Re: Pascal Bruckner : Le fanatisme de l'Apocalypse
Publié : 20 oct. 2011, 17:30
Ben en même temps, mahiahi, ta phrase de départ, c'est un peu un enfonçage de porte grande ouverte ...
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://oleocene.org/phpBB3/
Il s'agit beaucoup plus d'idéologie que de religion. Ce dernier terme a été introduit par des adversaires des thématiques environnementales tout aussi idéologues(si ce n'est plus) que ceux qu'ils dénoncent.GillesH38 a écrit : non, toute croyance n'est pas "religieuse". Je ne parle pas de l'aspect épistémologique de croire en quelque chose , plutôt qu'en autre chose : je parle de l'aspect sociologique , de la place dans la société, de la forme du discours, et des implicites qu'il transmet.
Je ne peux pas être d'accord avec cela. Les conspirationnistes du 11/09 ou des missions Apollo ont un propos très politique. Le discours piquiste est très souvent associé à un discours moralisateur et à une dénonciation de la société industrielle et du consumérisme. Ce forum en est un excellent exemple. Il faut être lucide: on est d'autant plus réceptif au discours sur le pic qu'on est critique sur la civilisation que nous connaissons. C'est vrai que tous ceux qui s'intéressent au pic ne sont pas comme cela, mais c'est aussi la même chose pour les autres questions environnementales (Ceci dit, lorsqu'on écoute le discours d'un Lahérrère, par exemple, on a quand même droit à une critique en règle de la "croissance").Je n'entends pas de discours social autour d'Apollo, d'appel à changer son comportement à cause du premier principe, de discours apocalyptique autour de l'énergie libre, enfin peut être au niveau de quelques farfelus mais pas dans le discours social dominant. Peut etre autour du PO, mais si tu prends les ténors et pas les forums de base, la position qui est prise est relativement "technique" et ne donne pas dans le discours moralisateur et culpabilisant (en tout cas, moi, je n'endosserais pas ce discours). La composante moralisatrice est bien plus présente dans le discours écolo classique, en particulier climatique.
Non, il y a une vraie idéologie derrière la croyance en l'efficience des marchés, et de vrais décisions politiques qui s'en suivent, mais c'est un autre débat.Maintenant sur le discours libéral, on serait finalement plus proche du "chacun pour soi" que de l'idéologie dogmatisante, ce qui peut avoir tout autant d'inconvénient, mais n'appartient pas au même registre.
Mon propos n'est pas de défendre qui que ce soit, mais simplement de te demander de ne pas adopter un type d'arguments que tu récuses par ailleurs(d'où mes exemples concernant Apollo, le11/09 ou l'énergie "libre"). Quant à mélanger discours scientifique et morale, c'est vrai que cela existe, mais ce n'est pas le fait de tous les chercheurs travaillant sur le climat, ni uniquement de ceux-là: c'est un travers partagé par de nombreux scientifiques, surtout parmi ceux qui aiment s'exprimer dans les médias...Ceci dit je ne suis pas là pour faire à mon tour la morale aux écolos et leur dire que c'est pas bien d'agir comme ça, il est donc inutile de les défendre en disant "mais les autres ils font pareil". Je me contente de remarquer que cet aspect, qui mélange les aspects scientifiques et les aspects moralisateurs, est particulièrement présent dans le discours climatique en particulier, les scientifiques mélangeant souvent les rôles. Je n'ai d'ailleurs pas attendu Brückner pour le remarquer, j'avais même tenté de lancer un fil sur la section épistémologie de FS une fois.
http://www.telerama.fr/livres/le-fanati ... ,74086.phpLe Fanatisme de l'Apocalypse P.Bruckner
C'est l'esthétique même du pamphlet que d'accentuer le trait, sa fonction intrinsèque que d'irriter. Envisagé ainsi, Le Fanatisme de l'Apocalypse, le nouvel essai de Pascal Bruckner, remplit pleinement sa mission. Urticantes et partiales, pleines de saine ironie et de parfaite mauvaise foi, mais aussi de mauvais procès et de raccourcis douteux, les quelque 280 pages de ce livre le sont. La cible de Bruckner : l'écologie, idéologie forcément antihumaniste qui aurait emprunté à la religion chrétienne sa réthorique et ses symboles (péché originel, croyance eschatologique...) pour mieux culpabiliser l'homme contemporain et son comportement prédateur vis-à-vis de la planète, et faire régner en Occident une angoisse « de fin des temps ».
