Economie agricole dans le monde

Discussions traitant de l'impact du pic pétrolier sur l'économie.

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L’Organisation mondiale de l’avocat table sur un nouveau boom du marché d’ici 2030

Agence Ecofin 04 mars 2026

L’avocat présente le plus faible volume de production dans le Top 5 des principaux fruits tropicaux, formé avec la mangue, la banane, l’ananas et la papaye. Il est toutefois celui qui a connu la croissance la plus rapide ces dernières décennies.

Le marché mondial de l’avocat a connu une forte expansion sur la dernière décennie, et la dynamique pourrait encore se renforcer à l’horizon 2030. C’est ce qu’a confié Zac Bard, CEO de l’Organisation mondiale de l’avocat (WAO) au site spécialisé FreshPlaza.

Les campagnes publicitaires et les réseaux sociaux ont permis de booster l’engouement pour le fruit, et sa consommation est désormais durablement ancrée dans les habitudes sur les marchés à revenu élevé comme l’Union européenne (UE), portée par ses bienfaits nutritionnels et sa polyvalence culinaire.

« Il y a dix ans, il était perçu comme un produit occasionnel ou tendance. Aujourd’hui, il s’est imposé comme un fruit du quotidien et un ingrédient essentiel des régimes alimentaires sains. [...] L’augmentation de la consommation mondiale a été particulièrement marquée en Europe. En 2025, dans les 27 pays de l’UE, la consommation moyenne par habitant a atteint 1,8 kg par an, soit le double des 0,9 kg enregistrés en 2016 », explique le responsable.

La demande croissante a aussi fortement développé les circuits de commercialisation, avec une amélioration des transports et de la gestion de la chaîne d’approvisionnement qui a permis d’assurer une meilleure disponibilité tout le long de l’année. D’après M. Bard, le train de consommation n’est pas près de ralentir sur les 4 prochaines années, avec le marché européen qui pourrait passer le cap des 1,5 million de tonnes en rattrapant progressivement le niveau des États‑Unis.​

« De nouvelles origines – le Guatemala, l’Équateur, la Tanzanie, le Rwanda, le Portugal et l’Angola – arriveront sur le marché », ajoute-t-il.

Bientôt le décollage de l’Asie ?

Selon lui, l’Asie devrait aussi s’ériger comme « un grand bassin de consommation, avec l’Inde, la Corée du Sud, et potentiellement, la Chine et le Japon », alors que « l’Europe de l’Est et le Moyen‑Orient connaîtront eux aussi une croissance soutenue ». Les déclarations enthousiastes du CEO de la WAO concernant le potentiel de croissance en Asie laissent cependant dubitatif, car il ne s’agit pas de la première fois que cette région du monde est annoncée comme le prochain grand pôle de consommation.

Plusieurs prévisions avaient été esquissées sur le développement du marché dans cette zone qui abrite 60 % de la population mondiale. Depuis, l’optimisme a pris du plomb dans l’aile. S’il est vrai que les importations de la région ont augmenté d’environ 70 % entre 2015 et 2024, passant de 126 675 tonnes à près de 216 000 tonnes d’après les données de l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette progression reste encore limitée. Avec un tel volume, la région ne compte que pour 6 % du commerce international, contre 48 % pour l’Europe et 34 % pour les USA.

« En 2022, la consommation per capita de la Corée du Sud, du Japon et de la Chine (calculée sur la population réduite aux 100 millions d’habitants les plus riches, Ndlr.) était comprise entre 300 et 600 g, contre 1,6 kg dans l’UE27 + Royaume-Uni et 3,7 kg aux États unis », indiquait en 2023 la revue Fruitrop du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), dédiée aux fruits tropicaux.

