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Publié : 27 avr. 2007, 19:12
par energy_isere
et maintenant le record historique :
C' est le moment d'aller passer ses vacances aux USA.
L'euro bat son record historique face au dollar

LEMONDE.FR /27.04.07 |

L'euro a atteint face au dollar un niveau record depuis son premier jour de cotation en 1999, en grimpant jusqu'à 1,3682 dollar, vendredi 27 avril en début d'après midi. A 16 h 45, l'euro valait 1,3665 dollar. Le précédent record de l'euro était de 1,3666 dollar, cours atteint le 30 décembre 2004.

Depuis le début de l'année, l'euro affiche une progression de 3,5 %. Et depuis le début de 2006, il s'est apprécié de près de 16 %. Dans le même temps, il évolue aussi à des sommets face au yen, contre lequel il a atteint vendredi un record historique, à 162,98 yens.

Un des facteurs fondamentaux de cette baisse de la monnaie américaine est le ralentissement économique en cours aux Etats-Unis. Le produit intérieur brut (PIB) américain n'a progressé que de 1,3 % en rythme annuel au premier trimestre, en net ralentissement par rapport au dernier trimestre 2006 (+ 2,5 %), selon les chiffres communiqués vendredi par le département du commerce américain.

Cette performance contraste avec la robustesse de la croissance européenne. Le Fonds monétaire international a estimé à la mi-avril que la croissance de la zone euro devrait dépasser celle des Etats-Unis en 2007, pour la première fois depuis 2001.

OBJECTIF : 1,40 DOLLAR D'ICI À LA FIN DE L'ÉTÉ

Directement lié à ce ralentissement économique aux Etats-Unis et son accélération en Europe, le niveau des taux d'intérêt se rapproche entre les Etats-Unis (5,25 %) et l'Europe (3,75 %). Les opérateurs anticipent un durcissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) pour lutter contre les pressions inflationnistes, alors que la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait baisser ses taux pour éviter une baisse trop brutale de la croissance américaine.


Face au yen, la flambée de l'euro s'explique aussi largement par les fondamentaux économiques. Après des années d'une grave déflation, le Japon sort à peine la tête de l'eau. Si son commerce extérieur se porte bien, sa reprise est encore très fragile. La Banque du Japon ne devrait donc pas relever avant longtemps de façon significative ses taux directeurs, qui, à 0,50 %, sont les plus bas des pays développés.

L'euro devrait donc continuer de se renchérir. "Nous avons un objectif de 1,40 dollar d'ici à la fin de l'été", indique Eric Vergnaud, responsable des études sur la zone OCDE chez BNP Paribas. Même tendance chez Natixis : "L'euro pourrait atteindre 1,38 dollar d'ici trois mois", estime l'économiste Sylvain Broyer.

Cette force de l'euro n'inquiète pas outre mesure les responsables politiques européens. Mais en France, ils sont beaucoup plus critiques, estimant que la BCE devrait aussi se préoccuper de la croissance européenne, et que la détermination du taux de change de l'euro devrait être du ressort des autorités politiques.

Le Monde.fr

Publié : 27 avr. 2007, 22:25
par GillesH38
energy_isere a écrit :et maintenant le record historique :
C' est le moment d'aller passer ses vacances aux USA.
a condition d'y amener ses jerrycans d'essence... :shock:

Publié : 27 avr. 2007, 23:15
par matthieu25
Tu peux passer tes vacances à vélo.Tu donneras l'exemple pour les obeses.

Publié : 28 avr. 2007, 04:55
par yirmeyah
energy_isere a écrit :et maintenant le record historique :
C' est le moment d'aller passer ses vacances aux USA.
beurk des vacances en prison...

mieux vaudrai acheter des matières premières la bas (import) histoire d'appauvrir réellement les usa puisque leur monnaie est fictive.

