https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... tificielleLe cuivre tutoie les sommets, dopée notamment par les énormes besoins de l'intelligence artificielle
RFI le : 22/05/2026
Le prix du cuivre atteint des sommets. Le métal rouge a dépassé les 14 000 dollars la tonne, proche de son record historique. En cause : la demande explosive des centres de données liés à l'intelligence artificielle, mais aussi les tensions sur l'approvisionnement en soufre, indispensable à son extraction.
Le cuivre n'a jamais été aussi convoité. Indispensable à la transition énergétique (réseaux, voitures électriques, éoliennes), il est aussi devenu crucial pour le développement de l'intelligence artificielle. Les centres de données, extrêmement gourmands en câbles et infrastructures électriques, font bondir la demande mondiale. Résultat : le cours du cuivre a déjà progressé de 13 % depuis le début de l'année. Mais l'IA n'explique pas tout.
La hausse des dépenses militaires des pays de l'Otan, avec des objectifs de défense pouvant atteindre 5% du PIB, alimente aussi les besoins en cuivre à long terme. Or, l'industrie minière peine à suivre : il faut souvent entre 10 et 20 ans pour ouvrir une nouvelle mine. Et plusieurs grands producteurs sont sous pression.
Le difficile approvisionnement du soufre fragilise le secteur
En Indonésie, la gigantesque mine de Grasberg, l'une des plus importantes au monde, a été touchée par de fortes intempéries. Elle ne devrait retrouver sa pleine capacité qu'en 2028.
Au Chili, premier producteur mondial de cuivre, la production devrait encore reculer cette année. Le pays fait face à une baisse de la teneur des minerais, à des coûts d'extraction plus élevés, mais aussi à des tensions sur l'eau dans les régions minières.
Autre sujet d'inquiétude : le soufre en provenance du Moyen-Orient. L'acide sulfurique, produit à partir du soufre, est indispensable pour extraire le cuivre du minerai. Or, son approvisionnement est aujourd'hui fragilisé. La baisse de production d'hydrocarbures au Moyen-Orient – dont le soufre est un sous-produit – réduit les volumes disponibles. Et les tensions autour du détroit d'Ormuz perturbent le commerce maritime de cette matière première stratégique. La région représente à elle seule un quart de la production mondiale de soufre et près de la moitié du commerce maritime d'acide sulfurique.
Conséquence : plusieurs pays importateurs font face à des difficultés d'approvisionnement, aggravées par les restrictions à l'exportation imposées par la Chine.
Car Pékin reste le principal moteur de la consommation mondiale de cuivre. Et la Chine accélère aussi ses investissements miniers, notamment en République démocratique du Congo, où un projet pourrait produire jusqu'à 500 000 tonnes de cuivre par an – de quoi en faire l'une des plus grandes mines au monde.
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Southern Copper veut investir 319 millions de $ pour revivifier la mine de Cuajone au Pérou :
https://www.mining.com/southern-copper- ... -overhaul/Southern Copper plans $319M Cuajone mine overhaul
Staff Writer | May 21, 2026
The Cuajone copper mine is in southern Peru, about 878 km from Lima. (Image courtesy of Southern Copper.)
Southern Copper plans to invest $318.6 million to upgrade its Cuajone copper mine in southern Peru as the company works to lower costs and maintain production at one of its key operations.
The 17-month program at the Moquegua-region mine includes installing a new filter press at the concentrator plant to support output during maintenance shutdowns and improve concentrate quality. The project also covers relocating part of the mine’s freshwater pipeline, preparing an additional 25.3 hectares for leaching, adapting the site’s sewer network and building a new electrical substation and control room tied to the filter system.
The investment follows a turbulent period for Southern Copper in Peru. In April, Peru’s energy and mines ministry reinstated the permit for the company’s $1.8 billion Tia Maria copper project after briefly revoking the exploitation licence and ordering a fresh technical review during a turbulent presidential election period.
Cuajone produced nearly 163,000 tonnes of fine copper in 2025 and, together with the Toquepala mine, helped lift Southern Copper’s output in the final quarter of the year. Both operations received The Copper Mark accreditation in 2025 for complying with the International Council on Mining and Metals’ Global Industry Standard on Tailings Management.
