Un socialo de souche :
https://www.blast-info.fr/articles/2026 ... ka_Yc2Yivg
"""Rappelons tout de même ici les grandes lignes de votre trajectoire : élève en classes préparatoires spécialité philosophie au lycée Henri-IV, vous avez rejoint Sciences Po après avoir échoué au concours d’entrée à l’ENS en 1999 et vous vous êtes fait connaître, quelques années plus tard, par la réalisation en 2004 d’un documentaire sur le génocide des Tutsis au Rwanda, avant de récidiver l’année suivante en filmant la « révolution orange » à Kiev. À partir de 2006, ce sont d’autres engagements qui vont vous occuper, et vous rejoignez le confidentiel parti ultra-libéral « Alternative libérale », pourfendeur du « trop d’État » et de la Sécurité sociale, avec en perspective une candidature aux élections législatives de 2007, à laquelle vous renoncerez finalement. Un épisode à propos duquel vous avez grossièrement menti lorsque vous y avez été confronté en 2019, expliquant alors que « [vous n’aviez] jamais voulu ou même envisagé d’être député, ni national ni européen d’ailleurs », ce qui ne cadre guère avec une vidéo d’époque dans laquelle on vous voit expliquer les raisons de votre candidature, bien tenté mais ça s’est vu.
C’est à la même période que vous rejoignez le Cercle de l’Oratoire, think tank néoconservateur créé dans la foulée du 11 septembre 2001, soutien affirmé des politiques de George W. Bush, y compris la désastreuse guerre en Irak, défenseur d’un État d’Israël alors en pleine répression de la « deuxième intifada », et comptant dans ses rangs, entre autres, votre père André Glucksmann. Vous serez même membre du comité éditorial de la revue le Meilleur des mondes, éditée par ledit cercle, à laquelle vous participerez en réalisant par exemple, à l’automne 2006, une interview de Bruce P. Jackson, « expert » en politique étrangère, ex-officier du renseignement US, ex-conseiller de la firme d’armement Lockheed Martin et soutien du républicain John McCain à la présidentielle de 2008 après avoir été membre du conseil d’administration du Project for the New American Century, sympathique officine affirmant que « le leadership américain est à la fois bon pour l’Amérique et bon pour le monde » et prônant une « politique reaganienne de puissance militaire et de clarté morale », tout un programme.
Tout s’accélère à partir de 2008 puisque, après avoir déclaré votre flamme à Nicolas Sarkozy, assurant qu’il était « celui qui brise les tabous », le qualifiant de « candidat de l’anticonservatisme » et saluant « l’ouverture du gouvernement à des acteurs du monde associatif comme Kouchner, Hirsch ou Amara », vous vous êtes envolé pour Tbilissi afin d’apporter votre soutien au président géorgien Mikheil Saakachvili, que vous aviez rencontré quelques années plus tôt à Kiev et dont le pays était alors en conflit militaire avec la Russie. Un épisode dont le récit, quelques années plus tard par la Croix, se passe de commentaires : « Raphaël Glucksmann, qui s’apprêtait à partir en vacances en Corse, reçoit un appel sur son portable de Bernard-Henri Lévy pour l’accompagner illico à Tbilissi. Ce coup de fil de l’ami BHL, que Raphaël Glucksmann raconte comme la chose la plus naturelle au monde, est en même temps celui, ajoute-t-il, qui a changé le cours de sa vie. » Bouleversant.
Et c’est ainsi, cher Raphaël Glucksmann, que vous êtes devenu « conseiller » de Saakachvili, des fonctions que vous occuperez jusqu’en 2013, dans des conditions qui méritent d’être rapportées tant elles en disent long sur votre rapport à la politique : « Le président [Saakachvili] s’est entouré de trentenaires, souvent anglophones, qui l’appellent "Micha" et sont toujours accessibles pour les journalistes étrangers. Une sorte de start-up étatique. "J’ai découvert la politique par un prisme plus intéressant que les partis, comme en France, explique Raphaël Glucksmann. Une politique qui se vit comme une aventure". » Soit une expression cristalline de votre approche fondamentalement bourgeoise de la chose politique (4), qui ne vous a pas quitté depuis et s’incarne aujourd’hui dans un positionnement hors sol, un profond désintérêt pour les classes populaires et, last but not least, une absence totale de programme.
