Tiennel a écrit :Bref, il faudra prendre des risques que nous Européens ne pouvons plus prendre : seules les nations autoritaires et disposant de vastes espaces vides sacrifiables pourront se lancer dans une aventure GenIV à marche forcée au cours de laquelle il y aura des ratés
L'avenir du GenIV sera aussi vers des 'petites' centrales de 200 mW tres automatisées, type pebble bed par exemple, adaptées aux centaines de mega cités de la chine et de l'Inde.
Quand au raté, il y a en aura... mais les conséquences ne seront pas forcement plus grave que celles d'un recours masif au charbon non sequestré.
Mais on est là au coeur du problème démocratique : comment, en ces temps de 'principe de précaution' et d'individualisme, amener les gens à évaluer correctement les risques des différents scenarios qui se présentent à eux, mais dont les conséquences seront à gérer par les générations suivantes ?
"the greatest shortcoming of the human race is our inability to understand the exponential function"- Bartlett.
GillesH38 a écrit :le problème, c'est qu'une addition de sources aléatoires ne produit pas une source fiable. C'est d'ailleurs également un problème avec le nucléaire,
Une petite question HS : est tu sûr de ça ?
Il me semblait que la puissance d'un réacteur était modulable assez rapidement en descendant plus ou moins les barres de contrôle graphites, ce qui réduit le flux neutronique.
Si ce n'est pas de cette façon qu'EDF gère sa production, c'est plus, si j'ai bien compris, pour des raisons de couts que pour des raisons techniques.
euh, où as tu vu que les barres de contrôle etaient en graphite? le graphite etait utilisé dans la filière graphite gaz, mais comme modérateur, ce qui ne veut pas dire du tout que ça baisse la puissance, au contraire: le modérateur ralentit les neutrons pour AUGMENTER l'efficacité de la réaction en chaine.
Les barres de controle sont plutot en cadmium ou en bore, qui absorbent les neutrons. Le probleme est que tu n'agis pas vraiment sur la puissance avec ça. Le principe d'un réacteur est de fonctionner exactement en régime critique, c'est à dire qu'une fission doit provoquer très exactement UNE autre fission en moyenne. Si c'est plus que un, ça fait une réaction en chaine explosive , et si c'est moins que un, la réaction s'éteint. Les barres de controle sont utilisées pour maintenir le réacteur à ce seuil de criticité, mais du coup la puissance est imposée par la quantité de combustible présente. C'est du tout ou rien. Bon en fait il existe des trucs techniques pour le moduler legerement en répartissant différemment le flux neutronique, mais un réacteur nucléaire n'est en aucun cas modulable de zéro à Pmax comme une centrale thermique, où en gros il suffit de baisser le gaz....
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas", mais aussi des juifs et d'Israël.
Merci pour tes explications.
Question : quand on lit par exemple que "le réacteur 3 était à 65 % de sa puissance nominale" ( http://www.oleocene.org/phpBB2/viewtopi ... 060#123060 ) , cella veux t'il dire qu'il avait peu de combustible ?
"the greatest shortcoming of the human race is our inability to understand the exponential function"- Bartlett.
Ce fil me repporte 30 ans en arrière ou les souteneurs du nucléaire spéculaient sur l'augmentation considérable de la demande en électricité.
deux décenies plus loins les efforts réalises sur les économies d'énergies avait ramener la demandes vers des besions moins important et surtout pas si explosif fait baisser le court du pétrole, coulé les véélités d'energie renouvelable et même geler les programmes nucléaire.
Nous voila aujourd'hui dans le même discours ou de nouveau c'est la course au besion énergétique, alors que les moteurs thermique consomme de moins en moins (une petite berline aujourd'hui consomme autant qu'une 4L d'hier) les programes urbain reinstalle les tramway(j'ai assité au démantélement du tram de lyon) on peut chauffer sa maison avec moins de 10kWh.
Je pense que les industrielles du nucléaire ne lache pas la bride et refont les même scénario de 1976.
Je dit peut etre des conneries mais j'en suis pas sure
A+
Etienne
"La reforestation sera le signe et l'oeuvre de l'authentique civilisation".Jean PAIN
Le parc électronucléaire français aura besoin d'être remplacé dans quelques années, d'où la "nécessité" de construire une tête de série EPR pour qu'EDF apprenne à les déployer - mais pas qu'en France, par exemple EDF aimerait bien installer 40 centrales nucléaires au Royaume-Uni, d'où l'intérêt de montrer qu'il en a déjà construit une.
Il est vrai que la consommation "de base" baisse en Europe, ce qui rend inutile la construction de centrales "lourdes" (charbon ou nucléaire) supplémentaires : on se contente de les remplacer quand elles sont trop vieilles.
Par contre, la "pointe" augmente, principalement du fait de la généralisation de la climatisation dans les bureaux et son arrivée chez les particuliers (les maisons que les bobos se font construire dans le Sud ont la clim en standard). Ce besoin est idéalement satisfait par des centrales d'appoint hydro-électriques ou au gaz qui ne tourneront que quelques semaines par an. Le nucléaire est inadapté, plus pour une question de rentabilité de l'investissement que pour une raison de flexibilité de la production.
GillesH38 a écrit :un réacteur nucléaire n'est en aucun cas modulable de zéro à Pmax comme une centrale thermique, où en gros il suffit de baisser le gaz....
On reste HS mais j'ai posé la question à un ancien opérateur de centrale.
Il m'a dit que depuis quelques années EDF modulait ccontinuellement la puissance de ses centrales.
Ils peuvent augmenter / réduire le puissance d'environ 30 MW par heures, avec toutefois des paliers.
"the greatest shortcoming of the human race is our inability to understand the exponential function"- Bartlett.
GillesH38 a écrit :un réacteur nucléaire n'est en aucun cas modulable de zéro à Pmax comme une centrale thermique, où en gros il suffit de baisser le gaz....
On reste HS mais j'ai posé la question à un ancien opérateur de centrale.
Il m'a dit que depuis quelques années EDF modulait ccontinuellement la puissance de ses centrales.
Ils peuvent augmenter / réduire le puissance d'environ 30 MW par heures, avec toutefois des paliers.
Oui je sais que c'est en partie modulable (en jouant sur la répartition spatiale des neutrons je pense), mais d'une part 30 MW/heure ça ne suffit pas pour s'adapter aux variations journalières les plus rapides, d'autre part quelle est l'amplitude de variation possible...
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas", mais aussi des juifs et d'Israël.
Schlumpf a écrit :oui. Cela reste vrai. Une multitude de sources PV ne donne pas la fiabilité d'une source nuke. C'est désolant, mais c'est comme ca. En attendant que la technologie évolue, bien sûr...
La fiabilité des sources PV est aussi liée à la redondance et à la surcapacité.
Il vaut mieux pour la sécurité d'approvisionnement de jour 1 500 000 sources PV de 1 kW qu'une seule source nucléaire de 1500 MW.
Ensuite, il suffit de produire de la surcapacité et du stockage couplé à la surproduction pour garantir la fiabilité.
Mais pour ça il faut sortir du dogme de l'énergie centralisée et du "mais mon bon monsieur, ça on peut pas faire!"