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Publié : 08 janv. 2007, 10:02
par Geispe
J'croyais que tu suivais le sujet Lien , Cassandre ?
il n'y est pas vraiment dit ce qu'un crudivore mangerait chez nous dans un système sans pétrole et 365 jours de l'année : donc retour à la case départ pour les explications...
Je trouve l'idée très intéressante avec quelques réserves : en raison du climat nous devrons probablement nous chauffer et en profiter pour faire cuire ou griller certains aliments (ce n'est pas la même chose que cuisiner, surtout du point de vue travail et vaisselle) ; par contre en été... pas trop de problème pour manger "cru" ou presque avec zéro travail, zéro bois de cuisson, et zéro vaisselle...
Publié : 08 janv. 2007, 14:29
par Cassandre
Qu'est-ce que vous avez contre la vaisselle ?

Publié : 08 janv. 2007, 17:01
par Geispe
nous avons quelque chose contre une montagne de vaisselle qui est faite par une seule dame... mais pas contre le petit bol de l'après-pétrole que chacun va rincer au ruisseau

Publié : 08 janv. 2007, 18:00
par Cassandre
Geipse, toi tu sais parler aux dames !

peak oil et alimentation bio
Publié : 16 avr. 2007, 23:39
par ecoloman
Bonjour,
si l'on considère ce que représente le pétrole et ses dérivés dans l'agriculture intensive et si l'on considère que la plupart des gens parcourant ce forum ont pris conscience de la raréfaction prochaine de cet "or noir", j'imagine que nombre d'entre vous ont dû adopter un mode d'alimentation biologique moins gourmand en ressources énergétiques.
J'aimerais savoir si vous mangez bio:
- toujours
- très souvent
- régulièrement
- de temps en temps
- jamais

Publié : 16 avr. 2007, 23:56
par Loup Espiègle
Fais un sondage (modifies ton message et ajoutes-en un). Moi, je mange toujours bio, quand je suis chez moi. Sauf quand mon voisin boulanger me lâche des invendus (miam miam).
Le bio, c'est possible. Faut juste arrêtez les steaks et autres friandises en conso quotidienne

Publié : 17 avr. 2007, 01:16
par Cassandre
Régulièrement, la moitié en bio, à peu près, mais oui, fais donc un sondage (édite, ça devrait suffire…)
Théorie et pratique...
Publié : 17 avr. 2007, 05:49
par paradigme
Hello !
En théorie c'est toujours du bio, sauf quand on va acheter du pain à coté, sauf quand je mange à l'extérieur, sauf quand la mère de mes enfants reprend ses habitudes d'homo consommatus economicus .
Idem pour le végétarisme théorie totalement végétarien sauf...
Publié : 17 avr. 2007, 15:36
par MadMax
! Sondage

