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Publié : 29 janv. 2007, 16:01
par Transparence
Un excellent résumé de la situation, par Christian Brodhag, Délégué interministériel pour le Développement Durable :

"La lutte contre le changement climatique ne relève plus du principe de précaution mais du principe de prévention". http://tf1.lci.fr/infos/sciences/enviro ... nete-.html

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Discours d’ouverture de l’Assemblée plénière du Groupe I du GIEC
http://www.brodhag.org/article.php3?id_article=92
Intervention du Christian Brodhag Délégué interministériel au Développement Durable lors de l’Assemblée plénière du Groupe I du Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC)
Lundi 29 janvier 2006, 10 h- 11h30

(...) Mesdames, messieurs, la relation entre la science et la politique est au cœur du sujet. Etant moi-même chercheur et actuellement en charge de responsabilité auprès du gouvernement, vous me permettrez aussi quelques réflexions sur ce sujet.

. Cette relation est particulièrement difficile car les décisions politiques et la connaissance scientifique ne relèvent pas des mêmes rationalités. Le doute en science est fertile, c’est lui qui conduit les remises en cause, le consensus scientifique ne se constitue que sur l’absence de réfutation et se consolide progressivement. La certitude dans la société est fertile car elle réunit l’ensemble des forces dans l’action. Le doute est souvent l’alibi de l’inaction.
Les médias sont partagés entre la dramatisation extrême et la valorisation des analyses dissonantes considérées comme non politiquement correctes donc comme médiatiquement intéressantes. Ils peuvent valoriser les marginaux qui ne se sentent pas capables d’affronter les processus de réfutation par leurs pairs. Il est alors tentant pour eux de « sortir de la science » pour « entrer en médias ». Le huis clos de vos travaux gage de leur sérénité peut renforcer la méfiance. L’interprétation des résultats de vos travaux par les médias dépendra beaucoup de la communication de chacun d’entre vous. Mais la parole du scientifique n’est pas sa parole mais l’expression d’un processus, c’est ce processus qu’il faut valoriser.

Nous savons que l’action dans le domaine de la lutte contre le changement climatique ne relève donc plus maintenant du principe de précaution. Il s’agit bien du principe de prévention d’un danger dont les contours commencent grâce à vous à être connus. Certaines hypothèses, les plus catastrophiques en revanche, appartiennent au champ de la précaution et doivent donc aussi être prises en compte.(...)
Les vraies problématiques sont posées : relations science/politique/médias, différence entre précaution et prévention etc.
"Les marginaux qui ne se sentent pas capables d’affronter les processus de réfutation par leurs pairs".
Claude Allègre et Marcel Leroux vont apprécier.

Tout est dit; ce texte me fait penser à cette analyse lucide de James Hansen : http://www.delaplanete.org/article322,322.html
Extrait : On doit soigneusement différencier le scepticisme, l’un des aspects inhérents de l’investigation scientifique, du négationnisme. Le scepticisme et l’observation prudente des faits sont essentiels a la réussite scientifique. À mesure que l’on a accumulé des preuves et mieux compris le phénomène, le scepticisme à propos de l’existence du réchauffement climatique et du rôle prépondérant des gaz à effet de serre émis par l’homme a décliné. Néanmoins de nombreux aspects du réchauffement de la planète doivent être mieux compris, comme par exemple les meilleurs moyens de minimiser les changements climatiques et leurs conséquences. Le scepticisme légitime aura toujours un important rôle à jouer.

Cependant, la vérité scientifique n’est pas au programme des négationnistes purs et durs du réchauffement climatique. Leur cible est le public. Leur objectif est de donner l’impression que le réchauffement climatique et ses causes sont incertains. Un débat avec un négationniste donne au public d’aujourd’hui l’impression d’une discussion entre théoriciens, mais, sophistiqués, les négationnistes n’ont pas besoin de gagner le débat scientifique pour faire avancer leur cause.
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" Les quelques sceptiques qui cherchent encore à semer le doute doivent être considérés pour ce qu'ils sont : des esprits décalés, à court d'arguments, sur le point d'être dépassés."
Kofi Annan - Le climat change, mais nous ?
http://www.un.org/french/sg/articles/li ... 101106.htm
Climat - Greenpeace sur la Tour Eiffel
LEXPRESS.fr avec Reuters
" Des militants de Greenpeace ont entrepris de déployer une grande banderole en forme de thermomètre, accompagnée du message : "It's not too late", sur l'édifice parisisien (...)"
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=8660

Greenpeace alerte l'opinion sur les changements climatiques
http://today.reuters.fr/news/NewsArticl ... 070129.XML
http://www.greenpeace.org/france/news/c ... -trop-tard

> Web cam Tour Eiffel : http://www.paris-live.com/paris_webcam/ ... r_cam3.htm
Tout un symbole - Vive la France ! :)

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Publié : 29 janv. 2007, 17:03
par Environnement2100
Il faudrait expliquer à ces clowns de Greenpeace que la langue véhiculaire en France, c'est le français. Cette banderole est donc bien conçue pour être montrée par CNN, et partant, pour faire de la pub à Greenpeace, pas à la cause qu'ils prétendent défendre.
Delanöe a écrit :La tour Eiffel s'éteindra symboliquement durant cinq minutes jeudi.

