https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20 ... de-lithiumBolivie: le gouvernement accusé par l'opposition de brader les mines de lithium
En Bolivie, l’éternelle question de l’extraction du lithium revient dans l’actualité. Le pays andin possède les plus grandes ressources de ce métal au monde dans le département de Potosi mais peine à développer ce secteur depuis une quinzaine d’années. Pour générer des investissements, l’État souhaite signer deux contrats avec une entreprise russe et une autre chinoise. Ces contrats sont actuellement débattus au Parlement et font l'objet de discussions particulièrement houleuses.
RFI le : 12/07/2025
Avec notre correspondant à La Paz, Nils Sabin
Insultes, bousculades, jet d’objets pendant les sessions… Cette semaine, le Parlement bolivien était en pleine ébullition du fait des discussions et du vote de deux contrats d’exploitation de lithium. Ces derniers, qui représentent 2 milliards de dollars d'investissement, sont jugés essentiels par le gouvernement pour développer le secteur du lithium.
Mais pour l'opposition, ces contrats sont très peu transparents et bradent le lithium bolivien à des entreprises étrangères. « Nous sommes prêts à recevoir toutes les entreprises du monde pour qu’elles investissent et que le secteur du lithium se développe. Mais à condition que tout le pays, et particulièrement Potosi, ait connaissance des termes de ces contrats », souhaite le sénateur Rodrigo Paz Pereira, du mouvement Comunidad Ciudadana (centre).
Un vote qui intervient un mois avant les élections
Un autre problème, pour l’opposition, est que ce vote intervient un mois seulement avant les élections présidentielles et législatives. « Ils veulent voter ces contrats qui engagent la Bolivie sur trente ans avec des entreprises chinoises et russes. Peut-être que le prochain gouvernement ne sera pas d’accord avec ces modalités ni avec ces liens géopolitiques. Il faudrait plutôt laisser le prochain gouvernement trancher ces décisions si importantes pour les Boliviens », reproche la députée Alejandra Camargo, membre du même mouvement politique.
Ce vendredi, la présidence du Parlement a décrété une pause parlementaire de deux semaines sans que les deux contrats aient finalement été votés. Pour autant, l’opposition comme les acteurs locaux à Potosi ont déclaré qu’ils restaient en alerte sur ce sujet.
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lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 4ba7904602Présidentielle en Bolivie: l'espoir d'un "changement" après vingt ans de socialisme
AFP •17/08/2025
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Deux candidats de droite au second tour de la présidentielle en Bolivie
Deux candidats de droite s'affronteront au second tour de la présidentielle en Bolivie, selon un décompte rapide des autorités électorales, marquant la fin de deux décennies de gouvernements de gauche dans un pays plongé dans une grave crise économique. A la surprise
AFP 18 aout 2025
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https://www.boursorama.com/actualite-ec ... b61d094619La Bolivie se choisit un président de centre-droit, après 20 ans de socialisme
AFP •20/10/2025
Le président élu de centre-droit Rodrigo Paz s'est félicité dimanche de voir la Bolivie "peu à peu retrouver sa place sur la scène internationale", après avoir remporté le second tour de l'élection présidentielle, mettant fin à 20 ans de gouvernements socialistes.
"Il faut ouvrir la Bolivie au monde et lui redonner un rôle", a lancé Rodrigo Paz, crédité de 54,6% des voix après le dépouillement de 97,8 % des bulletins, selon le Tribunal suprême électoral (TSE). Son adversaire de droite Jorge "Tuto" Quiroga obtient 45,4% des suffrages.
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Le président élu succédera le 8 novembre à l'impopulaire Luis Arce, qui a renoncé à se représenter et quittera le pouvoir au terme d'un mandat de cinq ans marqué par la pire crise économique que le pays ait connue en 40 ans.
La chute des exportations de gaz, due au manque d'investissements, a tari les réserves en dollars et rendu intenable la coûteuse politique de subvention des carburants. Faute de devises pour les importer, la pénurie d'essence et de diesel s'aggrave et les prix s'envolent.
