https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260627- ... en-afriqueL'opérateur de satellites chinois SpaceSail accélère son déploiement en Afrique
Après les infrastructures terrestres, la Chine veut désormais renforcer sa présence en Afrique depuis l’espace. Son opérateur de satellites SpaceSail accélère son déploiement sur le continent pour concurrencer Starlink, le réseau d’internet satellitaire d’Elon Musk. Une bataille technologique, mais aussi géopolitique.
RFI le : 27/06/2026
Starlink règne aujourd’hui presque sans partage sur internet par satellite en Afrique, avec des services déjà disponibles dans plusieurs dizaines de pays du continent. Mais un concurrent chinois tente désormais de se faire une place : SpaceSail. Soutenue par le gouvernement chinois, l’entreprise multiplie les démarches sur le continent.
Elle a déjà déposé plusieurs marques en Afrique du Sud et cible des pays où Starlink a suscité des critiques, notamment après plusieurs hausses de prix. L’enjeu est considérable. Dans de nombreux pays africains, les réseaux terrestres restent insuffisants pour connecter les zones rurales. L’internet satellitaire apparaît donc comme une solution clé pour réduire la fracture numérique.
200 satellites en orbite
Avec près de 200 satellites déjà en orbite, SpaceSail prévoit de lancer ses premières offres grand public avant la fin de l’année. Son objectif est ambitieux : déployer jusqu’à 15 000 satellites d’ici 2030. Au-delà de la concurrence commerciale, cette offensive illustre aussi la montée en puissance de la Chine dans les infrastructures numériques africaines.
Après les routes, les ports ou encore les réseaux télécoms, Pékin veut désormais compter parmi les acteurs majeurs de la connectivité spatiale du continent.
Les constellations de satellites
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suite de ce post du 07 juin 2026 : viewtopic.php?p=2424624#p2424624
https://x.com/XploraSpace/status/2071472031162364050SpaceX a déjà réalisé 60 lancements Starlink en 2026, mettant en orbite 1 589 satellites, soit 100 de plus qu’à la même date en 2025.
La constellation dépasse désormais 12 400 satellites, soit plus de 60 % des satellites actifs en orbite.
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Re: Les constellations de satellites
https://www.numerama.com/tech/2289739-a ... rbite.htmlAmazon Leo est « prêt » à concurrencer Starlink : 396 satellites sont désormais en orbite
2 juillet 2026
Amazon Leo, la constellation de satellites du géant du web, compte désormais 396 satellites en orbite basse. De quoi, selon Amazon, lancer un service commercial cette année et concurrencer Starlink. Le problème est qu’Elon Musk dispose de plus de 10 000 satellites et en veut toujours plus : Amazon Leo a encore beaucoup de fusées à lancer.
Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2026, une fusée Atlas V de United Launch Alliance a déployé un nouveau lot de satellites Amazon Leo, autrefois connu sous le nom de projet Kuiper. La constellation de satellites du géant du e-commerce atteint désormais 396 satellites en orbite terrestre basse, un seuil qu’Amazon juge suffisant pour ouvrir un premier service commercial.
« Les derniers lancements ont été importants pour Amazon Leo, ils nous amènent à plus de 390 satellites déployés, assez pour assurer un service continu sur les premières latitudes », a écrit Chris Weber, vice-président en charge du business et du produit chez Amazon Leo, sur le réseau social X. Il précise qu’il reste « beaucoup de travail », mais que l’entreprise est pour la première fois capable de commercialiser son service.
Amazon Leo, la seule vraie alternative à Starlink ?
Amazon Leo poursuit le même objectif que Starlink : offrir une connexion à Internet partout sur la planète, y compris là où la fibre et la 5G n’arrivent pas. Le principe repose sur des milliers de petits satellites en orbite terrestre basse, entre 590 et 630 kilomètres d’altitude pour Amazon, qui créent une constellation géante à faible latence.
Cette proximité fait toute la différence avec le satellite « classique », dit géostationnaire, situé à 36 000 kilomètres. À cette distance, le signal doit parcourir 72 000 kilomètres aller-retour, avec une latence de plus de 600 millisecondes qui rend l’usage grand public pénible. En orbite basse, le trajet est divisé par plusieurs dizaines et la latence tombe autour de 20 à 40 millisecondes, de quoi jouer en ligne ou passer un appel vidéo sans gêne.
