Le fait que l'air réduise la vitesse de refroidissement de la terre étant admis,
- que le contenu de l'air en vapeur d'eau (4%) réduise encore cette vitesse,
- que le contenu naturel en CO2 de l'air avant l'ére industrielle (0.028%) réduise encore cette vitesse de refroidissement étant également admis
Que pése en réduction de la vitesse de refroidissement de la terre, ou en augmentation de la température moyenne depuis 1850 le cumul de l'augmentation de la teneur en CO2 de l'air atmosphérique de 0.012% mesurée aujourdh'ui?
Peanuts, et surement pas les 0.8°C qui chacun s'accorde à constater
Et tout ça sans parler :
- de l'effet d'atténuation du à la teneur en vapeur d'eau de l'air 100 fois plus importante que celle du CO2
- du chevauchement des raies d'absorption des infrarouges entre vapeur d'eau et CO2
Bon, on est d'accord sur pas mal de points, pour le reste je comprends les arguments
Sur le chevauchement des raies d'absorption, ce n'est pas vrai pour toutes les longueurs d'ondes.
Distribution du rayonnement du soleil (6000 K) et de la Terre (255 K) et représentation simplifiée de l'absorption par les gaz à effet de serre.
bleu clair : Vapeur d'eau (H2O)
rouge : Gaz carbonique (CO2)
jaune : Ozone (O3)
Vert : Méthane (CH4)
Rose : Protoxyde d'azote (N2O)
Blanc : Oxygène (O2)
Si le CO2 représente une faible partie de la composition de l'atmosphère, ne pas oublier que le gros de l'atmosphère ne compte pour rien : N2 et O2 sont transparents à tout ou presque.
Concernant l'augmentation de l'absorption par le CO2, considérer que l'augmentation de sa concentration n'est pas négligeable, avec un doublement qui est possible au cours de ce siècle.
Ensuite, quel impact sur le blocage du rayonnement terrestre ? Voir notamment sa raie vers 13-14µm : il reste de la marge pour bloquer encore plus de rayonnement.
On parle de forçage radiatif de 2-3W/m² en moyenne, sur 390W/m² en moyenne réémis par le sol, dont 320 stoppés et réémis vers le sol par la vapeur, le CO2, les nuages, certes.
Comment cela fait +1°C en gros, soit 3% en gros des degrés ajoutés par l'effet de serre (la terre à 15°C au lieu de -18°, soit 33°C d'écart ) alors que c'est moins de 1% de forçage radiatif en plus, en W/m² ?
Je n'ai pas les moyens de vérifier, quelqu'un va peut-être nous éclairer sur ce point (en rayonnement visible, on voit pas l'infrarouge).
J'avais posé la question à un climatologue à la fin d'une conférence je crois, et...j'ai oublié la réponse
En tout cas, je pense que d'autres se sont posés la question, que les étudiants en thermodynamique qui arrivent sur ce
domaine ne se jettent pas tous à corps perdu dans un présumé complot. Sinon il faut mettre un gros paquet d'hypothèses en sociologie pour l'expliquer. Rasoir d'Occam.