valid a écrit :
Il est pragmatique : on a le nez dedans (dans le capitalisme et l'économie de marché), faut faire avec.
Ah parce que tu crois que l'on va faire tranquillement une transition énergétique alors que les médias vont continuer à nous bourrer de publicités d'objets inutiles et dérisoires face à une perspective catastrophique comme la déplétion de la production du pétrole.
Au contraire, je pense que nous allons aborder la phase de désillusion totale sur la société de consommation dans sa forme actuelle. Sans parler d'une très longue période à PIB négatif, de quoi affoler nos "adorables" économistes et éditorialistes.
valid a écrit :
Faux. Il constate, comme beaucoup avant lui (dont plusieurs verts) qu'ils sont d'abord un rassemble d'"antis" en tous genres qui ne constituent pas une unité politique viable au-delà de leur rôle d'aiguillon.
Vieux clichés rabattus n fois par les éditorialistes néolibéraux de ce pays. Si on juge la dernière campagne, c'est bien Bayrou qui essayait de rassembler les "antis", avec le succés déplorable que l'on a tous constatés.
Je pense qu'au contraire, l'histoire politique des verts met ce parti complètement en avant garde d'un projet politique ayant pour axe une relocalisation de l'activité économique, qui se fera de fait et de force par la déplétion du pétrole.
Mais Janco ne peut l'admettre, et nous savons pourquoi.
valid a écrit :
Vous lisez de travers. Il explique qu'un petit parti en France ne pourra prendre, dans un temps raisonnable, la majorité nécessaire pour faire bouger les choses et que par conséquent, les choses doivent bouger à partir de l'existant.
Comme quoi Janco s'est bien trompés, puisque Europe Ecologie arrive en Ile de France largement devant le PS et le Modem (ce dernier par long du Front de Gauche).
Je ne reproche pas la stratégie de militer pour un grand parti, mais force est de reconnaitre que le choix du modem par Jancovici est des plus douteux. Je savais depuis longtemps qu'il faisait une erreur, une erreur que Hulot n'a pas faite, bien heureusement.
valid a écrit :
Il est pro-ce-qu'on-peut-utiliser-efficacement-sans-trop-de-CO2 dans un délai raisonnable avec un impact sociétal à court terme le moins destructeur possible.
La déplétion pose la question de la sécurité d'approvisionnement de l'énergie et du minerai, et en premier lieu de la diversification du type de production d'énergie. Pour le nucléaire français, il va y avoir comme un "petit" problème, vu notre dépendance à l'uranium. Cela peut être un choix judicieux d'avoir mis tout dans le même panier, ou au contraire un choix d'une débilité sans nom qu'aucune nation sur cette planète n'a pris le risque de faire. Mais pas d'inquiétude, on est les champions (du monde).
valid a écrit :
À cette échelle là, on parle bien de limiter la casse avec le système actuel, pas de refondre un système économico-productiviste qui s'est construit en 200 ans.
Heu, tu es bien certain d'avoir lu le livre ?
Janco est au moins certain d'une chose, c'est de renvoyer plusieurs millions d'urbains dans les champs, remettant en cause la base même de la société actuelle industrielle et urbanisée, sujet très débattu sur ce forum sur l'origine de la société industrielle actuelle par la conversion de la paysannerie à l'agriculture productiviste. C'est d'ailleurs le passage le plus intéressant et le plus pertinent de l'ouvrage.