Re: [Biodiesel] Piste à creuser : le produire à partir d'algues
Publié : 05 oct. 2008, 11:21
Plus personne n'est intéressé pour faire du petrole a base d'algues???
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://oleocene.org/phpBB3/
comment tu fais pour recharger en dioxyde de carbone?Belzebuth a écrit : La culture de ces cellules végétales, qui se reproduisent par mitose, se réalise dans des circuits d'eau fermés, exposés à la lumière du soleil et en présence d'un air chargé en dioxyde de carbone.
Petrosun se lance dans les algues chinoises
Le groupe américain Petrosun lance en Chine une usine de production d'algues destinées à être converties en biodiesel, en éthanol, en biomasse et autres produits commerciaux.
La société a signé un accord avec Shangai Jun Ya Yan Technology Development, pour établir une usine pilote à vocation commerciale, en Chine.
Shangai Jun Ya Yan investira 40 millions de dollars pour la construction et l'équipement de la ferme alguale, et les bénéfices seront partagés à parts égales entre les deux partenaires.
Petrosun est une compagnie énergétique diversifiée, qui construit notamment au Texas une ferme de 1100 ha, capable de produire 16,6 millions de litres par an de biodiesel à partir d'algues, ainsi que 49,8 millions de kg de biomasse.
Enerzine
Un article dans econologie suffit à prouver que les algues remplaceront le pétrole ?!!!?c'est prouvé,sur econologie un article ou des scientifiques avancent qu'il faut 52000 km carré de panneau de microalgues pour répondre aux besoins énergétiques en matière de transport.
0,1 % de concentration en huile pour la graine de tournesol ?!!!?une concentration importante d'huile (20% contre 0,1% pour la graine de tournesol)
Désolé, mais citer la mitose comme moyen de reproduction des cellules végétales, c'est un peu comme dire qu'il y a beaucoup d'eau salée dans la mer.La culture de ces cellules végétales, qui se reproduisent par mitose
La recherche française s'intéresse aux microalgues
(src : Inria, Interstices)
En France aussi, les micro-algues font l'objet de l'attention des chercheurs. Le projet Shamash, démarré en décembre 2006, a pour objectif de produire un biocarburant à partir de microalgues autotrophes. L'objectif premier est d'évaluer la faisabilité technico-économique d'une filière de production d'ester de méthyl.
Les microalgues peuvent accumuler jusqu'à 50% de leur poids sec en acides gras, permettant d’envisager des rendements à l'hectare 30 fois supérieurs aux biocarburants issus de cultures terrestres. Elles peuvent ainsi offrir de 20 à 75 m3 d'huile par hectare et par an selon les sources.
Parmi leurs avantages, par rapport aux biocarburants actuels, les micro-algues promettent un rendement photosynthétique beaucoup plus élevé et une plasticité métabolique bien plus importante permettant plus facilement d'orienter la bioproduction vers certains acides gras. Le contrôle du recyclage des éléments nutritifs permet une maîtrise du cycle de l'azote et du phosphore. Elles ne nécessitent pas d'apport de phytosanitaires et offrent de nombreux sous-produits valorisables et des technologies exploitables dans les pays en voie de développement.
Depuis la fin 2006,le projet Shamash regroupe 8 équipes et entreprises françaises : les chercheurs sont notamment issus de plusieurs organismes de recherche, INRIA, CNRS, IFREMER, CEA, CIRAD, et des universités de Nantes et d'Aix en Provence, ainsi que deux industriels, Valcobio et Alphabiotech. Le projet intègre aussi bien des spécialistes de la culture, de la physiologie et de l'utilisation des micro-algues, que des spécialistes de l’optimisation des procédés biotechnologiques, des biocarburants et de l’extraction et de la purification de lipides.
Parmi eux, l'équipe COMORE issue de l'INRIA de Sophia Antipolis, associée au laboratoire d’Océanographie de Villefranche, cherche à comprendre et à quantifier les mécanismes physiologiques sous-jacents, afin de définir les conditions optimales de production d’huile, tout en maintenant une forte croissance des algues.
