L'Algérie

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Re: L'Algérie

par energy_isere » 02 sept. 2026, 11:18

Énergie : Sonatrach choisit le chinois Anton pour préparer la prochaine étape de son pari sur le schiste

Olivier de Souza, Agence Ecofin Publié le 02 septembre 2026

Entre déclin des grands gisements conventionnels, hausse des besoins intérieurs et redéfinition des flux gaziers vers l’Europe, l’Algérie cherche de nouveaux relais pour préserver sa capacité de production et d’exportation.

Le groupe algérien Sonatrach et le chinois Anton Oilfield Services ont signé, le 29 août à Pékin, un protocole d’entente pour identifier des opportunités de coopération dans les hydrocarbures et les services associés. Conclu en marge de la visite en Chine du PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, l’accord cible notamment les ressources non conventionnelles, les gisements marginaux et la récupération assistée du pétrole (EOR).

Il prévoit aussi d’étudier la fabrication locale d’équipements nécessaires aux opérations pétrogazières, ainsi que le transfert de technologies, les échanges d’expertise et le renforcement des capacités. L’enjeu pour la partie algérienne est de préparer les moyens techniques et industriels nécessaires à une nouvelle phase de développement du schiste.

Le schiste revient au centre du jeu

L’Algérie cherche depuis plusieurs années à exploiter son gaz de schiste, sans être parvenue jusqu’ici à lancer une production commerciale. Les travaux réalisés sur des champs expérimentaux à In Salah avaient été suspendus début 2016, après la chute des prix du pétrole, qui avait rendu les opérations trop coûteuses.

En octobre 2025, le patron de l’Agence nationale des hydrocarbures (ALNAFT), Samir Bekhti, confirmait le recentrage sur les ressources non conventionnelles, afin d’exploiter davantage le potentiel national et de revitaliser la production. Selon le régulateur, l’Algérie dispose de plus de 700 000 milliards de pieds cubes de ressources de gaz de schiste « sans risque ».

Le non conventionnel est aussi envisagé comme un relais aux gisements conventionnels arrivés à maturité, notamment Hassi R’mel, In Salah et Illizi, avec l’objectif de préserver les capacités d’exportation vers l’Europe. La consommation intérieure étant proche du niveau des exportations actuelles, l’augmentation de la production constitue également un enjeu pour l’équilibre gazier du pays.

Sonatrach a déjà commencé à rechercher des partenaires. Le groupe négocie avec ExxonMobil et Chevron sur les bassins d’Ahnet et de Berkine et a signé un accord avec Sinopec sur une zone à potentiel de schiste. Les producteurs publics chinois CNPC et CNOOC ont de leur côté mobilisé des flottes de fracturation dans les bassins d’Illizi et de Ghadames.

Anton coche les cases du schiste algérien

Les activités d’Anton recoupent plusieurs des besoins identifiés par Sonatrach pour cette phase. Coté à Hong Kong, le groupe chinois fournit des services technologiques aux champs pétrolifères, notamment dans la géologie, le forage, la complétion et la stimulation des puits. Il intervient également dans la gestion et l’exploitation d’actifs pétroliers et gaziers.

Le protocole avec Sonatrach couvre plusieurs de ces activités, mais va audelà des prestations de services. La,fabrication locale d’équipements et le transfert de technologies en font un volet industriel, alors qu’une grande partie des équipements nécessaires au développement du schiste est importée.

Cette question est centrale pour l’économie du projet. En Algérie, le coût d'un puits est estimé entre 18 et 20 millions de dollars (environ 15,5 à 17,2 millions d'euros), alors qu’il devrait être inférieur à 5 à 7 millions pour être rentable. L’exploitation nécessite en outre de nombreux puits, d’importants volumes d’eau et des infrastructures pour acheminer le gaz jusqu’aux marchés.

Anton dispose d’une expérience internationale dans ces métiers. Sa filiale Anton OilField Management indique employer plus de 3 000 personnes dans le monde et gérer une production de pétrole de 600 000 barils par jour, avec des activités couvrant l’exploration, le développement, la production et les infrastructures de surface.

Toutefois, l’accès à la technologie ne suffit pas. La fracturation hydraulique mobilise d’importants volumes d’eau, une contrainte dans un pays semiaride, tandis que le dessalement de l’eau saumâtre serait coûteux. Aux risques environnementaux s’ajoutent les coûts d’infrastructures et la volatilité des prix du gaz, susceptibles de rendre;certains gisements non rentables.

L’enjeu est aussi commercial. L’Algérie cherche à consolider sa place de fournisseur gazier pour le marché européen. Pour Sonatrach, le développement du schiste doit donc répondre à la fois au besoin d’accroître la production et à celui de disposer des moyens techniques pour rendre cette ressource exploitable.
https://www.latribune.fr/article/afriqu ... le-schiste

Re: L'Algérie

par energy_isere » 29 août 2026, 18:35

Hydrocarbures, pétrochimie : le chinois Sinopec renforce ses positions en Algérie
Le groupe Sonatrach a signé un protocole d’entente avec le géant pétrolier chinois Sinopec dans le domaine des hydrocarbures non conventionnels, la pétrochimie, l’hélium.