Pusieurs experts du marché estiment toutfois que l'Asie sera au cœur des efforts dans les prochaines années. Plus que les marchés déjà matures, elle restera au centre du marketing en raison de sa position idéale de relais de croissance, pour absorber les volumes qui iront en augmentant. Selon les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de la FAO, d’ici 2034, la production devrait croître au rythme de 2,1 % par an, un niveau presque trois fois plus élevé que celui de 2015.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... d-ici-2030
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Le sucre brut atteint son plus haut niveau depuis 5 mois

Agence Ecofin 27 mars 2026 Le sucre et l’huile de palme font partie des matières premières agricoles les plus sensibles à l’évolution des tensions entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran. Les cours ont connu quelques soubresauts depuis le début de la semaine.

La crise au Moyen-Orient ne fait pas que des malheureux, notamment les producteurs de sucre qui se frotte les mains. Le 26 mars dernier, la livre de sucre brut (0,45 kg) a atteint son plus haut depuis 5 mois à 15,94 cents après un précédent record atteint le mardi autour de 15,91 cents. Cette situation s’explique par la hausse des prix du pétrole dans le sillage des tensions entre les USA, Israël et l’Iran.

En effet comme dans le cas de l’huile de palme, une appréciation des cours de l’or noir incite les sucreries au Brésil, premier producteur mondial à convertir davantage la canne à sucre en éthanol. Sur un autre plan, les cours sont également soutenus par les perturbations d’approvisionnement liées à la fermeture du détroit d’Ormuz. D’après les données de la firme d’analyse Covrig Analytics, cette fermeture a réduit d’environ 6 % le commerce mondial de sucre brut, limitant la production de sucre raffiné.

Sur le marché, cette appréciation fait presque oublier la chute des prix de la denrée à son plus bas depuis 5 ans et demi enregistrée plus tôt durant ce mois avec les perspectives d’un surplus mondial.

Selon les prévisions du courtier et analyste StoneX datant de fin janvier, l’excédent du marché du sucre pour la campagne 2025/26 qui a débuté en octobre est attendu à 2,86 millions de tonnes. La production mondiale devrait atteindre 196,7 millions de tonnes, tandis que la demande est projetée à 193,8 millions de tonnes.

D’après les analystes, l’évolution des prix de la denrée sera à suivre de près dans les prochaines semaines non seulement en raison de la situation géopolitique qui impacte les prix de l’énergie, mais aussi du fait des nombreuses opérations de spéculation sur le marché.

En effet, selon les données du cabinet londonien d’analyse de matières premières AP Commodities de nombreux fonds parient aujourd’hui sur une baisse des cours. Si ces paris tournent mal, un rachat massif de positions pourrait provoquer des rebonds rapides des prix, d’autant que le marché reste très sensible aux aléas climatiques et à l’économie de l’éthanol.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... uis-5-mois
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Le Nigeria se dote d’une stratégie nationale pour relancer sa filière huile de palme

Agence Ecofin 04 avril 2026

Le Nigeria est le 5ème producteur mondial d’huile de palme brute derrière l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et la Colombie. Alors que la production locale stagne et que le pays reste dépendant des importations, le gouvernement souhaite insuffler une nouvelle dynamique avec des réformes.

Au Nigeria, le gouvernement vient de dévoiler une stratégie nationale visant à développer la filière huile de palme. Présentée lors d’une réunion de validation tenue le 2 avril à Abuja, cette feuille de route permettra, selon les autorités, de capter 10 % du marché mondial de l’huile de palme au cours des six prochaines années et d’atteindre l’autosuffisance d’ici 2050.

Selon les informations relayées par les médias locaux, les interventions prévues porteront principalement sur l’amélioration des rendements des cultures de palmier à huile, l’expansion des superficies cultivées et la modernisation des infrastructures de transformation.

Au-delà de l’amont agricole, le plan introduit également une réforme institutionnelle visant à structurer la gouvernance du secteur. Il prévoit notamment la création d’un Conseil national de l’huile de palme, ainsi que de mécanismes de financement dédiés, dont un fonds de développement de la filière et un fonds spécifique pour les petits producteurs.

« Nous n’avons jamais eu de politique auparavant. C’est la première fois que le Nigeria disposera d’un document validé et porté par le gouvernement et les parties prenantes pour piloter, réglementer et stimuler l’industrie », a déclaré Alphonsus Nyang, président de l’Association nationale des producteurs de palmier à huile du pays (NPPAN).

