ORANO ex NewCo (ex Areva)

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Niger: Orano promet d'agir en justice contre "quiconque voudrait mettre la main" sur son uranium

Boursorama avec AFP •21/01/2026

Le géant français du cycle du combustible nucléaire Orano a promis mercredi de poursuivre ses actions juridiques contre l’État nigérien qui l'a exproprié, mais aussi contre "quiconque voudrait mettre la main" sur un stock d'uranium d'au moins 1.000 tonnes que le Niger, dirigé par une junte militaire, cherche à vendre.

Fin novembre, Orano avait averti qu’un chargement d’uranium avait quitté le site de la Somaïr, à Arlit (nord), auparavant détenue à 63,4% par le groupe français et à 36,6% par l’État du Niger. Ce stock de concentré d'uranium se trouve bloqué à l'aéroport de Niamey depuis plusieurs semaines.

"Une partie du stock (de la Somaïr) a été déplacé par la junte depuis Arlit jusqu'à Niamey. Il y est toujours pour ce que je sais, mais je n'ai pas plus d'informations", a indiqué le président du conseil d'administration d'Orano Claude Imauven devant les sénateurs français mercredi. Il était auditionné au Sénat puis à l'Assemblée nationale, qui ont approuvé la reconduction de son mandat.

La question de l'uranium nigérien, longtemps exploité par Orano (ex-Areva), est au cœur de la politique de souveraineté revendiquée par la junte au pouvoir depuis 2023 dans ce pays sahélien qui a tourné le dos à la France pour se rapprocher de la Russie.

L’État nigérien avait annoncé en novembre son intention de mettre sur le marché international l'uranium produit, quelques mois après avoir décrété la nationalisation forcée de la Somaïr.

"On est prêt à continuer nos actions juridiques pour faire valoir nos droits contre l’État nigérien, mais aussi contre quiconque voudrait mettre la main sur ces produits", a déclaré M. Imauven devant l'Assemblée nationale, sans nommer de pays.

Orano a engagé quatre procédures d'arbitrage, dont l'une a donné lieu à une décision en sa faveur "qui interdisait au gouvernement nigérien de toucher aux stocks" de la Somaïr, a rappelé M. Imauven. Selon lui, ces stocks représentent une valeur marchande de 300 millions d'euros.

L'AFP a pu établir, grâce des images satellites, l'arrivée dans une zone de l'aéroport de Niamey de 34 camions entre le 3 et le 5 décembre.

Si son contenu n'a pas pu être formellement relié à l'uranium nigérien, plusieurs sources, notamment le groupe de journalistes ouest-africains Wamaps spécialisé dans l'actualité sécuritaire au Sahel, affirment qu'il s'agit des 1.000 tonnes ayant quitté Arlit fin novembre.

Sa destination reste inconnue, tout comme son éventuel mode d'acheminement, par la route ou les airs.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 4dedbedaf3
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Avec une dette allégée, Orano entre dans une nouvelle phase d'investissements

Boursorama avec AFP •20/02/2026

Porté par son désendettement et les nouveaux appétits pour l'énergie nucléaire, le géant français du cycle de l'uranium Orano (ex-Areva) se dit prêt à entrer dans un nouvelle phase d'investissements.

Orano a annoncé vendredi des résultats globalement "en retrait", mais confirmant une "tendance de fond positive", a déclaré à l'AFP Nicolas Maes, directeur général.

Orano a réalisé un bénéfice net de 404 millions d'euros en 2025, soit un recul de 36% après 633 millions d'euros en 2024, année qualifiée d'"exceptionnelle".

Celle-ci avait été marquée par "l'impact énorme" mais ponctuel de contrats avec des électriciens japonais qui se sont concrétisés avec le retour au Japon de déchets radioactifs issus du retraitement de leurs combustible usés.

Si bien qu'Orano a terminé 2025 avec des indicateurs beaucoup plus modérés. Son chiffre d'affaires s'est établi à 5,1 milliards d'euros (-12,5%), conforme à sa prévision, d'ailleurs reconduite pour 2026.