S'il concède de temps à autre que le péril n'est pas que fantasme et qu'existent des « problèmes réels » (ah oui, tout de même...), Pascal Bruckner ne va pas jusqu'à prendre en compte lesdits problèmes pour nuancer un tant soit peu son propos. Préférant s'employer, au fil des pages, à revendiquer pour l'homme, et surtout pour lui-même, rien de moins au fond qu'un droit d'insoucieuse jouissance - avec un égoïsme presque infantile, aussi confondant qu'irresponsable, qui aime à se faire passer pour de l'hédonisme mais ne trompe personne.
Nathalie Crom
Telerama n° 3223 - 22 octobre 2011
Je relève juste cette erreur fondamentale de Gilles, entre autres, en souligné.GillesH38 a écrit : Maintenant sur le discours libéral, on serait finalement plus proche du "chacun pour soi" que de l'idéologie dogmatisante, ce qui peut avoir tout autant d'inconvénient, mais n'appartient pas au même registre.
oui, le "chacun pour soi" c'est uniquement pour ceux qui sont en bas de l'échelle, la sacro-sainte concurrence (pour les emplois etc...) c'est pour les pauvres, la lutte de chacun contre tous, ...comme les gladiateurs dans l'arène...Alter Egaux a écrit :Mais ou je tique, c'est sur le discours qui serait proche du "chacun pour soi". Ca, c'est pour les benêts qui n'ont pas passé plus de 3 minutes à analyser le néolibéralisme.
Mais lorsque l'on rentre dans le sujet, les promoteurs du "chacun pour soi", soit disant individualistes, sont en réseau, cooptés, dans des groupes et think tanks officiels et officieux, multicartes et cumulards, dont la stratégie frise la consanguinité...
Bref, tout le contraire du "chacun pour soi". C'est plutôt l'esprit de clan.
Un bon néolibéral se fait repéré, coopté, et payé pour faire, se taire ou dire la bonne parole.
GillesH38 a écrit : Maintenant sur le discours libéral, on serait finalement plus proche du "chacun pour soi" que de l'idéologie dogmatisante, ce qui peut avoir tout autant d'inconvénient, mais n'appartient pas au même registre.
Je pense qu'il y a confusion entre les termes "dogmatisante" et "dominante"Alter Egaux a écrit : Si l'idéologie néolibérale n'est pas dominante, je me demande ce qu'elle est
Hmm... Je ne suis pas sur de l'argument ; il faut voir ce qu'il se passe quand le "clan" est sérieusement menacé : font-ils bloc ou essaient-ils de sauver leur peau, quitte à bouffer l'un des leurs?Alter Egaux a écrit : Mais lorsque l'on rentre dans le sujet, les promoteurs du "chacun pour soi", soit disant individualistes, sont en réseau, cooptés, dans des groupes et think tanks officiels et officieux, multicartes et cumulards, dont la stratégie frise la consanguinité...