Selon le responsable, le nouveau cadre permettra de créer une architecture de gouvernance structurée, similaire à celle en vigueur dans les principaux pays producteurs d’huile de palme du monde, tels que la Malaisie et l’Indonésie.

Pour l’heure, la production locale ne couvre encore que 75 % des besoins du marché intérieur. Dans son dernier rapport sur le marché mondial des oléagineux, le Département américain de l’agriculture s’attend à ce que le Nigeria produise 1,5 million de tonnes d’huile de palme en 2026, en stagnation par rapport à l’année précédente, alors que les besoins de consommation sont évalués à 1,95 million de tonnes.

Le déficit de production actuel est comblé par des importations. D’après l’USDA, le Nigeria importe environ 92 % de son huile de palme de Malaisie, tandis que le reste provient du Ghana, de l’Indonésie et de la Côte d’Ivoire. Par ailleurs, d’importantes quantités de produits dérivés de l’huile de palme non enregistrée pénètrent sur le marché nigérian par des circuits transfrontaliers informels depuis les pays voisins d’Afrique de l’Ouest et du Centre, comme le Bénin, le Togo et le Cameroun.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... e-de-palme
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En Espagne, des milliers de tonnes de fruits et légumes ne sont jamais récoltées et pourrissent dans les champs

Publié: 5 avril 2026

Alors que l’Espagne figure parmi les pays les plus touchés par le stress hydrique, une partie de l’eau mobilisée pour l’agriculture finit indirectement gaspillée avec des récoltes abandonnées faute de débouchés. Une étude met en lumière l’ampleur de ce phénomène largement sous-estimé.
......................
Image
lire https://theconversation.com/en-espagne- ... mps-279863
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Aux Etats-Unis, des agriculteurs rattrapés par la guerre au Moyen-Orient

AFP •14/04/2026
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... a4f0623c94
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En Thaïlande, les micro-organismes contre les brûlis dans les rizières

AFP •16/04/2026

Siriporn et Amnat Taidee avaient pour habitude de brûler leurs rizières entre deux semis, une pratique en partie responsable du brouillard toxique qui recouvre une partie de la Thaïlande chaque année, mais qui pourrait être remplacée par des solutions microbiennes.

La méthode du brûlis, rapide et peu coûteuse, a longtemps été vue par les riziculteurs thaïlandais comme la meilleure option pour préparer un nouveau cycle de culture.

Mais pour le couple Taidee, qui vit à Chiang Rai près d'une rizière verdoyante, abandonner ce qu'Amnat appelle "l'ancienne façon de faire" est un pari gagnant. Leur sol est plus meuble, leurs rendements ont augmenté et leurs dépenses en engrais ont diminué.
............................
lire https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6fb12f3740
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RDC : PHC vise sa propre raffinerie d'huile de palme d'ici 2028

Agence Ecofin 27 avril 2026

PHC veut franchir une nouvelle étape : après l’huile brute, le groupe palmier congolais prépare sa propre raffinerie pour capter davantage de valeur sur un marché national en déficit chronique.

Plantations et Huileries du Congo (PHC), contrôlée à environ 76,2 % par Kuramo Capital Management depuis 2020, prévoit de se doter de sa propre raffinerie d’huile de palme. Dans un entretien accordé au magazine Forbes Afrique, publié en avril 2026, sa directrice générale, Monique Gieskes, affirme que cette unité « sera opérationnelle dans les deux prochaines années », ce qui situe le projet à l’horizon 2028.

Selon la dirigeante, ce projet s’inscrit dans une stratégie d’intégration complète de la chaîne de valeur. Jusqu’ici, PHC produisait principalement de l’huile de palme brute et de l’huile de palmiste, vendues notamment à des raffineurs basés à Kinshasa et dans le Kongo Central. L’entreprise entend désormais raffiner elle-même une partie de sa production, tout en continuant à approvisionner ses clients actuels en huile brute. Ce choix permettrait à PHC de capter une plus grande part de la valeur ajoutée sur le marché congolais. À ce stade, la capacité de la future raffinerie n’a pas été rendue publique.

