Re: [Nucléaire] Les Britanniques retournent vers le nucléair
Publié : 27 mai 2013, 19:48
faudra les faire moins chers que celui de Flamanville... et peut-être un peu plus vite aussi 
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http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.htmlNucléaire : EDF va exporter Flamanville au Royaume-Uni
Le Monde | 17.10.2013
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Londres, correspondance
Les négociations auront pris plus d'un an de retard, le dossier aura été bien plus compliqué que prévu, mais c'est désormais certain : EDF a trouvé un accord pour construire au Royaume-Uni deux EPR, le puissant réacteur nucléaire de troisième génération (1 650 mégawatts).
Les deux derniers verrous du bouclage financier du dossier ont sauté et l'annonce devrait être faite dans quelques jours. L'investissement, estimé à 14 milliards de livres (16,5 milliards d'euros), associera la China General Nuclear Power Corp (CGN), partenaire chinois d'EDF depuis trente ans.
DEUX ENTREPRISES QUI SE CONNAISSENT BIEN
Les deux EPR, livrés par le groupe français Areva – qui n'a pas vendu de réacteur depuis 2007 –, seront construits sur le site nucléaire d'Hinkley Point (Sud-Ouest), où EDF exploite encore un réacteur ancien (racheté à British Energy). Le groupe prévoit de construire deux autres EPR. Avant l'accord du gouvernement, le groupe français avait obtenu le feu vert des autorités de sûreté britanniques et le permis de construire. Mais il butait depuis des années sur le volet financement du dossier. L'investissement total est si lourd et EDF si endetté que le groupe français avait besoin d'un ou de plusieurs partenaires pour partager le fardeau.
Initialement, Centrica devait prendre à sa charge 20 % des coûts, mais face à l'envolée du prix des deux EPR en cours de construction en France et en Finlande, l'entreprise britannique d'énergie s'est désistée en janvier. Depuis, l'électricien français négocie avec des chinois pour les convaincre de prendre le relais. Et Areva pourrait se joindre au consortium associant déjà EDF et CGN, selon l'agence Bloomberg. Son conseil d'administration, ainsi que celui d'EDF, doit se réunir la semaine prochaine pour approuver son entrée.
Un accord a déjà été trouvé entre EDF et CGN. Deux entreprises qui se connaissent bien : elles collaborent depuis trente ans et depuis 2009, elles construisent ensemble deux EPR à Taishan, dans la province du Guangdong (sud).
C'est précisément ce site qu'ont choisi les gouvernements britannique et chinois pour signer, jeudi 17 octobre, un accord de principe autorisant les entreprises chinoises à investir dans le nucléaire au Royaume-Uni. Et même d'y être majoritaire dans certains projets futurs.
PRIX GARANTI DE L'ÉLECTRICITÉ
Le chancelier de l'Echiquier, George Osborne, est accompagné par Vincent de Rivaz, le patron d'EDF Energy, filiale britannique de l'électricien français. "C'est une nouvelle grande étape dans la relation entre le Royaume-Uni, la plus vieille puissance nucléaire civile, et la Chine, le pays où la croissance du secteur nucléaire est la plus forte", a souligné M. Osborne.
L'autre grand verrou financier du dossier concernait les négociations entre EDF et le gouvernement de sa Majesté. Comme pour les autres technologies qui n'émettent pas de CO2, Londres va assurer un prix garanti de l'électricité : si le prix sur le marché de gros est inférieur à ce niveau, l'électricien touchera la différence ; s'il est supérieur, il reversera le bénéfice. La question, cruciale, était de déterminer le niveau de la garantie.
EDF voulait un prix juste en dessous de 100 livres (118 euros) par mégawatt-heure (MW/h), soit le double du prix actuel sur le marché de gros. Selon plusieurs journaux britanniques, l'accord tournerait finalement autour de 90-92 livres.
DES MESURES DE SÛRETÉ SUPPLÉMENTAIRES EXIGÉES
Il fallait aussi déterminer la durée de cette garantie de prix. EDF demandait quarante ans. Il aurait obtenu autour de trente-cinq ans.
Le conseil d'administration d'EDF doit encore donner son feu vert à cet énorme investissement. Mais avec le prix garanti d'un côté et l'investissement de CGN (voire d'Areva) de l'autre, l'électricien français boucle ainsi un dossier prioritaire.