Bref, tout le contraire du "chacun pour soi". C'est plutôt l'esprit de clan.
pas tout à fait d'accord, il y a effectivement selon moi des caractéristiques objectives du système de pensée qui le rapprochent d'une religion, en particulier une pensée qui tend à séparer l'humanité en deux groupes, les fidèles (bons croyants) et les hérétiques (incroyants) .ABC a écrit :Il s'agit beaucoup plus d'idéologie que de religion. Ce dernier terme a été introduit par des adversaires des thématiques environnementales tout aussi idéologues(si ce n'est plus) que ceux qu'ils dénoncent.GillesH38 a écrit : non, toute croyance n'est pas "religieuse". Je ne parle pas de l'aspect épistémologique de croire en quelque chose , plutôt qu'en autre chose : je parle de l'aspect sociologique , de la place dans la société, de la forme du discours, et des implicites qu'il transmet.
pas vraiment d'accord, je n'ai jamais vu les scientifiques s'exprimer aussi moralement sur leur sujet de recherche autrement que pour le climat, le plus souvent d'ailleurs en confondant leurs qualités scientifiques avec leur droit à décider du bien des autres.Mon propos n'est pas de défendre qui que ce soit, mais simplement de te demander de ne pas adopter un type d'arguments que tu récuses par ailleurs(d'où mes exemples concernant Apollo, le11/09 ou l'énergie "libre"). Quant à mélanger discours scientifique et morale, c'est vrai que cela existe, mais ce n'est pas le fait de tous les chercheurs travaillant sur le climat, ni uniquement de ceux-là: c'est un travers partagé par de nombreux scientifiques, surtout parmi ceux qui aiment s'exprimer dans les médias...
Ça n'a rien de religieux, c'est juste moralisateur (toutes les religions n'ont pas de morale, par contre toutes les cultures en ont au moins une)GillesH38 a écrit : pas tout à fait d'accord, il y a effectivement selon moi des caractéristiques objectives du système de pensée qui le rapprochent d'une religion, en particulier une pensée qui tend à séparer l'humanité en deux groupes, les fidèles (bons croyants) et les hérétiques (incroyants) .
Idem : les pensées contradictoires ne sont pas spécifiquement religieuses.GillesH38 a écrit : ce qui est une autre caractéristique de la pensée religieuse, la capacité à défendre des opinions contradictoires qui ne résistent pas à une analyse objective).
Mon propos n'est pas de défendre qui que ce soit, mais simplement de te demander de ne pas adopter un type d'arguments que tu récuses par ailleurs(d'où mes exemples concernant Apollo, le11/09 ou l'énergie "libre"). Quant à mélanger discours scientifique et morale, c'est vrai que cela existe, mais ce n'est pas le fait de tous les chercheurs travaillant sur le climat, ni uniquement de ceux-là: c'est un travers partagé par de nombreux scientifiques, surtout parmi ceux qui aiment s'exprimer dans les médias...
En Génétique et en Écologie (la science, pas l'idéologie), ce n'est pas exceptionnel ; n'oublions pas non plus les Sciences Molles.GillesH38 a écrit : pas vraiment d'accord, je n'ai jamais vu les scientifiques s'exprimer aussi moralement sur leur sujet de recherche autrement que pour le climat, le plus souvent d'ailleurs en confondant leurs qualités scientifiques avec leur droit à décider du bien des autres.
non, ce n'est pas que un problème de morale, c'est aussi le phénomène de croyance ou non dans la théorie qui tend à être résumé en une dichotomie entre "climatosceptiques" et "réchauffistes", au mépris de la complexité du problème. Par exemple quelqu'un qui mettrait en doute juste la valeur de la sensibilité au CO2, et (comme c'est mon cas) , le réalisme des scénarios d'émissions, mais pas le fait que le CO2 augmente à cause des émissions anthropiques et qu'il provoque de l'effet de serre, où le ranger ? la simplification en deux camps (qui est bien pour moi propre à la pensée religieuse où "on croit" ou "on ne croit pas") ne permet pas à la vraie discussion scientifique de se développer. D'où aussi la quasi-universalité du processus de censure sur tous les forums qui discutent du sujet.mahiahi a écrit :Ça n'a rien de religieux, c'est juste moralisateur (toutes les religions n'ont pas de morale, par contre toutes les cultures en ont au moins une)GillesH38 a écrit : pas tout à fait d'accord, il y a effectivement selon moi des caractéristiques objectives du système de pensée qui le rapprochent d'une religion, en particulier une pensée qui tend à séparer l'humanité en deux groupes, les fidèles (bons croyants) et les hérétiques (incroyants) .
ce que je dis c'est que la pensée de type religieux s'accomode bien mieux des contradictions et des questions sans réponse que la science (genre : si le paradis et l'enfer existent vraiment, qui mérite vraiment d'aller dans l'un ou dans l'autre ?)Idem : les pensées contradictoires ne sont pas spécifiquement religieuses.
