Tibet: des morts dans de violentes manifestations à Lhassa
AFP
AFP - il y a 1 heure 9 minutes
PEKIN (AFP) -
Des violences opposant des manifestants tibétains hostiles à la présence chinoise aux forces de l'ordre ont fait des morts et de nombreux blessés vendredi dans le centre historique de Lhassa, la capitale du Tibet .
"De nombreux policiers ont été grièvement blessés" dans ces violences, a annoncé l'agence Chine Nouvelle.
(tu parles !... Et bien entendu aucun commentaires sur ceux sur qui ils ont tiré...
)
Plusieurs bâtiments ont été incendiés dont en particulier une mosquée à laquelle le feu a été mis vers 20H30 (12H30 GMT), précise l'agence officielle.
Il s'agit des plus importantes manifestations à Lhassa depuis le soulèvement de mars 1989.
Ce nouvel embrasement dans une région sensible, sous contrôle chinois depuis 1951, devrait renforcer la pression que subit déjà le gouvernement chinois sur la scène internationale pour améliorer les droits de l'Homme, comme il s'est engagé à le faire en obtenant l'organisation des Jeux olympiques.
(des promesses... Toujours des promesses...
)
Les violences ont touché la vieille ville de Lhassa, en particulier autour du célèbre monastère du Jokhang, un haut-lieu touristique, après plusieurs jours de manifestations de moines bouddhistes.
Elles ont suscité de nombreux appels à la retenue des capitales étrangères, tout comme celui du dalaï-lama, le chef spirituel et temporel des bouddhistes tibétains, qui a demandé à la Chine de "renoncer à l'usage de la force" au Tibet.
"Bien sûr qu'il y a des morts", a déclaré à l'AFP une employée au centre des urgences médicales, jointe par téléphone. "Nous sommes très occupés avec les blessés, il y a en beaucoup ici", a-t-elle ajouté, sans préciser si les victimes étaient des moines.
Radio Free Asia (RFA), citant des témoins à Lhassa, a fait état d'au moins deux morts.
Les manifestants "ont saccagé les magasins chinois et
la police a tiré à balles réelles sur la foule. Personne n'a le droit de se déplacer dans Lhassa maintenant", a indiqué une source tibétaine à la radio qui se trouve aux Etats-Unis.
Citant des témoignages directs de citoyens américains, l'ambassade des Etats-Unis à Pékin a aussi fait état de coups de feu. Une information confirmée par une touriste étrangère contactée par l'AFP.
"Nous avons entendu des coups de feu", a dit cette femme, en précisant qu'elle demeurait dans un hôtel assez central.
Selon une infirmière d'un hôpital de Lhassa, jointe par l'AFP, au moins une dizaine de personnes ont été blessées et hospitalisées.
Depuis lundi, des moines bouddhistes manifestent au Tibet et dans les provinces voisines, où vivent des minorités tibétaines, à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l'exil en Inde du dalaï-lama.
Vendredi, les violences ont surtout éclaté dans le quartier du Barkhor près du monastère du Jokhang, selon des témoins. Des magasins ont été incendiés.
"On était sur la place vers 13H00 (05H00 GMT), on voyait des drapeaux blancs de manifestants dans la foule, quand les policiers sont arrivés en force et ont fait évacuer", a expliqué un touriste français, joint par téléphone.
D'autres touristes étrangers ont décrit par téléphone à l'AFP une ville bouclée par les militaires et les forces de l'ordre.
"Il y a beaucoup de soldats et de policiers dans le centre de Lhassa (...) On nous a dit de rester à l'hôtel, car il y avait des problèmes dans le centre", a témoigné un touriste allemand.
Tous les restaurants et les bars ont été fermés, a-t-il ajouté.
"Nous n'avons plus d'électricité", a indiqué une Tibétaine jointe dans un petit hôtel près du Jokhang.
(un bon moyen pour neutraliser Internet je pense
)
Une manifestation, réunissant plusieurs centaines de personnes, a également eu lieu vendredi dans une région avoisinante, où vit une minorité tibétaine, dans la ville de Xiahe (nord-ouest de la Chine), siège du plus grand monastère du bouddhisme tibétain en dehors du Tibet.
Ces incidents interviennent à la veille d'un important rendez-vous politique à Pékin, où le Parlement doit confirmer un nouveau mandat de président pour Hu Jintao.
Ce dernier était à la tête du Tibet en 1989, lors des précédentes grandes manifestations.
(comme par hasard...
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L'agence Chine Nouvelle, citant le gouvernement régional du Tibet a accusé "la clique du dalaï-lama", d'avoir fomenté les troubles à Lhassa.
(
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"Le gouvernement de la région autonome du Tibet a indiqué vendredi qu'il avait suffisamment de preuves que le récent sabotage à Lhassa était +organisé, prémédité, et orchestré+", selon Chine Nouvelle.
(perso je soupçonnerait plutôt Langley en Virginie, mais bon c'est juste mon avis...
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Lundi, devant ses partisans réunis dans son lieu d'exil à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, le dalaï-lama avait violemment dénoncé la répression chinoise au Tibet, dans une déclaration inhabituellement sévère.
Vendredi soir, il a demandé à la Chine de "renoncer à l'usage de la force", tandis que tour à tour la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et les dirigeants européens faisaient part de leur inquiétude, appelant la Chine à la retenue et au respect de la culture tibétaine.