Confiant, Orano dit disposer "désormais d’une structure financière solide pour accompagner le plan de développement ambitieux de l’ensemble de ses activités", et ce "dans un contexte international marqué par un regain d’intérêt pour le nucléaire", a déclaré dans un communiqué Nicolas Maes.

Marc Quesnoy, directeur de la communication financière, a notamment évoqué auprès de l'AFP, "la bonne performance industrielle du groupe" et "la hausse de la production" dans ses trois grandes activités: l'extraction minière d'uranium, nécessaire à la fabrication du combustible nucléaire, le secteur "amont" qui comprend notamment l'enrichissement de cet uranium, et enfin l'"aval" (recyclage et retraitement des combustibles usés).

Le dirigeant a également cité le "bon rendement" des actifs dédiés à ses provisions financières lui permettant de couvrir ses futures dépenses de démantèlement d'installations nucléaires et de gestion des déchets radioactifs - ses obligations de fin de cycle.

"L'important c'est qu'on a vraiment réduit l'endettement net, qui est à un niveau très bas de 443 millions d'euros", de bonne augure "pour pouvoir redémarrer un cycle de refinancement de nos développements de croissance", a souligné Marc Quesnoy.

Diversification

Orano a des projets miniers en développement au Canada - déjà sa première source d'approvisionnement - ainsi qu'en Mongolie, et travaille aussi à des projets d'exploration en Australie et au Botswana. En outre, il a relancé des études de faisabilité en Namibie.

La diversification demeure une priorité pour Orano, qui a perdu son implantation au Niger, exproprié par la junte militaire au pouvoir dans ce pays qui représentait 15% de sa production minière - et seulement 3% de la production mondiale, selon Nicolas Maes.

Mais pour le directeur général, c'est surtout l'enrichissement qui tire les investissements. "On alloue plus de capital dans l'enrichissement que dans la mine", a-t-il expliqué lors d'un échange avec des journalistes.

Dans ce domaine, Orano avance dans son projet pour étendre de 30% les capacités de son usine d'enrichissement Georges-Besse II sur le complexe nucléaire du Tricastin dans le sud de la France, afin de répondre aux besoins des électriciens américains, européens, asiatiques qui, depuis la guerre en Ukraine, visent une indépendance accrue vis-à-vis de la Russie.

Mais Orano regarde aussi vers les Etats-Unis où il vient de recevoir une aide de 900 millions de dollars pour construire une usine d'enrichissement, un projet d'environ 5 milliards de dollars, qui pourrait être officiellement annoncé en 2027.

Ses développements d'avenir passent également par la médecine nucléaire, avec sa filiale Orano Med associée au groupe pharmaceutique Sanofi qui développe un médicament anti-cancéreux à base d'un métal rare, le plomb-212.

En revanche, dans les matériaux critiques pour batteries, un projet dans lequel Orano s'est associé avec le chinois XTC New Energy, l'entreprise temporise, faute de certitude sur l'existence d'un marché.

"On a trois solutions: arrêter, repousser ou décider", a dit Nicolas Maes.

Orano prévoit au final de consacrer 1,7 milliard d'euros d'euros à ses investissements en 2026, voire les années suivantes, si le projet américain se confirme.

Cette trajectoire d'investissements n'inclut pas le grand programme "Aval du futur" prévu sur le site d'Orano à La Hague qui prévoit le renouvellement des usines de traitement et du recyclage des combustibles usés à l'horizon 2038-2040, pour accompagner la relance du nucléaire en France.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6c7ce2edcb
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Uranium/Niger: Orano favorable à "une solution négociée"

Connaissance des Énergies avec AFP le 20 février 2026

Le géant français du cycle du combustible d'uranium Orano (ex-Areva), se dit favorable à une "solution négociée" et veut "amorcer un dialogue" avec la junte militaire au Niger sur le cas de ses activités minières, dont il a été exproprié dans ce pays.

L'exploitation de l'uranium au Niger est au centre d'un bras de fer entre la junte qui a pris le pouvoir en 2023 à Niamey et l'ancienne puissance coloniale française, qui détient 90% du capital d'Orano.

A ce titre, la junte au pouvoir a décrété en juin dernier la nationalisation forcée de la Somaïr, une filiale du groupe qui a en retour engagé plusieurs procédures judiciaires pour faire valoir ses droits.