Publié : 04 mai 2007, 21:14
par energy_isere
Le candidat de l'UMP ment lorsqu'il annonce qu'il va faire baisser le cours de la monnaie européenne, alors qu'il n'en a pas les moyens.
Sarkozy attaque l'euro


Libération : vendredi 4 mai 2007

Si Nicolas Sarkozy est élu président de la République, c'est promis, il va faire baisser l'euro pour en faire une arme de croissance massive au service de l'Union.
Le candidat de l'UMP le martèle à longueur de meeting, l'euro «surévalué» explique en grande partie les problèmes économiques de la France. Le 6 mars, martial, il lançait : «Je proposerai à nos partenaires, si je suis élu, que la politique de surévaluation de l'euro qui est en train d'accentuer tous les problèmes d'Airbus et d'accélérer la désindustrialisation de l'Europe soit abandonnée.» Il poursuit : «Tous les grands pays du monde aujourd'hui cherchent à sous-évaluer leur monnaie. Pourquoi ce que font les Chinois, les Américains ou les Japonais nous ne pourrions pas le faire ? Il n'est pas fatal que l'euro soit la variable d'ajustement de toutes les monnaies du monde. Ce que fait la Réserve fédérale américaine pour le dollar, la Banque centrale européenne (BCE) peut très bien le faire aussi, en poussant l'euro à la baisse pour obtenir un cours de change plus raisonnable.» Dans son livre publié le 2 avril (1), il remet le couvert : «Il faudra [...] négocier un réajustement des parités de change avec les pays qui pratiquent délibérément le dumping monétaire en vendant leurs produits moins chers grâce à une monnaie dépréciée.» Il accuse même les autres grandes puissances de se livrer à une «politique de dévaluation compétitive», pas moins.

Le plus effarant est que ces affirmations n'aient donné lieu à aucun débat en France : seul François Bayrou les a réfutées. Tout se passe comme si ce que disait Sarkozy était une évidence.
Or il n'en est rien. La question qu'il faudrait poser au candidat de l'UMP est toute simple : comment compte-t-il s'y prendre ? Car le monde vit dans un système de change flottant depuis la fin de la convertibilité du dollar en or décrétée unilatéralement par les Etats-Unis en 1971 (sauf la Chine dont l'économie est encore très largement contrôlée par l'Etat). Cela signifie que ce sont les marchés financiers qui déterminent librement la valeur des monnaies entre elles en investissant ici ou là en fonction de ce que cela peut leur rapporter. Les moyens pour peser sur les marchés sont extrêmement limités. D'abord, les banquiers centraux et/ou les gouvernements peuvent faire des déclarations indiquant qu'ils estiment que la hausse de telle monnaie a été trop loin. Ensuite, les taux d'intérêt fixés par les banques centrales influent sur les décisions d'investissement. Enfin, les banques centrales peuvent intervenir sur les marchés lorsqu'elles estiment qu'ils font n'importe quoi.

Ces trois armes ont une efficacité extrêmement limitée : la parole des gouvernements peut ne pas être entendue si elle ne reflète pas la réalité économique.
Les réserves des banques centrales de la zone euro ne dépassent pas 150 milliards d'euros, alors que plus de 3 500 milliards d'euros circulent chaque jour sur les marchés financiers, et encore s'agit-il uniquement des dépôts des non-résidents européens. Autrement dit, il ne faut pas se tromper lorsqu'on intervient : il ne peut s'agir que d'un signal, rien d'autre, et le fusil de la BCE est à un seul coup. De même, les taux d'intérêt ne semblent plus être déterminants. Pour rappel, le taux directeur de la BCE est actuellement de 3,75 %, alors que celui de la Réserve fédérale est de 5,25 %. Le différentiel de taux étant en faveur du billet vert, celui-ci devrait grimper. Or, c'est l'inverse qui se passe.