Ali Idir | 29 août 2026

Le groupe Sonatrach et le géant pétrolier chinois Sinopec renforcent leur partenariat avec la signature d’un protocole d’entente vendredi 28 août à Pékin.

Selon le groupe pétrolier algérien, ce protocole d’entente porte les possibilités de coopération dans des domaines d’intérêt commun, tels que les « projets liés aux hydrocarbures conventionnels et non conventionnels, le développement des réservoirs complexes ainsi qu’à la pétrochimie et à l’hélium ».

Le protocole d’entente entre Sonatrach et la compagnie chinoise porte aussi sur les « domaines de l’ingénierie pétrolière, des énergies renouvelables et des nouvelles technologies associées ainsi que le développement des compétences », a précisé Sonatrach dans un communiqué.

Le protocole d’entente en marge de la visite que le PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, effectue en Chine.

Sinopec renforce ses positions en Algérie
« Ce protocole s’inscrit dans la continuité des travaux et des actions menés dans le cadre du protocole d’entente signé en 2024 entre Sonatrach et Sinopec, dont les résultats ont permis d’identifier des opportunités d’intérêt mutuel et de mettre en œuvre des actions concrètes », explique le géant pétrolier et gazier algérien.

Selon la plus grande compagnie d’Afrique, cet accord vise à « consolider les relations existantes entre les deux compagnies et à étendre leur coopération à travers la recherche de nouvelles opportunités de partenariat sur l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures ».

Ce protocole d’entente permet au géant pétrolier chinois de renforcer ses positions en Algérie où il a obtenu lundi 17 novembre 2025 un contrat de 437 millions de dollars pour la construction d’une unité d’hydrotraitement de naphta lourd au niveau de sa raffinerie située dans la ville d’Arzew près d’Oran.

Le même mois, Sinopec a obtenu, en partenariat avec Sonatrach, un permis d’exploitation d’hydrocarbures au niveau du gisement de Guern el Guessa II.
https://www.tsa-algerie.com/hydrocarbur ... n-algerie/

Re: L'Algérie

par energy_isere » 29 août 2026, 12:29

Algérie : la demande d’électricité bat un nouveau record, sans freiner les ambitions régionales

Agence Ecofin 25 aout 2026

L’Algérie fait face à une croissance soutenue de sa consommation d’électricité, particulièrement visible lors des fortes chaleurs estivales. Jusqu’ici, son parc de production lui a permis d’absorber cette hausse et de développer son savoir-faire électrique à l’étranger.

La demande d’électricité en Algérie a atteint un nouveau record de 21 828 MW mercredi 19 août, sous l’effet des fortes chaleurs et d’un taux d’humidité élevé dans plusieurs régions du pays. Il s’agit du cinquième pic historique enregistré depuis le début de l’été, après ceux de 21 650 MW le 17 août et de 21 727 MW le lendemain.

Cette hausse intervient alors que le pays dispose d’une capacité électrique installée de plus de 26 GW, selon plusieurs sources, dont Sonelgaz. Son parc demeure largement dominé par les centrales thermiques alimentées au gaz, qui lui offrent notamment la flexibilité nécessaire pour répondre aux pointes de consommation. En prévision de l’été 2026, Sonelgaz avait d’ailleurs annoncé le renforcement de ses capacités de production avec plus de 1,85 GW.

Les autorités algériennes cherchent parallèlement à diversifier leur mix énergétique, à l’image de ses voisins marocains et tunisiens. Une première tranche de 3,2 GW de centrales solaires photovoltaïques est en cours de réalisation, dans le cadre d’un programme national visant 15 GW de capacités renouvelables à l’horizon 2035. Ces installations doivent progressivement accroître la contribution du solaire à un système électrique où le gaz demeure prépondérant.

Entre exportations et tension sur la consommation locale

La progression de la demande intérieure n’empêche pas l’Algérie d’étendre son rôle de hub électrique dans la sous-région. La Tunisie achète régulièrement de l’électricité à son voisin algérien. À fin mars, les importations provenant principalement de l’Algérie, couvraient 9 % des besoins de son marché, selon l’Observatoire national de l’énergie et des mines de Tunisie. Cet appui s’est encore illustré cet été, lorsque la STEG a salué le soutien de Sonelgaz pendant une période de forte tension sur son réseau.

Alger exporte également son expertise plus au sud du continent. Sonelgaz International a réalisé en moins de trois mois une centrale de 40 MW à Gorou Banda, au Niger, inaugurée en juin. Quelques jours plus tard, les travaux d’une autre centrale de 40 MW à N’Djamena, au Tchad, ont été lancés.

Fort de ses ressources gazières, l’Algérie réussit jusqu’ici à répondre à une demande électrique en forte croissance tout en faisant de son expertise un instrument d’influence régionale. À mesure que les pointes de consommation battent des records, cette capacité à absorber la hausse de la demande sera mise à l’épreuve, renforçant la nécessité d’accélérer les investissements dans la production, notamment à travers les renouvelables.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... regionales

Re: L'Algérie

par energy_isere » 25 juil. 2026, 17:02

Algérie : 200 millions $ d’Afreximbank pour le développement du gisement de Hassi Bir Rekaiz

Agence Ecofin 22 juillet 2026

L’opération marque la première intervention d’Afreximbank en faveur d’une entreprise d’Afrique subsaharienne dans le cadre d’un projet d’infrastructure majeur en Afrique du Nord. Elle constitue une étape importante vers un approfondissement de l’intégration intra-africaine, souligne la banque.

