par energy_isere » 24 oct. 2026, 15:37
Face à une demande croissante, l’Algérie misera 71,6 milliards $ dans le secteur pétrogazier d’ici 2030
Agence Ecofin 19 oct 2026
Alors que la demande extérieure reste vigoureuse dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales croissantes, la demande intérieure s’emballe et capte une part grandissante des ressources initialement destinées à l’exportation.
Le gouvernement algérien a annoncé, le samedi 17 octobre, un programme d’investissement de 71,6 milliards de dollars dans l’amont des hydrocarbures, ainsi que dans la pétrochimie et le raffinage, d’ici 2030. L’objectif est de répondre à la hausse de la demande intérieure, qui menace de réduire les volumes disponibles à l’exportation si la production ne suit pas.
« Une enveloppe d’investissement de près de 71,6 milliards de dollars a été allouée au développement de l’activité des hydrocarbures, dont 52 milliards de dollars destinés à l’activité amont et près de 13 milliards de dollars aux projets de raffinage et de pétrochimie », a déclaré le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, devant la commission parlementaire des finances et du budget.
Le plan d’investissement vise à porter la production primaire d’hydrocarbures à environ 201 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) d’ici à 2030, contre 193 millions de tep en 2026. Il ambitionne également de porter le taux de transformation des hydrocarbures à plus de 50 % de la production primaire au même horizon, contre environ 30 % actuellement.
Parmi les principaux projets dans l’aval pétrolier figurent la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, dans le sud-est du pays, une unité de production de méthyl tert-butyl éther (MTBE), une unité de production d’alkylbenzène linéaire, ainsi que deux complexes de production de polypropylène, l’un à Arzew, dans le nord-ouest de l’Algérie, et l’autre en Turquie.
Dans l’amont pétrogazier, le ministre a indiqué que la compagnie nationale Sonatrach poursuivait la signature d’accords avec plusieurs entreprises étrangères en vue de développer des gisements. Parmi elles figurent Eni (Italie), Pertamina (Indonésie), Repsol (Espagne), Sinopec (Chine) et Occidental Petroleum (États-Unis). Il a également révélé que 17 nouvelles découvertes d’hydrocarbures avaient été enregistrées depuis le début de l’année.
La demande locale absorbe 53 % de la production de gaz naturel
M. Arkab a par ailleurs rappelé que l’appel d’offres international « Algeria Bid Round 2026 », portant sur sept périmètres d’exploration, avait suscité l’intérêt d’une soixantaine de compagnies. Parmi elles, 21 ont satisfait aux conditions d’accès aux dossiers de données techniques et aux salles de données virtuelles, disponibles depuis juin 2026.
Ce vaste programme d’investissement vise à permettre à l’Algérie de répondre à la hausse continue de la consommation intérieure tout en honorant ses engagements à l’exportation.
La progression de la demande intérieure en produits énergétiques constitue un défi majeur, car elle réduit déjà la part de la production disponible pour les marchés extérieurs, alors que le pays cherche à préserver ses recettes en devises et son équilibre budgétaire. Le gaz naturel est particulièrement concerné, puisqu’il constitue le principal combustible utilisé pour alimenter les centrales électriques du pays. La consommation nationale de gaz a atteint 57,27 milliards de mètres cubes en 2025, en hausse de 8,9 % par rapport à 2024.
Entre janvier et juillet 2026, l’Algérie a consommé 33,14 milliards de mètres cubes de gaz, selon les données de la plateforme spécialisée Attaqa. Cela signifie que près de 53 % du gaz produit par le pays sur cette période a été absorbé par le marché national, réduisant d’autant les volumes potentiellement disponibles pour l’exportation.
Dans ce contexte, les investissements dans les capacités de production revêtent une importance capitale. L’économie algérienne demeure en effet fortement dépendante de la rente des hydrocarbures, qui représentent plus de 80 % des exportations et près de la moitié des recettes budgétaires, selon la Banque mondiale.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... d-ici-2030
[quote] [b][size=110]Face à une demande croissante, l’Algérie misera 71,6 milliards $ dans le secteur pétrogazier d’ici 2030[/size][/b]
Agence Ecofin 19 oct 2026
Alors que la demande extérieure reste vigoureuse dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales croissantes, la demande intérieure s’emballe et capte une part grandissante des ressources initialement destinées à l’exportation.