La modélisation numérique joue un rôle crucial pour prévoir la quantité de carbone stocké par l'algue sous forme d'huile, en fonction des conditions de stress et d'environnement. Il s'agit de trouver un compromis entre la croissance forte des microalgues et la production d'huile liée à un stress nutritionnel.
Le projet Shamash dispose d'un budget total de 2.8 Millions d'euros. Le Programme National de Recherche sur les Bioénergies (PNRB) de l'ANR y contribue à hauteur de 0.8 Millions d'euros. Le projet est coordonné par O.Bernard (INRIA Sophia-Antipolis).
Plus d'informations sur la revue Interstices et une présentation du projet sur le site de l'INRIA - Sophia Antipolis
Enerzine
http://www.enerzine.com/6/6423+les-bioc ... -usa+.htmlLes biocarburants d'algues se développent aux USA
http://www.bulletins-electroniques.com/ ... /56731.htm
Face aux réactions négatives et aux doutes grandissants vis-à-vis de l'impact des biocarburants de 1ère génération, chercheurs et industries spécialisées se sont penchés sur le potentiel d'un nouveau type de biocarburants dit "avancés" produit à partir de micro-algues.
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Salut,energy_isere a écrit : http://www.enerzine.com/6/6423+les-bioc ... -usa+.html
si c' est sérieux comme étude : sans nul doute !papy_russe a écrit :Salut,energy_isere a écrit : http://www.enerzine.com/6/6423+les-bioc ... -usa+.html
est-ce que quelqu'un ici est capable de dire si c'est sérieux ou pas et si ça peut à terme remplacer tous nos besoins en pétrole ? Ces articles ne disent pas exactement quelles quantités d'énergie on récupère par rapport à l'énergie utilisée pour produire le carburant.
D'autre part, combien de surface d'océan faudrait-il pour produire l'équivalent des 100 Mb/j de pétrole que l'on consomme actuellement ?
En comparaison avec la filière cellulosique, il semble que les microalgues soient en passe de gagner cette course du biocarburant de nouvelle génération. En effet, le biodiesel issu des algues paraît aujourd'hui plus proche du stade de l'industrialisation que le bioéthanol obtenu à partir de sources ligno-cellulosiques.
Cultiver les microalgues à l'obscurité ne risque pas d'être viable.....Le process de fabrication de carburant à partir d'algues consiste à les cultiver dans des grandes cuves de fermentation industrielles (photobioréacteurs), à l'obscurité, et de les alimenter en continu avec un milieu nutritif contenant du glycérol et de la cellulose
J'ai plutot l'impression que le ligno cellulosique a une longeur d'avance. Pour preuve, des usines existent déjà notamment en Allemagne alors que rien de similaire n'existe avec les micro algues (et c'est bien dommage).En effet, le biodiesel issu des algues paraît aujourd'hui plus proche du stade de l'industrialisation que le bioéthanol obtenu à partir de sources ligno-cellulosiques.
il y a une contradiction dans la meme phrase !pat59115 a écrit :Quelques remarques concernant cet article :
Cultiver les microalgues à l'obscurité ne risque pas d'être viable.....Le process de fabrication de carburant à partir d'algues consiste à les cultiver dans des grandes cuves de fermentation industrielles (photobioréacteurs), à l'obscurité, et de les alimenter en continu avec un milieu nutritif contenant du glycérol et de la cellulose
Alimenter en continue avec un milieu nutritif contenant du glycérol et de la cellulose ? C'est plutot l'inverse, la production est riche en glycérol et cellulose.
J'ai plutot l'impression que le ligno cellulosique a une longeur d'avance. Pour preuve, des usines existent déjà notamment en Allemagne alors que rien de similaire n'existe avec les micro algues (et c'est bien dommage).En effet, le biodiesel issu des algues paraît aujourd'hui plus proche du stade de l'industrialisation que le bioéthanol obtenu à partir de sources ligno-cellulosiques.
A voir les difficultés rencontrées par les procédés utilisant la ligno cellulose pour s'industrialiser on peut affirmer que les algues n'ont de l'intérêt que pour les chercheurspat59115 a écrit : J'ai plutot l'impression que le ligno cellulosique a une longeur d'avance. Pour preuve, des usines existent déjà notamment en Allemagne alors que rien de similaire n'existe avec les micro algues (et c'est bien dommage).