Re: Manger moins de viande ?
Publié : 07 avr. 2009, 15:51
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Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://oleocene.org/phpBB3/
Alors, à savoir, les gros exploitants de volailles en Europe (DOUX par exemple) revend de la viande de poulet surgelé à trés bas prix en Afrique (des surplus, ou des morceaux que ne veulent pas nos concitoyens), et cette viande vient concurencer les coqs et poulets vivants des petits exploitants traditionels, les faisant mettre la clef sous la porte.Synopsis [modifier]
Avec We Feed the World, le documentariste Erwin Wagenhofer propose aux spectateurs un regard sur l'agriculture mondiale moderne. En passant par la Roumanie, l'Autriche, le Brésil, la France et l'Espagne, son enquête se focalise sur la manière dont est fabriqué ce qui arrive dans notre assiette. Il montre que la domination du Nord sur le Sud est pregnante. Comment est-il possible qu'en Afrique on achète des produits européens ou asiatiques comme le poulet thaïlandais ? Le réalisateur présente une face peu connue de la mondialisation : en achetant un poulet industriel on contribue au défrichement de l'Amazonie car le Brésil déforeste pour cultiver le soja qui sert à nourrir les volailles élevées en batterie (90% de la production de soja du Brésil est exporté). Le documentaire souligne également la différence entre industrie agroalimentaire et petite exploitation. We Feed the World adopte un style « coup de poing » visant à éveiller les consciences[2].
Juste un petit "HS" pour signaler que cet exemple démontre le danger des gestions linéaires et centralisées , a l'opposée des gestions parcellisées "fractales".energy_isere a écrit :et cette viande vient concurencer les coqs et poulets vivants des petits exploitants traditionels, les faisant mettre la clef sous la porte.
Nouveau livre de Fabrice NicolinoBIDOCHE, l'industrie de la viande menace le monde
Le ParisienBardot demande au président une journée végétarienne
On connaissait la journée sans voiture. Brigitte Bardot voudrait dorénavant lancer la «journée végétarienne». L'actrice a demandé vendredi à Nicolas Sarkozy d'instaurer cette journée dans les établissements publics et d'inviter les établissements privés à faire de même. But de la manoeuvre : lutter contre le réchauffement climatique.
BB réclame au chef de l'Etat de «donner un sens aux déclarations du Sommet sur le climat et d'être en cohérence avec la mise en place d'une taxe carbone». En émettant des gaz à effet de serre, le secteur de l'élevage «a une incidence directe sur le réchauffement climatique, la pollution des sols, des nappes phréatiques et représente un terrible gaspillage puisque près d'un tiers des céréales produites mondialement est destinée à nourrir les animaux pour la production de viande», souligne Brigitte Bardot.
«Il y a déjà la journée sans voiture, la journée sans tabac, mais instaurer une journée végétarienne aurait des répercussions bien plus fortes que toutes les taxes carbone réunies et la planète s'en porterait infiniment mieux», écrit BB au président.
Puis, reprenant sa casquette de défenseur de la cause animale, elle poursuit qu'en outre, «refuser la consommation de viande est aussi le meilleur moyen de protester contre l'inhumanité et la barbarie partout présentes dans les élevages, durant les transports ou lors de l'abattage des milliards d'animaux sacrifiés et consommés chaque année».
http://energie.lexpansion.com/articles/ ... e-climat-/La viande contre le climat ?
L'industrie de la viande elle est devenue l'une des principales causes anthropiques du réchauffement climatique. Une vérité qui dérange, mais n’est pas intangible.
jeudi 15 octobre 2009
Hier omnivore, l’humain moyen (à condition qu’il réside dans les contrées les plus favorisées de la planète) est en passe de devenir un carnivore patenté. Amorcée depuis un bon demi-siècle, cette mutation n’est pas sans poser quelques problèmes. Sanitaires, tout d’abord. Sans aller jusqu’au régime alimentaire délirant de Morgan Spurlock (l’auteur du documentaire Super Size Me, ndlr), gavé de Big Macs, la consommation croissante de viande rouge peut accroître le risque de certains types de cancer, notamment colorectal. L’abus de cochonnaille est tout à fait indiqué pour les amateurs de records de taux de triglycérides et d’accidents vasculaires. Seul le poulet trouve encore grâce aux yeux des nutritionnistes. Pour combien de temps encore ?
La bidoche occupe le terrain. Parce qu’elle est devenue une base de l’alimentation d’une part croissante de l’humanité, la bidoche occupe de plus en plus de terrain. Selon un épais rapport de la FAO (Livestock’s Long Shadow), l’industrie de la viande est l’activité humaine qui occupe le plus de surface au sol : 26% des terres dégagées des glaces sont occupées par le bétail et ses cultures nourricières. Au total, 70% des terres agricoles mondiales sont dédiées aux bovins, ovins, porcs et autres volailles. Colossal !