La catastrophe de Fukushima en 2011 a failli faire dérailler le projet. Les autorités britanniques n'ont pas changé leur attitude pro-nucléaire, mais elles ont exigé des mesures de sûreté supplémentaires, ce qui a augmenté les coûts.
Dans le même temps, la facture des centrales EPR, sur ses chantiers en Finlande et en France, dérapait gravement. La question de la rentabilité de l'investissement était donc plus que jamais posée. La réponse à cette question à 16 milliards d'euros est enfin donnée.
Fabuleux, les Froggies vont construire leurs cocottes minute atomiques au pays de sa Gracieuse Majesté avec des financements chinois et revendre aux anglais de l'électricité deux fois le prix du marchéRemundo a écrit :faudra les faire moins chers que celui de Flamanville... et peut-être un peu plus vite aussi
Le prix fixe c'est dans les rêves, il y a toujours des formules d'actualisation et d'indexation dans les contrats de rachat d'énergieGlycogène a écrit :Si le prix est fixe, et n'est pas indexé sur l'inflation, sur 30 ou 40 ans les britanniques sont largement gagnant.
Vu que c'est payé en Livres, suffit de dévaluer la Livres et adieu les bénefs pour EDF.
S'ils signent d'autres accord importants de ce genre concernant leur commerce extérieur, ils auront tout intérêt à dévaluer la Livres : Ca ne créera pas d'inflation dans le pays ! C'est y pas magique ?
C'est sûr, personne ne signe ce genre de contrats sans s'assurer d'une façon ou d'une autre contre les risques du change.Le prix fixe c'est dans les rêves, il y a toujours des formules d'actualisation et d'indexation dans les contrats de rachat d'énergie
http://www.lesechos.fr/entreprises-sect ... 620303.phpEDF construira les EPR britanniques pour 19 milliards d’euros
Par Veronique Le Billon | 21/10 Les Echos
EDF a publié ce matin les détails de l’accord conclu avec Londres. La mise en service de la centrale est prévue pour 2023. L’électricien évalue la rentabilité du projet à 10%.
EDF confirme ce matin dans un communiqué les principaux points de l’accord trouvé la semaine dernière avec Londres pour construire deux EPR sur le site d’Hinkley Point C dans le Somerset (sud-ouest de l’Angleterre). Le Premier ministre, David Cameron, cité dans le communiqué diffusé ce matin par EDF, indique le montant de l’investissement : «Cet accord représente 16 milliards de livres (soit 19 milliards d’euros) d’investissements futurs pour la Grande-Bretagne et la création de 25.000 emplois». Soit 14 milliards de livres (en valeur 2012) pour la construction des deux EPR et 2 milliards engagés avant la mise en service (achats de terrains, autorisations, construction d’une installation de stockage des combustibles usés, etc), un budget «spécifique à la régulation britannique», a indiqué Henri Proglio ce matin lors d’une conférence de presse téléphonique. Jusqu’à présent, le montant du projet était évalué au global à 14 milliards de livres. Le budget de l’EPR de Flamanville (Manche), pour un seul réacteur, est évalué à 8,5 milliards d’euros.
Le prix de rachat de l’électricité qui sera garanti aux partenaires du consortium est fixé, comme prévu, à 92,5 livres le mégawattheure (soit 109 euros) et cet accord sur le prix durera 35 ans, à partir de la mise en service des réacteurs. Celle-ci est prévue en 2023, EDF espérant une décision finale d’investissement en juillet 2014. L’accord doit en effet être validé par la Commission européenne au titre des aides d’Etat. La rentabilité du projet (le «taux de retour équitable») est évalué par le groupe à 10%. Un accord «juste et équilibré», juge EDF dans son communiqué, alors que la grogne monte en Grande-Bretagne après la hausse des tarifs de l’énergie par plusieurs fournisseurs.
Concernant la part des différents investisseurs, EDF confirme sa part au capital (45-50%), la part des deux partenaires chinois CNNC et CGN (30 à 40%) et celle d’Areva (10%). «Des discussions ont également lieu avec une sélection d’investisseurs intéressés par le projet dont la participation pourrait aller jusqu’à 15%», précise EDF. Ce consortium porte «le risque de construction de la centrale électrique, dans le respect du budget et des délais», note EDF, qui indique, comme cela était prévu mais sans le préciser, que le projet «bénéficiera d’une protection contre d’éventuels changements législatifs et réglementaires». Le partenariat avec les deux acteurs chinois leur donnera «comme objectif long-terme de devenir des opérateurs nucléaires» en Grande-Bretagne, «en partenariat avec le groupe EDF».
