la déplétion des réserves d'hydrocarbures.

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Le Brent atteint un plus haut depuis avril sur le risque iranien

AFP avec Connaissance des Énergies le 23 octobre 2026

Les cours pétroliers ont encore progressé vendredi, le Brent retrouvant ses niveaux de fin avril sur fond d’inquiétudes liées aux tensions États-Unis-Iran.

Le Brent dépasse 116 dollars
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a gagné 3,14 % à 116,72 dollars, un prix inédit depuis près de six mois. Le West Texas Intermediate américain, à même échéance, a avancé de 3,82 % à 103,27 dollars.

« Le pétrole bondit alors que le bras de fer s’intensifie entre Washington et Téhéran », résument les analystes de Briefing.com. L’émissaire américain Tom Barrack a déclaré vendredi que les États-Unis pourraient frapper l’Iran dès le week-end des 24 et 25 octobre.

Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises ces derniers jours qu’il prendrait bientôt une « décision » sur l’Iran, en évoquant « la manière douce » ou « la manière forte ». Il avait jusque-là laissé entendre qu’une telle évolution n’interviendrait pas avant les élections législatives américaines du 3 novembre.

Les exportations du Golfe rassurent peu le marché

Les investisseurs surveillent aussi les attaques répétées des Houthis du Yémen contre des infrastructures civiles en Arabie Saoudite, dont des sites pétroliers et des aéroports. « De nombreuses incertitudes subsistent quant aux volumes de pétrole réellement disponibles sur le marché », écrit Barbara Lambrecht, analyste de Commerzbank.

Selon la plateforme de suivi maritime Kpler, les exportations de barils des pays du Golfe sont repassées au-dessus de leurs niveaux d’avant-guerre pendant la semaine achevée le 18 octobre. Mais « le marché est de plus en plus préoccupé par la possibilité que de nouvelles attaques endommagent les infrastructures de production, de transformation ou d’exportation, provoquant des perturbations difficiles à résoudre », explique Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Le TTF atteint ses plus hauts niveaux depuis 2022

Sur le marché gazier européen, le contrat à terme du TTF néerlandais évoluait à ses plus hauts niveaux depuis 2022. Vers 19H00 GMT, il montait de 3,77 % à 93,44 euros le mégawattheure.

« En plus de livraisons de gaz naturel liquéfié qui restent faibles en provenance du Golfe et de la récente attaque contre un méthanier au large des côtes du Yémen, les faibles niveaux de stockage de gaz (en Europe, ndlr) accentuent la pression à la hausse sur les prix », précise Lambrecht.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ran-261023
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Brent 94.7 $ le baril
WTI 88.2 $ le baril

(oilprice.com)
Le baril de Brent repasse sous les 100 dollars après la victoire démocrate aux États-Unis

AFP avec Connaissance des Énergies le 4 novembre 2026

Le prix du baril Brent a reculé mercredi sous la barre des 100 dollars après le succès démocrate aux législatives américaines, perçu par des analystes comme un frein à Donald Trump dans la guerre contre l'Iran.


Le marché pétrolier anticipe une pression accrue sur Washington

Vers 16H50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier perdait 8,98 % à 94,30 dollars, au plus bas depuis début septembre. Le contrat n'était plus descendu sous 100 dollars depuis début octobre. Le West Texas Intermediate américain pour livraison en décembre cédait 7,93 %, à 88,47 dollars.

Le Brent affiche une baisse de près de 20 % depuis la clôture du 30 octobre, après plusieurs semaines dominées par les craintes d'escalade militaire. Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, estime qu'une fois installé en janvier, « le nouveau Congrès pourrait utiliser son influence sur les dépenses pour contester des financements militaires supplémentaires et accroître la pression en faveur d'une solution diplomatique » avec l'Iran.

Avec des « négociations crédibles et des perspectives d'un transport maritime plus sûr dans le détroit d'Ormuz, les prix du pétrole pourraient baisser durablement », ajoute l'analyste. Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat, a déclaré mercredi que la guerre en Iran devait « cesser ».

La guerre est « la raison » du basculement du Congrès pour JD Vance

Donald Trump a cherché mardi à réduire les anticipations d'une reprise des frappes. « Il semble que nous obtenions tout ce que nous voulons », a-t-il déclaré au Financial Times, dans une allusion apparente aux discussions avec les Iraniens.

Donald Trump a reconnu auprès du Wall Street Journal que la situation en Iran, et surtout la hausse des prix du pétrole plutôt que la guerre elle-même, avait pesé sur les résultats des républicains. JD Vance, vice-président américain et possible candidat à la Maison Blanche en 2028, a jugé mercredi que la « guerre était la raison » du basculement du Congrès vers les démocrates.

Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, tempère cette lecture en estimant que, pour l'instant, « les deux parties restent loin d'un accord ». Donald Trump « pourrait aussi répondre par une escalade militaire supplémentaire », ajoute-t-il.

Les stocks américains et le gaz européen sous surveillance

Aux États-Unis, les stocks commerciaux de pétrole brut ont encore reculé de 900 000 barils la semaine dernière, selon les données publiées mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie. Les réserves de diesel sont tombées à leur plus bas niveau depuis 2003.

Le prix du gaz européen a aussi reculé ces derniers jours. Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du marché, s'échangeait autour de 86 euros le mégawattheure, après un pic à 104,35 euros le 30 octobre. Le marché gazier a aussi réagi lundi aux assurances du gouvernement allemand sur la sécurité de l'approvisionnement national pour l'hiver à venir. Berlin a maintenu cette position malgré des stockages de gaz nettement inférieurs aux objectifs réglementaires.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nis-261104
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