L'eau en France

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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energy_isere
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Re: L'eau en France

Message par energy_isere » 24 déc. 2025, 12:05

Pourquoi l’eau du robinet va bientôt coûter plus cher?

Nous allons payer l’eau potable beaucoup, beaucoup plus chère au cours des prochaines années. Et ça va commencer dès 2026 ! Ce qui fait craindre des augmentations qui pourraient atteindre 20 à 75% selon les régions d’ici à 2031 soit une facture annuelle qui affichera entre 150 et 600 euros de plus qu’aujourd’hui.

Image
https://www.bfmtv.com/economie/video-po ... 30433.html

l'infographie s'est trompée, ca n'est pas 0.1 microgramme par m3 mais par litre comme le dit le commentateur.
PFAS et eau potable vont faire gonfler les factures en 2026

France-Soir le 23 décembre 2025

À partir de janvier 2026, les réseaux d’eau potable devront mesurer la présence de PFAS, des substances chimiques persistantes dans l’eau. Selon l’UFC-Que Choisir, cette nouvelle réglementation pourrait entraîner une flambée des prix de l'eau.

Dès janvier 2026, l'eau potable sera systématiquement scrutée pour la présence de PFAS, ces substances chimiques liées à des risques pour la santé. Le seuil maximal autorisé sera fixé à 0,1 microgramme par litre pour vingt composés. Un changement réglementaire qui, au-delà des enjeux sanitaires, risque de faire exploser la facture d’eau des Français. L’UFC-Que Choisir alerte déjà sur les conséquences financières de cette nouvelle norme, et les solutions ne seront pas gratuites. Selon l’association, "des communes vont en détecter et devoir trouver de nouvelles solutions pour dépolluer", un processus qui affectera directement le prix payé par les usagers.

Les collectivités devront se tourner vers des équipements coûteux, comme les filtres membranaires ou l'osmose inverse, des solutions dont le coût risque de plomber les budgets municipaux. Le Sedif, syndicat d’eau d’Île-de-France, a d'ores et déjà engagé un projet à un milliard d’euros pour anticiper ces futures contraintes. La hausse attendue serait de quatre euros par mois en moyenne.

Annick Dufils, maire de Malandry dans les Ardennes, souligne avec inquiétude : "Cela signifierait endetter plusieurs générations." L'UFC-Que Choisir propose des solutions pour limiter la casse, dont la mise en place d’une redevance pour pollutions diffuses, afin de financer l’assainissement et d’éviter une flambée trop brutale des tarifs.
https://www.francesoir.fr/economie/pfas ... opilot.com

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Re: L'eau en France

Message par energy_isere » 28 janv. 2026, 10:39

Il semblerait qu'il y a ait des solutions pour traiter les PFAS dans l'eau :
Veolia traque les PFAS dans l’eau potable au plus près des zones polluées grâce à des unités mobiles

Depuis le 15 décembre 2025, la plus grosse unité mobile de traitement des PFAS est opérationnelle à Saint-Louis (Haut-Rhin) en attendant la construction d’unités de traitement permanentes. Les restrictions pour la consommation de l‘eau potable ont ainsi pu être levées.

Olivier Cognasse Publié le 28 janvier 2026

Image
Veolia a installé des unités mobiles provisoires pour traiter les PFAS à Saint-Louis (Alsace)

Au bout d’une route sans issue se trouve la zone de captage de Saint-Louis (Haut-Rhin) à un kilomètre à vol d’oiseau de l’aéroport de Bâle-Mulhouse. Lors de la campagne d’analyses réalisées par Veolia pour détecter les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) dans l’eau potable sur les sites qu’elle exploite et débutée en 2023, cette zone faisait partie des 1% de sites français où les taux cumulés dépassaient 0,1 microgramme de PFAS par litre d’eau potable.
... (abonnés)
https://www.usinenouvelle.com/recyclage ... E5Y3E.html

voir https://www.veolia.fr/pollution-aux-pfa ... ources-eau

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Re: L'eau en France

Message par energy_isere » 31 janv. 2026, 23:41

Avec plus de 2 milliards de bouteilles vendues en 2025, cette eau est le produit le plus acheté en France
Les boissons dominent largement le classement des produits les plus vendus en grande distribution en 2025, selon les chiffres du cabinet NielsenIQ. Sur les 50 références les plus achetées, 38 proviennent de ce rayon avec un grand gagnant : Cristaline.

Ouest-France avec NewsGene Publié le 29/01/2026

Dans les supermarchés, les Français ont un faible pour les boissons. C’est la conclusion du classement annuel des produits les plus vendus en grande distribution, établi par NielsenIQ et relayé par le journaliste spécialisé Olivier Dauvers sur son site. 38 références du top 50 proviennent en effet de ce rayon.