Conseiller durant quatre années d’un président géorgien ultralibéral (5) et autoritaire mais qui avait le mérite, à vos yeux, d’être « pro-occidental », tout est pardonné alors, vous avez également à cette époque rencontré et partagé la vie d’Eka Zgouladze, vice-ministre des Affaires intérieures en Géorgie, avec laquelle vous finirez par quitter le pays suite à la cinglante défaite du parti de Saakachvili lors des élections législatives d’octobre 2012. L’Ukraine deviendra le nouveau terrain de vos aventures, notamment après le soulèvement de Maïdan à l’hiver 2013-2014, à la recherche de nouveaux responsables politiques à conseiller, ce qui a fait dire à l’époque au journal le Monde, qui ne tarit pourtant en général pas d’éloges à votre sujet, que « [vous avez] fait des soulèvements nationaux [votre] fonds de commerce », une critique qui ne semblait d’ailleurs pas vous déranger puisque vous aimiez alors vous présenter comme « consultant en révolution », et en plus le type est modeste, reconnaissant au passage que « ça ne [vous] a jamais fait vibrer de manifester pour les retraites », pour tout vous dire on l’avait deviné.
De retour en France après ces expériences, vous avez continué de vous faire un nom en publiant divers essais et tribunes, en devenant chroniqueur, en janvier 2017, pour L’Obs, et en étant de plus en plus invité par des médias fascinés par celui qui apparaît alors — non sans raison — comme une version à peine modernisée du philosophe en chemise Bernard-Henri Lévy, avec l’assentiment et l’appui du maître lui-même : « [Raphaël Glucksmann] est lumineux, passionné, avec une forme de détachement et d’élégance. […] Il est l’un de ceux qui sont fidèles à ce que ma génération a proposé, un mélange de réflexion, d’activisme, un sens de l’épique et de l’aventure, un cocktail peut-être hors d’âge, mais si essentiel. » Une période durant laquelle, en bon aventurier sans principe, vous avez remisé une partie de votre discours néoconservateur au placard et adopté un positionnement que l’on pourra poliment qualifier de « centre-gauche », jusqu’à franchir le pas fin 2018 en cofondant Place publique, avec l’objectif affiché, ainsi que vous l’expliquiez au Parisien, de réunir la « gauche pro-européenne » (PS, EÉLV, Génération.s) dans la perspective des élections de 2019......"""""""""
Nauséabond .
Dans la Famille PS.... je voudrais Gluksman
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Re: Dans la Famille PS.... je voudrais Gluksman
L'ectoplasme Gluksmann, c'est comme Trump, il faut le garder en vie pour voir le système disparaitre!
https://youtu.be/0VKNGIwBuBI
Bon sang ne saurait mentir, Gluksmann père a montré la voie!Cher Raphaël Glucksmann, lorsqu’à l’été 2015 le Monde vous demandait quel était votre métier, vous répondiez ceci : « C’est la pire question pour moi, j’ai toujours été porté par des décisions de l’instant ». Soit la posture typique de l’aventurier bourgeois pour qui les contraintes matérielles ne sont rien, ainsi que vous le reconnaissiez vous-même trois ans plus tard en déclarant « [être] né du bon côté de la barrière sociale et culturelle et [faire] partie de celles et ceux qui sont armés pour profiter du cours des choses », pensant visiblement, avec ce vrai-faux aveu, faire croire que vous aviez rompu avec cet héritage social alors que vous ne cessez de le perpétuer. Le pire étant que vous ne semblez même pas vous rendre compte que vous êtes un pur artefact médiatique, vous devriez en parler avec votre compagne qui s’y connait en la matière, dépendant du bon vouloir de quelques chefferies éditoriales et de quelques responsables politiques à qui vous rendez service dans leur campagne contre Jean-Luc Mélenchon mais qui vous lâcheront en rase campagne lorsque le moment sera venu de passer aux choses sérieuses. Pour tout vous dire on a hâte.
https://youtu.be/0VKNGIwBuBI
https://youtu.be/0pK01iKwb1U
« Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes bien informées et impliquées puisse changer le monde, en fait, ce n'est jamais que comme cela que le monde a changé »
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