Plus les satellites sont bas, plus ils voient une petite portion de la Terre. Un satellite géostationnaire reste fixe au-dessus d’un point du globe, un satellite en orbite basse file à environ 27 000 km/h et passe en quelques minutes. Pour qu’un utilisateur ait toujours un satellite au-dessus de sa tête, il faut donc une constellation dense. Amazon prévoit à terme 3 232 satellites pour sa première génération, quand Starlink en revendique désormais plus de 10 000.
Sans vrai concurrent aujourd’hui, Starlink n’a qu’Amazon dans son rétroviseur. Le géant du web a multiplié les annonces ces derniers mois : présentation des antennes, accord avec Delta pour équiper 500 avions dès 2028, rachat de l’opérateur satellite Globalstar et accord avec Apple pour devenir le fournisseur principal des services satellitaires des iPhone… À cette liste s’ajoutent des partenaires comme JetBlue, AT&T, Verizon, Vodafone ou la NASA : Amazon Leo fait le nécessaire pour rivaliser avec SpaceX.
Reste l’étape la plus difficile : avoir un bon réseau. Elon Musk ne se gêne jamais pour tailler son rival : le patron de SpaceX répète qu’Amazon Leo n’arrivera jamais à offrir la qualité de service de Starlink. Le milliardaire joue de ses relations pour bloquer Amazon, mais l’entreprise avance petit à petit.
Le calendrier d’Amazon dépend aussi de ses lanceurs. L’entreprise compte sur ULA, Arianespace, SpaceX et surtout sur Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos. Or, la fusée New Glenn de Blue Origin a explosé lors d’un essai au sol en mai 2026, ce qui devrait retarder de plusieurs mois sa mise en service et compliquer la cadence de déploiement.
Amazon Leo est-il vraiment prêt ?
Amazon revendique qu’il peut lancer un service, mais il faut tempérer les attentes. Au démarrage, la couverture visera d’abord des bandes de latitudes dans les hémisphères nord et sud, là où les infrastructures au sol sont déjà installées, avant de s’étendre vers l’équateur au fil des lancements.
Starlink, à son lancement en bêta en 2020 avec près de 900 satellites, n’avait pas une très bonne connexion. Il faudra beaucoup plus que 396 à Amazon pour rivaliser avec les 10 000 de Starlink, mais l’entreprise semble vouloir mettre les moyens.
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Re: Les constellations de satellites
https://www.bfmtv.com/tech/taiwan-ne-di ... 70172.htmlTaïwan ne dispose pas de satellites et dépend de câbles sous-marins pour communiquer: le Parlement veut ouvrir la voie à une collaboration avec Starlink de SpaceX
BFM Business ER avec AFP 17juillet 2026
La loi impose aujourd'hui aux opérateurs télécom d'avoir un président taïwanais et limite la participation étrangère à 49%. Les députés souhaitent la modifier pour permettre un processus d'examen au cas par cas, qui pourrait faire exempter des entreprises comme Starlink.
Le Parlement taïwanais prévoit d'amender, ce vendredi 16 juillet, une loi pour permettre à Starlink de développer son réseau Internet par satellites sur l'île afin de diversifier et sécuriser ses moyens de communication en cas de conflit avec la Chine.
Pékin considère Taïwan comme partie intégrante de son territoire et n'exclut pas de recourir à la force. Le gouvernement actuel de Taipei estime au contraire que l'île est un Etat souverain. Taïwan ne dispose pas de satellite en orbite et dépend de câbles sous-marins pour se connecter au reste du monde.
"Pour le dire clairement, si un conflit éclatait entre les deux rives du détroit et que le PCC (Pékin) coupait tous les câbles sous-marins de Taïwan (...) Taïwan se retrouverait en théorie sans aucun moyen de communiquer avec le monde extérieur", a expliqué le député du Kuomintang (KMT), le principal parti d'opposition, Huang Chien-hao.
Starlink, utilisé par Washington contre l'Iran
L'opérateur taïwanais Chunghwa Telecom a conclu des accords avec des entreprises de satellites étrangères pour prendre le relais en cas de guerre ou de catastrophes naturelles, mais pas avec Starlink. L'entreprise d'Elon Musk domine le secteur des communications par satellites, avec des milliers d'engins en orbite et des activités dans des dizaines de pays.
