En effet, en ville, la moyenne peut être de 40 km/h, voire moins, mais à la suite d'à-coups en accélération/freinage, ce qui conduit à la surconsommation, même avec un freinage récupératif.
Définissons un cadre bien clair : en vitesse
stationnaire sur sol plat, l'énergie nécessaire sur une distance d vaut la somme :
- de la
composante de résistance au roulement : fr x m x g x d
- de la composante de résistante aérodynamique : 1/2 ro S Cx v² x d
fr vaut environ 0.01 pour des pneus classiques, et 0.005 pour des pneus verts "Energy"
1/2 ro S Cx vaut à peu près 0.42 pour une voiture
pas trop mal dessinée(SCx=0.7) de 1000 kg
Entre 40 et 100 km/h, la composante aérodynamique est multipliée par (10/4)²= 6.25
la composante de roulement est constante et atténue ce facteur.
Si l'on tient compte de la résistance de roulement, on a à faire :
(1/2 ro S Cx v² + fr x m x g) avec v =100/3.6 m/s
(1/2 ro S Cx v² + fr x m x g) avec v =40/3.6 m/s
ce qui fait un facteur
3.1 entre 40 et 100 km/h de moyenne (1000 kg, g =9,81 m/s², fr=0.005, SCx=0.7)
pour arriver à 6, il faut faire entre 20 km/h et 120 km/h sur une "vraie" voiture : il y a un facteur 6 entre ville et autoroute pour une électrique bien conduite (quasiment sans à-coup). Pour une thermique, la consommation à l'arrêt et le rendement déplorable à très faible charge faussent complètement la chose (Bien vu
Energy)
Comme le dit
Sceptique, pour des véhicules ultra-efficients en roulage (légers et pneus très durs/optimisés), le calcul VB²/VA² donne directement une très bonne idée du surcroit de consommation car la composante aérodynamique est prédominante.
Nissan Leaf ou pas... la physique est là.