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a annoncé, lundi 20 juillet, l’approbation d’une facilité de financement de 200 millions $ en faveur de Shoreline Power Company Limited (une entreprise nigériane spécialisée dans les solutions énergétiques) et de ses coemprunteurs, dont Arkad SpA, une société d’ingénierie et de construction.

Le financement permettra principalement à Arkad d’exécuter sa part d’un contrat de 980 millions $ portant sur la deuxième phase du développement du gisement de Hassi Bir Rekaiz (HBR).

La facilité comprend une première tranche de 110 millions $ destinée au financement des garanties contractuelles et des besoins en fonds de roulement d’Arkad, ainsi qu’une seconde tranche renouvelable de 90 millions $ qui permettra à Shoreline et à ses filiales de financer des projets de gazoducs et d’infrastructures énergétiques au Nigeria et dans d’autres juridictions autorisées.

Selon Afreximbank, ce financement devrait permettre de porter la capacité de production du gisement HBR à entre 50 000 et 60 000 barils par jour, tout en générant près de 6 000 emplois et en renforçant les recettes en devises de Sonatrach ainsi que la chaîne d’approvisionnement régionale.

L’opération s’inscrit dans l’initiative EPC d’Afreximbank, destinée à renforcer les capacités des entreprises africaines d’ingénierie et de construction dans les grands projets d’infrastructure. Elle constitue également l’un des résultats concrets de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), organisée à Alger, qui avait généré 50 milliards $ d’accords commerciaux et d’investissement.

Cette annonce intervient deux mois après la signature par Sonatrach d’un contrat EPC de plus de 1 milliard $ pour la deuxième phase de développement du gisement de Hassi Bir Rekaiz. Le contrat financé par Afreximbank s’inscrit dans ce projet, qui vise à porter progressivement la capacité de production du gisement jusqu’à 60 000 barils par jour à long terme.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... bir-rekaiz

Re: L'Algérie

par energy_isere » 18 juil. 2026, 16:08

Stellantis : Opel aura son usine en Algérie

JB.A. Publié le 17/07/2026 Boursier.com

Opel (Stellantis) va bien construire une usine de fabrication de véhicules en Algérie. Ce projet s'inscrit dans le cadre d'une coopération économique et industrielle plus large entre l'Allemagne et le pays du nord de l'Afrique. Le DG de la marque allemande, Florian Huettl, a également signé un protocole d'accord avec le directeur général d'AGM Holding Company pour intégrer une ligne locale de fabrication de moteurs au futur dispositif industriel d'Opel en Algérie. " Notre ambition est de rendre l'expertise allemande en ingénierie et les solutions de mobilité d'Opel accessibles à un nombre encore plus grand de clients à travers le monde ", a déclaré le dirigeant.
https://www.boursier.com/actions/actual ... 90277.html

Re: L'Algérie

par energy_isere » 21 mai 2026, 13:29

GPL : l’Algérie, deuxième exportateur mondial après les Etats-Unis
Avec 6,1 millions de tonnes exportées en 2024, dernière statistique à ce jour, et des prix ajustés à la baisse en mai 2026, Sonatrach capitalise sur le recul des exportateurs du Golfe et signe ses premiers contrats de long terme en Asie.

Maghreb Emergent 20 mai 2026


L’Algérie est le deuxième exportateur mondial de gaz de pétrole liquéfié (GPL) derrière les États-Unis. Depuis le début du conflit en Iran et la désorganisation des routes maritimes du Golfe, Sonatrach enregistre des résultats records sur ce segment et accélère son implantation sur les marchés asiatiques.

En mai 2026, le groupe a abaissé ses prix à l’exportation : le propane est passé à 700 dollars la tonne, le butane à 880 dollars, soit une réduction allant jusqu’à 18 % par rapport aux niveaux antérieurs. Un signal adressé aux acheteurs indiens et chinois, privés de leurs fournisseurs habituels du Golfe.

Les exportations mondiales de GPL par voie maritime atteignent en moyenne 4,8 millions de barils par jour en mai 2026, selon la plateforme Attaqa, soit 600 000 barils de moins qu’en février, avant que les hostilités ne perturbent les routes du Golfe. C’est dans cet écart que l’Algérie a trouvé de l’espace.

Ormuz fermé, New Delhi sans fournisseur

.............

L’Algérie est le sixième producteur mondial de GPL, avec une production de 9,7 millions de tonnes équivalent pétrole. Les infrastructures d’Arzew sont opérationnelles et la proximité de l’Europe, combinée à des coûts de fret méditerranéens compétitifs, donne au pays une prime de position géographique que ses concurrents du Golfe ne peuvent pas répliquer depuis leurs terminaux.