"Nous avons également constaté, lors des récents conflits, notamment la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis, la guerre entre l'Ukraine et la Russie, ainsi que lors des premières manifestations en Iran, qu'une grande partie des informations parvenues au monde extérieur avait été transmise via le satellite Starlink", a observé Huang Chien-hao. Au plus fort de la répression à Téhéran, Washington aurait en effet fait rentrer clandestinement des milliers de terminaux Starlink pour connecter l’Iran et les manifestants au reste du monde.
L'entreprise n'a pas manifesté à ce stade d'intérêt particulier pour le marché taïwanais, mais les parlementaires veulent supprimer les obstacles légaux à son implantation.
Une dépendance trop marquée ?
La loi impose aujourd'hui aux opérateurs d'avoir un président taïwanais et limite la participation étrangère à 49%. Les députés souhaitent la modifier pour permettre un processus d'examen au cas par cas, qui pourrait faire exempter des entreprises comme Starlink.
Les modifications ont déjà été approuvées par une commission parlementaire, avec le soutien du KMT et du Parti populaire de Taïwan (TPP) - qui contrôlent le parlement - et du Parti démocrate progressiste (DPP) du président.
"Taïwan devrait pouvoir se connecter à n'importe quelle constellation de satellites, car c'est un endroit qui a plus que tout besoin d'une connexion Internet suffisante pour garantir notre sécurité", a estimé le député du KMT Ko Ju-chun.
Mais certains mettent en garde contre une dépendance trop marquée à Starlink, après qu'Elon Musk a admis avoir bloqué une attaque ukrainienne contre un navire russe en coupant l'accès à Internet. Le milliardaire entretient d'importants liens commerciaux avec Pékin et a déclaré que Taïwan devait faire partie de la Chine, suscitant la colère sur l'île.
Selon Huang Chien-hao, le gouvernement devrait conclure des accords avec Starlink pour assurer la continuité de ses services "en cas de catastrophes ou d'urgences".
"La décision finale resterait un choix commercial de SpaceX"
Mais ces changements législatifs pourraient ne pas suffire pour susciter l'intérêt de l'entreprise. "L'amendement lèverait un obstacle juridique majeur, mais la décision finale resterait un choix commercial qui reviendrait à Space X", estime Cathy Fang, analyste politique à l'Institut de recherche pour la démocratie.
"Les opérateurs devraient tout de même se pencher sur les questions d'accès au spectre, d'infrastructures au sol, de déploiement des terminaux, de cybersécurité et de gouvernance des données, ainsi que sur la taille du marché et la viabilité commerciale", a déclaré Cathy Fang à l'AFP.
Starlink a indiqué au gouvernement que son intérêt pour le marché taïwanais n'était "pas particulièrement élevé", a reconnu lundi le ministre des Affaires numériques, Lin Yi-jing.
La couverture de la population taïwanaise par la 4G et la 5G dépassant déjà 99,9%, Starlink estime que "le potentiel commercial est limité" sur ce marché, a-t-il précisé.
Mais le président de Chunghwa Telecom, Alex Chien, a assuré mardi que la société taïwanaise était disposée à devenir "l'agent exclusif" de Starlink ou à former une coentreprise. "Nous n'excluons aucune possibilité. Tout dépend de la partie adverse", a-t-il déclaré.
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Re: Les constellations de satellites
SpaceX a développé pour Starlink une nouvelle génération de satellites bien plus performant : le modèle V3

lire https://lokan.fr/2026/07/17/satellites-starlink-v3/

lire https://lokan.fr/2026/07/17/satellites-starlink-v3/
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Re: Les constellations de satellites
Et bien 20 de ces satellites furent envoyés dans la derniére missions du Starship, la numéro 13, pour essais.
Je suppose que les 20 sont retombés car le but de la mission n'était pas d'aller jusqu'à l'orbite.
selon Copilot :
https://www.reddit.com/r/Starlink/comme ... unctioned/20 Starlink V3 Satellites released and functioned
In the 13th SpaceX Starship mission today 20 Starlink V3 satellites were successfully released, deployed, and all established LASER links to the Starlink constellation with-in 5 minutes. After 20 minutes they terminated and will de-orbit and burn up in the atmosphere.
https://www.cieletespace.fr/article/le- ... generationLe Starship déploie dans l’espace 20 satellites Starlink de nouvelle génération
Lors de son 13e vol d’essai, le Starship a rempli ses principaux objectifs. Pour la première fois, 20 satellites Starlink « version 3 » ont été libérés dans l’espace et ont fonctionné pendant plusieurs minutes, avant de retomber vers l’océan indien, comme prévu. De son côté, le 1er étage de la fusée a raté son retour sur Terre.
