Re: [Découvertes] de nouveaux gisements de pétrole
Publié : 06 juil. 2012, 23:49
Un gisement offshore – 100 mètres d’eau - d’une faible épaisseur (24 pieds, soit 7,30 mètres), ce n’est pas forcément un cadeau. Les autres paramètres sont corrects à séduisants : 15% de porosité, c’est très convenable, 87% de saturation en hydrocarbures, c’est très bien, mais 7,30 mètres d’épaisseur, c’est vraiment très peu. En prenant un facteur de volume de 1,2 (au pif) pour tenir compte que le pétrole occupe plus de volume au fond qu’en surface, ces paramètres donnent un volume d’huile en place, pas énorme, de 6 millions de barils au kilomètre carré. Pour atteindre un milliard de barils, il faut une superficie de 160 kilomètres carrés, ce qui est énorme. De telles superficies existent, et il est possible que la société PROVIDENCE ait trouvé une structure géologique d’une telle superficie. La sismique 3D de 92 miles carrés (236 kilomètres carrés) n’a peut-être pas identifié les limites du gisement… Confirmation à attendre, donc.
Cela dit, le développement de cette découverte va être compliqué. Beaucoup plus que si le gisement avait été plus épais et moins étendu. Le taux de récupération va également s’en ressentir, pour les mêmes difficultés de drainer de telles étendues avec des puits qui vont, chacun, drainer des volumes modestes.
L’huile est de très belle qualité (http://www.lansdowneoilandgas.com/press ... 202012.pdf) avec une densité de 42° API, meilleure que le Brent, et une viscosité favorable de 0,68 centipoise en conditions de fond. La teneur en gaz est favorable, à 800 pieds cubes de gaz par baril d’huile, ce qui aidera au drainage de l’huile.
Il faut noter que le communiqué cité plus haut, du 15 mars 2012, avec l’estimation d’un tiers, RPS ENERGY, donne des estimations moins optimistes : accumulation médiane de 373 millions de barils, et réserves de 59 millions de barils, soit trois fois moins que dans l’article.
Belle découverte, donc, mais encore beaucoup d’inconnues, et notamment la taille de l’accumulation, mais surtout la simulation dynamique du gisement lorsqu’il sera mis en exploitation, qui seule permettra de se faire une idée du taux de récupération ultime, qui ne devrait pas être énorme (le cabinet indépendant RPS anticipe 16%, ce qui est très faible pour une belle huile et un réservoir de bonnes qualités, sauf l’épaisseur).
Cela dit, le développement de cette découverte va être compliqué. Beaucoup plus que si le gisement avait été plus épais et moins étendu. Le taux de récupération va également s’en ressentir, pour les mêmes difficultés de drainer de telles étendues avec des puits qui vont, chacun, drainer des volumes modestes.
L’huile est de très belle qualité (http://www.lansdowneoilandgas.com/press ... 202012.pdf) avec une densité de 42° API, meilleure que le Brent, et une viscosité favorable de 0,68 centipoise en conditions de fond. La teneur en gaz est favorable, à 800 pieds cubes de gaz par baril d’huile, ce qui aidera au drainage de l’huile.
Il faut noter que le communiqué cité plus haut, du 15 mars 2012, avec l’estimation d’un tiers, RPS ENERGY, donne des estimations moins optimistes : accumulation médiane de 373 millions de barils, et réserves de 59 millions de barils, soit trois fois moins que dans l’article.
Belle découverte, donc, mais encore beaucoup d’inconnues, et notamment la taille de l’accumulation, mais surtout la simulation dynamique du gisement lorsqu’il sera mis en exploitation, qui seule permettra de se faire une idée du taux de récupération ultime, qui ne devrait pas être énorme (le cabinet indépendant RPS anticipe 16%, ce qui est très faible pour une belle huile et un réservoir de bonnes qualités, sauf l’épaisseur).



