Au fond je crois que les canadiens veulent faire fondre tres rapidement le pôle nord en collaborant activement au RC, ils en ont marre du froid
Un article sur les sables bitumeux au Canada
ici
http://www.cyberpresse.ca/article/20080 ... dium=email
Le vendredi 15 février 2008
Les sables bitumineux pires que l'Exxon Valdez
François Cardinal
La Presse
L'impact environnemental des sables bitumineux de l'Alberta est si important qu'il dépasse celui du déversement pétrolier de l'Exxon Valdez. À elles seules, les émissions polluantes de ce secteur pourraient annuler les efforts entrepris ailleurs au pays au cours des 15 prochaines années.
Selon un rapport accablant de l'organisme Défense environnementale, obtenu par La Presse, le développement des sables bitumineux constitue rien de moins que «le projet le plus dommageable au monde».
Ce document d'une vingtaine de pages, qui doit être rendu public ce matin à Ottawa, dresse un portrait à glacer le sang des conséquences du boum pétrolier de l'Alberta.
Se basant sur une recension des écrits scientifiques sur la question, les auteurs dressent une longue liste des impacts, que ce soit les cas de cancers en hausse dans les communautés autochtones, les tumeurs et mutations observées chez les animaux et les poissons, les pluies acides de la Saskatchewan, le pompage et la contamination des eaux souterraines, la consommation débridée en gaz naturel ou l'explosion des émissions de gaz à effet de serre.
À ce sujet, le rapport conclut que les objectifs fédéraux en matière climatique sont si faibles qu'ils permettront aux émissions pétrolières de doubler d'ici 2020, «réduisant à néant tous les progrès réalisés par les autres parties du Canada dans la lutte contre le changement climatique».
On évalue que les objectifs fédéraux qui visent une réduction de «l'intensité» des gaz à effet de serre (et non une réduction absolue) permettront de faire passer les émissions de 40 millions de tonnes actuellement à 75,5 millions de tonnes en 2020.
«Peu importe où vous résidez au Canada, votre volonté de lutter contre les changements climatiques est prise en otage par les sables bitumineux, peut-on lire. Plutôt que de réduire ses émissions, le Canada est plutôt en train de les augmenter rapidement, et la moitié de la hausse projetée pourrait venir des sables bitumineux.»
Défense environnementale, un organisme écologiste réputé dans le Rest of Canada, ose faire le lien avec la marée noire du Exxon Valdez de 1989 car des spécialistes l'ont fait avant lui. En novembre dernier, Jeffrey W. Short, un chercheur du Alaska Fisheries Science Center ayant étudié ledit déversement, affirmait au New York Times: «Ceci pourrait être pire, toute proportion gardée, que le Exxon Valdez.»
Pour bien faire comprendre l'ampleur des dégâts causés par l'extraction du pétrole bitumineux, les auteurs citent une étude du US Department of Interior qui révèle que le plus gros barrage au monde, en termes de volume, est en Alberta: il s'agit du Syncrude Tailings Dam (540 millions de mètres cubes).
Or, ce barrage, entièrement fait de résidus provenant de l'exploitation des sables bitumineux, sert à retenir le contenu des bassins de décantations, ces boues extrêmement toxiques issues de la production pétrolière. On estime qu'elles couvrent aujourd'hui plus de 50 kilomètres carrés. «La superficie qu'occupe cette soupe toxique est rendue si grande qu'elle peut être vue à l'oeil nu de l'espace», note le rapport, photos satellites à l'appui.
Pour les environnementalistes, toutes ces conséquences sont rendues possibles grâce à une chose: le laxisme d'Ottawa qui, en plus de tourner le dos au protocole de Kyoto, refuse de faire appliquer ses propres lois. On donne l'exemple des boues contenues dans les bassins de décantation qui, selon Défense environnementale, s'infiltre dans l'eau souterrain de la région, augmentant les niveaux de pollution de la rivière Athabaska. Or, cela est contraire à la loi fédérale sur les pêches, estime l'organisme.
«Nos élus fédéraux doivent nettoyer ce dégât ou tout stopper», estime Aaron Freeman, directeur des politiques pour Défense environnementale.