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Publié : 27 oct. 2007, 13:16
par wallaye
Difficile de pas voir les turcs comme des gros méchants mais ...
... en même temps, si j'ai bien comprit, les kurdes sont aux premières loges du chaos (irak, syrie et iran). Ils voient bien que ça éclate de tous cotés, ils ont quelque chose à jouer, eux qui n'ont jamais eu d'état (je me trompe?).
Ce qui est clair aussi, c'est que si les USA, les russes, les chinois, les européens, et autres, se font des plans de partage du Moyen Orient, les Turcs ont intérêt à se positionner vite et bien, car à l'inverse ce seront eux les premiers visé par l'exode qui pourra toucher toute la sous région (et un exode de types pas content du tout il me semble).
No End in Sight (2007)
Publié : 31 oct. 2007, 21:49
par paul_mtl
No End in Sight: la guerre sans fin
L'excellent mais touffu documentaire No End in Sight, s'il ne jette aucune lumière nouvelle sur cet embarrassant sujet, a le mérite de rappeler que nous sommes parfaitement en droit d'être mélangés et de d'y rien comprendre: ce qui devait n'être qu'une intervention militaire se transforme, jour après jour sous nos yeux, en une guerre sans fin, aux objectifs obscurs, guerre menée par un président qui lui-même ne semble pas savoir où il s'en va et est pourtant déterminé à y aller, coûte que coûte.
C'est une guerre chère; un luxe presque. Des sommes extravagantes et démesurées y sont investies.Ce n'est plus même une guerre, c'est une confusion, aux proportions catastrophiques et aux issues incertaines. Ce film de Charles Ferguson devrait être présenté à tous les aspirants soldats, à tous ces cadets qui, en toute bonne foi, seraient prêts à mourir au nom de la démocratie, à leurs parents aussi. Après No End in Sight, on comprend un peu mieux pourquoi on ne comprend rien. Personne, même dans les plus hautes sphères, ne semble en mesure de donner un sens à ces mesures militaires, sinon celui, flou, de la lutte contre l'ennemi tentaculaire qu'est le terrorisme.
Ferguson présente et interroge une impressionnante variété de spécialistes, de commentateurs plus ou moins objectifs, de témoins honnêtes et sincères, de gens qui connaissent la guerre de loin ou de près, sur le terrain. Il ne s'agit pas d'un manifeste, il ne s'agit pas d'un pamphlet, mais d'un signal d'alarme: cette guerre est un cul-de-sac.
Un film accablant pour George Bush 19 septembre 2007
Charles Ferguson a écrit :«J'ai voulu faire un film d'enquête, et c'est ce que je pense avoir fait, en laissant les faits parler d'eux-mêmes. Mais je comprends ceux qui voient le résultat comme une mise en accusation»
Des «témoins clés»
Là réside la force de No End in Sight: pas de parti pris flagrant, pas d'agit-prop stridente, mais une rigoureuse recherche des causes pour comprendre comment l'Irak en est arrivé là, après plus de quatre années d'occupation armée états-unienne.
Un autre film de «têtes parlantes», certes, mais les 36 personnages interrogés sont des acteurs de l'occupation, pas des observateurs extérieurs. Ce sont des insiders, comme le général Jay Garner, le colonel Paul Hughes, l'ambassadrice Barbara Bodine.
Ils sont des «témoins clés» de toute enquête préliminaire qui conduirait à un projet de destitution de George W. Bush ou à une inculpation de Dick Cheney, Donald Rumsfeld ou Condoleezza Rice, qui ont tous refusé de parler au réalisateur.
La narration est fournie d'une voix sobre et sur un ton mesuré par Campbell Scott, acteur, réalisateur et producteur lui-même. «J'ai tout fait pour que le public ne classe par mon film a priori comme une dénonciation de plus de la guerre», a dit Ferguson.
Trois erreurs
Mais la dynamique des témoignages converge sur trois «erreurs capitales» de Paul Bremer, qui a remplacé Jay Garner comme chef du régime d'occupation en mai 2003. Il s'est opposé à la formation rapide d'une gouvernement irakien, a décrété la débaassification (jetant au chômage tous les fonctionnaires de l'ancien régime car il fallait être membre du parti de Saddam Hussein pour avoir du travail), et il a ordonné la dissolution de l'armée.
Garner, Hughes, Bodine et les autres rappellent constamment leurs vains efforts pour faire entendre raison à Bremer - qui refusait même de les recevoir. Bremer improvisait, sans proposer de plan cohérent d'occupation.
Cela a engendré l'éclatement et le renforcement de l'insurrection, avec les anciens baassistes et soldats en tête, et non Al-Qaeda. L'anti-plan de Bremer a été le géniteur de l'insurrection et des guerres civiles multiples qui déchirent l'Irak aujourd'hui.
«Le film contient seulement 1% des témoignages que j'ai recueillis. L'ensemble des témoignages sera publié bientôt sous forme de livre», a dit Ferguson, qui souhaite «faire d'autres films, y compris de fiction, si le monde me le permet».
No End in Sight 102 minutes, Charles Ferguson
La guerre privatisée
Ce qui m'amène au plus récent des "scandales" autour de la guerre en Irak (qui ne nous surprennent plus tant ils sont récurrents), l'Affaire Blackwater mettant en scène des mercenaires tirant à qui mieux mieux sur des civils irakiens.
De bonne critiques de ce que j'ai pu lire ici ou là.
Disponible en dvd pour les anglophones.
Publié : 01 nov. 2007, 17:07
par lionstone
Le ton monte. Alors que débute aujourd’hui à Ankara une conférence internationale pour tenter de débloquer la crise qui oppose la Turquie au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) basé dans le nord de l’Irak, le ministre turc des Affaires étrangères Ali Babacan a annoncé l’entrée en vigueur de mesures de rétorsion contre les rebelles kurdes.
Le ministre a souligné que toute incursion en territoire irakien visant ces rebelles ne pourra plus à l’avenir être considérée comme une «invasion».
C'est quoi alors? Une annexion?
Publié : 01 nov. 2007, 17:10
par Dagobert
Une promenade de santé