Publié : 29 janv. 2007, 17:32
par Alter Egaux
Environnement2100 a écrit : Il faudrait expliquer à ces clowns de Greenpeace que la langue véhiculaire en France, c'est le français. Cette banderole est donc bien conçue pour être montrée par CNN, et partant, pour faire de la pub à Greenpeace, pas à la cause qu'ils prétendent défendre.
Difficile de savoir qui trouve grâce à tes yeux, Environnement2100.
Même si on peut regretter la communication par éclat de Greenpeace, elle n'en est pas moins pertinente et audible.
Mais c'est vrai que de nos jours, mieux vaut ne pas être fiché chez les RG !
;)

Publié : 29 janv. 2007, 19:39
par Transparence
Environnement2100 a écrit :Il faudrait expliquer à ces clowns de Greenpeace que la langue véhiculaire en France, c'est le français. Cette banderole est donc bien conçue pour être montrée par CNN, et partant, pour faire de la pub à Greenpeace, pas à la cause qu'ils prétendent défendre.
L'anglais est compris dans le monde entier, des USA à la Chine en passant par la France. Et la Tour Eiffel, c'est vraiment un symbole de la France.

Je trouve cette opération de communication très bonne.
Bravo Greenpeace.

Photos : http://www.greenpeace.org/france/news/c ... -trop-tard - Blog : http://weblog.greenpeace.org/

Publié : 31 janv. 2007, 09:27
par Tiennel
A titre exceptionnel, du fait de l'actu, un petit double post... :)
Aerobar a écrit :Le rapport du GIEC sort officiellement demain !

Une petite vidéoqui vous le résume si vous n'avez pas le temps de le lire :-D
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Publié : 31 janv. 2007, 22:02
par Schlumpf
La tour Eiffel transformée en thermomètre des rejets de carbone ? Ce serait pas mal. Surtout la nuit avec des LEDS histoire de pas en rajouter. Cela dit, c'est vrai en francais ce seraot pas mal non plus... Chichi a pa du apprécier.

Publié : 03 févr. 2007, 11:12
par Birdy
Je ne sais pas où classer ces articles tellement il abordent divers aspects du RC : sceptiques, politique générale, société, avenir, économie...

La révolution ou le désastre (Le Soir)
« Le plan Bush, c'est quelques heures de la guerre en Irak ! » (Le Soir)
« Personne n'est capable de dire ce que la société va devenir » (Le Soir)

Publié : 03 févr. 2007, 11:15
par Transparence
Le résumé pour les décideurs :

Climate Change 2007: The Physical Science Basis
Summary for policymaker

http://www.ipcc.ch/SPM2feb07.pdf

L'essentiel des données scientifiques sur le climat afin que les décideurs prennent les décisions qui s'imposent...Enfin on l'espère.

Publié : 03 févr. 2007, 14:13
par paul_mtl
il est l'heure d'agir !
J'aime bien le choix des mots.
Heure alors qu'on parle d'impact sur 93 ans, en 2100.
It's not too late
Soit disant optimiste not mais terme late et iconographie (rouge) alarmiste.
Greenpeace vise le spectacle hollywoodien et les media de masse.
il faut reconnaitre qu'ils ont une bonne experience dans ce domaine.

Enfin heureusement que derriere Greenpeace et les Verts, il y a des scientifiques serieux qui savent raisonner et démontrer ce qu'ils avancent sinon on en resterait encore dans les débats idéologique et politique interminable.
Ces rapports scientifiques vont pousser les gouvernements à prendre au serieux les changements inévitables du au réchauffement climatique qui a commencé et qu'il faut essayer d'attenuer (en diminuant l'emission des gaz à effet de serre qui s'ajoutent à l'existant) dés 2007 pour l'avenir.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_à_effet_de_serre
gaz à effet de serre - potentiel de réchauffement - durée de séjour
dioxyde de carbone (CO2) - 1 - 200 ans (variable)
...
tétrafluorure de carbone (CF4) - 6500 - 50000 ans

Alors plutôt que heure je prefere parler d'année.
C'est l'année pour commencer à agir au niveau local, régional, continental et planetaire.

En attendant j'aurrai des hivers plus doux au Quebec :D
et davantage de canicules l'été :?