L'inflation annuelle dépasse à présent 23%, et les longues files de véhicules attendant un hypothétique réapprovisionnement des stations-service sont devenues banales dans ce pays presque deux fois plus grand que la France, mais avec 11,3 millions d'habitants.
Les deux candidats ont prôné des politiques similaires, fondées sur une forte réduction des dépenses publiques - notamment des subventions aux carburants - et une plus grande ouverture au secteur privé.
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A voir si ils vont arriver à monétiser leurs gisements de Lithium.
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Re: Bolivie
https://www.connaissancedesenergies.org ... ans-251218La Bolivie supprime les subventions sur les carburants qui maintenaient des prix bas depuis 20 ans
Connaissance des Énergies avec AFP e 18 décembre 2025
Le président bolivien Rodrigo Paz a annoncé ce 17 décembre la fin des subventions sur les carburants, un dispositif hérité des précédents gouvernements socialistes et devenu, selon l’exécutif, intenable pour les finances publiques. La mesure intervient dans un contexte de crise économique, marqué par la rareté des dollars, des pénuries récurrentes à la pompe et une inflation en forte hausse.
« L'ordre, la justice et la redistribution claire »
Jusqu’à présent, l’État bolivien centralisait les importations d’essence et de gazole, achetés au prix international puis revendus à perte sur le marché domestique. Selon les informations disponibles à ce stade, les prix du diesel et de l’essence « premium », gelés depuis 2006, pourraient quasiment doubler à tripler (diesel de 3,72 à 9,80 bolivianos par litre ; essence premium de 3,74 à 6,96 bolivianos par litre).
Le chef de l’État a également indiqué vouloir ouvrir la voie à des importations directes de diesel, alors que la compagnie publique YPFB peine depuis plusieurs mois à sécuriser l’approvisionnement, sur fond de manque de devises et de difficultés logistiques.
La suppression des subventions est présentée par la présidence comme un levier de remise en ordre des finances publiques et de lutte contre les trafics transfrontaliers. "La suppression de subventions mal conçues du passé ne signifie pas un abandon. Elle signifie l'ordre, la justice et la redistribution claire", a déclaré M. Paz lors d'une allocution télévisée, aux côtés de ses ministres.
Un précédent encore dans les esprits : l’épisode du « gasolinazo »
Au-delà du choc immédiat sur les prix, l’enjeu est celui de la soutenabilité macroéconomique : selon le FMI, les réserves brutes de la Banque centrale bolivienne tournaient autour de 2 milliards de dollars en 2024 (un peu plus de deux mois d’importations) et les subventions aux énergies fossiles pèsent lourdement sur les finances publiques.
"Les subventions qui ont été utilisées pour cacher le pillage ne condamneront pas à nouveau la Bolivie. La stabilisation des prix (...) permettra de générer davantage de ressources fiscales", a-t-il ajouté.
Cette réforme est politiquement sensible. Fin 2010, une tentative de suppression des subventions et de relèvement brutal des prix (le « gasolinazo ») avait déclenché grèves et manifestations, contraignant le pouvoir de l’époque à revenir en arrière en quelques jours.
Le virage annoncé par Rodrigo Paz intervient alors que l’économie bolivienne est fragilisée par le déclin de sa rente gazière : la baisse de production et le manque d’investissements ont réduit les recettes liées aux exportations, alimentant la crise de devises et la dépendance aux importations de carburants. Ces difficultés avaient déjà été mises en avant par YPFB : faute d'exploration, la Bolivie est à court de gaz naturel, son principal produit d'exportation, malgré une découverte de gaz naturel annoncée en 2024.
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Re: Bolivie
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... a2901a3ea6Dans une mine de Potosi, les jeunes Boliviens victimes du boom des métaux
AFP •03/03/2026
Poussés par la hausse des cours des métaux, de jeunes Boliviens, parfois adolescents, risquent leur vie dans les entrailles d'une des plus grandes mines au monde, le Cerro Rico de Potosi, à la recherche de minerai d'argent, de zinc ou d'étain.