Publié : 01 nov. 2007, 17:17
par rurbain
Dagobert a écrit :Une promenade de santé

Non, c'est de l'exploration pétrolière.

Publié : 01 nov. 2007, 18:43
par mahiahi
Au fait, êtes-vous au courant qu'avant les guerres du Golfe, la Turquie et l'Irak avaient signé un accord pour poursuivre leurs rebelles kurdes chez l'autre?
Publié : 01 nov. 2007, 18:54
par nemo
Oui sous le regard approbateur des occidentaux.
Publié : 01 nov. 2007, 19:02
par lionstone
comme les US pour rétablir la démocratie

Publié : 04 nov. 2007, 01:27
par MadMax
Irak : les diplomates américains se rebiffent
La menace de nommer de force plusieurs dizaines de fonctionnaires à Bagdad suscite une bronca.
LE DÉPARTEMENT d'État est à court de volontaires pour sa méga-ambassade à Bagdad, la plus importante dans le monde avec quelque 6 000 employés. Alors que 250 fonctionnaires doivent être remplacés l'été prochain, à peine plus de 200 candidats se sont manifestés. Confrontée à la pénurie, Condoleezza Rice, le secrétaire d'État, a décidé de passer en force.
http://www.lefigaro.fr/international/20 ... ffent.html
Publié : 04 nov. 2007, 13:48
par paul_mtl
Le département d'État ne lésine pas sur les avantages offerts aux courageux qui veulent bien servir à Bagdad et dans les 25 « équipes de reconstruction » (PRT) disséminées en province. Leur salaire est doublé grâce aux primes, ils bénéficient de cinq « pauses de relaxation » hors du pays pendant 60 jours et ont priorité dans le choix de leur prochaine affectation. Mais cela ne suffit plus. Depuis des mois, le Pentagone se plaint de devoir combler les vides laissés par les diplomates.
Le double de combien ?
Publié : 04 nov. 2007, 14:14
par rurbain
paul_mtl a écrit :
Le double de combien ?
Euh, le prix auquel ils estiment leur peau.

Publié : 05 nov. 2007, 01:35
par Schlumpf
La Vallée d'Elah semble être le premier film hollywoodien qui prenne la mesure de la catastrophe humaine que représente la guerre en Irak. Autant pour les irakiens que pour les américains...
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_g ... 24739.html
Publié : 09 nov. 2007, 21:35
par energy_isere
dans l' Usine nouvelle de cette semaine :

la valeurs des exportations de pétrole de l' IRAK inférieure au montant des dépenses US pour la guerre en IRAK.
Irak
Publié : 09 nov. 2007, 22:00
par Saratoga Elensar
energy_isere a écrit :dans l' Usine nouvelle de cette semaine :
.........

la valeurs des exportations de pétrole de l' IRAK inférieure au montant des dépenses US pour la guerre en IRAK.
L'essentiel c'est que ca rapporte à Halliburton Exxon et compagnie
Re: Irak
Publié : 09 nov. 2007, 22:08
par rurbain
Voilà, suis pas sur que le contribuable américain s' y retrouve
