Re: Le déclin inéluctable de l'industrie agricole française.
Publié : 13 août 2020, 16:15
Sur le sujet des robots agricoles:
https://www.naio-technologies.com/machines-agricoles/
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Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://oleocene.org/phpBB3/
https://www.lafranceagricole.fr/actuali ... 0de%202016.MOISSON 2020
La deuxième récolte de blé la plus basse depuis 2004
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6543d77cafDes milliers d'agriculteurs français gravement menacés par la chute des rendements
REUTERS•08/09/2020
La mauvaise qualité des récoltes cette année en France risque de faire basculer dans le rouge nombre de céréaliers, dont un grand nombre sont menacés de devoir mettre la clef sous la porte, ont prévenu mardi les chambres d'agriculture.
Les sécheresses du printemps et de l'été ont fait baisser le rendement des exploitations, de même que les dommages provoqués par des insectes.
Le plan de relance présenté par le gouvernement prévoit 1,2 milliard d'euros pour soutenir l'agriculture. Le gouvernement a également proposé une levée de l'interdiction de certains pesticides afin de protéger la production de betterave sucrière pour faire face à la crise de la jaunisse transmise par les pucerons.
Mais dans certaines régions aux sols moins riches et déjà atteints par les effets du changement climatique, la situation va empirer alors que les précédentes récoltes étaient déjà inquiétantes.
"Dans ces zones, s'il n'y pas de mesures de soutien rapides, on aura 15% des agriculteurs qui ne passeront pas l'année", a déclaré le président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (ACPA), Sébastien Windsor, évoquant lors d'une conférence de presse "un phénomène sans précédent".
"On parle de plusieurs dizaines de milliers d'agriculteurs dans une impossibilité de continuer leur activité", a-t-il précisé par la suite sur France Info.
L'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) évoque une année "particulièrement désastreuse pour les céréaliers", selon les termes de son secrétaire général, Philippe Heuselé.
Plus de la moitié des céréaliers devraient être dans le rouge à la fin de l'année, estime l'AGPB.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 3481fe9d9dLes "Froggies" sautent sur les grenouilles françaises... encore trop rares
AFP•09/10/2020
Pionnier de l'élevage de grenouilles dans l'Hexagone, Patrice François fournit de nombreuses tables, du 3 étoiles au bistrot, mais malgré les 100.000 batraciens de sa ferme drômoise, les restaurateurs restent en mal de cuisses fraîches "made in France".
Il n'existe qu'une poignée d'élevages en France. "La raniculture, c'est dur !", explique à l'AFP le patron de François Production, au milieu des dizaines de bassins grouillant de grenouilles installés sous 2.500 m2 de serres dans une touffeur tropicale.
De rares téméraires ont depuis suivi son exemple en Normandie, dans le Puy-de-Dôme ou l'Ain.
"99% des grenouilles consommées en France proviennent des pays de l'Est ou de Turquie pour les fraîches, d'Asie pour les congelées", détaille-t-il.
..............
c'est long et du fait de mon déclin intellectuel, je n'arrive pas à tout bien lire et saisir.
Il est bien connu ici l'énergie grise dans la production de la viande et le bilan calamiteux en CO2 de 1kg de viande de bœuf.Nos résultats soulignent que la réduction des aliments pour animaux constitue la principale possibilité d’atteindre la neutralité énergétique dans l’agriculture.
Long article https://reporterre.net/Les-serres-geant ... a-BretagneLes serres géantes, « usines à tomates », envahissent la Bretagne
Reporterre 13 nov 2020
energy_isere a écrit : 19 nov. 2020, 14:36 Les serres géantes, « usines à tomates », envahissent la Bretagne
Reporterre 13 nov 2020
https://www.google.com/amp/s/www.lesech ... mp/1266451InnovaFeed, le spécialiste des protéines d'insectes, lève 140 millions d'euros
Alors que son usine de Nesle entre en activité après 18 mois de travaux, le spécialiste français des protéines à base d'insectes a annoncé jeudi avoir levé 140 millions d'euros. L'opération doit lui servir à construire en 2021 une seconde unité aux Etats-Unis.
InnovaFeed, le spécialiste des protéines d'insectes, lève 140 millions d'euros
Alors que son usine de Nesle entre en activité après 18 mois de travaux, le spécialiste français des protéines à base d'insectes a annoncé jeudi avoir levé 140 millions d'euros. L'opération doit lui servir à construire en 2021 une seconde unité aux Etats-Unis.
Hauts-de-France
L'entreprise devrait annoncer d'ici peu un second site en Europe, dont la localisation n'est pas encore arrêtée.
L'entreprise devrait annoncer d'ici peu un second site en Europe, dont la localisation n'est pas encore arrêtée. (Innovafeed)
Par Guillaume Roussange Publié le 19 nov. 2020
La course est lancée entre les spécialistes des protéines d'insectes. Un mois tout juste après l'annonce par Ynsect d'une levée de fonds record de 200 millions d'euros, c'est au tour d' InnovaFeed , l'autre pépite française du secteur, d'annoncer ce jeudi un tour de table de 140 millions d'euros, dont une moitié en « equity », le solde en dette. Ce tour de table, réalisé auprès des fonds Creadev et Temasek, ses actionnaires historiques, mais aussi de partenaires bancaires, porte à 200 millions le niveau des financements réunis par la start-up depuis sa création en 2016.
« Le démarrage du site de Nesle dans la Somme et la signature de contrats avec des acteurs industriels ont confirmé le potentiel de l'entreprise. C'est pourquoi nous avons décidé de réinvestir dans ce projet pour déployer cette technologie de façon globale », explique Jean-Baptiste Bachelerie, directeur général délégué de Creadev.