The company is also advancing upgrades at Toquepala after receiving regulatory approval in January 2025 for about $79 million in improvements.The work includes a new desliming unit for low-grade ore processing, thickeners to improve water recovery from tailings, and seepage management enhancements.
The projects are part of Southern Copper’s broader strategy to improve efficiency and sustainability across its Peruvian operations as declining ore grades at Cuajone and Toquepala weigh on production. The company forecasts copper output of 911,400 tonnes this year and about 900,000 tonnes in 2027, down from 954,270 tonnes in 2025.
Southern Copper aims to increase annual copper production to 1.6 million tonnes by 2033.
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Re: Le Cuivre
Nouveau prospect de Cuivre (et argent) au Maroc : Tirzzit
https://www.mining-technology.com/news/ ... t/?cf-view
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Re: Le Cuivre
Le cuivre à 14 000 $ la tonne sur le marché de Londres.
https://www.latribune.fr/article/afriqu ... -puissance
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Re: Le Cuivre
https://www.agenceecofin.com/actualites ... epuis-2016Minerais critiques : le cuivre, principal moteur des investissements en Afrique depuis 2016
Agence Ecofin 01 juin 2026
Face aux besoins croissants de la transition énergétique, la sécurisation de nouvelles sources de minéraux critiques devient une priorité mondiale. Cela vaut particulièrement pour le cuivre, métal clé de l’électrification, pour lequel un déficit de 30 % de l’offre est prévu d’ici 2035.
En Afrique, le cuivre a concentré l’essentiel des dépenses engagées dans les nouveaux projets de minéraux critiques au cours de la dernière décennie, selon le rapport « World Energy Investment 2026 » publié le vendredi 29 mai par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Cette dynamique intervenue sur fond de hausse des investissements dans le secteur, a été particulièrement marquée en République démocratique du Congo (RDC) et en Zambie, principaux producteurs du métal rouge du continent.
Le document fait en effet état d’un doublement des investissements dans les projets de minerais critiques dits « greenfield », c’est-à-dire ceux développés sur des sites où aucune infrastructure opérationnelle n’existait auparavant. D’environ 3,5 milliards USD en 2016, ces dépenses ont dépassé 7 milliards USD en 2024, la filière cuprifère concentrant à elle seule plus de 90 % de cette croissance.
L’AIE ne détaille toutefois pas les facteurs spécifiques à l’origine de cette dynamique ni les exemples précis illustrant l’intensification des investissements dans le cuivre. Elle s’inscrit néanmoins dans un contexte marqué par un consensus autour d’un risque de déficit structurel du cuivre, sur fond d’essor de la transition énergétique et de développement de l’intelligence artificielle. L’an dernier, l’AIE évoquait même un déficit d’approvisionnement pouvant atteindre 30 % d’ici 2035. Une situation qui pousse depuis quelques années les opérateurs à accélérer le développement de nouveaux projets susceptibles d’augmenter les volumes disponibles sur le marché.
En RDC par exemple, le canadien Ivanhoe Mines et son partenaire chinois Zijin Mining ont lancé en 2021 la mine Kamoa-Kakula, mobilisant plusieurs milliards de dollars d’investissements, y compris pour ses extensions successives. Les dépenses s’accélèrent aussi dans d’autres pays émergents, notamment en Angola où la mise en service d’une première mine industrielle de cuivre a été annoncée en 2025, mais aussi au Botswana et en Namibie. Le Maroc est également cité dans le rapport comme une destination d’investissements sur ce segment.
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Re: Le Cuivre
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... 4992c37cadRetour sur investissement-L'IA pourrait ne pas être le moteur de la demande que les optimistes du cuivre espèrent : Andy Home
Reuters •03/06/2026 Les opinions exprimées ici sont celles de l'auteur, chroniqueur pour Reuters.par Andy Home
De l'âge du bronze à l'ère de l'IA, le cuivre est à nouveau au cœur de la dernière grande vague d'investissements.
La raison est simple. Les centres de données ont besoin de beaucoup de câblage, de refroidissement et d'électricité, ce qui signifie qu'ils ont besoin de beaucoup de cuivre. Les centres de données d'IA en ont besoin d'encore plus.