Mais le pire est, peut-être, à venir. Car, affirment les agro-industriels, il nous faut toujours plus de barbaque pour nous bien porter. Selon les prévisions de l’organisation onusienne, la production mondiale de viande devrait passer de 229 Mt/an (millions de tonnes par an), à l’orée du
siècle, à 465 Mt/an vers 2050. Dans le même temps, la production de lait devrait, elle aussi, doubler, passant de 580 Mt/an à 1 043 Mt/an. Pour autant, il n’est pas certain que ce secteur en plein boom double le nombre de ses « employés », déjà considérable puisque évalué à 1,3 milliard de personnes.
Le bétail sabote la biodiversité
Exigeant, le bétail ne supporte pas de vivre dans la nature, la vraie. Aussi, à mesure que le cheptel augmente, il faut lui trouver de préférence des terrains libres et peu chers : la forêt. Sur les 825 écorégions identifiées dans le monde par le WWF, 306 sont menacées par l’avancée du bétail.
Conservation International tente de protéger 35 sites où la biodiversité est particulièrement exceptionnelle. L’organisation va devoir rapidement s’activer car 23 sont allègrement piétinés par les sabots des « animaux machine », chers à Descartes. L’Union internationale pour la conservationde la nature (UICN) constate que la plupart des animaux et des végétaux répertoriés dans sa « Liste rouge des espèces menacées » voient leur biotope dégradé par de la viande sur pattes.
Le bétail est-il un loup pour l’homme ? Oui, si l’on s’intéresse à la nourriture et à l’eau.
Les 22 milliards de bêtes à viande présents en permanence à nos côtés ou dans notre assiette bouffent à s’en faire péter la panse. En 2002, rappelle la FAO,625 Mt de maïs ont été utilisées par l’élevage. En 2030, ce tonnage devrait flirter avec le milliard de tonnes. Les amateurs de sucre de maïs (les agro-industriels, par exemple) ou de pop corn ont du sang à se faire. Une inquiétude que devront partager les buveurs d’eau. Nos petites têtes à cornes et à crêtes consomment 8% de l’eau potable mondiale. Un chiffre en augmentation constante. Leurs déjections (lisier, fientes, etc.) est aussi une source majeure de pollution des eaux. Si les Bretons préfèrent désormais l’eau en bouteille, c’est bien parce que le Réduit breton est devenu l’une des « usines à viande de la France » chères à Edgar Pisani. Faute de chiffres globaux, revenons sur les lieux où tout a commencé. Aux Etats-Unis, donc, le bétail est à l’origine de 37% des rejets de pesticides (il faut bien protéger ses céréales). Il consomme la moitié des antibiotiques produits par l’industrie locale. Il est aussi responsable d’un tiers de la pollution des eaux par les nitrates et le phosphore. Toujours tenté par un Big Mac ? Lisez la suite.
Le bétail : un sacré pollueur
Le bétail est, en effet, une véritable « usine à GES ». À cause de son système digestif très particulier, il rejette d’abondantes quantités de gaz à effet de serre (GES). Par la bouche, le bétail rejette plus de 3 milliards de tonnes de CO2 par an, soit 6 fois plus que la France toute entière. Du fait de la fermentation entérique, bovins, ovins, caprins et autres camélidés rotent 86 mllions de tonnes de méthane : un GES 23 fois plus puissant que le gaz carbonique À l’autre bout de la chaîne, leurs déjections émettent aussi 18 millions de tonnes de méthane. On le sait peu, mais nos animaux domestiques sont de gros consommateurs d’énergie. Utilisant tous les modes de transport possibles (avec une prédilection pour le camion et le bateau), se prélassant à loisir dans les chambres froides, nos amies les bêtes à viande usent et abusent de combustibles fossiles et d’électricité.De quoi relarguer plusieurs dizaines de millions de tonnes d’équivalent CO2 par an estiment, à la louche, les experts.
Autre détail peu connu, le bétail est également un contributeur net en dioxyde d’azote
(N2O). Ses prairies et ses champs de céréales sont de gros consommateurs d’azote qui, en
se décomposant, rejettent du N2O dans l’atmosphère, encore un GES dont le pouvoir de
réchauffement global (PRG) fait frémir : 296 fois celui du CO2. Les terres ne sont pas seulement enrichies à coup d’engrais chimiques. Compostées ou non, les déjections des animaux d’élevage sont épandues sur la surface agricole utile. Le processus de dégradation de l’azote contenu dans ces rejets étant identique à celui des engrais, l’opération rejette de même du N2O dans l’air. En cumulant toutes les émissions de GES, conjuguées avec leur PRG, l’industrie de la viande émet environ 18% de la totalité des gaz à effet de serre anthropiques, calculent les experts de la FAO. Soit plus que les transports !
?kercoz a écrit : ...Un autre chiffre cité : le bilan calorique agricole fr est négatif ! insuffisant pour notre nourriture .