https://www.agenceecofin.com/actualites ... an-stanleyL’or attendu à 4 800 dollars l’once d’ici fin 2026 par Morgan Stanley
Agence Ecofin 07 janvier 2026
Après une année 2025 marquée par une succession de records historiques, le marché de l’or continue d’alimenter des anticipations haussières chez les grandes institutions financières, dans un contexte d’anticipation de baisses des taux d’intérêt, notamment aux États-Unis, et de demande soutenue pour les actifs considérés comme des valeurs refuges.
La banque américaine Morgan Stanley anticipe un prix de l’or à 4 800 dollars l’once au quatrième trimestre 2026, selon une note publiée le lundi 5 janvier et relayée par plusieurs médias internationaux. Cette projection, si elle se concrétise, dépasserait les sommets atteints fin 2025 par le métal jaune.
Dans son analyse, Morgan Stanley met en avant plusieurs facteurs susceptibles de soutenir le cours de l’or. La banque cite notamment la perspective de nouvelles baisses des taux d’intérêt, un changement de leadership attendu à la tête de la Réserve fédérale américaine, ainsi que la poursuite des achats d’or par les banques centrales et certains fonds d’investissement.
Des taux d’intérêt plus bas réduisent en effet le rendement des placements obligataires, ce qui tend historiquement à renforcer l’attrait de l’or, un actif qui ne génère pas de revenu, mais est perçu comme une réserve de valeur. La note mentionne également les récents événements au Venezuela comme un élément de nature à renforcer la position de l’or en tant que valeur refuge, sans toutefois les intégrer explicitement dans la construction de sa prévision chiffrée.
Tendance haussière et perspectives
La projection de Morgan Stanley s’inscrit dans le prolongement d’un cycle haussier amorcé bien plus tôt que prévu. Dès octobre 2025, l’or avait franchi pour la première fois le seuil symbolique des 4 000 dollars l’once, prenant de vitesse les prévisions de plusieurs institutions financières. Le métal précieux a même atteint un record historique à 4 549,71 dollars l’once le 26 décembre 2025 et a terminé l’année sur une progression annuelle de 64 %, sa meilleure performance depuis 1979, selon les données de marché.
Si Morgan Stanley s’attend donc à ce que la tendance haussière continue en 2026, d’autres analystes sont encore plus optimistes. JP Morgan, Bank of America ou encore le cabinet Metals Focus ont précédemment évoqué la possibilité que le prix du métal jaune dépasse le seuil des 5 000 dollars l’once cette année.
Le marché est suivi de près par de nombreux pays producteurs, notamment en Afrique, où l’or constitue une source importante de revenus d’exportation et de recettes publiques. Des économies comme celles du Ghana, du Mali, du Burkina Faso, la Tanzanie ou encore le Zimbabwe tirent une part significative de leurs ressources budgétaires de l’exploitation du métal jaune.
L'Or et l'influence du cours du baril sur le cours de l'once
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L' or à 4600 $ l'once
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Passage de l' or à 4700 $ l'once ce matin
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pratiquement multiplié par 10 en 20 ans.....

Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas", mais aussi des juifs et d'Israël.
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En rapport avec ce post du 09 aout 2024 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 1#p2396131
https://www.agenceecofin.com/actualites ... es-revenusRaffinage de l’or : le Ghana mise sur la valeur ajoutée pour accroître ses revenus
Agence Ecofin 22 janvier 2026
Depuis mai 2025, le Gold Board exerce le rôle d’unique régulateur du marché de l’or artisanal et à petite échelle (ASM) au Ghana. Dans ce cadre, l’organisme a engagé une série de réformes et de partenariats visant à accroître les recettes aurifères du pays.
Le Gold Board (GoldBod), régulateur du secteur aurifère artisanal et à petite échelle (ASM) du Ghana, a signé mardi 20 janvier un accord de raffinage avec la Gold Coast Refinery Company Limited. Ce partenariat, qui pose les bases d’une collaboration pour la transformation de l’or issu de l’artisanat minier, est présenté comme un « tournant majeur dans les efforts du Ghana pour accroître la valeur ajoutée dans le secteur aurifère et tirer de meilleurs bénéfices économiques de ses ressources minérales ».
Selon les informations communiquées, il s’agit du premier accord local de raffinage d’or conclu entre le gouvernement ghanéen et une raffinerie nationale. À compter du 1er février, le GoldBod fournira chaque semaine une tonne d’or brut (or contenant de l’argent et des impuretés) à la Gold Coast Refinery, afin d’être transformé en or raffiné. Pour rappel, outre son rôle de régulateur, le GoldBod agit aussi comme acheteur et exportateur unique de l’or produit par les mineurs artisanaux du pays.
Ses activités ont d’ailleurs permis de générer 10 milliards USD de recettes d’exportation en 2025. Ce modèle économique est désormais appelé à évoluer avec la mise en œuvre du partenariat conclu avec la Gold Coast Refinery, qui vise à accroître la valeur ajoutée de l’or jusque-là exporté à l’état brut.
Tirer profit d’un accord stratégique
Pour l’heure, les contours financiers et les retombées économiques attendues de ce partenariat restent à préciser, notamment pour la Gold Coast Refinery. Néanmoins, l’initiative suscite déjà des attentes du côté ghanéen. L’accord prévoit en effet l’octroi au GoldBod, pour le compte de l’État ghanéen, d’une participation gratuite de 15 % dans le capital de la raffinerie, intégrant ainsi les intérêts publics dans l’actionnariat de l’entreprise et ouvrant la voie à de potentiels revenus sous forme de dividendes.
Parallèlement, le GoldBod estime que la mise en œuvre de l’accord permettra de retenir dans l’économie ghanéenne plusieurs millions de dollars de frais de raffinage jusque-là versés à des raffineries étrangères. Les retombées attendues concernent également le volet social, avec la création annoncée d’emplois directs et indirects pour répondre aux besoins en main-d’œuvre de la raffinerie.
Enfin, ce projet est présenté comme un test pour le Ghana, qui vise à obtenir la certification LBMA pour l’une de ses raffineries afin de « générer des revenus plus élevés pour les exportations d’or ». Cette accréditation, délivrée par la London Bullion Market Association et reconnue à l’international, garantit notamment que l’or produit respecte des standards de traçabilité et d’origine responsable. Dans ce cadre, un partenariat est en cours de développement entre la Gold Coast Refinery et la raffinerie sud-africaine Rand Refinery, actuellement la seule détentrice d’une licence LBMA en Afrique.
Reste à suivre l’évolution de ces initiatives dans les prochains mois, notamment en ce qui concerne le lancement des activités de raffinage dans le cadre du partenariat GoldBod – Gold Coast Refinery. Le Ghana dispose par ailleurs d’autres raffineries, comme la Royal Ghana Gold Refinery inaugurée en 2024, mais il reste à voir si elles seront intégrées à ces nouvelles dynamiques. À l’instar du Ghana, notons que d’autres pays ouest-africains, comme le Mali, nourrissent également l’ambition de raffiner davantage leur or afin de renforcer leur position dans la chaîne de valeur et d’augmenter leurs revenus.