Je suppose que les 20 sont retombés car le but de la mission n'était pas d'aller jusqu'à l'orbite.
selon Copilot :
Le coût d’un satellite Starlink V3 est probablement compris entre 1 et 3 millions de dollars, mais non confirmé officiellement.
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Re: Les constellations de satellites
https://www.usine-digitale.fr/aeronauti ... BQPOA.htmlSouveraineté spatiale : face à Starlink, l’UE renforce la constellation IRIS² avec 66 satellites supplémentaires dédiés à la sécurité et à la défense
Avec cet accord qui muscle sa constellation de satellites dédiée à la sécurité et à la défense, l’Union européenne réaffirme sa volonté de souveraineté spatiale dans un secteur aujourd’hui dominé par Starlink, un contexte dont les industriels français comptent bien profiter.
Thibault Caudron le 10 août 2026
Bruxelles et SpaceRISE, un consortium mené par SES, Eutelsat et Hispasat, ont finalisé un accord portant sur l’ajout de 66 satellites en orbite terrestre basse au programme IRIS².
Le projet quitte ainsi sa phase de planification pour entrer dans une logique de déploiement à grande échelle. Même si cette montée en puissance nécessitera un investissement supplémentaire, que la Commission entend financer via une combinaison de fonds issus du budget européen 2028-2034 et de contributions des États membres et de pays tiers.
Ces 66 nouveaux satellites visent à renforcer les capacités défensives ainsi que les services de sécurité et de gestion des urgences. IRIS² permettra en effet aux administrations autorisées des États membres, et de pays partenaires comme la Norvège et l’Islande, de communiquer de manière sécurisée et continue lors d’opérations sensibles (gestion de crise, protection des infrastructures critiques, soutien aux missions de sécurité).
Selon les projections de la Commission, ce renfort permettrait d’augmenter de 60% les capacités gouvernementales sécurisées à l’échelle de l’UE, et de 54% à l’échelle mondiale.
Sécuriser les segments stratégiques de défense et sécurité
Cet accord concrétise aussi la volonté de l’Union européenne de contrer l’hégémonie de Starlink. L’entreprise américaine exploite aujourd’hui plus de 10 000 satellites, soit davantage que tous les autres opérateurs réunis. Eutelsat OneWeb en compte environ 648 et Amazon Leo (ex-Project Kuiper) n’en compte un peu moins de 400, pour un objectif final de plus de 3200 satellites.
IRIS², avec ses 348 satellites annoncés au total, se positionne sur un segment particulier. Il est davantage tourné vers les usages gouvernementaux et de défense que vers la connectivité grand public de masse, où la dépendance à un opérateur américain pose un risque de souveraineté difficilement acceptable.
Fin mai déjà, la Commission avait finalisé une proposition de règlement sur les services mobiles par satellite (SMS), destinée à réserver une part significative du spectre européen, la bande de 2 GHz, aux opérateurs du continent. Le texte prévoit un découpage en trois blocs. Un premier réservé exclusivement à un usage gouvernemental et militaire, confié à un opérateur européen intégré aux capacités d’IRIS². Les deux tiers restants, à vocation plus commerciale, seront partagés pour moitié entre acteurs européens et pour moitié ouverts aux opérateurs non européens.
Une stratégie de souveraineté spatiale construite pas à pas face à Starlink
Depuis 2008, le marché européen des fréquences satellitaires est en effet dominé par deux opérateurs américains, Viasat et Echostar, qui a cédé ses précieuses licences de spectre à Starlink. Le conflit russo-ukrainien a par ailleurs mis en lumière les risques d’une dépendance excessive à un acteur privé unique, Elon Musk ayant plusieurs fois menacé de couper l’accès aux satellites Starlink utilisés par l’armée ukrainienne.
