Yves a écrit :Une récession ne se décide pas, les mesures qui l'accompagnent sont censées éviter la récession et retourner vers la croissance.
Certes. Mais il y a des industries qui ne retrouveront pas une croissance. Par exemple, il est illusoire de retrouver GM d'avant la crise, avec leurs produit gourmants, lourds et encombrants.
Celles la ont été volontairement achevées.
Yves a écrit :
Une décroissance collective (qui n'existe pas pour l'instant dans les faits) aurait des mesures d'accompagnement destinées à continuer la décroissance et non l'inverser de manière qu'elle soit socialement supportable (par ex, transformer les fabriquant/vendeurs/réparateur de voiture en fabriquant/vendeurs et réparateurs de vélo ...)
Oui, dans le cas d'une économie keynésienne, ce qui n'est pas le cas de l'Europe et des USA, sauf à de très rare exception. Par pour les autres continents, les planifications sont fortement orientés (stratégique/locale/durable et prometteuse). De plus, la politique ne se limite pas à l'orientation d'un état jacobin. Elle est aussi le produit d'une multitude d'expériences individuelles et locales pour réinventer une vie commune durable (et accessoirement une survie financière de fait).
Ce qui veut dire que l'adaptabilité d'un homme qui cherche à survivre dans la jungle libérale est bien plus perspicace qu'un gouvernement néolibéral qui appuis sur tous les boutons et qui prie le dieu Croissance.
Yves a écrit :
Aucun programme de décroissance collective n'a été mis en place.
Leur programme est la récession, puisque poster sur leurs dogmes néolibéraux. C'est situationnel et assez radical comme gouvernance, mais cela va être assez violent pour que la société tourne quelque degré de plus qu'en situation de croissance proche de zéro. Ce qui a pour résultat involontaire :
- d'une décroissance forcée de la surconsommation,
- d'une orientation d'achat vers les véhicules moins consommateurs (sarkozette oblige),
- d'une forte baisse de la mobilité (voyages, déplacement de loisir et déplacement lié au travail),
- d'une puissante baisse des échanges manufacturés.
La taxe carbone va sortir d'ici là pour trouver de l'argent frais, et occasionnellement diriger vers moins de CO2 la reprise chimérique qui devrait intervenir pas avant ... 5 ou 10 ans.
D'ici là, le système D va prendre le relais de l'incapacité des gouvernants à avoir anticipé un marché en fin de courses économiques.
Et par effet boomerang, un gros coup de pied dans le derrière d'une classe politique dépassée depuis les 30 glorieuses.
En France, on consommait moins d'une planète en 1970. Je ne pense pas que l'on était pas moins heureux.
Attention, je ne pense pas que cela va aller sans heurts, mais l'irresponsabilité de nos hommes politiques est sans commune mesure, qui pour la plupart persistent et signent.
La situation était prédictive, ici comme ailleurs. Personnellement, je n'ai jamais été dans une tour d'ivoire, même si j'ai mis du temps à me représenter l'amplitude de la crise à venir. Aujourd'hui, même au gouvernement, plus personne n'y croit, notamment à un retour à l'avant crise.