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Re: Bolivie
https://www.connaissancedesenergies.org ... nts-260903La Bolivie place YPFB sous tutelle et prépare une privatisation partielle
AFP avec Connaissance des Énergies le 3 septembre 2026
La Bolivie place provisoirement YPFB sous tutelle et prépare l'ouverture au privé de la distribution des carburants, dans un contexte de pénuries.
Une intervention de 180 jours sur la compagnie publique
Le gouvernement du président Rodrigo Paz a décidé de soumettre Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos à une intervention étatique temporaire, selon un décret publié mardi au Journal officiel bolivien. Le dispositif peut durer jusqu'à 180 jours et vise à réunir des informations jugées « fiables et suffisantes » sur le fonctionnement de l'entreprise publique.
Selon le ministère bolivien des Hydrocarbures et des Énergies, le décret suprême n° 5697 prévoit aussi une prolongation exceptionnelle unique de 90 jours si les causes de l'intervention ne sont pas levées. La commission chargée de l'opération associe plusieurs ministères, dont ceux de l'Économie, des Hydrocarbures, des Travaux publics et de la Production durable.
La présidence a justifié la mesure par la nécessité de « rétablir son efficacité, de renforcer l'approvisionnement en carburants et de rendre transparente sa chaîne logistique ». Les autorités affirment que l'intervention ne supprime pas YPFB et ne modifie pas son statut juridique.
Le gouvernement veut retirer à YPFB la commercialisation des carburants
Le ministre bolivien des Hydrocarbures et des Énergies, Marcelo Blanco, a indiqué que l'exécutif entend transférer « progressivement » la commercialisation des carburants à des opérateurs privés. YPFB serait alors recentrée sur l'exploration, l'exploitation et le raffinage des hydrocarbures.
Marcelo Blanco a estimé que les actions engagées jusqu'ici n'avaient pas permis de résoudre les ruptures d'approvisionnement. Selon lui, les pénuries tiennent à des « défaillances logistiques dans l'importation et la distribution » des carburants.
La dépendance aux importations pèse sur la chaîne d'approvisionnement bolivienne. Selon l'Institut bolivien du commerce extérieur, la Bolivie a importé plus de 2,3 millions de tonnes de diesel et d'essence en 2024, pour une valeur de 2,611 milliards de dollars.
Subventions supprimées, prix du diesel relevé
Rodrigo Paz, arrivé au pouvoir en novembre 2025, avait promis de mettre un terme aux files d'attente devant les stations-service. Ces attentes prolongées sont devenues fréquentes, certains automobilistes passant la nuit dans leur véhicule dans l'espoir d'un réapprovisionnement.
En décembre 2025, le chef de l'État a supprimé les subventions aux carburants, instaurées comme politique centrale sous les gouvernements socialistes d'Evo Morales, entre 2006 et 2019, puis de Luis Arce, entre 2020 et 2025. Ces aides avaient contribué, selon les autorités actuelles, à la baisse des réserves de devises et aux difficultés de financement des achats de carburants à l'étranger.
Le ministère bolivien des Travaux publics a également accusé des employés de YPFB de complicité dans des détournements. Son titulaire, Mauricio Zamora, a affirmé à la presse que « la moitié du carburant » importé par l'État était revendue en contrebande dans des pays voisins.
Des blocages routiers malgré l'état d'exception
La crise d'approvisionnement s'est doublée en janvier d'une série de plaintes contre YPFB, accusée d'avoir distribué une essence de mauvaise qualité ayant endommagé des dizaines de milliers de véhicules. Le gouvernement présente désormais la traçabilité de l'importation et de la distribution comme un volet central de son intervention.
Depuis la semaine dernière, des paysans protestent contre le doublement du prix du diesel, porté à 1,5 dollar le litre. L'exécutif affirme que cette hausse doit réduire l'incitation à la contrebande, dans un marché où les écarts de prix avec les pays voisins alimentent les détournements.