Mais la marche vers l’autonomie est prudente. Craignant une réaction de Washington, la Commission a opté pour un compromis plutôt qu’une fermeture totale du marché. Elle a notamment proposé de prolonger de deux ans les licences actuelles de Viasat et Echostar, le temps que la nouvelle réglementation soit adoptée. Ainsi, au moins jusqu’en 2028, l’essentiel du spectre satellitaire européen restera sous contrôle américain.
D’autant qu’IRIS² accuse un retard de 4 à 6 ans par rapport au calendrier initial qui prévoyait des premiers services dès 2024. En cause : des négociations industrielles complexes, des dépassements budgétaires, une gouvernance fragmentée et des défis technologiques. Les premiers lancements ne sont désormais attendus qu’en 2029, avec une pleine capacité opérationnelle repoussée à 2030–2031.
Les champions français ont une carte à jouer
C’est dans ce contexte réglementaire favorable que les industriels européens, français en tête, tentent d’accélérer. Eutelsat, déjà opérateur de plus de 600 satellites en orbite basse depuis sa fusion avec le britannique OneWeb, a annoncé une augmentation de capital d’environ 1,5 milliard d’euros pour lancer 440 satellites supplémentaires dans les trois prochaines années, en plus de sa participation à IRIS².
De leurs côtés, Airbus, Thales et Leonardo ont signé un protocole d’accord pour fusionner à partir de 2027 leurs activités satellitaires respectives au sein d’un projet baptisé « Bromo ». Bien qu’il soit encore soumis à l’approbation de la Commission européenne, cette nouvelle entité pourrait devenir un acteur spatial européen de premier plan.
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Re: Les constellations de satellites
https://www.bfmtv.com/tech/innovation/l ... 60441.htmlLe concurrent russe de Starlink rencontre encore des difficultés: il pourrait bientôt perdre trois nouveaux satellites et aucun des 16 autres lancés en juillet n’aurait atteint son altitude opérationnelle
BFM Business Raphaël Raffray le 26/08/2026
Après la perte d’un satellite en juin, l’alternative russe à Starlink, la constellation Rassvet, rencontre à nouveau des difficultés. Aucun des 16 satellites lancés en juillet n’a pour l’instant dépassé les 360km d’altitude, ce qui est relativement bas pour une constellation devant fournir une connexion à Internet.
Rassvet, une jeune constellation russe de satellites destinés à offrir un accès à Internet en orbite basse, présentée comme une réponse russe à Starlink, rencontre encore plusieurs difficultés.
D’après les données de RussianSpaceWeb, un site indépendant consacré aux programmes spatiaux russes et soviétiques, deux satellites du deuxième lot de Rassvet se dirigent déjà vers leur rentrée atmosphérique, sans avoir effectué de manœuvre pour relever leur orbite.
Mais ces deux appareils semblent concerner une partie plus large du deuxième lot. Ainsi, aucun des 16 satellites lancés le 19 juillet n’aurait dépassé les 360km d’altitude, soit environ 200km de moins que le premier groupe à un stade comparable. Les 16 satellites du deuxième lot ont d’abord été placés sur une orbite relativement basse, entre 289km et 327km. À titre de comparaison, une grande partie de la flotte de Starlink se situe aujourd'hui à 480 kilomètres d'altitude.
Après leur lancement, ils doivent normalement utiliser leurs propulseurs pour effectuer des "manœuvres d’élévation d’orbite", afin d’augmenter progressivement leur altitude et d’atteindre leur orbite opérationnelle. Pour illustration, les 32 satellites d'Amazon Leo mis en orbite par Ariane 64, en février dernier, l'ont été à 465km, avant de rejoindre leur altitude cible à 630km. Du côté de Rassvet, neuf satellites avaient commencé leur ascension fin juillet, puis 11 étaient en phase de montée début août.
Mais, aucun des 16 satellites n’aurait dépassé les 360km d’altitude, soit environ 200km de moins que le premier lot à un stade comparable. Trois d’entre eux auraient même cessé leur ascension et commencé à perdre progressivement de l’altitude, ce qui pourrait conduire à leur rentrée atmosphérique.
Un satellite déjà perdu en juin
Ce n’est pas le premier problème rencontré par Rassvet. Un premier satellite de la constellation avait déjà été perdu en juin, après son lancement en mars, dans des circonstances similaires: il n’avait effectué aucune manœuvre orbitale avant de rentrer dans l’atmosphère. Les deux nouveaux satellites en difficulté appartiennent, eux, au lot de 16 engins lancé le 19 juillet depuis le cosmodrome de Plesetsk.