Publié : 03 févr. 2007, 14:54
par Environnement2100
paul_mtl a écrit : En attendant j'aurrai des hivers plus doux au Quebec :D
et davantage de canicules l'été :?
Et à chaque canicule, tu verras arriver un million supplémentaire de tes voisins du sud :).

Publié : 03 févr. 2007, 15:48
par Omnat
Transparence a écrit :Le résumé pour les décideurs :

Climate Change 2007: The Physical Science Basis
Summary for policymaker

http://www.ipcc.ch/SPM2feb07.pdf

...
Peut-on avoir la version en français?

Publié : 03 févr. 2007, 17:06
par paul_mtl
Environnement2100 a écrit :Et à chaque canicule, tu verras arriver un million supplémentaire de tes voisins du sud :).
:-D

Bienvenue au Canada

Ca compensera sans doute les pertes en hiver pour les agent immobiliers avec les maisons loués ou achetés actuellement par nos vosins du sud pour le ski.
Les stations de ski perdent aussi de l'argent avec des saisons un peu plus courte chaque année.
Toute une reconversion de loisir d'hiver à long terme pour ces regions "touristiques".

Publié : 03 févr. 2007, 17:26
par Transparence
Omnat a écrit :Peut-on avoir la version en français?
Un commentaire en français du résumé à l'intention des décideurs (SPM) sur RealClimate :

Le Quatrième Rapport d’Evaluation du GIEC - Résumé à l’intention des décideurs
http://www.realclimate.org/index.php/ar ... makers/fr/

Quelques illustrations du résumé à l'intention des décideurs :

...Cela se casse bien la figure aussi pour la neige (snow cover)...

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Comparer le total des forçages anthropiques (= liés à l'homme) et le forçage solaire...

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Very likely = probabilité > 90%
Virtually certain = probabilité > 99%

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Publié : 03 févr. 2007, 17:36
par Transparence
paul_mtl a écrit :
il est l'heure d'agir !
J'aime bien le choix des mots.
Heure alors qu'on parle d'impact sur 93 ans, en 2100.
C'est la minute pour agir, ici et maintenant (à poursuivre pour toutes les minutes qui suivront dans les décennies à venir...). Et on parle d'impact à l'échelle du millier d'années, pas uniquement du siècle :
Climat: nous nous sommes condamnés pour 1000 ans
La conférence sur l’évolution du climat s’est close hier à Paris sur un constat: nous sommes, à 90%, responsables de ce qui nous arrive. (...)
http://www.tdg.ch/tghome/toute_l_info_t ... 3_02_.html
Anne-Muriel Brouet (SUISSE)
Publié le 03 février 2007

L'étau se ressert sur le coupable. «Très probablement», c'est-à-dire à 90%, l'homme est responsable du réchauffement climatique que nous vivons depuis le début de l'ère industrielle et de son accélération ces vingt dernières années. C'est aussi lui (nous) qui avons grippé la machine de telle sorte que les 100 prochaines années seront encore plus chaudes. Et que nous devrions même en prendre pour 1000 ans. Le verdict des experts scientifiques du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), rendu hier à Paris, s'annonçait sans appel (voir nos éditions du 29 janvier). Il l'est.

Le quatrième rapport du Giec – le précédent date de 2001 – c'est d'abord des chiffres et des estimations de probabilités. Décodés, ils permettent de donner quelques exemples régionaux de ce qui nous attend d'ici à la fin du siècle. Prévisions entre «probablement» (66% de chances) et «très probablement» (90%), comme le veut le langage diplomatique.

Océans. La hausse des températures a pour effet de dilater la masse d'eau et de provoquer une légère hausse du niveau des océans, environ 50 centimètres. Plus spectaculaire est l'effet de la fonte des glaces arctiques qui entraînerait une élévation du niveau des mers jusqu'à 7 mètres. Concrètement, la côte du nord de l'Europe, de Calais à Hambourg, l'Ouest (jusqu'à Cambridge) et le sud de la Grande-Bretagne, Venise et sa région (de Rimini à Trieste), La Rochelle et ses alentours se trouvent sous l'eau. Les Pays-Bas sont quasi engloutis et l'essentiel du pourtour méditerranéen et des côtes Atlantiques ont les pieds dans l'eau.

Glaces et neiges. C'est l'hémorragie. En particulier dans les régions alpines. Le recul des glaciers est aujourd'hui une réalité, il se poursuivra demain. Il s'en suit un effet boule-de-neige sur le réseau hydrologique et notre principale ressource énergétique. Au niveau saisonnier, la neige fond plus tôt, les rivières sont alimentées en eau plus tôt dans la saison, les barrages se remplissent non plus juste avant le pic automnal comme aujourd'hui mais durant l'été.