Selon S&P Global, un retour à la normale sur les marchés gaziers du Golfe prendrait entre six mois et un an après une cessation des hostilités. Sonatrach a signé avec la Chine. Il reste à savoir si d’autres contrats de long terme suivront avant que la fenêtre ne se referme.
https://maghrebemergent.news/fr/gpl-lal ... tats-unis/

Re: L'Algérie

par energy_isere » 16 mai 2026, 15:23

Phosphate, minerais, produits agricoles : l’Algérie restructure son économie autour du rail

Agence Ecofin 12 mai 2026

En positionnant le rail comme infrastructure pivot, Alger modèle une nouvelle architecture économique où minerais et produits agricoles convergent vers des corridors logistiques intégrés, au cœur d’une stratégie de diversification hors hydrocarbures.

En Algérie, le rail n’est plus seulement un mode de transport. Il devient progressivement un instrument de politique économique, au service d’une ambition concrète : réduire la dépendance aux hydrocarbures en structurant de nouvelles chaînes de valeur autour des minerais, de l’agriculture et de la logistique d’exportation.

Dernier événement en date dans cette orientation, la signature par la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) d'un contrat d’environ 14 milliards de dinars (environ 105,9 millions USD) avec le constructeur espagnol Ferrovial, pour l’acquisition de 800 wagons dédiés au transport de phosphate. Ce matériel roulant doit être déployé sur la ligne minière de l’Est, un corridor stratégique de 422 km reliant Djebel Onk au port d’Annaba, via Bled El Hadba et Tébessa.

Une fois entièrement livrée, ce parc permettra d’atteindre une capacité annuelle de transport estimée à 13,6 millions de tonnes. Le calendrier prévoit une première livraison de 200 wagons dès juillet, suivie de 300 unités en 2027, en phase avec la mise en service progressive de la ligne modernisée. Un chantier qui prévoit le renouvellement des infrastructures existantes, le doublement des voies, des terrassements, ainsi que la modernisation des ouvrages d’art, y compris les tunnels.

L'objectif annoncé est d’augmenter la capacité de fret de minerais, tout en sécurisant les délais d’acheminement des zones minières vers les ports.

Un programme ferroviaire à 18 milliards USD au cœur de la transformation économique

Cette dynamique dépasse toutefois le seul domaine phosphatier. Elle s’inscrit dans un programme d’investissement plus large évalué à près de 18 milliards USD, destiné à étendre et moderniser le réseau ferroviaire national. Ce plan intègre plusieurs volets structurants : le développement de corridors miniers, l’acheminement de produits agricoles, et l’amélioration de la mobilité des passagers. Le rail est ainsi positionné comme une infrastructure multifonctionnelle, au service à la fois de la compétitivité des exportations et de l’intégration territoriale.

À travers cette stratégie, Alger cherche à faire évoluer la logique traditionnelle des infrastructures. Avec la dynamique actuelle, le ferroviaire n’est plus uniquement un outil d’aménagement du territoire, mais devient un levier de transformation économique, capable de soutenir la croissance des exportations hors hydrocarbures. Le pays s’est d'ailleurs fixé un objectif ambitieux : doubler son réseau ferroviaire pour atteindre 10 000 km d’ici 2030, avant de viser les 15 000 km à plus long terme.

Une montée en puissance qui suppose une coordination étroite entre investissements miniers, infrastructures ferroviaires et capacités portuaires. Si l’ambition est claire, sa concrétisation dépendra aussi de la soutenabilité financière d’un programme d’une telle ampleur.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ur-du-rail

Re: L'Algérie

par energy_isere » 02 mai 2026, 23:46

L’Algérie lance la construction d’une centrale à gaz à cycle combiné de 1,38 milliard $

Agence Ecofin 29 avril 2026

Destinée à répondre à la demande électrique en forte croissance, la future centrale pourrait également permettre des exportations d’électricité vers la Tunisie.

Le ministre algérien de l’Énergie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal (photo), a donné, le lundi 27 avril, le coup d’envoi des travaux de construction d’une centrale électrique à gaz à cycle combiné pour un investissement de 184,09 milliards de dinars (environ 1,38 milliard de dollars).

La réalisation de ce projet d’infrastructure a été confiée à la société chinoise China National Electric Engineering Co (CNEEC) en partenariat avec l’entreprise locale Sonelgaz-Production de l’électricité, filiale du groupe énergétique public Sonelgaz.

La centrale électrique, qui devrait être opérationnelle dans 48 mois, s’étendra sur une superficie de 40 hectares, dans la région de Tébessa, située à l’extrême Est du pays, près de la frontière avec la Tunisie. Elle aura une capacité de 1 406 mégawatts (MW), ce qui en fera la deuxième plus grande centrale électrique à l’échelle nationale, après celle de Jijel (Nord-Est), dont la capacité s’élève à 1 600 MW.

« Cette infrastructure est d’une importance capitale pour le système électrique national, étant la deuxième plus grande centrale en termes de capacité au niveau national. L’objectif est d’opérer un saut qualitatif dans le secteur de l’énergie afin de répondre à la demande croissante, sécuriser le réseau national et accompagner la dynamique de développement global », a déclaré M. Adjal à la presse locale.

