mahiahi a écrit :Après (bien après) le pic, il est probable que nos sociétés se contractent en plus petits ensembles, ce qui nous allègera d'une partie de la nécessité d'anticipation
Excellent.
mahiahi a écrit :Oui, mais derrière cela, il y a l'idée de mondialisation, qui implique la gestion d'énormes ensembles, ce qui réduit automatiquement la liberté et l'égalité de fait des populations
Pas forcement. La démocratie participative ajoutée à une décentralisation permet une émancipation citoyenne.
L’équilibre est à trouver, entre le pouvoir centralisé jacobin et une décentralisation destructrice de péréquation.
mahiahi a écrit :Les Romains n'étaient pas vraiment libéraux, ou alors on discute sur un fil dédié de la définition du mot ; par contre ils étaient "mondialistes" : ils auraient conquis le monde s'ils l'avaient pu!
Tout à fait. Ils étaient impérialistes. Le libéralisme économique n’est pas une idéologie en tant que telle, c’est un dogme, une sorte d’outil comme un couteau suisse, si je puis dire. Les Etats puissants l’utilisent pour marquer leur impérialisme, largement dénoncé en Mai 68.
mahiahi a écrit :Je n'ai pas compris, peux-tu développer?
Les empires finissent mal, soit sous la pression d’armée extérieur, soit sous un brusque changement géopolitique (problème de ressources, difficulté de maintenir leur extension ou leur géographie), soit via un changement de religion) etc…
Les emprises ne sont pas fait pour durer, car leur puissance et leur extension sont justement leur cheval de Troie : accumulation des richesses = convoitise, extension = fragilité.
mahiahi a écrit :Ce que je relève, c'est que tu veux un système mondial, avec une autre idéologie car tu penses que c'est l'actuelle (libéralisme) qui nous a mené vers les problèmes actuels ; moi je pense que c'est la recherche d'un système universel qui mène aux ennuis (légèrement différents selon l'idéologie qui les soustend)
C’est pas faux : c’est le vieil débat de la poule et de l’œuf.
Sortie de la seconde guerre mondial, les vainqueurs ont voulu mettre des régulations grâce aux accords de Bretton Wood, ils ont mis ainsi les outils qui ont permis aux néo-libéraux d’aujourd’hui de prendre le pouvoir et d’imposer leur rythme. D’un point de vue idéaliste, les accords de Bretton Wood sont géniaux, d’un point de vue d’un peakiste altermondialiste, c’est devenu l’OMC, la Banque Mondiale, et le FMI, 3 institutions devenues un monstre sans tête.
Je ne peux trancher sur ce que tu affirmes, car ce n’est pas parce que ses institutions ont mal dérivées que le bébé est à jeter avec l’eau du bain. C’est un peu comme choisir entre l’anarchie et un état démocratique, j’ai tendance à choisir l’état démocratique, même si mes représentants sont hyper corrompu comme en ce moment. La stratégie pour l’état, c’est de veiller à notre responsabilité de citoyen. La stratégie pour les institutions internationales, c’est de réformer ses mêmes institutions.
Mais tu négliges la forte tendance à l’autodétermination des peuples prônés par les altermondialistes.
Je connais beaucoup d’ altermondialiste convaincu que notre modèle est non seulement surtout pas à imposer, et surtout non viable : très anti impérialiste et anti colonialiste. Mais cela n’évite pas chez eux d’avoir parfois des réflexes post colonialistes, ce que je réprouve.
Mais je comprends mieux ou tu te positionnes, as-tu un exemple passé de la société que tu prônes ?
J’ai l’impression de voir mon beau père, très branché indiens d’Amérique.
Mais ce qui me gène, c’est que je ne vois pas, c’est un exemple d’entité qui ne se ferait pas la guerre constamment. Le bien dans les échanges, c’est l’imbrication des économies pour éviter les guerres (exemple : l’Europe, et encore, l’ex yougoslavie). Le retour au « tribus », c’est des guerres incessantes de voisinage, comme les seigneurs aux moyens age. Le mal dans les échanges, c’est l’appropriation par la puissance de l’argent, ainsi aussi d’en faire un dogme : baser toute l’économie mondiale sur le modèle commercial. L’idée de coopérations est de limiter les échanges à des ressources indispensables d’un état, une région, une commune n’a pas. L’autosuffisance étant la rêgle, avec le besoin d’économiser le transports, donc les énergies.