Je fais un petit retour en arrière concernant la crise en février-mars dernier entre la Colombie, l'Équateur et le Venezuela. Crise ayant pour "pivot" les Farcs (ex-guerilleros marxistes étant devenu progressivement des preneurs d'otages, narco-trafiquant, etc, etc, entre autres agents doubles ou plus...). Je viens de lire au cours de recherches sur internet ceci (ci- dessous) qui recoupe et confirme ce que j'avais su par d'autres canaux, mais dont j'avais perdu les traces et les références.
Lire ceci (malheureusement le copié-collé n'a pas pris la photo du baiser mortel entre le trésorier des Farcs avec le président du Nex-York Stock Exchange...):
petit coup de pouce de la modération:
— Le baiser mortel de Raul Reyes avec Richard Grasso du New York Stock Exchange —
""""""Grasso abrazo entre Richard Grasso, président du New York Stock Exchange et le commandant Raul Reyes, trésorier du FARC, le 26 juin 1999
Le 2 mars, le président vénézuélien Hugo Chavez a appelé à une minute de silence pour le grand révolutionnaire des FARC, Raul Reyes, tué par les forces armées colombiennes la veille au cours d’un raid en Equateur. Reyes était le responsable du « service action » et le trésorier des FARC.
Wall Street a été moins exubérant dans ses commentaires, mais il y a des années ils avaient prétendu que ce « grand révolutionnaire de Chavez » était leur homme.
Le 29 juin 1999, le président du New York Stock Exchange (NYSE) d’alors, Richard Grasso, avait organisé une conférence de presse au siège du NYSE pour annoncer qu’après « une rencontre extraordinaire » avec Reyes dans la jungle du sud de la Colombie, Wall Street avait scellé un pacte avec les FARC pour un échange mutuel de capitaux entre les deux organisations, dès que la paix serait conclue.
Grasso se félicitait de cet accord dans le cadre de la stratégie du NYSE de conquérir « des marchés internationaux et de saisir d’autres opportunités de façon agressive ». Il a déclaré qu’il espérait que cette rencontre « marquerait le début d’une nouvelle relation entre les FARC et les Etats-Unis ».
De quel type de relation parlait-il ? En 1999, la Colombie était le plus grand producteur mondial de cocaïne et d’un de ses dérivés, le crack, et 75% de cette drogue vendue dans la rue aux Etats-Unis vient de Colombie.
Qui contrôle depuis toujours ce commerce ? Le FARC, dont Paul Reyes était le grand trésorier. Reyes était un personnage « très sophistiqué… » disait Grasso « et il savait un tas de choses concernant l’investissement et les marchés des capitaux et le besoin de stimuler les capitaux étrangers pour venir s’investir en Colombie. Il était aussi très intéressé dans la façon dont les sociétés colombiennes pouvaient s’implanter aux Etats-Unis, réunir des capitaux, et les réinvestir dans le pays ».
« J’ai invité le commandant Reyes et le commandant-en-chef Manuel Marulanda [chef du FARC] à visiter la salle des marchés avec moi, et j’espère qu’ils accepteront l’invitation, car ainsi ils auront un sens plus concret de ce dont nous avons parlé samedi » disait-il.
Et il répétait à la fin de sa conférence de presse « Une fois de plus, et je tiens à le souligner : je crois que le Commandant Reyes est un dirigeant très sophistiqué, très au fait des choses et très avide de venir en personne pour se faire une idée. Peut-être pour rencontrer bon nombre d’entre vous. »
L’Executive Intelligence Review (EIR) fut la seule agence de presse ayant les tripes de publier la transcription complète des déclarations de Grasso. La fameuse photo où Grasso et Reyes s’embrassent sous un abri de fortune dans la jungle fut la une de ce magazine, le 16 juillet 1999.
La photo figurait pendant un moment sur le site de la présidence colombienne, car l’équipe du président d’alors, Andres Pastrana, qui fut chargée d’organiser cette rencontre, était malheureusement très fière de la prestation.""""""
Ce passage est extrait du lien suivant:
http://www.solidariteetprogres.org/article3909.html
Il y a donc là une trace, voire un indice accablant sur les liens "fraternels", si ce n'était de la mainmise de la haute finance sur quasi tous les tenants les plus opaques et dangereux pouvant destabiliser une région toute entière, montagnes de dollars à l'appui: bandits de grands chemins, preneurs d'ôtages, maîtres chanteurs, etc, et sans doute intimement liés, en tout premier, avec les dirigeants colombiens, malgré les déclarations inverses de ces derniers. Cette réunion, in situ, le 26 juin 1999 de Richard Grasso président du New-York Stock Exchange, NYSE, avec Paul Reyes alors "trésorier" des Farcs est tout à fait révélatrice du travail de sape effectué par les services spéciaux US. Les Farcs sont bel et bien un cheval de Troie des États-Unis. Pas brillant pour personne! Ni, hélas, pour Chávez non plus qui ferait mieux de balayer toute cette vermine s'il n'est pas, lui aussi achetable...
À noter que Richard Grasso quitta plus tard le poste de président du New-York Stock Exchange avec un scandale ayant trait à ses indemnités de départ (quelques dizaines de millions de dollar) qu'il fut forcé de restituer. Du beau monde quoi!...