On sent bien que tu opposes Religion et Science, mais tu as tendance à rejeter tout ce qui n'est pas scientifique dans la sphère religieuse
attention je ne dis pas qu'il ne faut pas de morale, on en a besoin ! le problème est que la morale climatique est présentée comme découlant directement des conclusions scientifiques, alors que ce n'est pas vrai. En revanche on peut très bien assumer une position morale, en tant que telle, et déclarer qu'on est personnellement contre la société de consommation. Ce serait juste un peu plus convaincant si ceux qui le clamait le plus fort ne faisaient pas aussi évidemment partie de cette société et n'hesitaient pas en fait à profiter pleinement de ses avantages, genre pouvoir passer ses vacances aux Maldives et survoler le monde en avion ....En Génétique et en Écologie (la science, pas l'idéologie), ce n'est pas exceptionnel ; n'oublions pas non plus les Sciences Molles.
GillesH38 a écrit : pas tout à fait d'accord, il y a effectivement selon moi des caractéristiques objectives du système de pensée qui le rapprochent d'une religion, en particulier une pensée qui tend à séparer l'humanité en deux groupes, les fidèles (bons croyants) et les hérétiques (incroyants) .
mahiahi a écrit : Ça n'a rien de religieux, c'est juste moralisateur (toutes les religions n'ont pas de morale, par contre toutes les cultures en ont au moins une)
En politique :GillesH38 a écrit : non, ce n'est pas que un problème de morale, c'est aussi le phénomène de croyance ou non dans la théorie qui tend à être résumé en une dichotomie entre "climatosceptiques" et "réchauffistes", au mépris de la complexité du problème.
Mahiahi a écrit : Idem : les pensées contradictoires ne sont pas spécifiquement religieuses.
On sent bien que tu opposes Religion et Science, mais tu as tendance à rejeter tout ce qui n'est pas scientifique dans la sphère religieuse
Gilles, tu récites le mythe fondateur (expression désignant un phénomène social, mais pas religieux) de la Science (dure) face à la Religion à l'occasion du procès de Galilée, qui mélange "Religion" et "Eglise Catholique à l'époque de l'Inquisition" ; pour prendre un sujet facile, regarde comment la question de la formation de l'Univers est traitée : il y a des croyances en des théories, il y a des contradictions ou pire (la constante cosmologique d'Einstein)GillesH38 a écrit : ce que je dis c'est que la pensée de type religieux s'accomode bien mieux des contradictions et des questions sans réponse que la science (genre : si le paradis et l'enfer existent vraiment, qui mérite vraiment d'aller dans l'un ou dans l'autre ?)
Mahiahi a écrit : En Génétique et en Écologie (la science, pas l'idéologie), ce n'est pas exceptionnel ; n'oublions pas non plus les Sciences Molles.
Mais ce n'est pas le sujet de ma dernière phrase : dans ces domaines, les considérations morales influencent notablement les conclusions des scientifiquesGillesH38 a écrit : attention je ne dis pas qu'il ne faut pas de morale, on en a besoin !
Ce n'est pas la première théorie scientifique exploitée socialement (le "Darwinisme Social", par exemple)Mahiahi a écrit : le problème est que la morale climatique est présentée comme découlant directement des conclusions scientifiques, alors que ce n'est pas vrai. En revanche on peut très bien assumer une position morale, en tant que telle, et déclarer qu'on est personnellement contre la société de consommation.