Des technologies avancées

M.Adjal a également indiqué que l’infrastructure électrique s’appuiera sur les technologies mondiales les plus avancées, afin de garantir une haute efficacité, économiser l’énergie et renforcer l’approvisionnement dans la région. Une centrale à gaz à cycle combiné utilise à la fois une turbine à gaz et une turbine à vapeur pour produire de l'électricité, récupérant la chaleur résiduelle de la première pour alimenter la seconde, ce qui améliore l'efficacité globale et permet de réaliser une économie d’environ 30% sur la consommation de carburant. Une centrale à gaz classique utilise uniquement une turbine à gaz, sans réutiliser la chaleur résiduelle, ce qui la rend moins efficace.

Le projet assurera l’approvisionnement de plusieurs régions du pays, avec la possibilité d’exporter une partie de la production vers la Tunisie.

D’après les données officielles, l’Algérie dispose aujourd’hui d’un parc d’installations de production d’électricité largement dominé par des centrales fonctionnant au gaz naturel, avec une capacité de production totale d’environ 27 000 MW. Ce pays producteur d’hydrocarbures a cependant lancé un programme de déploiement de 3 200 MW d’énergies renouvelables pour diversifier son mix électrique.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... 8-milliard

Re: L'Algérie

par energy_isere » 20 avr. 2026, 13:11

Gaz, pétrole : en pleine lumière, l'Algérie ouvre de nouvelles concessions d'hydrocarbures à la compétition internationale

Boursorama avec Media Services •20/04/2026

Face aux répercussions du conflit au Moyen-Orient, le pays nord-africain revendique son statut de "destination fiable pour l'investissement énergétique".


Illizi, Benoud, Berkine... Réservoir d'hydrocarbures ouvert sur la Méditerranée, l'Algérie a lancé en grandes pompes un appel d'offres international pour l'attribution de nouvelles concessions d'hydrocarbures dans des bassins stratégiques situés dans le sud et sud-est du pays.

Avec l'escalade du conflit au Moyen-Orient et la trêve précaire entre Iran et Etats-Unis, de nombreux regards se sont tournés vers l'Algérie, membre de l'Opep et premier exportateur gazier d'Afrique. Les prix pétroliers et gaziers ont flambé depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, qui a endommagé les infrastructures de plusieurs pays du Golfe et provoqué un blocage du détroit d'Ormouz où transite habituellement 20% du commerce mondial d'hydrocarbures.

L'appel d'offres "Algeria Bid 2026", le deuxième du genre depuis 2024, destiné à attirer les investissements étrangers, comprend sept périmètres dédiés à l'exploration et exploitation de pétrole et gaz de type conventionnels, selon l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft). Les offres devront être présentées d'ici le 26 novembre avec une attribution prévue des lots le 31 janvier 2027.

Ce cycle "s'inscrit dans la vision stratégique de l'Etat (algérien, ndlr) visant à renforcer l'attractivité du secteur, à valoriser les ressources nationales en hydrocarbures et à consolider la place de l'Algérie en tant que destination fiable pour l'investissement énergétique", a déclaré le ministre algérien des Hydrocarbures Mohamed Arkab, lors d'une cérémonie à Alger, dimanche 19 avril.

Sonatrach cherche ses partenaires

L'Algerie a lancé un ambitieux plan d'investissements de 50 à 60 milliards de dollars pour renforcer l'exploration et moderniser ses infrastructures énergétiques, espérant notamment doubler sa production de gaz à 200 milliards de m3 d'ici 2030.

L'Algérie est devenue un fournisseur clef de gaz naturel de l'Union européenne après l'arrêt des importations de gaz russe depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022. Les périmètres couvrent plusieurs bassins stratégiques situés dans le sud et sud-est du pays, dans les zones d'Illizi, Oued Mya, Berkine, Benoud et Amguid. Six blocs sont proposés dans le cadre d'un partage de production avec le groupe public Sonatrach, et le septième sous contrat de participation, dans lequel Sonatrach détiendra au moins 51%. Les résultats de l'"Algeria Bid 2024" avaient été annoncés en 2025 avec l'attribution de cinq permis -- sur 17 lots initialement identifiés -- à des consortiums associant Sonatrach à des firmes étrangères dont pour la première fois Qatar Energy.

Chevron et ExxonMobil sur les rangs

Plus grand pays d'Afrique et l'un des dix principaux exportateurs de gaz au monde, l'Algérie tire plus de 90% de ses ressources en devises des hydrocarbures. Des discussions et études de faisabilité sont également en cours avec plusieurs compagnies étrangères dont le géant américain Chevron pour l'exploitation de gisements offshore, ainsi qu'ExxonMobil dans le gaz de schiste dont l'Algérie possède d'importants gisements dans le sud désertique.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 9c0d0cb277

Re: L'Algérie

par energy_isere » 18 avr. 2026, 12:03

BP concrétise son repositionnement avec un nouveau permis de prospection en Algérie

Agence Ecofin 17 avril 2026

Il y a quelques années, BP avait quitté l’Algérie après la cession de ses actifs à Eni. La transaction répondait à l’époque à la mise en œuvre de sa stratégie bas carbone. Une politique qui a évolué depuis.