Développée par le Bureau 1440, une entreprise aérospatiale russe, Rassvet doit constituer une constellation russe de satellites Internet en orbite basse, présentée comme une réponse nationale à Starlink. La Russie ambitionne d’en faire un réseau de plusieurs centaines de satellites, mais les difficultés rencontrées lors de ces premiers déploiements pourraient compliquer cette montée en puissance.
À noter toutefois que Roscosmos et le ministère russe de la Défense n’ont pas officiellement confirmé le lancement du 19 juillet. Les informations sur les performances des satellites reposent principalement sur les données de suivi orbital et les analyses de spécialistes indépendants. En pleine guerre, les informations sur les lancements de satellites restent plutôt rares, et leurs mises en orbite, comme leurs bons fonctionnements, sont extrêmement stratégiques.
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Re: Les constellations de satellites
https://www.boursier.com/actions/actual ... 92749.htmlEspace : OHB flambe, SES signe un gros contrat
Par Jean-Baptiste André Publié le 31/08/2026 Boursier.com
OHB s'envole de près de 8% à Francfort, sa plus forte hausse depuis juin. La société allemande a signé un contrat d'une valeur de près d'un milliard d'euros avec l'opérateur de satellites européen SES pour le développement et la production de dix-huit plateformes de satellites en orbite terrestre moyenne (MEO), destinées au programme de connectivité sécurisée IRIS² (Infrastructure pour la résilience, l'interconnectivité et la sécurité par satellite) de l'UE. SES pilote la réalisation du segment MEO d'IRIS² au sein du consortium SpaceRISE, sélectionné par la Commission européenne pour développer et déployer l'infrastructure nécessaire au programme. Outre SES, le consortium compte parmi ses membres Eutelsat et HISPASAT.
La signature de ce contrat fait suite au lancement officiel de la phase de mise en œuvre du programme, le 6 août. Il s'agit du premier contrat majeur attribué dans le cadre de la concession IRIS², précise OHB.
IRIS² constitue la réponse de l'Europe au besoin croissant de capacités de communication par satellite sécurisées, résilientes et souveraines. Le système comprendra une constellation de 348 satellites opérant en orbite terrestre basse (LEO) et en orbite terrestre moyenne (MEO). Cette architecture multi-orbite présente l'avantage de nécessiter beaucoup moins de satellites pour assurer une couverture mondiale qu'une constellation exclusivement en orbite basse, tout en garantissant une faible latence du signal. Par ailleurs, le système inclura un segment sol dédié, sécurisé selon les normes européennes.
IRIS² est mis en œuvre sous la forme d'un partenariat public-privé piloté par la Commission européenne, soutenu par l'expertise technique de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de l'Agence de l'Union européenne pour le programme spatial (EUSPA), et appuyé par l'industrie spatiale européenne.
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Re: Les constellations de satellites
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... 8baf3a1bf2Satellites: Amazon Leo signe pour six lancements supplémentaires par Ariane 6
AFP •09/09/2026
Amazon Leo, principal client commercial d'Ariane 6, a confié mercredi six lancements supplémentaires de satellites à la fusée lourde européenne, portant le total à 24 missions, a constaté une journaliste de l'AFP.
L'annonce de ces lancements par Arianespace pour la filiale du groupe fondé par le milliardaire américain Jeff Bezos a été faite à l'occasion du sommet international de l'espace, organisé à Paris, initié par le président français Emmanuel Macron.
L'autre groupe de Bezos, Blue Origin, ainsi que la société SpaceX d'Elon Musk sont absents, ayant déclaré forfait sur fond de rumeurs de pression de la Maison Blanche.
"Nous sommes très heureux de franchir cette nouvelle étape", a déclaré David Cavaillolès, président exécutif d'Arianespace, pour qui ces nouveaux contrats témoignent "de la confiance accordée à Ariane 6, à ses performances et à sa fiabilité".
En 2022, deux ans avant son entrée en service, "nous avons fait un pari sur Ariane 6, sur l’entreprise, sur leurs équipes, sur le lanceur et, plus largement, sur la capacité de lancement européenne. Et ce pari a porté ses fruits", a déclaré à l'AFP Chris Weber, un responsable d'Amazon Leo.