Pourquoi ? Tout simplement parce que les investisseurs sont de plus en plus inquiets des déséquilibres de l'économie américaine. Outre les déficits commerciaux et la balance des paiements courants, ils craignent un crash immobilier qui pourrait se traduire par un ralentissement de l'économie locale. De ce point de vue, l'économie européenne leur apparaît infiniment plus saine. Autrement dit, il n'y a pas de «politique de l'euro fort», mais un simple jeu du marché. C'est pour cela que, pour l'instant, la BCE n'intervient pas. Elle sait que cela ne servirait à rien. Et pour l'obliger à agir, il faudrait mettre fin à son indépendance : réunir l'unanimité des 27 Etats membres sur ce point relève du doux rêve...

Dernier point : l'euro a vocation à devenir une monnaie de réserve internationale. Autrement dit, les banques centrales du monde entier vont acheter de plus en plus d'euros, ce qui va contribuer à le faire grimper. Alors que les économies américaines et européennes sont de tailles équivalentes, les réserves en dollars représentent encore 60 %, alors que celles en euros ne sont que de 20 %. Faut-il s'en plaindre ? Evidemment pas : les Etats-Unis ont joui depuis soixante ans d'une rente de situation incroyable grâce au fait que le dollar était une monnaie de réserve, et l'euro a été créé pour lui faire la nique.

Les gesticulations du candidat Sarkozy sidèrent d'autant plus les partenaires de la France que l'histoire monétaire montre que l'euro a longtemps été sous-évalué. Depuis janvier 1999, date de son introduction (à 1,17 dollar), il n'a cessé de baisser pour atteindre son cours le plus bas en septembre 2000, à 0,82 dollar. Il ne reviendra à parité avec le billet vert qu'en juillet 2002 et ne retrouvera son cours de lancement qu'en mai 2003. Il fluctue depuis le dernier trimestre 2004 dans une fourchette comprise entre 1,25 et 1,35 dollar (soit + 15 % par rapport à son cours de lancement). En outre, lorsqu'on compare l'euro au panier de devises avec lesquelles la zone euro commerce, sa progression est bien moindre que cela. Au passage, rappelons que la balance commerciale de la France s'est améliorée vis-à-vis des Etats-Unis depuis 2000 (+ 60 %) alors qu'elle s'est dégradée vis-à-vis de l'Allemagne, qui a pourtant la même monnaie qu'elle...

Autant dire que les sorties de Nicolas Sarkozy n'ont monétairement aucun sens, sauf à sortir de l'euro, ce qu'il ne propose pas. Elles ne concourent qu'à saper la confiance des Français dans leur monnaie. Or quel est le premier moteur de la croissance ? La confiance, justement.

Publié : 04 mai 2007, 21:40
par energy_isere
un gros rapport de DBresearch affirme que la part de l' Euro dans les réserves de part le monde vont passer à 30-40%d' ici à 2010.

(pour 25% actuellement)

le rapport (pdf) : http://www.dbresearch.com/PROD/DBR_INTE ... 209994.pdf

Publié : 10 mai 2007, 18:59
par energy_isere
Chypre et Malte devraient rejoindre la zone euro début 2008


La Commission de Bruxelles va recommander l'adhésion des deux îles méditerranéennes à la zone euro à court terme. La Slovaquie pourrait suivre en 2009.
La Commission européenne recommandera mercredi prochain aux ministres des Finances des Vingt-Sept d'accepter l'adhésion de Chypre et de Malte à l'euro au 1er janvier 2008, selon un document de l'institution rendu public par l'agence Reuters. "Chypre remplit les conditions nécessaires à l'adoption de la monnaie unique", peut-on y lire. La même formule est utilisée pour Malte. L'approbation de ces recommandations par les ministres des Finances est une formalité.
La suite dans La Tribune : http://www.latribune.fr/info/Chypre-et- ... ticles.nsf

Publié : 10 juil. 2007, 18:05
par energy_isere
L'euro dépasse 1,37 dollar pour la première fois sur fond de baisse des marchés boursiers

10/07/07

Le billet vert et les marchés pâtissent des craintes sur l'immobilier américain. La devise européenne est portée par des anticipations d'un nouveau resserrement monétaire de la BCE
Du jamais vu. L'euro a franchi mardi, pour la première fois de son histoire la barre de 1,37 dollar sur le marché des changes. Les raisons de cet engouement pour la monnaie européenne ? Les craintes sur l'avenir économique des Etats-Unis, notamment dans le secteur immobilier. Le géant américain du bricolage, Home Depot, a, ce matin, revu en baisse ses prévisions de résultat pour 2007 expliquant avoir été affecté par "la détérioration de l'environnement du secteur immobilier".

