Bientôt le maximum d'extension hivernal.

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https://meteofrance.com/actualites-et-d ... e-arctiqueRecul inédit de la banquise arctique
06/03/2025
Chaque hiver, la banquise reprend ses droits sur les mers de l’hémisphère Nord lors de la saison hivernale. Son extension vers le sud progresse jusqu’à la fin de l’hiver et atteint généralement son maximum début mars, lorsque les températures commencent à remonter, faisant reculer les surfaces gelées des mers. Année après année, le constat est sans appel : la banquise recule.
Une extension minimale de la banquise cette fin d’hiver 2025
Depuis le début de l’hiver, au mois de décembre, l’extension de la banquise est voisine de son minimum jamais atteint. Sa progression vers le sud est systématiquement inférieure aux années précédentes. En cette fin d’hiver 2024/2025, il est temps de faire le bilan de cette extension. Il apparaît clairement sur le graphe obtenu à l’aide des données satellites du réseau européen EUMETSAT que l’extension de la banquise n’a jamais été aussi faible.
Une baisse de surface des mers gelées dans le prolongement des dernières décennies
En cette fin d’hiver 2025, date à laquelle l’extension est généralement la plus importante, la banquise couvre à peine plus de 14 millions de km². En comparaison aux années 80, cela représente une baisse de surface des mers gelées d’environ 12 %. Il apparaît même que la surface actuelle correspond à l’extension généralement rencontrée au début de l’hiver lors des années 1980. Durant cet hiver 2024/2025, c’est principalement le mois de février qui a présenté l’anomalie de surface la plus importante, même si cette dernière était déjà présente dès le début de l’hiver.
Un hiver 2024/2025 remarquablement doux
Cette extension inédite n’intervient pas dans un contexte anodin. En effet, l’hiver 2024-2025 se classe parmi les plus doux jamais enregistrés sur l’hémisphère Nord. En regardant plus spécifiquement l’hiver en Arctique, si l’anomalie du mois de janvier reste relativement faible, elle augmente fortement durant le mois de février, correspondant ainsi à l’arrêt prématuré de l’extension de la banquise arctique durant cet hiver.
Et la glace de l’Antarctique ?
Il est bon de rappeler que la banquise de l’Arctique est plus affectée par le réchauffement climatique que celle de l’Antarctique. Durant l’hiver 2023/2024 de l’hémisphère Sud, concomitant à l’été 2024 dans l’hémisphère Nord, la surface de glace de l’hémisphère Sud présente une anomalie moindre que celle de son homologue du nord.







https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 891d10f4e3La banquise de l'Arctique à l'un de ses niveaux les plus bas jamais mesurés
AFP •11/03/2026
La banquise de l'Arctique est sur le point d'enregistrer l'un de ses pires hivers jamais mesurés, montrent des données satellites américaines analysées par l'AFP, une nouvelle manifestation du réchauffement climatique d'origine humaine dans cette zone au centre de tensions géopolitiques.
La banquise de l'Arctique, glace formée par le gel de l'eau de mer, fond naturellement en été et se reforme en hiver. Mais en raison du changement climatique, la proportion dans laquelle elle se reforme est en déclin.
L'hiver 2025-2026 affiche un niveau de reconstitution de la banquise en-dessous de celui enregistré l'an dernier qui était pourtant déjà au plus bas en quatre décennies, selon les données du National Snow and Ice Data Center (NSIDC), un observatoire américain de référence.
Si la tendance se poursuit jusqu'à fin mars, cet hiver figurera parmi les cinq pires jamais mesurés avec ceux de 2025, 2018, 2017 et 2016.
Si la glace ne continue pas à s'étendre avant la fin de cet hiver, à la fin du mois, cela battrait même le record établi l'année dernière.
- "Dans le tiercé" -
Cet hiver devrait s'afficher "parmi les cinq" pires, a dit à l'AFP Samantha Burgess, responsable stratégique pour le climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF). Selon Gilles Garric, océanographe polaire au Mercator Ocean Toulouse, "on est dans le tiercé actuellement".
L'étendue maximale de banquise cet hiver pourrait être "l'une des plus faibles, voire la plus faible jamais enregistrée", a aussi dit mercredi à l'AFP Seamus McAfee porte-parole du NSIDC.
L'an dernier, la banquise arctique avait atteint sa taille maximale le 22 mars, avec une superficie évaluée à 14,31 millions de kilomètres carrés. Pour l'instant, son niveau maximal a été cet hiver de 14,22 millions de kilomètres carrés le 10 mars.
