tita a écrit : 27 oct. 2022, 07:23
C'est marrant. J'étais parti sur l'exemple russe, qu'on retrouve dans d'anciennes républiques soviétiques, pour dire qu'en cas d'effondrement de l'Etat on voyait une chute du taux de fécondité. Et que c'est avec l'amélioration de la situation que ça remonte.
Pis ensuite, on m'explique que c'est l'absence d'Etat et de structures sociales qui pousse la fécondité à la hausse.
Je rappelle juste la phrase de mobar que je reproche d'être fausse:
Les tendances actuelles sont le résultat d'améliorations continues des niveaux de vie des populations de pays émergents depuis plus de 70 ans!
Il suffirait que les conditions de vie de ces populations se dégradent pour que la natalité reparte comme on le voit après chaque période de guerre
ce n'est pas parce qu'une tendance est installée qu'elle va se prolonger encore longtemps!
Le nombre d'enfants par femme ce n'est qu'un aspect de la question, l'autre c'est la mortalité!
Quand la mortalité baisse à taux de fécondité constant, la population augmente!
C'est ce qui s'est passé dès que les conditions d'hygiène se sont amélioré partout dans le monde, la baisse de fécondité intervient si les conditions sociales remplacent la nécessité d'avoir des descendants vivants qui vont subvenir aux besoins des parents quand ils ne seront plus en age d'être autonomes
Si la mortalité s'effondre et que les conditions sociales n'évoluent pas les populations explosent, comme au Niger, au Nigéria... dans d'autres pays comme le Qatar, la Jordanie, le Koweït ... la croissance démographique est drivée par d'autres raisons, religieuse ou culturelle qui se combinent avec une richesse économique permettant d'avoir beaucoup d'enfants tout en ayant une mortalité qui a baissé considérablement au cours du XXeme siècle
Mais bon, ça tout le monde le sait depuis longtemps, y a juste les blaireaux qui font semblant de le découvrir!