Mais le groupe se dit prêt à "amorcer le dialogue", comme il l'a toujours fait valoir selon lui, a indiqué le directeur général d'Orano, Nicolas Maes, à l'occasion d'un échange avec les journalistes pour la publication de ses résultats annuels vendredi.

"On pense que la meilleure solution pour le Niger, pour nous et pour les mines, pour les salariés (...), c'est de trouver une solution négociée", a-t-il poursuivi.

Selon lui, "il y a peu de chances qu'Orano revienne au Niger", dans les mêmes conditions qu'avant.

Mais, plaide-t-il, "il faut qu'on se mette autour d'une table pour discuter, parce qu'il y a beaucoup de façons d'envisager le sujet", a-t-il dit.

"Discuter d'abord parce qu'on avait des droits (sur la production), (...) et que d'une certaine manière nos biens ont été pris. La deuxième chose pour laquelle on veut discuter, c'est qu'on pense qu'il y a besoin des compétences techniques d'Orano, de ses données, pour pouvoir redonner un futur à ces mines car ces mines méritent un futur", a-t-il développé.

Le dirigeant a estimé que dans les récentes déclarations de la junte, il y avait "peut-être le début d'ouverture d'une discussion", mais d'un autre côté, il considère "que les montants d'uranium mis sur la table ne permettaient pas de trouver un deal".

M. Maes faisait référence notamment aux propos du général Tiani il y a quelques jours qui s'est dit prêt à "envoyer" à la France sa part sur l'uranium trouvé à l'arrivée au pouvoir de la junte sur le site de la Somaïr, soit une centaine de tonnes, selon lui. Mais "tout ce qui a été produit par la suite est nigérien et restera nigérien", avait-il martelé.

Cette quantité correspond selon M. Maes "aux volumes qui devaient être en stock à la mine le jour du coup d'Etat", le 26 juillet 2023. Or par la suite, la mine "a continué de produire pendant un moment".

Orano, qui s'estime dépossédé de cette marchandise, a engagé quatre procédures d'arbitrage en réaction. L'une a donné lieu à une décision en sa faveur "qui interdisait au gouvernement nigérien de toucher aux stocks" de la Somaïr, a rappelé récemment le président du conseil d'administration d'Orano Claude Imauven. Selon l'entreprise, ces stocks représentent une valeur marchande de 300 millions d'euros.
https://www.connaissancedesenergies.org ... e-260220-0
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Orano et son partenaire chinois XTC officialisent la construction d'une usine pour matériaux de batteries

Connaissance des Énergies avec AFP le 05 mars 2026

Orano, le spécialiste français du cycle du combustible nucléaire et son partenaire chinois XTC New Energy ont officialisé la construction à Dunkerque d'une usine de matériaux actifs de cathode (CAM), des composants utilisés pour la fabrication de batteries de véhicules électriques, selon un communiqué publié mercredi.

Équiper près de 500 000 véhicules électriques chaque année

L'entreprise française, qui a d'autres activités que le nucléaire, et le groupe chinois, spécialiste de la production de ces matériaux de cathode pour batteries, construiront une usine qui fournira des "composants essentiels" pour "la fabrication des batteries de véhicules électriques", précise le communiqué.

Selon Orano, qui détient 49% de participation dans la coentreprise Neomat CAM, aux côtés de son partenaire XTC New Energy majoritaire à 51%, l'investissement nécessaire sera de l'ordre de 500 millions d'euros.

L'usine Neomat CAM, première usine du partenariat sino-français annoncé lors du sommet Choose France en mai 2023, doit entrer en exploitation en 2028 et permettra d'équiper près de 500 000 véhicules électriques chaque année, à destination du marché européen.

Une usine au cœur de la « vallée de la batterie »
Située sur le port de Dunkerque, l'usine sera implantée sur les communes de Gravelines et de Loon-Plage, au coeur de la "vallée de la batterie". Quatre autres fabricants de batteries se sont en effet implantés dans les Hauts-de-France: ACC (coentreprise entre Stellantis, Mercedes-Benz et TotalEnergies), AESC (société japonaise appartenant au groupe chinois Envision) ProLogium (groupe taïwanais), et la start-up française Verkor.