La hausse des températures mondiales affecte disproportionnellement les pôles, et l'Arctique qui se réchauffe quatre fois plus vite qu'ailleurs. Les onze dernières années s'inscrivent toutes parmi les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète.
"Les sirènes retentissent pour nous avertir que nous nous dirigeons vers une planète surchauffée qui connaîtra des ravages considérables", s'est alarmée Shaye Wolf, directrice scientifique en climatologie au Centre pour la diversité biologique, une ONG américaine, dans un commentaire transmis à l'AFP.
- Fonte estivale plus rapide -
La reconstitution médiocre de la banquise peut d'ores et déjà avoir comme conséquence "une fonte estivale potentiellement plus rapide et importante", affirme Samantha Burgess.
Si la fonte de la banquise ne fait pas directement monter le niveau des océans, contrairement à la fonte de la glace qui se situe sur terre (calottes glaciaires, glaciers), elle provoque de nombreuses conséquences climatiques qui menacent bien des écosystèmes.
De nombreuses espèces comme l'ours polaire ou les phoques dépendent de la banquise pour se reproduire et se nourrir.
Certains effets peuvent aussi se produire en chaîne: "il y a des zones par exemple en mer de Beaufort, vers le Canada ou vers les mers sibériennes de l'océan qui n'avaient jamais vu l'atmosphère", dit Gilles Garric.
- "Nouvelle méditerranée" -
"Ce sont des zones qui vont à la fois se réchauffer par un atmosphère plus chaud en été, mais aussi qui vont être impactées par les vents et non par les vagues. Donc ça va induire ce qu'on appelle des mélanges", qui risquent notamment d'apporter "de la chaleur qu'il y avait au fond, et donc contribuer encore plus au réchauffement", poursuit le scientifique.
Cette dégradation a également des conséquences géopolitiques, car la diminution de la banquise ouvre de nouvelles voies maritimes et l'accès à des ressources minérales. Depuis son retour à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump répète qu'il veut s'emparer du Groenland, qui appartient aujourd'hui au Danemark.
"La fonte des glaces marines induite par le changement climatique transforme l'Arctique en une nouvelle Méditerranée: une ressource maritime commune partagée, entourée d'États rivaux", dit à l'AFP Elizabeth Chalecki, experte en changement climatique et sécurité.
"Il existe d'importantes opportunités pour l'extraction pétrolière, l'exploitation minière de minéraux critiques, les expéditions scientifiques", rappelle la chercheuse à la Balsillie School of International Affairs au Canada, en citant les appétit de la Russie, des Etats-Unis et du Canada entre autres.

https://lemarin.ouest-france.fr/science ... 54d693e09dArctique : nouveau record du niveau le plus bas de reconstitution hivernale de la banquise jamais enregistré
La banquise de l’Arctique a atteint son niveau de reconstitution hivernal le plus bas jamais observé en 48 ans d’analyses satellitaires. Ce dérèglement ouvre déjà la course à des nouvelles voies maritimes.
L’Arctique se réchauffe quatre fois plus vite que la moyenne mondiale, accélérant la fonte de la banquise. | ARNAUD CHOCHON / HANS LUCAS VIA AFP
Publié le 27/03/2026 Le marin
La banquise de l’Arctique a atteint cet hiver 2025-2026 l’une des plus faibles superficies jamais enregistrées, similaire au record de l’an dernier, a confirmé jeudi 26 mars l’observatoire américain National snow and ice data center (NSIDC).
Cette année, la banquise a cessé de croître le 15 mars, une semaine avant l’an dernier, et est légèrement en dessous du niveau de 2024-2025, soit 14,31 millions de km2. Il s’agit du plus bas niveau observé en 48 ans d’observations satellitaires. La faible reconstitution hivernale était visible par satellites depuis des semaines déjà.
La biodiversité et l’économie mondiale impactées
Ce malheureux record donne de l’avance à la saison de fonte du printemps et de l’été, explique le chercheur du NSIDC Walt Meier. Cette reconstitution médiocre peut accélérer et augmenter la fonte estivale de la banquise, et par conséquent impacter des espèces comme l’ours polaire ou les phoques qui en dépendent pour se reproduire et se nourrir.
Mais la fonte de la banquise a également un enjeu géostratégique, car elle ouvre de nouvelles voies maritimes et l’accès à des ressources minérales.

