L'Algérie

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GPL : l’Algérie, deuxième exportateur mondial après les Etats-Unis
Avec 6,1 millions de tonnes exportées en 2024, dernière statistique à ce jour, et des prix ajustés à la baisse en mai 2026, Sonatrach capitalise sur le recul des exportateurs du Golfe et signe ses premiers contrats de long terme en Asie.

Maghreb Emergent 20 mai 2026


L’Algérie est le deuxième exportateur mondial de gaz de pétrole liquéfié (GPL) derrière les États-Unis. Depuis le début du conflit en Iran et la désorganisation des routes maritimes du Golfe, Sonatrach enregistre des résultats records sur ce segment et accélère son implantation sur les marchés asiatiques.

En mai 2026, le groupe a abaissé ses prix à l’exportation : le propane est passé à 700 dollars la tonne, le butane à 880 dollars, soit une réduction allant jusqu’à 18 % par rapport aux niveaux antérieurs. Un signal adressé aux acheteurs indiens et chinois, privés de leurs fournisseurs habituels du Golfe.

Les exportations mondiales de GPL par voie maritime atteignent en moyenne 4,8 millions de barils par jour en mai 2026, selon la plateforme Attaqa, soit 600 000 barils de moins qu’en février, avant que les hostilités ne perturbent les routes du Golfe. C’est dans cet écart que l’Algérie a trouvé de l’espace.

Ormuz fermé, New Delhi sans fournisseur

.............

L’Algérie est le sixième producteur mondial de GPL, avec une production de 9,7 millions de tonnes équivalent pétrole. Les infrastructures d’Arzew sont opérationnelles et la proximité de l’Europe, combinée à des coûts de fret méditerranéens compétitifs, donne au pays une prime de position géographique que ses concurrents du Golfe ne peuvent pas répliquer depuis leurs terminaux.

Selon S&P Global, un retour à la normale sur les marchés gaziers du Golfe prendrait entre six mois et un an après une cessation des hostilités. Sonatrach a signé avec la Chine. Il reste à savoir si d’autres contrats de long terme suivront avant que la fenêtre ne se referme.
https://maghrebemergent.news/fr/gpl-lal ... tats-unis/
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Stellantis : Opel aura son usine en Algérie

JB.A. Publié le 17/07/2026 Boursier.com

Opel (Stellantis) va bien construire une usine de fabrication de véhicules en Algérie. Ce projet s'inscrit dans le cadre d'une coopération économique et industrielle plus large entre l'Allemagne et le pays du nord de l'Afrique. Le DG de la marque allemande, Florian Huettl, a également signé un protocole d'accord avec le directeur général d'AGM Holding Company pour intégrer une ligne locale de fabrication de moteurs au futur dispositif industriel d'Opel en Algérie. " Notre ambition est de rendre l'expertise allemande en ingénierie et les solutions de mobilité d'Opel accessibles à un nombre encore plus grand de clients à travers le monde ", a déclaré le dirigeant.
https://www.boursier.com/actions/actual ... 90277.html
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Algérie : 200 millions $ d’Afreximbank pour le développement du gisement de Hassi Bir Rekaiz

Agence Ecofin 22 juillet 2026

L’opération marque la première intervention d’Afreximbank en faveur d’une entreprise d’Afrique subsaharienne dans le cadre d’un projet d’infrastructure majeur en Afrique du Nord. Elle constitue une étape importante vers un approfondissement de l’intégration intra-africaine, souligne la banque.

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a annoncé, lundi 20 juillet, l’approbation d’une facilité de financement de 200 millions $ en faveur de Shoreline Power Company Limited (une entreprise nigériane spécialisée dans les solutions énergétiques) et de ses coemprunteurs, dont Arkad SpA, une société d’ingénierie et de construction.

Le financement permettra principalement à Arkad d’exécuter sa part d’un contrat de 980 millions $ portant sur la deuxième phase du développement du gisement de Hassi Bir Rekaiz (HBR).

La facilité comprend une première tranche de 110 millions $ destinée au financement des garanties contractuelles et des besoins en fonds de roulement d’Arkad, ainsi qu’une seconde tranche renouvelable de 90 millions $ qui permettra à Shoreline et à ses filiales de financer des projets de gazoducs et d’infrastructures énergétiques au Nigeria et dans d’autres juridictions autorisées.

Selon Afreximbank, ce financement devrait permettre de porter la capacité de production du gisement HBR à entre 50 000 et 60 000 barils par jour, tout en générant près de 6 000 emplois et en renforçant les recettes en devises de Sonatrach ainsi que la chaîne d’approvisionnement régionale.

L’opération s’inscrit dans l’initiative EPC d’Afreximbank, destinée à renforcer les capacités des entreprises africaines d’ingénierie et de construction dans les grands projets d’infrastructure. Elle constitue également l’un des résultats concrets de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), organisée à Alger, qui avait généré 50 milliards $ d’accords commerciaux et d’investissement.