"Neomat CAM constitue la première étape d'une plateforme industrielle, dont la capacité de production pourra atteindre, selon l'évolution du marché, jusqu'à 80 000 tonnes par an", ont indiqué les sociétés dans leur communiqué.

À l'avenir, elle pourrait aussi "accueillir une usine de précurseurs de matériaux actifs de cathode (P-CAM) ainsi qu'une usine hydrométallurgique de recyclage des rebuts de fabrication des gigafactories et des matériaux de batteries en fin de vie".
https://www.connaissancedesenergies.org ... ies-260305

et : https://www.usinenouvelle.com/matieres- ... Q4BWY.html
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Nucléaire : Orano va traiter en France près de 200 tonnes de combustibles usés venant du Japon

Connaissance des Énergies avec AFP le 02 avril 2026

Le spécialiste français du combustible nucléaire Orano a annoncé jeudi la signature d'un accord avec le Japon pour le traitement en France "d'environ 200 tonnes" de combustibles usés provenant de réacteurs nucléaires nippons, au lendemain d'une visite d'Emmanuel Macron au Japon.

Traitement à la Hague

Le contrat signé le 20 janvier entre Orano et NuRO (Organisation publique japonaise de facilitation du retraitement nucléaire) prévoit le traitement à la Hague des déchets nucléaires des réacteurs de la compagnie d'électricité Kansai Electric.

Au cours des opérations industrielles, les matières extraites seront recyclées en "nouveaux combustibles nucléaires" destinés à alimenter le nucléaire civil japonais, selon Orano. Dans un communiqué, l'entreprise française précise que les "déchets ultimes" seront conditionnés à la Hague, puis renvoyés au Japon dans "des emballages de transport de nouvelle génération TN Eagle" déjà fabriqués.

"Ces opérations contribueront à l'avancement des études bilatérales portant sur la démonstration du traitement des combustibles MOX usés", précise le communiqué.

Renforcement franco-japonais dans le nucléaire civil

Le combustible MOX (pour Mélange d'OXydes) est en moyenne constitué de 92% d'oxyde d'uranium neuf, jamais utilisé dans un réacteur, et de 8% d'oxyde de plutonium usagé, puis recyclé.

"Ce nouveau partenariat renforce la relation de confiance établie depuis plus d'un demi-siècle avec nos clients électriciens au Japon", a déclaré le directeur général d'Orano, Nicolas Maes.

Lundi, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi et le président français Emmanuel Macron avaient signé des accords de coopération visant à renforcer les partenariats franco-japonais dans le nucléaire civil.
https://www.connaissancedesenergies.org ... pon-260402
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Message par energy_isere »

suite de ce post du 18 janvier 2026 : http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 7#p2420957
Nucléaire : la construction de l’usine Aval du Futur à La Hague s’annonce un casse-tête, mais le bâtisseur des JO de Paris a des idées pour le résoudre

Pour recycler les combustibles usés des nouveaux réacteurs EPR2 d’EDF, Orano va construire trois nouvelles piscines et deux nouvelles usines à la Hague. Labellisé «Grand chantier» au dernier conseil de politique nucléaire, ce projet bénéficiera de mesures de simplification, mais il restera hors-norme et posera de multiples défis logistiques.

Aurélie Barbaux Publié le 10 avril 2026

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Orano doit construire trois piscines et deux nouvelles usines de traitement de combustibles nucléaires sur son site de la Hague (Manche) dans les 20 ans à venir.

Ce n’est pas pour accrocher un grand nom à son tableau de chasse. Si Nicolas Maes, le directeur général d’Orano, est allé chercher le bâtisseur des JO 2024 de Paris, Nicolas Ferrand, pour construire la nouvelle usine de recyclage des combustibles nucléaires des EPR2 à la Hague (Manche), dite Aval du Futur, c’est que ce chantier s’annonce hors norme à tous points de vue.

Sur 45 hectares encore occupés par une trentaine de bâtiments peu ou pas utilisés, à l’intérieur de l’enceinte nucléaire sécurisée de 220 hectares de l’actuelle usine, Orano doit construire trois... (abonnés)
https://www.usinenouvelle.com/energie/n ... FBNXA.html
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