Re: [Chiffres] Ça monte ! (en dollar)
Publié : 05 mars 2011, 10:50
Ce déséquilibre géopolitique est quand même lié à aux matières premières : c'est le blé qui a mis le feu aux poudre.
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://oleocene.org/phpBB3/
Dû en partie à la spéculation, qui n'arrange rien...guino a écrit :Ce déséquilibre géopolitique est quand même lié à aux matières premières : c'est le blé qui a mis le feu aux poudre.
http://www.zerohedge.com/article/us-pre ... reparationWhite House Chief of Staff Bill Daley said on Sunday the Obama administration is considering tapping into the U.S. strategic oil reserve as one way to help ease soaring oil prices."
Le pétrole grimpe à un nouveau sommet à New York :
Les prix du pétrole continuaient de grimper fortement lundi en cours d'échanges européens, se hissant à New York à un nouveau sommet depuis deux ans et demi, sur un marché toujours rivé sur la Libye, où de violents affrontements touchent les installations pétrolières du pays.
Vers 12H30 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord s'échangeait à Londres à 117,88 dollars, en hausse de 1,91 dollar par rapport à la clôture de vendredi.
Il se rapprochait du sommet enregistré le 24 février à près de 120 dollars, qui était son plus haut niveau depuis deux ans et demi.
A New York le baril de "light sweet crude" (WTI) gagnait 2,22 dollars à 106,64 dollars, après avoir atteint une heure plus tôt 106,82 dollars, un prix inédit depuis fin septembre 2008.
La situation en Libye, important exportateur de brut vers l'Europe, continuait d'exacerber la fièvre des cours du baril.
"Si les affrontements se transforment en guerre civile sanglante, ils risquent de rendre la production libyenne de brut indisponible pour une période prolongée et d'endommager durablement les installations pétrolières" du pays, estimait Bjarne Schieldrop, analyste de la banque SEB.
Les forces armées du colonel Kadhafi, qui tentent de reprendre la main face aux insurgés, ont mené lundi de nouveaux raids aériens contre le port pétrolier stratégique de Ras Lanouf, dans l'Est libyen, selon un journaliste de l'AFP présent sur place.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait évalué jeudi les pertes de la production libyenne de 850.000 à 1 million de barils par jour, ce qui représente plus de la moitié de la production de la Libye avant le conflit et environ 1% de la consommation mondiale.
"Même si le régime de Mouammar Kadhafi s'effondre rapidement, les incertitudes persisteront sur ce qui se passera ensuite", alors que l'extension des troubles à travers le Moyen-Orient "pourrait encore faire flamber les prix", poursuivait M. Schieldrop.
Les opérateurs continuaient ainsi de surveiller la péninsule arabique, où le Yémen et le Bahreïn sont secoués depuis plusieurs semaines par un important mouvement de contestation, alors qu'en Arabie saoudite, quelques centaines de personnes ont manifesté vendredi dans l'est du pays à majorité chiite.
Autre signe de la nervosité du marché face aux tensions dans le monde arabe, le prix de l'or -- valeur refuge par excellence --, a atteint lundi vers 12H15 GMT un nouveau niveau historique, à 1.443,50 dollars l'once.
Le prix du pétrole et la BCE : des dangers pour les pays périphériques ?
Les pays périphériques de la zone euro sont entrés dans un processus de réduction des déficits publics, difficile avec la faiblesse de la croissance et le niveau élevé des taux d'intérêt.
Ce processus pourrait être rendu encore plus difficile, et la resolvabilisation de ces pays encore plus incertaine si :
le prix du pétrole reste à un niveau élevé, d'où un prélèvement supplémentaire sur le revenu (la croissance) de ces pays ;
la BCE réagit à l'inflation qui vient de la hausse des prix du pétrole en montant ses taux directeurs.
Nous évaluons l'ampleur du risque pour les différents pays périphériques. L'ajustement budgétaire nécessaire est accru de 1 à 2 points de PIB selon les pays pour une hausse du prix du baril de pétrole de 80$ à 100$.
.../...
Le retour à la solvabilité des pays périphériques sera difficile avec le besoin considérable de réduction du déficit public primaire. Mais de plus, ce retour à la solvabilité sera rendu encore plus compliqué par le prix élevé du pétrole.
Supposons un passage de 80$ à 100$ du prix du pétrole (sans effet de change).
Il coûte (en tenant compte des exportations vers les pays exportateurs de pétrole) :
0,7 point de PIB en Espagne ;
0,8 point de PIB au Portugal ;
0,7 point de PIB en Grèce ;
0,6 point de PIB en Irlande ;
ce qui réduit les recettes fiscales.
Il accroît l'inflation de la zone euro de 1 point, si ceci entraîne une hausse identique des taux d'intérêt, le coût pour les finances publiques serait à long terme :
0,1 point de PIB en Espagne ;
0,9 point de PIB au Portugal ;
1,6 point de PIB en Grèce ;
1,2 point de PIB en Irlande.
La hausse de l'ajustement budgétaire nécessaire sera donc : de 1 point de PIB pour l'Espagne, de 1,3 point de PIB au Portugal, de 1,5 point de PIB en Irlande et de 1,9 point de PIB en Grèce.