Dans le département de Santa Cruz, à l'est du pays, des manifestants ont bloqué pendant 24 heures une file de camions et d'autres véhicules avec des pneus et des arbres abattus. Mercredi, quatre points de blocage étaient recensés dans ce département, malgré l'état d'exception décrété pour mettre fin à une précédente vague de contestation liée à la crise économique qui avait paralysé la Bolivie entre mai et juin.
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Re: Bolivie
https://www.connaissancedesenergies.org ... 027-260911La Bolivie cessera de soutenir les prix des carburants dès janvier 2027, d’après un accord avec le FMI publié jeudi par le gouvernement du président Rodrigo Paz.
Un programme de prêt de 1,9 milliard de dollars
L'accord avec le FMI, rendu public jeudi 10 septembre, prévoit la suppression des aides publiques aux carburants en Bolivie en 2027. « Nous nous proposons de supprimer les subventions sur les carburants en 2027 tout en augmentant les dépenses spécifiques consacrées à l'aide sociale », précise le document.
Cette orientation s’inscrit dans un programme de prêt de 1,9 milliard de dollars sur 36 mois conclu avec le Fonds monétaire international. Selon le FMI, l’accord technique annoncé le 29 juillet 2026 porte sur un mécanisme élargi de crédit équivalant à 1,369 milliard de droits de tirage spéciaux, soit 570 % de la quote-part bolivienne. Le dispositif reste soumis à l’approbation du Congrès bolivien. Le FMI a également indiqué en juillet que ce programme pourrait contribuer à mobiliser plus de 5 milliards de dollars de financements auprès de partenaires comme la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement sur la durée du programme.
Des subventions depuis près de 20 ans
Les carburants sont subventionnés en Bolivie depuis environ vingt ans, sous les présidences de gauche d’Evo Morales, au pouvoir de 2006 à 2019, puis de Luis Arce, président de 2020 à 2025. Ce soutien aux prix pèse sur les comptes publics et alimente, selon les autorités, une contrebande à l’exportation qui aggrave les difficultés d’approvisionnement.
Le pays connaît une pénurie persistante de carburants, avec des files de plusieurs centaines de mètres devant certaines stations-service. Des automobilistes passent parfois la nuit dans leur véhicule afin d’obtenir du carburant, alors que le gouvernement décrit la crise économique actuelle comme la plus sévère depuis quarante ans.
Dans son rapport de consultation publié en avril 2025, le FMI estimait que plus de la moitié des transferts liés aux subventions aux carburants bénéficiaient au quintile le plus riche de la population bolivienne, contre 7 % pour les ménages les plus pauvres. Le même rapport associait les difficultés macroéconomiques du pays à des déficits budgétaires persistants, au recul de la production d’hydrocarbures et à l’érosion des réserves internationales.
« Pas une mesure imposée »
Arrivé au pouvoir en novembre 2025, Rodrigo Paz a engagé une rupture avec les politiques étatistes de ses prédécesseurs. Le président de centre-droit avait déjà tenté, en décembre 2025, de supprimer les subventions aux carburants, avant de modérer cette décision en raison de la guerre au Moyen-Orient et de la flambée des prix des hydrocarbures.
Le ministre bolivien de l’Économie Christian Morales a cherché à désamorcer les critiques lors d’une conférence de presse. Il a affirmé que la libéralisation des prix n’était « pas une mesure imposée » par le FMI, puis défendu le plan gouvernemental : « Ce programme économique (...) est le bon pour sortir de cette débâcle dont nous avons hérité ». La hausse des prix a déjà provoqué des tensions sociales. En août, un décret avait doublé le prix du diesel pour les gros consommateurs, notamment les agriculteurs, ce qui avait entraîné des manifestations.
L’accord avec le FMI prévoit aussi d’autres mesures de consolidation budgétaire, dont une réduction des dépenses courantes et l’adoption d’un taux de change flexible. Ces dispositions doivent accompagner la baisse du déficit public dans le cadre du programme de 36 mois encore soumis à ratification parlementaire.