Le gouvernement algérien a annoncé, le samedi 17 octobre, un programme d’investissement de 71,6 milliards de dollars dans l’amont des hydrocarbures, ainsi que dans la pétrochimie et le raffinage, d’ici 2030. L’objectif est de répondre à la hausse de la demande intérieure, qui menace de réduire les volumes disponibles à l’exportation si la production ne suit pas.
« Une enveloppe d’investissement de près de 71,6 milliards de dollars a été allouée au développement de l’activité des hydrocarbures, dont 52 milliards de dollars destinés à l’activité amont et près de 13 milliards de dollars aux projets de raffinage et de pétrochimie », a déclaré le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, devant la commission parlementaire des finances et du budget.
Le plan d’investissement vise à porter la production primaire d’hydrocarbures à environ 201 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) d’ici à 2030, contre 193 millions de tep en 2026. Il ambitionne également de porter le taux de transformation des hydrocarbures à plus de 50 % de la production primaire au même horizon, contre environ 30 % actuellement.
Parmi les principaux projets dans l’aval pétrolier figurent la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, dans le sud-est du pays, une unité de production de méthyl tert-butyl éther (MTBE), une unité de production d’alkylbenzène linéaire, ainsi que deux complexes de production de polypropylène, l’un à Arzew, dans le nord-ouest de l’Algérie, et l’autre en Turquie.
Dans l’amont pétrogazier, le ministre a indiqué que la compagnie nationale Sonatrach poursuivait la signature d’accords avec plusieurs entreprises étrangères en vue de développer des gisements. Parmi elles figurent Eni (Italie), Pertamina (Indonésie), Repsol (Espagne), Sinopec (Chine) et Occidental Petroleum (États-Unis). Il a également révélé que 17 nouvelles découvertes d’hydrocarbures avaient été enregistrées depuis le début de l’année.
[b]La demande locale absorbe 53 % de la production de gaz naturel[/b]
M. Arkab a par ailleurs rappelé que l’appel d’offres international « Algeria Bid Round 2026 », portant sur sept périmètres d’exploration, avait suscité l’intérêt d’une soixantaine de compagnies. Parmi elles, 21 ont satisfait aux conditions d’accès aux dossiers de données techniques et aux salles de données virtuelles, disponibles depuis juin 2026.
Ce vaste programme d’investissement vise à permettre à l’Algérie de répondre à la hausse continue de la consommation intérieure tout en honorant ses engagements à l’exportation.
La progression de la demande intérieure en produits énergétiques constitue un défi majeur, car elle réduit déjà la part de la production disponible pour les marchés extérieurs, alors que le pays cherche à préserver ses recettes en devises et son équilibre budgétaire. Le gaz naturel est particulièrement concerné, puisqu’il constitue le principal combustible utilisé pour alimenter les centrales électriques du pays. La consommation nationale de gaz a atteint 57,27 milliards de mètres cubes en 2025, en hausse de 8,9 % par rapport à 2024.
Entre janvier et juillet 2026, l’Algérie a consommé 33,14 milliards de mètres cubes de gaz, selon les données de la plateforme spécialisée Attaqa. Cela signifie que près de 53 % du gaz produit par le pays sur cette période a été absorbé par le marché national, réduisant d’autant les volumes potentiellement disponibles pour l’exportation.
Dans ce contexte, les investissements dans les capacités de production revêtent une importance capitale. L’économie algérienne demeure en effet fortement dépendante de la rente des hydrocarbures, qui représentent plus de 80 % des exportations et près de la moitié des recettes budgétaires, selon la Banque mondiale.
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https://www.agenceecofin.com/actualites/1910-142534-face-a-une-demande-croissante-l-algerie-misera-71-6-milliards-dans-le-secteur-petrogazier-d-ici-2030