Les précipitations. Elles augmenteront chez les uns et baisseront chez les autres. Les autres, c'est nous: une diminution d'au moins 10% au-dessus de l'Atlantique, sur l'Europe, jusqu'à Moscou et l'Est de la côte nord-américaine. Les variations se traduiront sous forme saisonnière: environ 15% de précipitations supplémentaires en hiver et de 25 à 30% de moins en été. Selon Swiss Re, les dégâts causés par les tempêtes hivernales vont quadrupler. En outre, la disponibilité en eau se réduira. Autour de 4250 m³ par Français par an en 2000. Nos voisins devront se contenter d'un peu moins de 2500 m³/an, en 2050 déjà.

La désertification. Conséquences de la baisse de précipitations. Toutes les régions de la planète ne subissent pas la même hausse du mercure. En 2080, les rendements agricoles devraient augmenter de 10% chez nous (par rapport à 1980). Ils connaîtront une baisse de 30 à 40% au niveau de l'Amérique centrale, du Moyen-Orient, de l'Inde et de 10% à 20% au sud de ces régions.

La température. Elle atteint aujourd'hui 14 degrés sur la planète, en moyenne. Elle pourrait grimper de 1,8 à 4 degrés d'ici à la fin du siècle. Cela se traduit par exemple pour la ville de Bâle par 12 jours par an avec un mercure à plus de 35 degrés. Contre un en moyenne dans les années 90.

Le deuxième volet du rapport 2007 du GIEC, attendu en avril, traitera spécifiquement des impacts du réchauffement climatique.

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«Au seuil de l’irréversible»
Les scientifiques ont rendu leur copie, aux politiciens de réagir maintenant afin que le scénario le plus catastrophique ne se réalise pas. Certains se sont déjà exprimés.

Dans le monde politique suisse, l'inquiétude domine. Pour Moritz Leuenberger, les perspectives du réchauffement climatique imposent «de passer à l'ère des politiques contraignantes au niveau national et international». Le PS considère que «plus que jamais, il faut agir vite» tandis que les Verts demandent un débat urgent au parlement. Le PDC est aussi d'avis qu'il faut agir au plan national. Seule l'UDC estime qu'«il ne servirait à rien que la Suisse prenne des mesures de son côté, cela ne ferait que nuire à son économie», a déclaré le porte-parole du parti Roman Jäggi.

«Nous sommes au seuil historique de l'irréversible», a prévenu le président français Jacques Chirac. Il appelle à une «révolution» écologique pour sauver la planète.

Le Fonds mondial pour la nature WWF «exige un passage à l'acte» de la part des gouvernements. Il attend notamment que l'Union européenne utilise le prochain Conseil de ses chefs d'Etat, prévu en mars, pour s'engager unilatéralement en faveur d'une réduction de 30% de ses émissions d'ici à 2020.

Le commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas a jugé «urgent» de négocier un nouvel accord international pour succéder au Protocole de Kyoto après 2012. Faute d'accord, les Vingt-Sept devraient prendre des mesures unilatérales, selon lui.

Quant au président du Giec, Rajendra Pachauri, il approuve l'idée d'un sommet mondial sur l'environnement.

(amb/ats)
En quelques décennies nous avons modifié le climat à l'échelle du millénaire à venir...Chaque minute est précieuse : ne remettons pas à toute à l'heure ce que nous pouvons faire maintenant, immédiatement.

Publié : 04 févr. 2007, 13:04
par Transparence
Le résumé à l'intention des décideurs en français :

http://www.lefigaro.fr/medias/pdf/rapportGIEC.pdf

- Noir = évolution de la température observée
- Bleu = modélisation avec que les forçages naturels (soleil, volcanisme etc...)
- Rouge = modélisation en tenant compte à la fois des facteurs naturels et des facteurs liés à l'activité humaine (émissions de gaz à effet de serre, déforestation etc.)

Bilan : il est très clair que l'homme est responsable du réchauffement.

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Figure SPM-4. Changements de température aux échelles globale et continentale Comparaison de changements observés sur la température de surface aux échelles globale et continentale, avec les résultats de simulations de modèles climatiques utilisant les forçages naturel et anthropique. Les moyennes décennales des observations sont montrées pour la période 1906-2005 (ligne noire) représentée selon le centre de la décennie et relative à la moyenne correspondante sur la période 1901-1950. Les lignes en pointillés sont utilisées quand la couverture spatiale est inférieure à 50 %. Les bandes bleues ombrées représentent l’intervalle de confiance 5-95 % pour 19 simulations de 5 modèles utilisant exclusivement les forçages naturels provenant de l’activité solaire et des volcans. Les bandes rouges ombrées représentent l’intervalle de confiance 5-95 % pour 58 simulations de 14 modèles utilisant à la fois les forçages naturels et anthropiques. [FAQ 9.2, Figure 1]