Envol international
Avec cette opération, InnovaFeed entend déployer son modèle en France et à l'International. Spécialiste de la mouche soldat noir, le groupe vient d'ailleurs de conclure un partenariat avec le géant américain ADM (Archer-Daniels-Midland Company) en vue de la construction d'une seconde usine, basée à Decatur, dans l'Illinois. Selon le groupe, sa construction démarrera en 2021 et permettra de produire 400.000 tonnes de nutriments, dont 60.000 tonnes de protéines d'insectes par an. Aux Etats-Unis, InnovaFeed va en fait dupliquer son business model consistant à s'adosser à un géant de l'agro-industrie pour valoriser ses déchets (coproduits) et l'énergie non utilisée.
Dans la Somme, ce modèle de « symbiose industrielle » a été imaginé avec Tereos et la Kogeban, la centrale biomasse bois d'Akuo Energy. Il permet de produire 15.000 tonnes de protéine d'insectes, mais aussi d'économiser 57.000 tonnes de CO2. « Nous répliquons notre technologie aux Etats-Unis, où le site sera quatre fois plus grand. Les coproduits à base de maïs d'ADM Decatur seront recyclés localement pour nourrir les insectes grâce à des infrastructures connectées au site. Ce modèle de production permettra d'utiliser 27 MW d'énergie fatale, jusqu'à présent perdue », explique Clément Ray, cofondateur d‘InnovaFeed.
Second site en Europe
Avec cette opération, le Français entend prendre une longueur d'avance sur ses concurrents sur le marché des protéines. L'entreprise a déjà conclu des partenariats commerciaux avec les acteurs internationaux de l'alimentation Cargill, Italpollina ou Barentz pour l'alimentation des porcs et des volailles, par exemple. « Nos analyses nous ont convaincu qu'InnovaFeed proposait le meilleur produit du marché en termes de performance et de qualité», souligne Hélène Ziv, directrice de la gestion des risques et de l'approvisionnement chez Cargill.
En France, InnovaFeed a déjà mis en place une filière durable d'élevage de poissons avec Auchan. Pour conforter son avance, l'entreprise devrait annoncer d'ici peu un second site en Europe, selon Clément Ray. Avec ces prochaines ouvertures de sites l'entreprise, pourrait produire 600.000 tonnes d'ingrédients, dont 100.000 tonnes de protéines. Son chiffre d'affaires (non communiqué) devrait alors avoisiner 300 millions d'euros. A Nesle, l'usine d'insectes va employer 110 personnes.
C'est sur que, si tu prends une tomate habituellement cultivée l'été et que tu la fait pousser en serre l'hiver, c'est très possible que le résultat ne soit pas satisfaisant au goût. Mais si tu sélectionnes tes plants pour une culture adaptée à l'hiver et un débouché local, ne t'attends-tu pas à un résultat bien meilleur que les tomates de supermarché, sélectionnées pour résister au transport longue distance?Jeuf a écrit : 20 nov. 2020, 11:10 On peut critiquer la production de tomates hors sol. Et il est clair pour moi qu'en produire en hiver ne sert à rien et elles n'ont pas de goût.
Tout-à-fait d'accord, ce reportage est truffé d'arguments très bizarres. La biodiversité est le pompom: ce qui mine la diversité c'est d'abord les pesticides, et comme tu dis cultiver en serre est un des moyens qui permettent de les éliminer ou quasi-éliminer.Jeuf a écrit : 20 nov. 2020, 11:10Je lis des propos comme "En terme de conséquences sur l’imperméabilisation et l’artificialisation des terres, c’est comme si la campagne se couvrait d’entrepôts." et je dis, hého, faut pas exagérer, la partie bati des campagnes ne représent qu'une infime par des sol, moins de 1%, à moins qu'on me prouve le contraire, ou qu'un regarde juste au niveau desdit batiments, rien à voir avec une ville ou une nouvelle zone commerciale ou industrielle d'une ville. Par ailleurs, ceux qui font ces batiment ont intérêt à collecter l'eau de pluie et s'en servir.
" Il n’y a plus de refuges pour la biodiversité" là encore, faut pas exagéré, j'imagine mal ce système de production couvrir toute la bretagne, ou même 0,01% de la bretagne
Tout-à-fait. On peut ajouter que cela diminue aussi grandement l'aléa météorologique, qui n'est pas une source de stress négligeable pour les exploitants agricoles. Perso cela me semblerait plus logique de chauffer à la thermopompe électrique avec stockage géothermique, et de garder la biomasse pour (re)construire des sols, mais j'avoue que l'investissement initial est [probablement] plus important.Jeuf a écrit : 20 nov. 2020, 11:10La production hors sol pose beaucoup de questions en terme d'apport nutritif pour ceux qui les mangent, cependant je note des points intéressant, comme la maitrise de l'atmosphère qui permet d'éviter que des insectes ne rentrent (pas d'utilisation d'insecticide je suppose donc), le chauffage à la biomasse locale.
J'ai acheté samedi quelques tomates au producteurs bio locale. Sous serres non chauffées,elles se maintiennent en vie, bravo. Il ne faut pas gaspiller cette production précieuse.C'est sur que, si tu prends une tomate habituellement cultivée l'été et que tu la fait pousser en serre l'hiver, c'est très possible que le résultat ne soit pas satisfaisant au goût
Je mentionnais les insecticides, pas tous les pesticides ; pour les champignons, les bactéries, etc, je ne sais pas. Je ne connais pas assez bien le sujet.Tout-à-fait d'accord, ce reportage est truffé d'arguments très bizarres. La biodiversité est le pompom: ce qui mine la diversité c'est d'abord les pesticides, et comme tu dis cultiver en serre est un des moyens qui permettent de les éliminer ou quasi-éliminer.