Ce n'est pas parce que certains ont des représentations très arrêtées de la situation (voire de la philosophie de la vie) qu'il ne faut pas se poser des questions et suivre leurs idées.
au contraire Petrus, suis mes conseils et tu verras : tu me remercieras un jour!!!
d'accord avec toto sur la réponse inverse à celle d'Andros et ça donne à peu près ça :
"1- Il y a assez de gens compétents, quel que soit le métier.
Quoi que tu choisisse, ne passes pas de temps à pratiquer et à te former. Un expert lui aussi peut être viré, mais il sera viré le premier.
Généralement, plus on est bon, moins on peut négocier les conditions d'embauche... en étant conscient que l'assiduité ne fait pas partie de la qualité.
Aujourd'hui, c'est la norme de faire des heures sup' et d'en chier des ronds de chapeau. En dehors des grands groupes multinationaux, les PME (en général) peinent pas autant que leurs employés à survivre.
Crois-moi, si tu quittes le boulot en même temps que ton patron, un lien humain disparaitra entre vous deux. Alors que celui qui se pleint tout le temps et part à 17h suscite plein de loyauté.
J'ai fait une Grande Ecole, et je peux t'affirmer qu'il faut obtenir la formation la plus élevée. C'est surtout pour la première embauche (contrairement à ce que l'on croit), et parce qu'on y apprend pas à contrôler le maximum de variables attenant à ce que l'on dfera plus tard.
Cela peut être des aspects de management, mais plus généralement c'est un état d'esprit, et des contacts. Le monde du travail est une structure sociale rigide, comme c'est bizarre, plus on est en haut, moins on s'en sort.
2- La grande tendance de fond est l'automatisation du travail, et la délocalisation en Asie.
Il y a tant de chômeurs parce que les machines (robots, ordinateurs) remplacent les humains : elles sont plus productives, plus intégrées (au lieu de leur expliquer quelque chose tu leur envoies les instructions avec ton ordi).
Avec elles, dans une certaine mesure tu réduis le risque : même si elles peuvent tomber en panne, voire abîmer des pièces / niquer des bases de données, les dommages sont beaucoup plus limités dans l'étendue et dans le temps que si un humain s'en était chargé.
On délocalise en Asie parce que c'est là qu'il y a un marché d'équipement, alors que chez nous il s'agit seulement d'un marché de renouvellement. Pour conquérir ce marché il faut être sur place, et produire non plus pour 700 millions d'Occidentaux (USA + Europe Occidentale) mais pour plus de 2500 millions (Chine+Inde+Indonésie+...), auquel les 700 millions précedents s'ajoutent.
En gros, donc, les délocalisations produisent en fait pour toute l'humanité solvable. Il y a encore beaucoup de secteurs qui restent en Europe, comme les secteurs à maturité ou ceux qui n'ont pas de gain évident à délocaliser (plus bien sûr les services directs).
Bien sûr, lorsque tu construits de nouvelles usines, tu le fais avec le maximum de robotique / intégration informatique. Les usines avec les petits enfants / prisonniers qui travaillent existent, mais ce ne sont pas elles qui menacent nos emplois.
3- Une crise se forme dans "l'Occident économique" (je ne parle pas d'élucubrations nazies comme le Choc des civilisations)
D'abord, tous les deux sont confrontés au choc robotique/numérique évoqué plus haut. Comme une falaise de calcaire, cela érode par la base une partie de notre économie, et fera du prochain choc économique (krach, choc pétrolier ou autre) une récession durable, voire (à mon avis) une Dépression.
Les USA ont perdu leur base manufacturière, ont beaucoup délocalisé dans les services (nous leur emboîtons le pas) et n'ont plus investi dans leur population (instruction, services sociaux) depuis un quart de siècle. C'est une nation appauvrie, désemparée et à la merci de la prochain crise.
En Europe, nous sommes un peu mieux loti en ce qui concerne l'investissement dans la population, notre problème est d'ordre démographique (en Europe Occidentale dans son ensemble, l'Europe de l'Est c'est pire encore).
Les Européens font le moins d'enfants dans le monde (en dehors des Chinois n'ont pas le droit et qui aimeraient bien...). Ajoute à cela des taux de suicides record dans a jeunesse, et tu as le signe d'une société à bout.
Ceci dit, lorsque la "bulle" chinoise va éclater, cela va être absolument horrible là-bas (famine géante, chaos social), alors qu'ici à mon avis les choses vont vont changer.
C'est pour ca que je ne recommande pas d'émigrer hors d'Europe (on aurait pu le penser vu ce que j'écris), mais de rester, pour voir un autre type de civilisation émerger.
Cela ne sera pas aussi radical que cela sonne, mais je vois de nombreux exemples que le "mix" qui fait une société va changer dans sa composition : par exemple, plus d'adeptes de la décroissance (par nécessité aurtant que par conviction, ne nous leurrons pas...), une consommation choisie, l'abandon progressif de la culture de masse.
4- Donc maintenant, que faire ?
Si j'ai écrit tout cela, c'est pour situer le contexte général du monde du travail dans l'avenir, sur la base de ce que l'on sait déjà.
Quoi que tu choisisse, ne fais pas quelque chose que tu es obligé de faire 10h/jour et 50 semaines par an. TOUS les jobs ont des aspects rebutants, surtout lorsqu'on commence et encore plus après, ensuite on peut pas s'adapter.
Mon conseil est d'être avant tout incompétent. Un bon éléctronicien sera toujours incapable de faire des choses qu'un éléctronicien-bricoleur-jardinier-livreur-secrétaire ne saura pas.
Un patron ne sait pas quel spécialiste il lui faut, le reste c'est les bouches-trous parce qu "il faut bien que quelqu'un le fasse".
Les recruteurs / DRH ne savent pas faire la différence entre un spécialiste et un bouche-trous, dans un CV. Ils ont des offres avec comme profil "spécialiste" et d'autres avec des profils bouche-trous.
Enfin, si on te dit d'avoir des compétences multiples, j'ai constatéé à maintes reprises que celui qui est bon dans son métier est généralement mauvais dans ses autres compétences aussi, contrairement aux bricoleurs invétérés qui savent un peu de tout et rien de bien.
Donc, au chômage !"