https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 755ccd6754Climat et biodiversité: la station polaire Tara lance sa première expédition dans l'Arctique
AFP •19/07/2026
La Tara Polar station, observatoire scientifique en aluminium capable de dériver sur la banquise, le 1er octobre 2024 à Cherbourg ( AFP / LOU BENOIST )
La Tara Polar Station, soucoupe en aluminium capable de dériver sur la banquise, a quitté Lorient dimanche pour sa première expédition au pôle Nord, une aventure scientifique rare pour étudier la biodiversité dans cette zone hostile.
Quelque 30 centres de recherche de 12 pays (Allemagne, Canada, Espagne, Etats-Unis, Suisse, Japon, notamment) sont associés à cette expédition. Ils vont également étudier l'influence du changement climatique sur cet océan qui se réchauffe trois à quatre fois plus vite que le reste de la planète et voit sa banquise s'amenuiser.
"L'Arctique est un océan peu étudié et qui change déjà beaucoup. Il est en pleine mutation", a déclaré Romain Troublé, directeur général de la fondation Tara Océan, lors d'une conférence de presse samedi.
Or "on ne peut pas comprendre l'environnement si on n'y passe que deux mois par an", durant l'été, a-t-il souligné, rappelant qu'il y avait "très peu de missions de long terme en Arctique".
La nouvelle station polaire doit permettre de combler cette lacune scientifique. Jusqu'à fin 2027, l'équipage du navire, véritable concentré de technologie, va dériver sur la banquise du pôle Nord pendant 350 à 500 jours d'affilée.
La station a quitté le port de Lorient peu après 15H00, en présence de la ministre de la Mer, Catherine Chabaud. Plusieurs centaines de personnes étaient venues sur le quai assister au départ de Tara Polar Station, qui a aussi été saluée par de nombreux curieux depuis les plages durant sa progression vers le large, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le laboratoire flottant, en forme d'igloo posé sur une grosse bouée, a été conçu pour résister à la pression de la glace de mer et supporter des températures de -52°C, dans une des zones les plus isolées de la planète.
A partir de la mi-août, la station longera les côtes de la Russie vers l'Est, se faisant ouvrir la voie par un brise-glace. Prise dans la banquise début septembre, la station devrait ensuite dériver à une vitesse moyenne de 10 kilomètres par jour, pour atteindre le détroit de Fram, entre le Groenland et le Svalbard, fin 2027.
"Huis-clos humain"
Le navire va embarquer 12 personnes en hiver (dont six scientifiques) et 18 en été. L'équipage international a été soigneusement sélectionné après des tests d'aptitude médicale et psychologique et un séminaire de cohésion d'équipe.
"On n'a pas recherché des aventuriers qui veulent partir seuls au pôle Nord. L'idée, c'est plutôt d'avoir des personnes qui s'entendent bien pour vivre ce huis-clos humain", a expliqué Clémentine Moulin, directrice des expéditions.
Les hivernants devront affronter cinq mois de nuit totale, le confinement, le froid extrême (-25°C en moyenne) mais aussi la présence d'ours polaires.
"Les ours, c'est un sujet sérieux", reconnaît Éric Pelletier, chercheur en génomique de 58 ans, et membre d'équipage. "C'est pas un truc simple à gérer: l'ours est chez lui, il est habitué à chasser et se cache derrière les blocs de glace".
Chaque membre d'équipage a donc été formé au tir pour faire face aux attaques à proximité de la station. Un chien berger de Laponie accompagnera en outre l'équipage pour les aider à repérer un animal en approche.
Ne semblant pas s'inquiéter de ces aléas potentiels, la médecin de bord, Minh-Ly Pham Minh, 58 ans, se dit "confiante" avant le départ. "Sinon autant rester à terre", philosophe-t-elle.
10.000 échantillons
L'expédition doit permettre de dresser un état des lieux de l'environnement de l'Arctique, dans une perspective patrimoniale.
Grâce à un trou aménagé dans la coque et aux multiples instruments embarqués, les scientifiques prélèveront plus de 10.000 échantillons dans la colonne d'eau (jusqu'à 2.000 mètres de profondeur), dans l'atmosphère et dans les multiples cavités de la banquise.
"Il y a une biodiversité au pôle Nord qui est purement adaptée à cet environnement. Si l'environnement change, cette biodiversité va peut-être disparaitre", a expliqué Romain Troublé. "On va peut-être perdre un pan entier de l'évolution de la vie sur cette planète, sans avoir même eu le temps de le documenter."
Certains projets de recherche menés par Tara Polar Station doivent aussi permettre d'affiner les modèles climatiques, en étudiant par exemple l'influence des bactéries sur la réflectivité des nuages.
Le coût de l'expédition est estimé à 6 millions d'euros. Dix expéditions sont prévues entre 2026 et 2045, à raison d'une tous les deux ans.