Cette annonce intervient deux mois après la signature par Sonatrach d’un contrat EPC de plus de 1 milliard $ pour la deuxième phase de développement du gisement de Hassi Bir Rekaiz. Le contrat financé par Afreximbank s’inscrit dans ce projet, qui vise à porter progressivement la capacité de production du gisement jusqu’à 60 000 barils par jour à long terme.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... bir-rekaiz
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Algérie : la demande d’électricité bat un nouveau record, sans freiner les ambitions régionales

Agence Ecofin 25 aout 2026

L’Algérie fait face à une croissance soutenue de sa consommation d’électricité, particulièrement visible lors des fortes chaleurs estivales. Jusqu’ici, son parc de production lui a permis d’absorber cette hausse et de développer son savoir-faire électrique à l’étranger.

La demande d’électricité en Algérie a atteint un nouveau record de 21 828 MW mercredi 19 août, sous l’effet des fortes chaleurs et d’un taux d’humidité élevé dans plusieurs régions du pays. Il s’agit du cinquième pic historique enregistré depuis le début de l’été, après ceux de 21 650 MW le 17 août et de 21 727 MW le lendemain.

Cette hausse intervient alors que le pays dispose d’une capacité électrique installée de plus de 26 GW, selon plusieurs sources, dont Sonelgaz. Son parc demeure largement dominé par les centrales thermiques alimentées au gaz, qui lui offrent notamment la flexibilité nécessaire pour répondre aux pointes de consommation. En prévision de l’été 2026, Sonelgaz avait d’ailleurs annoncé le renforcement de ses capacités de production avec plus de 1,85 GW.

Les autorités algériennes cherchent parallèlement à diversifier leur mix énergétique, à l’image de ses voisins marocains et tunisiens. Une première tranche de 3,2 GW de centrales solaires photovoltaïques est en cours de réalisation, dans le cadre d’un programme national visant 15 GW de capacités renouvelables à l’horizon 2035. Ces installations doivent progressivement accroître la contribution du solaire à un système électrique où le gaz demeure prépondérant.

Entre exportations et tension sur la consommation locale

La progression de la demande intérieure n’empêche pas l’Algérie d’étendre son rôle de hub électrique dans la sous-région. La Tunisie achète régulièrement de l’électricité à son voisin algérien. À fin mars, les importations provenant principalement de l’Algérie, couvraient 9 % des besoins de son marché, selon l’Observatoire national de l’énergie et des mines de Tunisie. Cet appui s’est encore illustré cet été, lorsque la STEG a salué le soutien de Sonelgaz pendant une période de forte tension sur son réseau.

Alger exporte également son expertise plus au sud du continent. Sonelgaz International a réalisé en moins de trois mois une centrale de 40 MW à Gorou Banda, au Niger, inaugurée en juin. Quelques jours plus tard, les travaux d’une autre centrale de 40 MW à N’Djamena, au Tchad, ont été lancés.

Fort de ses ressources gazières, l’Algérie réussit jusqu’ici à répondre à une demande électrique en forte croissance tout en faisant de son expertise un instrument d’influence régionale. À mesure que les pointes de consommation battent des records, cette capacité à absorber la hausse de la demande sera mise à l’épreuve, renforçant la nécessité d’accélérer les investissements dans la production, notamment à travers les renouvelables.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... regionales
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Hydrocarbures, pétrochimie : le chinois Sinopec renforce ses positions en Algérie
Le groupe Sonatrach a signé un protocole d’entente avec le géant pétrolier chinois Sinopec dans le domaine des hydrocarbures non conventionnels, la pétrochimie, l’hélium.

Ali Idir | 29 août 2026

Le groupe Sonatrach et le géant pétrolier chinois Sinopec renforcent leur partenariat avec la signature d’un protocole d’entente vendredi 28 août à Pékin.

Selon le groupe pétrolier algérien, ce protocole d’entente porte les possibilités de coopération dans des domaines d’intérêt commun, tels que les « projets liés aux hydrocarbures conventionnels et non conventionnels, le développement des réservoirs complexes ainsi qu’à la pétrochimie et à l’hélium ».

Le protocole d’entente entre Sonatrach et la compagnie chinoise porte aussi sur les « domaines de l’ingénierie pétrolière, des énergies renouvelables et des nouvelles technologies associées ainsi que le développement des compétences », a précisé Sonatrach dans un communiqué.

Le protocole d’entente en marge de la visite que le PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, effectue en Chine.

Sinopec renforce ses positions en Algérie
« Ce protocole s’inscrit dans la continuité des travaux et des actions menés dans le cadre du protocole d’entente signé en 2024 entre Sonatrach et Sinopec, dont les résultats ont permis d’identifier des opportunités d’intérêt mutuel et de mettre en œuvre des actions concrètes », explique le géant pétrolier et gazier algérien.

Selon la plus grande compagnie d’Afrique, cet accord vise à « consolider les relations existantes entre les deux compagnies et à étendre leur coopération à travers la recherche de nouvelles opportunités de partenariat sur l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures ».

Ce protocole d’entente permet au géant pétrolier chinois de renforcer ses positions en Algérie où il a obtenu lundi 17 novembre 2025 un contrat de 437 millions de dollars pour la construction d’une unité d’hydrotraitement de naphta lourd au niveau de sa raffinerie située dans la ville d’Arzew près d’Oran.