La multinationale BP signe son retour en Algérie où un permis de prospection d’hydrocarbures dans le bassin oriental lui a été attribué par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT). L’information rendue publique mercredi 15 avril par l’institution, intervient dans le cadre de sa politique de relance de l’exploration.

Le périmètre concerné se situe dans une zone de l’est du pays jugée peu explorée malgré son potentiel. BP pourra y lancer ses premières opérations de prospection sur le terrain portant sur l’acquisition et l’interprétation de données géologiques et géophysiques.

Elles incluent notamment des campagnes de relevés sismiques pour mieux identifier les ressources présentes dans le sous-sol. Ce cadre juridique n’autorise pas, à ce stade, d’opérations de forage ni de production. Il correspond à une étape amont du cycle pétrolier, dont l’objectif est de réduire les incertitudes géologiques avant toute décision d’exploration plus avancée.

L’attribution de ce permis à la major pétrolière britannique s’inscrit dans l’application de la loi sur les hydrocarbures, adoptée en 2019. Ce dispositif prévoit des mécanismes destinés à encourager l’investissement dans l’exploration, en particulier dans les zones où la connaissance géologique est jugée insuffisante.

Retour de BP en Algérie moins de 5 ans après son départ

L’obtention par BP de ce nouveau permis marque surtout son retour en Algérie moins de 5 ans après avoir quitté le pays. En septembre 2022, la multinationale avait annoncé son intention de céder ses activités en Algérie, comprenant à l’époque 33,15 % d’intérêts dans le projet gazier In Salah et 45,89 % dans le projet gazier In Amenas, à la multinationale italienne Eni.

L’opération finalisée en février 2023, avait mis un terme à près de 30 ans de présence opérationnelle dans le pays. Cette décision s’inscrivait alors dans le cadre de la politique de réorganisation du portefeuille d’actifs de la société à travers le monde, engagée par l’ex-patron Bernard Looney.

Le groupe indiquait recentrer ses opérations sur les actifs qu’il considère comme étant les plus rentables. Dans la même dynamique, il avait simplifié son portefeuille amont et réalloué ses capitaux vers des zones jugées prioritaires, ainsi que vers ses investissements liés à la transition énergétique.

Un virage stratégique recentré sur l’exploration et la production
.............................
https://www.agenceecofin.com/actualites ... en-algerie

Re: L'Algérie

par energy_isere » 26 mars 2026, 20:19

Gaz: Alger et Madrid vont "renforcer leur partenariat dans l'énergie" (ministre espagnol)

Connaissance des Énergies avec AFP le 26 mars 2026

L'Algérie et l'Espagne ont décidé de "renforcer leur partenariat stratégique" dans le domaine de l'énergie alors que le pays nord-africain est "le premier fournisseur de gaz depuis trois ans" de Madrid, a annoncé depuis Alger le chef de la diplomatie espagnole.

Lors d'une visite de deux jours en Algérie, en plein conflit au Moyen Orient, le ministre espagnol José Manuel Albares a qualifié le pays de "fournisseur de gaz stable, fiable et constant", après un entretien avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

L'Espagne est reliée à l'Algérie par un gazoduc appelé MedGaz qui fonctionne à plein régime mais dont la capacité pourrait être augmentée "d'un milliard de mètres cubes par an", indiquait récemment à l'AFP l'expert américain Geoff Porter.

A sa sortie du palais présidentiel, M. Albares a précisé que les deux pays ont "évoqué la possibilité d'une coopération accrue, y compris au niveau des infrastructures et d'analyses conjointes" ainsi que "de nouveaux investissements".

Selon lui, ce "dialogue sur le gaz va bien au-delà du simple approvisionnement, même si, bien sûr, nous en avons parlé".

M. Albares a précisé que son homologue Ahmed Attaf ainsi que le ministre algérien de l'Energie, Mohamed Arkab, assistaient à l'entrevue avec le président Tebboune.

Lors de ces discussions, "il est apparu clairement que l'Algérie est pour l'Espagne un ami et partenaire stratégique avec lequel nous entretenons un dialogue et une coopération constants que nous avons aujourd'hui relancés et renforcés", a ajouté M. Albares.

Selon la présidence algérienne, le président Tebboune a informé M. Albares de "sa décision de réactiver le Traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération qui lie l'Algérie et l'Espagne depuis octobre 2002".

Ce traité avait été suspendu en 2022 quand Madrid avait apporté son soutien à un plan d'autonomie sous souveraineté marocaine pour le territoire disputé du Sahara occidental, où l'Algérie soutient les indépendantistes du Polisario.

Les relations commerciales bilatérales avaient ensuite connu un sévère coup de froid, avant un dégel progressif depuis 2025.

Les relations bilatérales ont été décrites comme actuellement "excellentes" par M. Albares qui s'est réjoui d'une "augmentation spectaculaire des exportations espagnoles" vers l'Algérie ces deux dernières années, dont un triplement en 2025 sur un an.

