Berthier a écrit :
Il faut arrêter de parler d'évolution continue comme si le «progrès» était continu et infini.
Non le progrès avance par rupture et il a des limites. Pour le CSP les limites c'est l'énergie solaire reçue par m2.
Je ne pense pas qu'on puisse considérer ça comme une limite réelle. A 1e3 W/m^2 perpendiculairement au Soleil au niveau du sol par temps clair, ça laisse de la marge. Les problèmes du solaire ce sont les couts des panneaux ou miroirs et la gestion de l'intermittence. Pour le premier, il y a certainement de la marge de progrès. Pour la gestion de l'intermittence, le CSP apporte je pense un vrai progrès puisqu'on peut stocker la chaleur, par rapport au PV qui nécessitent des batteries (mais si les batteries de la Blue Car sont une rupture technologique, elles auront des applications là aussi).
Ce qui est amusant, c'est que les anti-nucléaires font toujours appel aux perspectives de progrès et le refusent aux autres.
Je ne suis pas anti-nucléaire, mais j'essaie d'évaluer scientifiquement les espoirs des différentes technologies. Il est fort possible que le nucléaire fasse des progrès importants, on ne peut que le souhaiter pour la surrégénération, mais il est très probablement plus facile d'en faire dans le solaire que dans le nucléaire parce qu'on n'a pas et de loin investi les mêmes sommes dans la recherche pour le solaire.
Non en partant de l'uranium de l'eau de mer à 900$, on ne fera pas mieux !
Je n'ai pas dit ça, j'ai observé que le chiffre indiqué dans ces études ne voulait rien dire quand à la rentabilité éventuelle de l'utilisation de l'uranium de l'eau de mer. Je suis très sceptique à cause de la concentration: pour extraire une livre d'uranium (5 tep thermiques), en supposant qu'on puisse extraire la moitié de ce qui passe, il faudrait "filtrer" 0.3 milliards de litres d'eau. Et cela ajouterait un cout de 4.5 centimes par kWh produit, ce qui amènerait le kWh nucléaire presqu'au prix du solaire actuel (à 10 centimes par kWh). Il me parait beaucoup plus crédible qu'on puisse rendre le solaire moins cher, en diminuant le cout des capteurs/réflecteurs.
Tovi citait le rapport de 9 pour 1 nucléaire/solaire, au vu des chiffres actuels estimez-vous ce rapport raisonnable? Pas moi, il me semble que 1 pour 1 serait dejà plus raisonnable.
, non les surgénérateurs ne fonctionnent pas ! etc... même si les russes qui font fonctionner BN600 depuis 25 ans, construisent BN800. Il doivent vraiment être stupides ces russes, avec tout le gaz qui leur reste, pour construire un réacteur si onéreux.
Si les surrégénérateurs fonctionnaient si bien, il n'y aurait pas de grand projet international GenIV! Je ne dis pas que ça ne fonctionnera pas, juste qu'on n'en sait rien, qu'il y a pas mal de recherches à faire de ce coté et donc d'incertitudes (faisabilite, cout, delai), sinon on ne nous rebattrait pas les oreilles avec les EPR, on passerait tout de suite à la surrégénération.
Si on envisage des progrès dans le CSP pourquoi ne pas en voir dans les réacteurs à gaz, à sel fondus. Pourtant un réacteur sûr, sans déchets ça devrait leur faire plaisir.
Et bien non, comme quoi l'antinucléarisme c'est une religion.
Je vous invite à ne pas porter ce genre de jugement à l'emporte-pièces et à voir aussi que chez certains pro-nucléaires, il y a de l'aveuglement.