Seulement 10% de rentabilité avec un prix de revente de l'électricité de 109 €/MWh !!!energy_isere a écrit :EDF construira les EPR britanniques pour 19 milliards d’euros
Par Veronique Le Billon | 21/10 Les Echos
EDF a publié ce matin les détails de l’accord conclu avec Londres. La mise en service de la centrale est prévue pour 2023. L’électricien évalue la rentabilité du projet à 10%.
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«Cet accord représente 16 milliards de livres (soit 19 milliards d’euros) d’investissements futurs pour la Grande-Bretagne et la création de 25.000 emplois». ...
La rentabilité du projet (le «taux de retour équitable») est évalué par le groupe à 10%. Un accord «juste et équilibré», juge EDF dans son communiqué, alors que la grogne monte en Grande-Bretagne après la hausse des tarifs de l’énergie par plusieurs fournisseurs.
EdF invente le "Taux de Retour Equitable"energy_isere a écrit : La rentabilité du projet (le «taux de retour équitable») est évalué par le groupe à 10%. Un accord «juste et équilibré», juge EDF dans son communiqué, alors que la grogne monte en Grande-Bretagne après la hausse des tarifs de l’énergie par plusieurs fournisseurs.
C'est dans l'air du temps. Il y a une énorme pression des gouvernements, eux-mêmes sous la pression de l'électorat, pour contrôler les prix de l'énergie. Vu les montants énormes des investissements en matière énergétique, les producteurs demandent des garanties sur le temps d'amortissement des centrales, histoire de ne pas se retrouver avec une centrale non rentable ou fermée sur décision politique à la moitié de l'amortissement.mobar a écrit :EdF invente le "Taux de Retour Equitable"![]()
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Mais ou vont ils chercher tout ça?![]()
mobar a écrit :EdF invente le "Taux de Retour Equitable"energy_isere a écrit : La rentabilité du projet (le «taux de retour équitable») est évalué par le groupe à 10%. Un accord «juste et équilibré», juge EDF dans son communiqué, alors que la grogne monte en Grande-Bretagne après la hausse des tarifs de l’énergie par plusieurs fournisseurs.
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Mais ou vont ils chercher tout ça?![]()
http://bizfinance.about.com/od/financia ... Equity.htmQuestion: What is the Return on Equity Ratio and how is it used?
Answer:
The return on equity ratio, sometimes called return on net worth, is the most important of all the profitability ratio to investors in the company. It allows investors to see how effectively the money they invested in the firm is being used. It is essentially a measure of how investors have fared with regard to their investment in the firm. Return on equity is usually seen as the bottom line measure of firm performance.
Return on equity is measured:
Net Income/Total Shareholders Equity* = _____%
Total Shareholder's Equity includes the sum of Retained Earnings, Paid-in Capital, Common Stock, and Preferred Stock.
As an example, if the return on equity is 15%, that means, in an accounting sense, that the company generated 15 cents in profit for every dollar in equity.
energy_isere a écrit :mobar a écrit :EdF invente le "Taux de Retour Equitable"energy_isere a écrit : La rentabilité du projet (le «taux de retour équitable») est évalué par le groupe à 10%. Un accord «juste et équilibré», juge EDF dans son communiqué, alors que la grogne monte en Grande-Bretagne après la hausse des tarifs de l’énergie par plusieurs fournisseurs.
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Mais ou vont ils chercher tout ça?![]()
C 'est parce qu' ils ont mal traduit le ROE = Return On Equity Ratio
Ca a été traduit en mode ''mot à mot''.![]()
Bizarre de se faire avoir comme ca à Les Echos.
Veronique Le Billon auteur de l' article serait elle novice ?![]()
C'est energy qui parle de RoE; pas le communiqué, qui lui parle de TRIRaminagrobis a écrit :Le RoE c'est la traduction anglaise de "taux de rentabilité des capitaux propres" qui n'est pas tout à fait la même notion que le "taux de rentabilité interne".
sinon le traducteur est nul, l'anglais Equity n'a jamais voulu dire "équitable". Ca désigne le capital investi dans une affaire (par exemple des actions).