krolik a écrit :Si l'on éprouve un plaisir à se faire peur constamment.
C'est un choix.
@+
Le choix c'est surtout de se fier aux gens fiables et honnêtes et de détecter les joueurs de pipeaux.
ni chaud ni froid a expliqué parfaitement les problèmes liés aux qualités du béton.
Que ça puisse gêner
krolik n'a rien d'étonnant, lui qui se montre si disert d'habitude, là, silence.
A propos du béton, et si nous parlions de Brénnilis, oui la "centrale", mais si, vous savez, la vitrine française du démantèlement des centrales nucléaires.
En fait, c'est du béton du début des années 60 dont il faut parler. Quelques chiffres pour fixer les idées.
Mise en service en 1967, arrêt en 1985. Elle fournissait 4% de la consommation annuelle de la Bretagne. Réacteur à eau lourde, en réalité la vocation première du site était de fournir du plutonium à notre chére dissuasion, on l'a su beaucoup plus tard.
Le démantèlement, la phase 1, a commencé en 1992, le combustible est parti à Cadarache. La phase 3 devrait démarrer cette année, les contrats ont été signés il y a quelques mois avec Onet de Marseille et Nukem Technologies, des allemands.
Officiellement, avant cette dernière tranche, et d'après l'EDF, nous en sommes à 300 millions d'euros, le double d'après la cour des comptes.
On en arrive au béton, il reste 30.000 tonnes de béton et de ferraille pour le réacteur et les annexes classées "chaudes", soit 288 salles sur 345.
Une partie de ce béton a été stocké à Soulaines dans l'Aube, la ferraille fondue à Marcoule. En réalité, on a appris que le stockage de ces déchets va aller dans un "site de gestion provisoire", selon l'EDF. Site qui sera achevé en 2012 à Bugey dans l'Ain.
L'impact ? il a fallu attendre 2007 pour que EDF, devant les mesures incontestables, reconnaisse enfin la présence de plutonium autour du site de la centrale, principalement à la sortie des eaux de rejet.
Je vais me promener souvent autour de l'étang, c'est un endroit magnifique, hormis cet étron de béton, bien sûr. Sale gueule d'ailleurs le béton, il pisse la rouille depuis longtemps, combien de temps va-t-il continuer à retenir le 1% de radio activité résiduelle, la plus dangereuse.
En 2000 une remontée brutale de la nappe phréatique à provoquée l'inondation du site, 20 cm au-dessus des fondations, panique dans les équipes de démantèlement.
En 2000 le "retour à l'herbe" était prévu pour 2015, il est maintenant question de ne plus toucher au réacteur pendant 50 nouvelles années, le temps que ça se tasse, le temps que toute la merde qui traine dans le cœur puisse devenir moins mortelle, aujourd'hui c'est 100 Sievert/heure, une paille !
Bon aller, je vous laisse tranquille avec les chiffres, ha si ! un dernier, Brennilis c'était 70 MW, une seule tranche d'une centrale actuelle c'est un gros 1000 MW.
Patrick