Comme les années précédentes, c’est la marque Cristaline qui arrive largement en tête du palmarès. Son pack de six bouteilles arrive en tête avec 286 millions d’unités vendues, et la deuxième place est occupée par ses bouteilles vendues à l’unité (256 millions). En ajoutant également ses autres formats présents dans le top 50 (1 litre, 50 cl, et pack de 6x50 cl), Cristaline a écoulé 2,361 milliards de bouteilles en 2025.
https://www.ouest-france.fr/economie/co ... e4f37cd60b

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Re: L'eau en France

Message par energy_isere » Hier, 23:38

Détection des PFAS, une nouvelle ligne dans la facture d'eau

AFP •09/02/2026

Depuis janvier, l'analyse de 20 PFAS dans l'eau potable est obligatoire en France, en application d'une directive européenne. Les analyses de ces molécules, qui persistent dans l'environnement et s'accumulent dans les organismes, seront financées par les collectivités et donc facturées aux ménages.

La directive prévoit 100 nanogrammes maximum par litre d'eau du robinet (200 ng pour l'eau brute, avant traitement) pour la somme des concentrations de 20 PFAS, norme retenue par la France.

"Avec cette nouvelle réglementation, on aura des résultats dans toute la France", se réjouit Olivier Andrault d'UFC-Que Choisir tout en regrettant des seuils réglementaires moins stricts que ceux retenus par d'autres pays d'Europe ou les Etats-Unis.

-Que disent les scientifiques ?

La direction générale de la santé (DGS), branche du ministère, répond que subsistent "des incertitudes scientifiques" sur la dangerosité réelle de ces substances et se veut rassurante: des analyses menées sur 35 PFAS différents entre 2023 et 2026 n'ont relevé que 2% de non-conformité.

Nicolas Thierry, député écologiste à l'origine de la loi de février 2025 sur les "polluants éternels", s'insurge : "Il n'y a aucune incertitude scientifique sur les PFAS. Plus de 10.000 sont recensés. Ils ont été créés par l'industrie pour être quasiment indestructibles. Leur persistance extrême permet de tous les considérer comme dangereux."

En plus du seuil de 100 ng/L pour 20 PFAS, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), instance indépendante qui conseille le ministère de la Santé, recommandait en 2024 de retenir "(un) seuil de 20 ng/L pour la somme des concentrations de quatre PFAS (PFOA, PFOS, PFNA et PFHxS)" dont la surveillance est considérée comme prioritaire.

L'instance conseille aussi d'adapter localement les analyses si "une pollution particulière et significative de l'eau est détectée".

- Des fréquences de contrôles variables

En France, la recherche des PFAS est effectuée dans le cadre du contrôle sanitaire réglementaire relevant des Agences régionales de Santé (ARS). Chacune sélectionne par appel d'offres un ou plusieurs laboratoires d'analyses agréés par l'Anses.

La fréquence de ces analyses, réalisées dans les eaux brutes et au point de mise en distribution ou au robinet, peut varier très fortement, selon le volume d'eau distribué et l'origine de l'eau: d'une mesure tous les deux ans à une par mois, voire plus si nécessaire, selon la FNCCR, une fédération de collectivités qui représente, pour la gestion de l'eau, plus de 51 millions d'habitants.

Les résultats des analyses sont communiqués aux collectivités ou leurs exploitants et compilés par le ministère de la Santé, qui les publie sur un site en cours de refonte.

- Un coût supplémentaire mais qui tend à baisser

Cet ajout dans le contrôle sanitaire de l'eau représente un surcoût "de 40 à 50 euros hors taxe par analyse de la somme des 20 PFAS (tous réalisés en même temps)", selon Régis Taisne, chef du département cycle de l'eau à la FNCCR.

"Très loin des 300 à 600 euros (...) pratiqués il y a quelques années alors que les process analytiques n'étaient pas encore industrialisés et que les analyses étaient réalisées au coup par coup", ajoute-t-il.

Cela n'inclut pas les analyses spécifiques pour les PFAS à chaîne courte, comme l'acide trifluoroacétique (TFA), dont l'Anses a mis en évidence l'omniprésence dans l'eau (92% des échantillons analysés) au cours d'une campagne de recherche récente.

Sur ses recommandations, ce PFAS dont la toxicité est en cours d'évaluation a été inclus dans la liste des polluants éternels à contrôler dans l'eau du robinet mais à partir du 1er janvier 2027.

"Plus on retarde la surveillance, plus on retarde l'action", déplore Pauline Cervan, toxicologue à Générations Futures, pour qui "ce retard est inacceptable".

La DGS explique ce décalage par la nécessité de "laisser le temps aux laboratoires de monter en compétence et aux ARS de compléter leurs marchés publics de prélèvement d'analyses".

Selon elle, la détection du TFA induit un coût supplémentaire de "quelques dizaines d'euros par analyse".

"Les coûts sont encore élevés (plus de 100 euros) mais devraient être réduits dans les mêmes ordres de grandeur que la somme des 20 PFAS" lorsqu'ils seront systématisés en 2027, indique pour sa part Régis Taisne.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... c0c027ff78

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