Pura Vida a écrit :Il faudrait chercher la clé princiale de ces "événements"
L'élément principal est une invasion militaire de l'armée colombienne en territoire équatorien.
Les declarations des survivantes de l'attaque apportent des éléments encore plus accablants, l'attaque aérienne du campement provisoire a eu lieu depuis le sud; donc l'armée colombienne n'a pas juste traversé le fleuve et avancé 2km en territoire équatorien comme on croyait au début, mais elle a traversé la frontière à un autre endroit, penetré profondement en territorire équatorien, fait un large crochet, pour bombarder le campement depuis le sud.
Après le bombardement, des troupes aéroportées sont venues assassiner, à bout portant, les survivants, ceci est corroboré par les medecins legistes équatoriens qui autopsient les cadavres.
1) nature RÉELLE des relations de Chávez avec les FARC-ELN (Ejercito de Liberación Nacional),
2) les Farc-Eln n'étant plus qu'une organisation "fossile" ayant viré au narcotrafic depuis
Les "FARC-ELN" n'existente pas.
Il y a les FARC-EP d'une part, et l'ELN d'autre part; ce sont deux organisations différentes.
L'ELN a une capacité d'action bien moindre, et était en pourparlers de paix l'année passée (ou la précédente).
Tu te trompes en croyant que les FARC-EP, ou l'ELN, font du narcotrafic; cette accusation fait partie de la propagande de guerre de l'Etat colombien et des Etats-Unis; mais aucune preuve n'existe; à contrario, de nombreuses preuves existent de l'implication directe dans le narcotrafic de l'Etat colombien (à commencer par le propre président Uribe; en Amérique latine on utilise d'ailleurs couramment les termes de "narcogouvernement" et de "narcoprésident" pour parler du gouvernement colombien et du président Uribe), ainsi que de la participation de l'armée des Etats-Unis, la DEA, et la CIA dans le trafic de drogue.
Jusqu'à ce que les Etats-Unis aient subitement l'idée de classifier les FARC comme "terroristes", le monde entier les reconnaissait comme une armée combattante, avec des representats qui avaient des contacts internationaux.
Le gouvernement français a d'ailleurs reconnu qu'il avait des contatcs directs avec Raul Reyes, par exemple.
Ne te laisse pas aveugler par la propagande; le problème n'est nullement la "rélation exacte" d'un gouvernement donnée avec les FARC; mais le fait que le gouvernement colombie a viole de façon extrêmement grave la souveraineté d'un autre pays.
De plus, dans le conflit colombien, il y a deux parties; pourquoi ne t'interroges-tu pas sur les "rélations exactes" entre le gouvernement vénézuelien (ou etasunien) avec le gouvernement d'Uribe?
Un Etat neutre a, normalement, des relations avec les deux parties, c'est pour ça qu'il est neutre.
Le Vénézuela avait gardé jusqu'à présent une stricte neutralité par rapport au conflit colombien; ce qui lui avait permis, justemment, servir d'intermediaire et concretiser plusieures libérations de prisonniers.
4) ce qu'il y a RÉELLEMENT au bout des ficelles qui maintiennent aujourd'hui debout ce pantin nommé FARC (au bout de 44 ans! 1964 étant l'année de début des FARC alors "révolutionnaires").
Si tu crois que les FARC sont un "pantin" tu ne risques pas de comprendre grand chose à la Colombie.
La seule raison pour laquelle les FARC n'ont pu être aneanties c'est parceque, justemment, elles ne sont aucun "pantin", mais sont une organisation indépendente, ayant pleine autonomie d'action, tant militaire que politique; et ce qui nourrit les FARC, en recrues, et en legitimité, c'est la situation interne colombienne, où s'opposer au gouvernement et à la mainmise étasunienne c'est risquer la mort. Beaucoup de gens s'engagent dans les FARC simplement pour ne pas mourir assassinées par l'armée colombienne ou les AUC.
La Colombie ferait bien d'abattre totalement ses cartes si elle ne voulait pas servir de "cheval de Troie" aux États-Unis qui doivent être en "manœuvres et plans secrèts" permanents.
Si par "la Colombie" tu veux dire le gouvernement colombien; il collabore pleinement, et en toute connaissance de cause, avec les Etats-Unis, le gouvernement colombien a accepté d'être le cheval de troie; et ce n'est pas du tout nouveau.
Ce qui est nouveau, c'est que les pays voisins viennent de tracer une ligne rouge et on dit ça suffit.
Au sujet des laptops supposement pris par l'armée colombienne; ce n'est pas très crédible.
Des laptops blindés antimissilmes, mouais...
D'où prenaient ces laptops l'éléctricité en pleine jungle?
Des laptops avec des disques durs non cryptés?
Les supposés implications de Rafael Correa sont ridicules, de par l'absurdité du "plan" devoilé par l'armée colombienne: les FARC prendraient contact avec le président equatorien pour libérer... un caporal! Et puis, les FARC ont toujours refusé, pour raisons politiques, de faire des libérations hors de Colombie; ça n'a donc pas de sens, puisque ça va contre la ligne des FARC, qu'elles aient proposé à Correa de liberer le caporal en Equateur.
Les autorités colombiennes ont menti énormement de fois; pourquoi devraient-on les croire cette fois-ci?
Etonnant aussi qu'elles sortent cela maintenant, quand l'Equateur est très fâché et proteste de façon très forte, partout. ça ressemble à une tentative de diversion je dirais.
Concernant les pays qui ont déjà pris position et condamné l'attitude Colombienne:
Equateur, Vénézuela, Chili, Brésil, Argentine, Perou, Italie, Nicaragua, Cuba; et sans doute d'autres bientôt.
(la prise de position du Pérou m'a surpris, personnellement; si même le Pérou laisse tomber la Colombie... le Pérou est le 2e atout majeur des Etats-Unis dans la région)
Une des consequences de l'incursion colombienne est que le tabou pesant sur les FARC est en train de sauter; l'attitude du gouvenement colombien est tellement illégale et irrespectueuse qu'il deviens plus facile de prendre publiquement position en faveur des FARC et contre le gouvernement colombien. De ce point de vue c'est un revers politique énorme pour l'Etat colombien, ils doivent s'en mordre le doigts.