Cette intégration suppose toutefois une hausse de la production. Mais les données communiquées par Monique Gieskes montrent une stagnation depuis deux ans. Après avoir atteint 80 000 tonnes d’huile en 2023, la production est annoncée à 81 000 tonnes en 2025. PHC maintient néanmoins son objectif d’atteindre 100 000 tonnes à l’horizon 2026.

L’entreprise dispose de trois sites industriels situés à Boteka (Équateur), Yaligimba (Mongala) et Lokutu (Tshopo). D’après sa directrice générale, ses concessions couvrent environ 106 000 hectares, dont 30 000 hectares plantés en palmiers à huile. Ce foncier encore inexploité est présenté comme un levier potentiel d’expansion.

PHC met également en avant des travaux de recherche génétique menés via son centre CREATY à Yaligimba. Monique Gieskes évoque notamment des semences expérimentales, qu’elle décrit comme « albinos » ou à faible teneur en bêta-carotène, susceptibles de produire une huile plus claire dès l’extraction. Cette innovation est présentée par la direction comme une piste prometteuse, mais elle n’est pas documentée, à ce stade, par une validation scientifique indépendante rendue publique.

Ces ambitions s’inscrivent dans un marché congolais structurellement déficitaire. Selon les estimations du Département américain de l’Agriculture (USDA), la production nationale d’huile de palme avoisine 300 000 tonnes par an, alors que la demande dépasse les 500 000 tonnes.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -dici-2028
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Le destin de la noix de cajou perturbé par la guerre au Moyen-Orient

RFI le : 06/05/2026 Par : Marie-Pierre Olphand

C’est un petit fruit sec, mais il souffre lui aussi des turbulences engendrées par le conflit du Moyen-Orient : la noix de cajou ou l’anacarde, comme on l’appelle souvent en Afrique. Deux géants du secteur, l’Inde et le Vietnam sont directement touchés par les tensions autour du détroit d’Ormuz.


L'inde et le Vietnam sont les deux poids lourds asiatiques, grosso modo les deux principaux importateurs de noix brutes, qu’ils décortiquent dans leurs usines et réexportent en partie ou en quasi-totalité - sous forme d’amandes - sur le marché mondial. C’est là que la conséquence de la guerre se fait sentir car le Vietnam écoule 10% de sa production au Moyen-Orient et l’Inde y exporte la moitié environ de ce qu'elle commercialise.

Les statistiques du premier trimestre, depuis peu disponibles, attestent d’un ralentissement brutal des achats des pays du Golfe : en mars, premier mois du conflit, l’Inde n’a expédié que trois conteneurs d’amande de cajou vers les Émirats arabes unis, son plus gros client, aucun vers le Qatar, Bahraïn, l’Irak et l’Iran, qui sont pourtant des clients importants de l’industrie indienne, précise le dernier bulletin du service agricole N’Kalô qui a compilé les données de ces deux pays. Sur l’ensemble du premier trimestre, la baisse des achats est sensible dans tous les pays du Golfe persique, y compris à Oman, en Arabie saoudite, ou encore au Koweït.

Hausse de stocks au Vietnam et en Inde.

Ces géants de la transformation de l'anacarde n'avaient pas anticipé la quasi fermeture d'un de leur marché, et avaient au contraire acheté beaucoup de noix brutes avant que le conflit n’éclate. Les importations indiennes du premier trimestre ont atteint plus de 255 000 tonnes, - de Tanzanie et du Mozambique pour des raisons de calendrier agricole - c’est beaucoup plus que les années précédentes.

Comme l’Inde a vu sur les trois premiers mois ses exportations globales baisser d’environ 20%, son niveau des stocks est élevé, comme au Vietnam qui a été bien approvisionné également au premier trimestre.