Re: peak oil et alimentation bio
Publié : 17 avr. 2007, 16:00
par Goupil666
ecoloman a écrit :un mode d'alimentation biologique moins gourmand en ressources énergétiques.
Je ne suis pas convaincu par un rapport entre bio et ressources énergétiques moindres.
Sans entrer dans le détail des diverses normes et labels "bio" qui varient de pays en pays, le "bio" est un mode de culture qui s'interdit l'utilisation de produits chimiques de synthèse, que ce soit pour la fertilisation ou les traitements phytosanitaires.
Par exemple, la bouillie bordelaise ou le sulphate de cuivre sont autorisés en culture bio (en tout cas chez moi).
D'un point de vue énergétique, je dirais presque que la culture bio est encore plus gourmande en énergie car elle compense la "puissance" des produits chimiques par du travail supplémentaire: il y a généralement plus de traitements effectués. J'ai entendu parler de systèmes de désherbage thermique qui fonctionnent au gaz !
Il paraît que certains sols sont saturés en cuivre, qui est un poison pour la microfaune.
Et que dire du bio qui vient de l'autre côté de la planète ?
A mon avis, le problème est que les producteurs bio doivent fournir un produit similaire au non bio sinon le consommateur lambda n'achète pas: fruits tachés, salades un peu grignotées, etc.
Ce que j'espère, c'est que le PO fera émerger une agriculture locale et naturelle !
Re: peak oil et alimentation bio
Publié : 17 avr. 2007, 17:24
par mahiahi
ecoloman a écrit :un mode d'alimentation biologique moins gourmand en ressources énergétiques.
Goupil666 a écrit :
Je ne suis pas convaincu par un rapport entre bio et ressources énergétiques moindres.
J'approuve Goupil :
Goupil666 a écrit :
Par exemple, la bouillie bordelaise ou le sulphate de cuivre sont autorisés en culture bio (en tout cas chez moi).
(sulfate)
Et partout en France : c'est le seul produit autorisé (car pratiquement le seul efficace contre le mildiou), d'où des excès, parfois
Goupil666 a écrit :
D'un point de vue énergétique, je dirais presque que la culture bio est encore plus gourmande en énergie car elle compense la "puissance" des produits chimiques par du travail supplémentaire: il y a généralement plus de traitements effectués. J'ai entendu parler de systèmes de désherbage thermique qui fonctionnent au gaz !
Ben oui, "bio" ne concerne que les intrants chimiques, pas les méthodes de travail : le gros tracteur au diesel ou au charbon, c'est possible.
Par ailleurs, comme le rendement est inférieur, toutes choses égales, la tonne de culture nécessite une surface plus importante, donc plus de consommation par le tracteur... Ceci étant, je ne pense pas qu'on dépense plus sur ce poste
Goupil666 a écrit :
Il paraît que certains sols sont saturés en cuivre, qui est un poison pour la microfaune.
De même, un sol saturé en un élément présent dans un engrais naturel est empoisonné par le bio et amélioré par UN type d'engrais chimique (celui n'apportant pas l'élément excédentaire) : ne riez pas, ça existe!
Goupil666 a écrit :
Et que dire du bio qui vient de l'autre côté de la planète ?
C'est là que la consommation locale devient intéressante.
En gros, pour commencer à faire écologique, il faudrait manger bio ET local
Les deux mon capitaine !
Publié : 18 avr. 2007, 15:19
par paradigme
mahiahi a écrit :[
C'est là que la consommation locale devient intéressante.
En gros, pour commencer à faire écologique, il faudrait manger bio ET local
Les deux mon capitaine !
Exact, le bio c'est bon pour nous et plus ou moins pour la gaïa, le local c'est bon pour la gaïa et grosso modo pour nous, il faut donc les deux...
Publié : 19 avr. 2007, 08:10
par bufo_72
J'ai répondu "toujours"
J'ajoute bio ET local dans la mesure du possible.
je m'interdis d'acheter du bio qui vient de loin, par exemple du raisin d'Afrique du Sud (délire !)
Au final, ça ne me semble pas plus cher que le pas-bio puisuqe je n'achète que des matières premières que je cuisine, pas de plats préparés.
Seule exception, le pain. La boulangerie de mon village fauit du bon pain mais pas bio (elle manque de place pour faire 2 labos et ne pas mékanger bio et pas-bio). Cependant, je suis actionnaire (j'ai participé au financement en tant que cuation) d'une boulangerie bio avec cuisson au feu de bois.
Publié : 19 avr. 2007, 14:11
par Goupil666
Le problème est complexe: on mange bio car on veut éviter d'avaler des pesticides et autres produits chimiques, on consomme local car on veut éviter de déplacer des marchandises périssables sur de longues distances et/ou favoriser l'agriculture locale.
Si on achète n'importe quel produit local non-bio, on ne donne pas un bon signe aux producteurs et vendeurs. Paradoxalement il faut acheter des produits bio, quelle que soit leur provenance, pour inciter la filière locale à en produire.
Personnellement, je pense que la filière AMAP est la meilleure: un groupe de consommateur s'entend avec un ou plusieurs paysans sur un cahier des charges qui a de fortes chances d'être bio sachant que vous recevez un panier chaque semaine et que vous n'allez pas le renvoyer si les pommes sont tachées par la tavelure (dans le cas contraire vous iriez en grande surface), il me semble que c'est le seul système qui puisse garantir 1) la satisfaction du consommateur qui bénéficie de produits frais, naturels, locaux et variés 2) la satisfaction du producteur qui a ses acheteurs garantis, un revenu honnête, un cahier des charges réaliste et 3) la nature et le sol qui apprécient des cultures naturelles et diversifiées
Publié : 19 avr. 2007, 14:58
par mahiahi
Goupil666 a écrit :Si on achète n'importe quel produit local non-bio, on ne donne pas un bon signe aux producteurs et vendeurs. Paradoxalement il faut acheter des produits bio, quelle que soit leur provenance, pour inciter la filière locale à en produire.
Non, parce que si on les achète en supermarché, vu le rendement de la culture et le besoin humain, ils sont achetés dans des pays où la main d'oeuvre est bon marché, en ajoutant l'étiquette "commerce équitable", du coup les producteurs locaux doivent se débrouiller en vendant cher autrement.
Tu fais partie d'une AMAP?
Moi j'en suis mais on a rencontré quelques difficultés...