M. Albares a aussi évoqué avec M. Tebboune le "contexte géopolitique" global, estimant que "l'Espagne et l'Algérie partagent des valeurs et principes communs: le règlement pacifique des différends entre Etats et le rejet de la guerre".

Le ministre espagnol s'est rendu en Algérie au lendemain d'une visite de la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, qui a annoncé une coopération accrue avec Alger dans le gaz naturel afin "d'augmenter la fourniture de gaz algérien à l'Italie".

Cela passera notamment par un renforcement du partenariat entre les compagnies pétrogazières nationales, l'italienne Eni et l'algérienne Sonatrach, "en travaillant sur de nouveaux fronts comme le gaz de schiste et l'exploration offshore".
https://www.connaissancedesenergies.org ... l-260326-0

Re: L'Algérie

par energy_isere » 21 mars 2026, 13:33

L’Algérie prépare le cycle 2026 d’attribution de blocs pétroliers et gaziers

Agence Ecofin) - Les résultats du précédent cycle d’attribution de licences pétrolières, Algeria Bid Round 2024, ont été annoncé en juin 2025. Cinq licences de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures ont été attribuées aux compagnies sélectionnées.

L’Algérie prépare le lancement d’un nouveau cycle d’attribution de blocs pétroliers et gaziers, baptisé « Algeria Bid Round 2026 », destiné à offrir aux investisseurs internationaux de nouvelles opportunités d’exploration et de développement dans le secteur des hydrocarbures.

Selon des informations rapportées dimanche 15 mars par Algérie Presse Service (APS), citant le ministère algérien des Hydrocarbures et des Mines, cet appel d’offres constitue « un pas important » susceptible d’ouvrir « une nouvelle ère d’opportunités » pour l’exploration et le développement pétrolier et gazier dans le pays.

Concrètement, le cycle 2026 sera lancé par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), l’organisme chargé de promouvoir l’investissement dans l’amont pétrolier et gazier en Algérie.

Toujours selon APS, le ministère explique que l’appel d’offres doit mettre aux enchères « quelques-unes des opportunités les plus prometteuses au monde dans le secteur des hydrocarbures, ainsi que des actifs de classe mondiale ». À ce stade, ni les blocs concernés ni le calendrier de la procédure n’ont été précisés, les autorités indiquant que davantage de détails seront fournis ultérieurement.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité du précédent cycle organisé par le pays. Selon une information publiée par Radio Algérie Multimedia, les résultats de l’appel d’offres « Algeria Bid Round 2024 » annoncés en juin 2025, ont conduit à l’attribution de licences d’exploration à des compagnies de différentes nationalités dans cinq zones d’intérêts.

Ce cycle faisait lui-même partie d’un programme plus large dans lequel ALNAFT avait identifié 17 projets d’hydrocarbures destinés à être proposés progressivement aux investisseurs internationaux.

L’Algérie vise une production annuelle d’environ 200 milliards de mètres cubes de gaz d’ici 2030, contre environ 137 milliards de mètres cubes par an en 2025, selon les objectifs évoqués par les autorités du secteur.

Le pays a également annoncé un programme d’investissement de 60 milliards de dollars pour la période 2025-2029, dont une part importante est destinée à l’exploration, au transport et au traitement des hydrocarbures.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... et-gaziers

Re: L'Algérie

par energy_isere » 14 févr. 2026, 15:53

L’Algérie obtient un prêt de plus de 3 milliards $ pour un corridor ferroviaire stratégique vers le Sahara

Agence Ecofin 10 fev 2026

Dans un contexte de relance des infrastructures stratégiques en Afrique du Nord, l’Algérie accélère ses plans pour le rail, positionné comme levier d’intégration territoriale et régionale. Avec le corridor ferroviaire à vocation transsaharienne prévu, le pays cherche à améliorer durablement ses échanges logistiques.

L’Algérie bénéficie d’un financement de plus de 3 milliards USD de la Banque africaine de développement (BAD), pour le projet d’extension du réseau ferré national vers El Meniaa et Ghardaïa, dans le septentrion. C’est l’une des principales annonces faites par le président Abdelmadjid Tebboune lors de l’interview accordée à la presse algérienne le dimanche 8 février. Le remboursement de cette facilité financière doit s’étaler sur 13 ans.

Selon une note de la BAD publiée en novembre 2025, la ligne ferroviaire s’étendra sur environ 495 km. Elle constituera la première étape de la transsaharienne ferroviaire du Nord au Sahara profond, destinée à relier Alger à Tamanrasset sur 2000 km et également à raccorder le Niger. Ce corridor doit désenclaver le Sud du pays, ouvrir une nouvelle voie logistique pour les pays du Sahel et faciliter le fret des ressources minières dans la région saharienne.

D’après la banque, « de nombreux gisements sahariens, distants de près de 2000 km des ports, sont pénalisés par un transport routier coûteux et lent. Le développement de la Transsaharienne, avec des trains de marchandises roulant à 220 km/h, permettra de rendre viables l’exploitation et la transformation locales de ces ressources, tout en ouvrant des débouchés logistiques pour les pays voisins dépourvus d’accès maritime ».