Un centre de données dédié à la cryptographie nécessite 21 tonnes de cuivre par mégawatt installé, tandis qu'un centre de données de formation à l'IA en Chine a une intensité en cuivre de 47 tonnes, selon S&P Global Market Intelligence.
L'escalade de la course mondiale à l'IA va sans aucun doute stimuler la demande en cuivre. Mais dans quelle mesure?
S&P Global prévoit que la consommation dans les centres de données et les infrastructures associées passera de 1,1 million de tonnes en 2025 à 2,5 millions de tonnes en 2040.
Cette prévision comporte toutefois de nombreuses réserves.
La demande pourrait atteindre 2,7 millions de tonnes ou descendre jusqu'à 1,7 million, selon l'interaction de multiples variables en constante évolution.
Comme le soulignent les auteurs de « Copper in the Age of AI » , “cette fourchette étendue met en évidence à la fois l’incertitude et l’ampleur du défi à venir”.
LE DÉCALAGE ENTRE L'OFFRE ET LA DEMANDE
L'une des variables clés pour évaluer la demande probable en cuivre est l'ampleur de l'expansion des centres de données dédiés à l'IA.
Selon une étude publiée par l’Oxford Smith School et le courtier financier Marex Group 8UU.F , une grande partie des nouveaux mégawatts de capacité de calcul IA annoncés ne sont que des “bragawatts”.
Alors que les médias et les marchés anticipent et intègrent dans leurs prix une croissance exponentielle rapide des infrastructures d’IA, le résultat sera probablement “un déploiement retardé, irrégulier et limité par les contraintes physiques”.
Le principal obstacle est la connectivité au réseau électrique. Un centre de données peut être construit en 18 à 24 mois, mais le délai d'attente moyen aux États-Unis pour un raccordement au réseau était de quatre ans entre 2018 et 2023.
Cela suppose qu’il y ait suffisamment d’électricité pour commencer.
L'Irlande a construit tellement de centres de données qu'en 2021, la part du secteur dans la consommation énergétique nationale avait dépassé les 20 %, menaçant de submerger le système énergétique du pays.
L'opérateur du réseau irlandais a imposé un moratoire de facto de quatre ans sur les nouvelles demandes, qui vient tout juste d'être levé, mais assorti de nouvelles conditions strictes .
Ajoutez à cela les longs délais d'approvisionnement pour les équipements essentiels tels que les transformateurs et la pénurie de main-d'œuvre spécialisée, et vous obtenez un écart croissant entre la capacité de calcul IA annoncée et celle réellement fournie, selon l'étude de Smith.
Le cuivre, prévient-elle, risque de passer à travers les mailles du filet.
PLUS DE PUISSANCE, MOINS DE CUIVRE
Quantifier la quantité de cuivre utilisée dans les centres de données est également un objectif en constante évolution.
La bataille pour la suprématie en matière d'IA est une question de puissance de calcul, et à mesure que les puces évoluent, l'architecture de la conception des racks et du câblage doit suivre le mouvement.
S&P Global note qu'un passage du cuivre à la fibreoptique est déjà en cours pour le câblage d'interconnexion entre les racks de processeurs.
Cela pourrait entraîner une baisse de la consommation de cuivre dans les centres de données de 4 à 5 tonnes par mégawatt installé, ce qui n'est pas négligeable compte tenu des 30 à 40 tonnes généralement déployées dans les centres de données non cryptographiques.
Mais plus fondamentalement, la société de puces Nvidia affirme que même le cuivre aura du mal à offrir la faible latence et la bande passante élevée requises par les centres d'IA de nouvelle génération.
L'utilisation de basses tensions traditionnelles nécessiterait “un volume insoutenable de câblage en cuivre”.
Nvidia propose une transition vers 800 volts, ce qui signifie qu’un câble de même section peut transporter 157 % de puissance en plus. Une configuration plus simple implique également moins de conducteurs en cuivre et des connecteurs plus petits.
La réduction de l'utilisation du cuivre est à la fois une question de coût et, selon l'entreprise, une voie essentielle vers une puissance de rack toujours croissante.
Les fervents défenseurs du cuivre affirment que la pénurie de cuivre qui se profile est telle que le métal pourrait lui-même devenir un goulot d'étranglement dans le déploiement des capacités d'IA.
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