Le même mois, Sinopec a obtenu, en partenariat avec Sonatrach, un permis d’exploitation d’hydrocarbures au niveau du gisement de Guern el Guessa II.
https://www.tsa-algerie.com/hydrocarbur ... n-algerie/
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Énergie : Sonatrach choisit le chinois Anton pour préparer la prochaine étape de son pari sur le schiste

Olivier de Souza, Agence Ecofin Publié le 02 septembre 2026

Entre déclin des grands gisements conventionnels, hausse des besoins intérieurs et redéfinition des flux gaziers vers l’Europe, l’Algérie cherche de nouveaux relais pour préserver sa capacité de production et d’exportation.

Le groupe algérien Sonatrach et le chinois Anton Oilfield Services ont signé, le 29 août à Pékin, un protocole d’entente pour identifier des opportunités de coopération dans les hydrocarbures et les services associés. Conclu en marge de la visite en Chine du PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, l’accord cible notamment les ressources non conventionnelles, les gisements marginaux et la récupération assistée du pétrole (EOR).

Il prévoit aussi d’étudier la fabrication locale d’équipements nécessaires aux opérations pétrogazières, ainsi que le transfert de technologies, les échanges d’expertise et le renforcement des capacités. L’enjeu pour la partie algérienne est de préparer les moyens techniques et industriels nécessaires à une nouvelle phase de développement du schiste.

Le schiste revient au centre du jeu

L’Algérie cherche depuis plusieurs années à exploiter son gaz de schiste, sans être parvenue jusqu’ici à lancer une production commerciale. Les travaux réalisés sur des champs expérimentaux à In Salah avaient été suspendus début 2016, après la chute des prix du pétrole, qui avait rendu les opérations trop coûteuses.

En octobre 2025, le patron de l’Agence nationale des hydrocarbures (ALNAFT), Samir Bekhti, confirmait le recentrage sur les ressources non conventionnelles, afin d’exploiter davantage le potentiel national et de revitaliser la production. Selon le régulateur, l’Algérie dispose de plus de 700 000 milliards de pieds cubes de ressources de gaz de schiste « sans risque ».

Le non conventionnel est aussi envisagé comme un relais aux gisements conventionnels arrivés à maturité, notamment Hassi R’mel, In Salah et Illizi, avec l’objectif de préserver les capacités d’exportation vers l’Europe. La consommation intérieure étant proche du niveau des exportations actuelles, l’augmentation de la production constitue également un enjeu pour l’équilibre gazier du pays.

Sonatrach a déjà commencé à rechercher des partenaires. Le groupe négocie avec ExxonMobil et Chevron sur les bassins d’Ahnet et de Berkine et a signé un accord avec Sinopec sur une zone à potentiel de schiste. Les producteurs publics chinois CNPC et CNOOC ont de leur côté mobilisé des flottes de fracturation dans les bassins d’Illizi et de Ghadames.

Anton coche les cases du schiste algérien

Les activités d’Anton recoupent plusieurs des besoins identifiés par Sonatrach pour cette phase. Coté à Hong Kong, le groupe chinois fournit des services technologiques aux champs pétrolifères, notamment dans la géologie, le forage, la complétion et la stimulation des puits. Il intervient également dans la gestion et l’exploitation d’actifs pétroliers et gaziers.

Le protocole avec Sonatrach couvre plusieurs de ces activités, mais va audelà des prestations de services. La,fabrication locale d’équipements et le transfert de technologies en font un volet industriel, alors qu’une grande partie des équipements nécessaires au développement du schiste est importée.

Cette question est centrale pour l’économie du projet. En Algérie, le coût d'un puits est estimé entre 18 et 20 millions de dollars (environ 15,5 à 17,2 millions d'euros), alors qu’il devrait être inférieur à 5 à 7 millions pour être rentable. L’exploitation nécessite en outre de nombreux puits, d’importants volumes d’eau et des infrastructures pour acheminer le gaz jusqu’aux marchés.

Anton dispose d’une expérience internationale dans ces métiers. Sa filiale Anton OilField Management indique employer plus de 3 000 personnes dans le monde et gérer une production de pétrole de 600 000 barils par jour, avec des activités couvrant l’exploration, le développement, la production et les infrastructures de surface.

Toutefois, l’accès à la technologie ne suffit pas. La fracturation hydraulique mobilise d’importants volumes d’eau, une contrainte dans un pays semiaride, tandis que le dessalement de l’eau saumâtre serait coûteux. Aux risques environnementaux s’ajoutent les coûts d’infrastructures et la volatilité des prix du gaz, susceptibles de rendre;certains gisements non rentables.

L’enjeu est aussi commercial. L’Algérie cherche à consolider sa place de fournisseur gazier pour le marché européen. Pour Sonatrach, le développement du schiste doit donc répondre à la fois au besoin d’accroître la production et à celui de disposer des moyens techniques pour rendre cette ressource exploitable.
https://www.latribune.fr/article/afriqu ... le-schiste
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