Conformément à ses ambitions pour le secteur ferroviaire, l’Algérie s’est fixé pour objectif de doubler le réseau actuel pour le porter à 10 000 km en 2030, avant d’atteindre 15 000 km à plus long terme. Au début de ce mois, le pays a lancé les essais techniques sur la ligne ferroviaire de Gara Djebilet (950 km), construite pour l’acheminement du minerai de fer, de fret divers et le désenclavement des localités de l’Ouest.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -le-sahara

Re: L'Algérie

par energy_isere » 07 févr. 2026, 15:49

En 2025, l’Algérie rejoint le top 10 africain du solaire photovoltaïque

Agence Ecofin 04 fev 2026

Malgré une volonté affichée ces dernières années de diversifier le mix énergétique, le développement des énergies renouvelables est resté limité en Algérie. La politique énergétique du pays est demeurée principalement orientée vers l’optimisation de la production gazière.

En 2025, l’Algérie a mis en service 400 MW de nouvelles capacités solaires photovoltaïques, selon les données du Global Solar Council. Ce volume place le pays parmi les dix principaux marchés africains ayant le plus contribué au déploiement de cette technologie sur l’année.

En effet d’après le rapport Africa Market Outlook for Solar PV: 2026–2029 publié mardi 3 février, l’Afrique a enregistré en 2025 sa plus forte progression annuelle jamais observée, avec une croissance de 54 % des capacités installées par rapport à 2024. Au total, environ 4,5 GW de nouvelles capacités ont été ajoutés sur le continent.

Malgré cette avancée, l’Algérie reste encore loin de ses objectifs en matière de développement des énergies renouvelables. Les autorités ont en effet fixé un objectif de 15 GW de capacités renouvelables à installer à l’horizon 2030, selon les données officielles relayées par Agence Ecofin en août 2025.

Dans le même temps, le système électrique algérien reste très largement dominé par le gaz naturel avec plus de 99 % de la production nationale d’électricité. Plusieurs programmes ont pourtant été lancés pour soutenir le développement des énergies renouvelables, notamment dans le solaire photovoltaïque, à travers des appels d’offres et des projets portés par des entreprises publiques.

Arrivé à la tête de Sonatrach en octobre 2025, Noureddine Daoudi a annoncé vouloir associer l’entreprise publique à la transition énergétique du pays, avec la promesse que celle-ci sera capable d’investir dans le renouvelable, sans renier son ancrage dans les hydrocarbures.
https://www.agenceecofin.com/actualites ... ovoltaique

Re: L'Algérie

par energy_isere » 02 févr. 2026, 12:49

Algérie: inauguration d'une ligne ferroviaire "stratégique" vers une mine du Sahara

Connaissance des Énergies avec AFP le 01 février 2026

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a inauguré dimanche une ligne ferroviaire de près de 1.000 km traversant le désert pour acheminer du minerai de fer du sud vers le nord du pays.

M. Tebboune a qualifié cette ligne de l'un des "plus grands projets stratégiques de l'histoire de l'Algérie indépendante".

Financée par l'Etat algérien et construite par le groupement chinois CRCC et des entreprises algériennes, elle relie la mine de Gara Djebilet, près de Tindouf (extrême sud-ouest) à la ville de Béchar, à 950 km plus au nord, d'où le minerai de fer sera ensuite transporté vers Oran (nord-ouest) et une usine produisant de l'acier.

Ce projet est destiné à augmenter les capacités d'extraction de fer de l'Algérie qui ambitionne de devenir l'un des pays leaders en Afrique dans la production sidérurgique. Il devrait contribuer aussi à développer la région de Tindouf et à créer des emplois.

Le gisement de Gara Djebilet, avec des réserves estimées à près de 3,5 milliards de tonnes et resté longtemps inexploité en raison notamment de son enclavement géographique, est perçu comme un des moteurs de la diversification économique de l'Algérie qui cherche à réduire sa dépendance aux hydrocarbures, selon des experts.

La ligne "géante" Gara Djebilet-Tindouf-Béchar a été réalisée dans un "délai record" de 20 mois, s'est félicité M. Tebboune, venu inaugurer la ligne dans la gare de Béchar en présence du corps diplomatique et de membres du gouvernement.

M. Tebboune a accueilli le premier train de voyageurs en provenance de Tindouf avant de donner le signal de départ d'un train transportant vers le nord une cargaison de minerai de fer, extraite de Gara Djebilet, selon des images à la télévision nationale.

Vingt-quatre trains minéraliers circuleront quotidiennement dans les deux sens sur cette ligne, en plus de deux trains de marchandises et deux trains de voyageurs roulant à une vitesse maximale de 160 km/h.

La gisement devrait produire 4 millions de tonnes par an dans la phase de démarrage puis sa production doit tripler à 12 millions par an d'ici à 2030, avant d'atteindre 50 millions de tonnes par an à terme, selon les projections du groupe public Feraal, qui gère le site.

L'entrée en exploitation du gisement permettra à l'Algérie de réduire d'une manière "drastique" ses importations de minerai de fer et d'économiser "1,2 milliard de dollars par an", selon le quotidien L'Algérie Aujourd'hui.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ara-260201

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