Publié : 19 janv. 2006, 17:49
oui, mais c'est une minorité hélas..., mais c'est déjà bien qu'elle existe...
Je ne pense pas qu'il s'agisse uniquement de convoitise, mais de pouvoir récupérer de l'argent qui n'est pas du tout redistribuée.diego a écrit :Comme quoi l'augmentation du prix du baril, n'a pas que des effets positifs sur les investissements, il éveille aussi des convoitises.
Une petite intervention américaine dans la région pour ramener le calme?
Un peu comme nous ou toi, ici.mehdiclean a écrit :oui, mais c'est une minorité hélas..., mais c'est déjà bien qu'elle existe...
AFRIQUE - Le Nigeria, un géant qui se lézarde
Habile diplomate pour la démocratisation de l'Afrique et sixième exportateur mondial de pétrole, le Nigeria est en proie à des violences séparatistes et à une crise politique mâtinée de conflit religieux. Au point que certains experts craignent que le pays s'écroule, ce qui déstabiliserait tout le continent.
Le diagnostic est partagé par la presse nigériane et internationale : le ressentiment a cédé la place à la colère dans le delta du Niger. Cette région du Nigeria est très riche en pétrole, mais ses habitants endurent une misère extrême et depuis quelques semaines les actes violents s'y multiplient. Au cours du mois de janvier, des rebelles ont fait sauter un oléoduc, puis ont enlevé 4 salariés étrangers de Shell avant de les libérer contre le paiement d'une rançon. Une banque située dans une installation de la compagnie italienne AGIP, à Port Harcourt, a été attaquée à l'arme lourde, causant la mort de plusieurs policiers. Un puits de forage en mer a également été pris d'assaut, et 4 soldats nigérians ont perdu la vie dans les combats.
L'irruption de la violence ne constitue pas une nouveauté au Nigeria. Mais elle prend aujourd'hui un nouveau sens, menaçant la fragile unité du pays, estime le quotidien camerounais Le Messager. "C'est vrai, les attaques contre les compagnies pétrolières et leurs employés sont fréquentes au Nigeria. Elles constituent souvent un moyen pour les populations locales démunies de convaincre les exploitants pétroliers de créer des emplois ou de lancer des projets de développement. Mais ce qui inquiète, et tout particulièrement les Etats-Unis, que le Nigeria approvisionne en pétrole, c'est que ce qui se passe dans le delta s'apparente bien au lancement d'un mouvement séparatiste."
La colère n'a en effet cessé de croître sur les rives du delta. Les Ijaws qui peuplent la région sont habitées d'un vif sentiment d'exclusion et de marginalisation. "Depuis des années, les communautés vivant à proximité des installations pétrolières ont vu leur habitat pollué et dégradé par des déversements de pétrole", s'insurge Tayo Agunbiade dans le quotidien This Day, de Lagos, pour qui le sous-développement est la première cause de l'instabilité qui règne au Nigeria.
Pourtant, ce sont des raisons politiques qui pourraient amener le Nigeria à s'enflammer pour de bon. Le président Olusegun Obasanjo vient de raviver le vieux contentieux portant sur l'alternance du pouvoir entre entre le Nord musulman et le Sud chrétien. Obasanjo, originaire du sud du pays, n'a toujours pas écarté la possibilité de changer la loi fondamentale nigériane afin de pouvoir briguer un troisième mandat lors des élections prévues pour 2007, bloquant la route à un candidat du Nord. "Les sensibilités religieuses et ethniques des uns et des autres sont mises à vif par cette crise politique, menaçant le fragile équilibre national", s'inquiète The New York Times.
"Ces troubles au Nigeria surviennent alors que la tension est déjà vive en Afrique. Plusieurs élections cruciales sont prévues cette année et l'année prochaine dans plusieurs pays du continent, notamment en République démocratique du Congo, en Ouganda, en Côte-d'Ivoire et au Nigeria, sans que l'on sache qui, de la démocratie ou de la dictature, est en meilleure position pour l'emporter. De nouveaux troubles au Nigeria pourraient dès lors avoir un impact profond et à long terme sur tout le continent", analyse The New York Times.
Une manière de voir que partage le National Intelligence Council, un think tank des services de renseignements américains, qui croit aussi à la possibilité de l'écroulement de l'Etat nigérian. Dans un rapport publié à la suite d'une conférence sur la question, conférence qui s'est tenue en mars dernier et que le quotidien américain cite abondamment, le NIC indique même considérer cet écroulement comme le plus grand risque qui pèse sur le continent et réfléchir aux conséquences que cela aurait pour l'Afrique subsaharienne si ce risque devait se concrétiser.
Nigeria: échanges de tirs entre militants séparatistes et militaires
LAGOS, 17 fév 2006 (AFP) - Des militants séparatistes du delta du Niger ont tiré sur un hélicoptère militaire nigerian vendredi alors qu'il bombardait des barges utilisées pour transporter du pétrole de contrebande, a indiqué un porte-parole militaire à l'AFP.
Shell réduit encore sa production au NigeriaDes militants séparatistes lourdement armés ont mené une série d'attaques contre un terminal de Shell, faisant exploser deux oléoducs sans être inquiétés malgré la présence de centaines de soldats gouvernementaux.