A ce jour, Ariane 64, la version à quatre boosters la plus puissante d'Ariane 6, a lancé depuis Kourou, en Guyane française, et placé en orbite basse 100 satellites pour la constellation d'Amazon Leo.
Le vol de juin, lançant 36 satellites dans l'espace, représente "la charge commerciale la plus importante jamais envoyée dans l'espace", a précisé Chris Weber à l'AFP.
Selon ce responsable d'Amazon Leo, la constellation de ce dernier compte actuellement "un peu moins de 400 satellites en orbite au total, ce qui est suffisant pour commencer à fournir le service".
L’objectif final est de dépasser 3.200 satellites.
"Les engagements de long terme de clients comme Amazon Leo contribuent à la montée en puissance du lanceur" et à "renforcer nos capacités pour répondre aux besoins de tous nos clients, tout en garantissant à l’Europe les moyens de déployer ses infrastructures spatiales critiques", a souligné David Cavaillolès.
"C’est cette complémentarité entre missions commerciales et institutionnelles qui fait la force d’Ariane 6", a-t-il conclu.
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Re: Les constellations de satellites
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... e136b70a7fNouveau contrat pour Thales dans la constellation européenne Iris²
Boursorama avec AFP •10/09/2026
Le fournisseur de technologies spatiales Thales Alenia Space a annoncé jeudi avoir remporté un nouveau contrat relatif à la future constellation européenne de satellites Iris², pour un demi-milliard d'euros.
Un protocole d'accord, annoncé à l'occasion du Sommet international sur l'espace à Paris, prévoit de fournir à Eutelsat les "charges utiles gouvernementales dédiées à 330 satellites de télécommunications Iris²", a indiqué le groupe dans un communiqué.
Thales Alenia Space, contrôlé à 67% par le français Thales et à 33% par l'italien Leonardo, est l'un des grands acteurs industriels d'Iris² (prononcé "Iris square").
"Cette commande représente une tranche d'environ 500 millions d'euros sur un contrat global Iris² attribué à Thales Alenia Space, dont le montant devrait dépasser les 3 milliards d'euros", a précisé l'entreprise.
Iris² est un vaste projet de l'Union européenne de constellation d'au moins 348 satellites pour les communications sécurisées des agences gouvernementales de protection civile, de gestion des urgences, de défense et sécurité. Des services commerciaux seront aussi offerts aux entreprises.
Les premiers lancements sont prévus en 2029.
"Thales Alenia Space capitalisera sur son expertise en constellations, charges utiles numériques, communications 5G et systèmes sécurisés pour mener à bien ce programme stratégique", s'est félicité le PDG de cette société, Hervé Derrey, cité dans le communiqué.
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Re: Les constellations de satellites
https://www.zonebourse.com/actualite-bo ... dedc8dfe27Aerospacelab remporte un contrat de 2,4 milliards d'euros pour construire la majorité des satellites IRIS²
Publié le 10/09/2026
La société belge Aerospacelab a annoncé jeudi avoir décroché un contrat de 2,4 milliards d'euros (2,8 milliards de dollars) pour la construction de 264 satellites destinés au réseau IRIS² de l'Union européenne, qui doit fournir des communications sécurisées aux gouvernements, aux agences de sécurité et aux utilisateurs commerciaux d'ici 2030.
Aerospacelab a précisé qu'elle serait responsable de la fabrication de 76% des 348 satellites prévus, ce qui représente la plus importante part de production divulguée à ce jour pour IRIS², offrant ainsi une vision plus précise de la répartition de la charge de travail.
Sur la base de la valeur du contrat, l'attribution se traduit par environ 9,1 millions d'euros par satellite.
L'entreprise a indiqué qu'elle assurerait la conception, la fabrication et la livraison de satellites en orbite terrestre basse entièrement intégrés via le consortium SpaceRISE, dirigé par Eutelsat, qui a été sélectionné pour développer et exploiter le réseau dans le cadre d'un contrat de concession avec l'UE.
L'attribution de ce marché à cette société créée il y a 8 ans offre également un aperçu de l'évolution de la chaîne d'approvisionnement spatiale en Europe.
