L'Opep pour sa part affirme n'avoir aucun pouvoir sur bien des facteurs qui animent le marché pétrolier en ce moment. Le cartel se dit même inquiet de voir le brut à de tels niveaux en raison des incidences qu'il pourrait avoir sur la croissance mondiale et donc sur celle de la demande de produits pétroliers.
Je vous en prie, ce n'est pas notre faute si le pétrole est à 93 dollars", plaide le ministre du Pétrole qatari Abdoullah al-Attiyah. "Le marché est hors de tout contrôle".
"Nous ferons ce que nous pourrons, réagissant surtout aux changements des fondamentaux de la demande".
"La disparition des éléments de court terme qui ont amené le brut à culminer à 93 dollars devrait ramener les cours entre 80 et 85 dollars", estime de son côté Tom Nelson (Atkinson Asset Management). Mais tant que les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran et que le conflit entre Turcs et Kurdes demeurent, le marché conservera une prime, ajoute-t-il.

















