Publié : 30 nov. 2007, 16:11
Non, le PO est un problème de débit, pas de taille des réserves : si à partir de maintenant, on arrive à découvrir et exploiter disons 1 Gbl tous les ans jusqu'à la fin des temps, les réserves deviennent infinies mais la date du PO reste inchangée.Le PO proche signifie en réalité que les réserves réellement exploitables intensivement ne sont pas tres supérieures aux réserves conventionnelles
Il nous reste quelques décennies pour inventer des moyens d'aller les exploiter. Il y a 30 ans, qui aurait cru qu'on ferait de l'offshore très profond ? C'est Goethe je crois qui disais "vous n'avez pas idée de ce qu'est capable un Allemand quand il a faim". On peut généraliser aux Chinois, aux Russes, aux Européens... Surtout que le pic tep/habitant est quasiment atteint, on commence tous donc à trouver qu'on a moins d'énergie chacun à notre disposition et on va chercher à revenir à la situation d'hier ou d'avant-hier.c'est à dire qu'on peut en gros oublier les hydrates de méthane, charbon de mauvaise qualité, etc...
Une "bonne partie du boulot" ? Mais on ne touche qu'à un tiers des émissions de GES anthropiques !!! Peut-être que l'industrie suivra (quoiqu'à mon avis, elle se sera reconvertie au nucléaire comme le montre déjà aujourd'hui ArcelorMittal, Outukumpu ou Total) et côté agriculture, pourquoi arrêterait-on de cultiver du riz, d'élever des animaux ou de fabriquer des biocarburants ?ça rend probable l'hypothèse que l'épuisement des fossiles conventionnels assure pour une bonne partie le boulot difficile qu'on a à faire pour y renoncer.