Le mois dernier, l'Agence spatiale européenne (ESA) a choisi l'allemand Isar Aerospace pour fournir des services de lancement pour une partie de ses missions institutionnelles, signe que les nouveaux entrants occupent une place croissante aux côtés des contractants historiques européens tels qu'Airbus, Thales Alenia Space et OHB.
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Re: Les constellations de satellites
extrait de https://www.easybourse.com/aeronautique ... iris2.htmlCercleFinance 10 sept 2026
Ce système comprendra, au minimum, 348 satellites : 330 en orbite basse (à 1 200 km d'altitude), dont 66 en bande Ka exclusivement et 264 en bandes Ku/Ka, ainsi que 18 en orbite moyenne (8 000 km). Ils communiqueront entre eux via des liaisons optiques intersatellitaires et utiliseront une approche multi-orbites.
Les 66 premiers satellites de télécommunications en orbite terrestre basse (en bande Ka), connus sous le nom d'IRIS2 Layer One, seront lancés à partir de 2029. Pour cette couche satellitaire, Thales Alenia Space développera les charges utiles, tandis qu'Airbus Defence and Space fournira les plateformes.
En ce qui concerne IRIS2 Layer Two, qui comprendra 264 satellites de télécommunications en orbite basse (en bandes Ku/Ka), Thales Alenia Space sera responsable des charges utiles gouvernementales, tandis qu'Aerospacelab développera les plateformes.
Le lancement de cette 2e couche est prévu à partir de 2030.
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Re: Les constellations de satellites
https://www.latribune.fr/article/defens ... r-eutelsatSommet spatial de Paris : Airbus décroche une mégacommande de 229 satellites OneWeb de plus pour Eutelsat
Florine GALÉRON Publié le 10 septembre 2026
Cette nouvelle tranche porte à 669 le nombre de satellites de nouvelle génération commandés au groupe européen pour la constellation en orbite basse. Produits à Toulouse, ils remplaceront progressivement les premiers appareils OneWeb arrivant en fin de mission et devront soutenir l'Internet haut débit mondial.
Excellente nouvelle pour Airbus Defence and Space. À l’occasion du Sommet spatial de Paris, le géant européen du spatial s’est vu confier par Eutelsat la construction de 229 satellites supplémentaires à Airbus afin de renforcer sa constellation OneWeb en orbite basse (LEO).
Ceux-ci s’ajoutent aux 440 satellites déjà commandés auprès d’Airbus, en cours de fabrication pour la deuxième plus grande constellation mondiale de télécoms après celle de l’américain Starlink. Ces nouveaux satellites assureront la continuité opérationnelle aux clients de la constellation OneWeb, en remplaçant progressivement les premiers lots arrivant en fin de mission.
Montée en cadence à Toulouse
Ils seront fabriqués dans la ligne d’assemblage du site d’Airbus Defence and Space à Toulouse. Dès 2018, le géant européen avait implanté dans la Ville rose une nouvelle usine de 4 600 mètres carrés pour expérimenter pour la première fois la production en série de satellites pour fabriquer les dix premiers modèles de la constellation, le reste (plus de 600 exemplaires) ayant été produit en Floride. Passée depuis sous capitaux européens, la constellation OneWeb a pu réinternaliser une partie de la production en France pour la nouvelle génération (chaque satellite ayant une durée de vie de sept ans).
« Depuis 2025, nous avons rapatrié à Toulouse l’une des deux lignes d’assemblage. Nous avons 440 exemplaires commandés et nous devrions en livrer une soixantaine cette année. En rythme de croisière, elle produira 16 satellites par mois, donc environ un par jour », expliquait Alain Frizon, directeur de l’établissement d’Airbus Defence & Space à Toulouse en février dernier au cours de la visite du ministre chargé de l’Europe. Une centaine de salariés seront mobilisés sur la FAL à une cadence inédite : il faudra compter seulement cinq semaines pour l’assemblage complet d’un satellite, le lancement simultané de la production permettra de tenir l’objectif de livraison à terme d’un satellite par jour.
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Re: Les constellations de satellites
lire https://media24.fr/2026/09/14/la-chine- ... e-dheures/La Chine ne veut plus rester dans l’ombre d’Airbus et de Starlink avec cette première usine pour sortir des satellites à la chaine en trente heures
Guillaume AIGRON 14 septembre 2026