Demande qui faiblit pour la noix africaine

Conséquence de cette situation, la demande pour la noix de cajou ouest-africaine est faiblarde. Les acheteurs indiens et vietnamiens sont moins pressés de souscrire des contrats d’approvisionnement à long terme, et plus durs en affaire. Les industriels occidentaux aussi sont prudents et passent leurs commandes au fur et à mesure, ne sachant pas à quoi va ressembler la demande dans les prochains mois.

Difficile de dire précisément quelle va être la production ouest-africaine cette année, à ce stade, mais elle ne sera peut-être pas si mauvaise que certains ne le pensaient : en Côte d’Ivoire près d’un million de tonnes auraient déjà été commercialisées, ce qui correspondrait à peu près au volume de l’année dernière, selon les sources de N'kalô. Si l'offre est bonne et la demande en diminution, les prix devraient baisser. Cette baisse est déjà perceptible chez les pays producteurs et « ce n’est peut-être que le début » prévient Pierre Ricau, analyste senior de N'kalô.
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... yen-orient
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La hausse des cours du maïs se poursuit, en particulier en Europe

RFI le : 06/05/2026 Par : Marie-Pierre Olphand

Les prix du maïs européen continuent de grimper dans un marché mondial stressé à la fois par le climat, le coût des engrais et la hausse des cours du pétrole. En Europe, certains contrats d'achat de maïs ont atteint leur plus haut niveau depuis deux ans.


La hausse des prix est très marquée sur le maïs issu de la dernière récolte, c'est-à-dire pour les grains prêts à être exportés. En moins d'un mois, leur cours a augmenté de plus de 20 euros la tonne à Bordeaux, l'un des points d'entrée et de sortie en Europe, selon les données d'Argus Media France.

Cette hausse n'est pas directement liée à la guerre au Moyen-Orient, puisqu'on parle de grains qui ont déjà été récoltés, mais elle reflète une impression de rareté : « L'offre européenne n'est pas fantastique », résume Gautier le Molgat, directeur d'Argus Media France. Plusieurs fournisseurs des 27 sont moins présents. C'est le cas de l'Ukraine, qui accuse des retards logistiques : « Les chiffres d'exportation du printemps sont beaucoup plus faibles qu'attendus. »

La tentation de l'éthanol

Les Européens espéraient aussi acheter plus aux États-Unis et au Brésil, mais ces deux pays ont alloué une part importante de leur récolte à la transformation en éthanol. La guerre en Iran et la hausse du pétrole ont renforcé l'intérêt pour les carburants alternatifs, ce qui a capté une partie du maïs destiné à l'alimentation animale et humaine.

Devant cette moindre disponibilité, les prix à la bourse de Chicago ont atteint leur plus haut niveau depuis un an, alors qu'en Europe, le maïs acheté pour une livraison en juin a retrouvé son niveau de mai 2024. Ce sentiment de manque de grains jaunes pousse d'ailleurs des fabricants européens d'aliment bétail à se reporter en partie sur d'autres céréales, comme le blé.

Réduction des surfaces plantées

Les prix de la prochaine récolte, qui est en train d'être semée, sont aussi en hausse : il est question là des grains commercialisés aujourd'hui, mais qui seront livrés à partir de novembre. Cette future récolte européenne s'achète à un prix qui reflète la baisse attendue des surfaces. En France, par exemple, elles s'annoncent en chute d'environ 15% par rapport à l'an dernier – qui avait été une très bonne année. Même tendance en Roumanie, l'autre grand producteur européen : les surfaces devraient être au plus bas depuis une dizaine d'années, selon l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM).

Cette réduction n'est pas seulement la conséquence de l'explosion du coût des intrants, mais leur hausse – de 50 à 60% selon les catégories – a évidemment conforté les intentions déjà prises par les agriculteurs de planter moins de maïs, au profit du tournesol, par exemple, ou d'une autre culture moins consommatrice d'engrais. Aux États-Unis, les prévisions anticipent également une baisse des assolements en maïs au bénéfice essentiellement du soja.
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... -en-europe
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