Bonjour, bienvenue Krolik.
Merci de tes infos ;
En ce qui me concerne, ton explication sur les causes de la catastrophe de Tchernobyl vient confirmer et préciser celle que j’imaginais spontanément, et comme tu cites une source digne de foi, je l’accepte sans réserve jusqu’à nouvel ordre.
En ce qui concerne les conséquences sur la santé des populations de cette catastrophe, je trouve que ce sujet relève davantage de la médecine que de la physique. J’aurais donc apprécié un relevé des observations portant sur le suivi des populations concernées, dont nous ne disposerons hélas jamais semble-t-il.
Il est cependant bien rassurant pour moi de savoir qu’un physicien qui s’est intéressé à la question pense pouvoir relativiser ces conséquences, et j’adhère sans difficulté au contexte sociologique évoqué, dont j’avais déjà connaissance.
Au bilan, ton intervention est donc plutôt rassurante pour moi, sait-on jamais …
Il n’empêche que si pour le présent, les dangers du nucléaire m’émeuvent peu, je suis plus réservé sur le moyen terme, principalement en raison de trois points :
En premier lieu, cela est déjà vrai aujourd’hui et le restera vraisemblablement demain, le niveau des investissements dans ce domaine amène les décideurs à intégrer parallèlement dans leurs choix le l’évaluation du risque et les enjeux financiers, et à arbitrer entre ces deux contraintes en opposition.
Dans le contexte de la France d’aujourd’hui, dans lequel ces décideurs ont intérêt à se prévaloir du principe de précaution, je ne vois pas là une grosse source d’inquiétude, car dans un domaine où le risque est connu l’accidentologie résulte plus probablement d’un ensemble de facteurs et d’un contexte que d’une cause unique. Et de toutes façons, les moyens d’y échapper me semblent bien illusoires.
Mais postuler que ce contexte perdurera me semble imprudent.
En second lieu, le vieillissement des centrales en exploitation, décrit dans un dossier de Science et Vie auquel on accède par un lien plus haut, me semble de nature à augmenter de façon importante, à moyen terme (10 ans ?), l’opposition entre les contraintes financières et l’évaluation du risque.
Enfin, ce forum a pour objet l’étude de l’évolution des capacités mondiales de production pétrolière.
Il comporte de nombreux indices laissant penser que les contraintes géologiques pourraient dans les prochaines années (sous cinq ans ?) amener un début de régression en ce domaine.
Hors, compte tenu du rôle que me semble jouer le pétrole au sein des énergies actuellement utilisées, compte tenu du rôle que me semble jouer l’énergie au sein des sociétés humaines, et compte tenu de connaissances que je possède sur le fonctionnement social en général, et l’humain en particulier, je redoute un contexte social très dégradé sous une dizaine d’années.
Un contexte dans lequel les énergies pourraient devenir singulièrement stratégiques, et dans lequel les décisions pourraient plus difficilement qu’aujourd’hui se prendre sereinement.
J’espère que ces trois points de vigilance distincts ne deviendront pas des causes de nature à provoquer une nouvelle catastrophe, mais en ce qui me concerne, par le plus grand des hasards, j’habite à plus de 200 kilomètres de toute centrale, et sous les vents dominants d’aucune, et c’est surtout ça qui me rassure.
J’observe que tu fais référence aux centrales de 4ème génération, qui pourraient être en mesure de répondre au moins partiellement à mon troisième point d’inquiétude.
J’ai des doutes à leur sujet, qui reposent sur l’interaction entre deux points :
Une information que j’avais relevée sur un lien disponible sur ce forum, qui stipulait que si ces centrales seraient autonomes une fois lancées, leur mise en route, en revanche, consommerait une quantité importante d’uranium.
Les contraintes géologiques et opérationnelles
évoquées ici dans un lien fourni par jagermeifter.
Si tu es en mesure de me rassurer sur ces points, le fil relatif aux centrales de 4ème génération t’accueillera avec plaisir !