De quoi accroître les inquiétudes des investisseurs - les Bourses américaines ont ouvert en baisse entraînant dans leur sillage les places européennes - déjà sérieusement refroidis par les difficultés du "subprime loans" - les prêts immobiliers risqués américains -. Beaucoup craignent une contagion à l'ensemble du financier américain, affectant le marché du crédit, et donc la consommation des ménages. D'autant que l'envolée des cours du pétrole pèse également sur les dépenses des Américains.

Dans ce contexte mouvementé, les investisseurs tablent sur un statu quo prolongé de la Réserve fédérale, ce qui pâtit au dollar et donc profite à l'euro.

A l'inverse, l'euro devient très attractif du fait des fréquents relèvements de taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE). Les taux, aujourd'hui à 4%, devraient continuer à augmenter, eu égard au dynamisme de l'économie sur le Vieux continent et notamment en Allemagne, première économie de la zone euro. Les analystes, pour la plupart, s'attendent à un nouveau tour de vis en septembre ou octobre puis un autre fin de l'année ou début 2008, à 4,50%.

Par conséquent, certains stratèges tablent sur la poursuit de l'affaiblissement du dollar et donc de la hausse de l'euro, à 1,40 dollar en fin d'année.

Les Echos

Publié : 10 juil. 2007, 18:33
par Glycogène
En lisant en diagonale :
Les Echos a écrit :Le géant américain du bricolage, Home Depot, a, ce matin, revu en baisse ses prévisions de résultat pour 2007 (...).

De quoi accroître les inquiétudes des investisseurs. (...)

ce qui pâtit au dollar et donc profite à l'euro.
:-D

Si on arrête de bricoler le chateau de carte, il risque de s'écrouler !
Voilà la vrai menace de crise systémique : ce n'est pas le PO ou les dettes, c'est la capacité de bricolage ! Si elle baisse, le monde s'écroule...

Publié : 11 juil. 2007, 00:12
par Cassandre
C'est le moment d'enregistrer vos sharewares : pas cher ! :-D

Publié : 11 juil. 2007, 00:59
par Jorkar
energy_isere a écrit :et maintenant le record historique :
C' est le moment d'aller passer ses vacances aux USA.
Non, justement, je crois que c'est l'inverse (c'est aux Américains qu'ils ne revient pas cher de venir chez nous).
Si je décide de partir aux US et de prendre 100$ en liquide, ça va me coûter 137€ (+les frais de banque)!
Tandis que si Mister Fat&BigCar vient chez nous, il va payer seulement 100$ pour obtenir 137€ de liquide!

CQFD. :-)

Publié : 11 juil. 2007, 01:13
par Glycogène
Relis les taux de change, fait de beaux rêves, puis relis ton post demain matin...

Publié : 11 juil. 2007, 01:35
par Cassandre
Jokar, tu te viandes lamentablement dans le change ! :-D C'est moi qui ai 137$ avec mes 100€ ! ;)

Publié : 11 juil. 2007, 12:53
par Jorkar
Cassandre a écrit :Jorkar, tu te viandes lamentablement dans le change ! :-D C'est moi qui ai 137$ avec mes 100€ ! ;)
Désolé, c'est vrai j'ai eu tort: 1€ = 1,37$
J'ai cru que 1,37€ = 1$ :?

Publié : 11 juil. 2007, 14:45
par energy_isere
Sherlock Holmes déduit que Jorkar ne travaille pas dans le secteur financier . :-D