On est dans un autre débat : celui de l'exemplaritéMahiahi a écrit : Ce serait juste un peu plus convaincant si ceux qui le clamait le plus fort ne faisaient pas aussi évidemment partie de cette société et n'hesitaient pas en fait à profiter pleinement de ses avantages, genre pouvoir passer ses vacances aux Maldives et survoler le monde en avion ....
attention je n'ai jamais dit nulle part que SEUL le discours climatique avait une tonalité religieuse, d'ailleurs ça n'a aucun sens de rattacher à une catégorie dont on serait le seul membre ! bien évidemment il y a d'autres attitudes qui s'y rattachent, je dis juste qu'un certain discours écolo appartient à ce genre de mouvance.mahiahi a écrit : [*]Gauche-Droite (universel) ;
[*]Dreyfusards-Antidreyfusards (au siècle dernier) ;
[*]Européistes-Souverainistes (en Europe) ;[/list]
En diététique :
produkan-Antidukan (et pareil pour les autres régimes)
En artsEn Physique :
- Réalistes-Idéalistes
- Engagés-Neutres
probigbang-antibigbang
la dichotomie est un phénomène banal, la simplification outrancière aussi
de quelle contradiction tu parles ? mais ceci dit justement la Science accepte l'existence de contradictions, elle n'admet pas d'asséner des VERITES contradictoires, c'est différent. C'est à dire qu'en présence de contradictions, elle admet humblement qu'elle ne sait pas dire où est la vérité.Gilles, tu récites le mythe fondateur (expression désignant un phénomène social, mais pas religieux) de la Science (dure) face à la Religion à l'occasion du procès de Galilée, qui mélange "Religion" et "Eglise Catholique à l'époque de l'Inquisition" ; pour prendre un sujet facile, regarde comment la question de la formation de l'Univers est traitée : il y a des croyances en des théories, il y a des contradictions ou pire (la constante cosmologique d'Einstein)
peut être mais ça n'a rien à voir avec le réchauffisme, les inégalités mondiales existeraient tout autant si le CO2 n'absorbait pas en infra rouge ! et une société juste et égalitaire produirait tout autant de CO2 à richesse totale constante : c'est la confusion des discours qui est pénible.Pour recentrer, Bruckner pointe des travers des tenants du "Réchauffisme", ce qui n'invalide ni ne confirme cette théorie, d'ailleurs ; inversement, beaucoup de réchauffistes attaquent sur la Morale le Système Mondialisé
mahiahi a écrit : la dichotomie est un phénomène banal, la simplification outrancière aussi
Si tu l'avais dit, j'aurais répondu : "bien sur, il y a aussi la Religion"GillesH38 a écrit : attention je n'ai jamais dit nulle part que SEUL le discours climatique avait une tonalité religieuse
Les "antis" ont perdu beaucoup de crédit, mais il y a eu.GillesH38 a écrit : Maintenant tu exagères en pensant qu'il y a une dichotomie "pro big-bang" vs "anti big-bang".
Tu t'égares, Gilles : c'est la Fondation Nobel qui décerne ce prix, pas la ScienceGillesH38 a écrit : quand une nouveauté est apparue (l'accélération de l'expansion avec la constante cosmologique), non seulement on lui a fait bon accueil, mais on lui a même donné un prix Nobel !
Tu changes de niveau entre "la Science" et "les Scientifiques", de même que les tenants du "réchauffisme moral" pourraient te faire la distinction entre "L'Idée" (parfaite) et "les militants" (humains, faillibles) : bon moyen de faire tourner une discussion en rond.GillesH38 a écrit : je ne vois pas en quoi cela est le signe d'une rigidité psychologique qui refuserait de se remettre en cause.
Hop! Hop!GillesH38 a écrit : Par opposition, cite moi une religion qui s'est remis en cause à cause d'une découverte
GillesH38 a écrit : de quelle contradiction tu parles ? mais ceci dit justement la Science accepte l'existence de contradictions,
On revient sur le Modèle/l'Implémentation...GillesH38 a écrit : en présence de contradictions, elle admet humblement qu'elle ne sait pas dire où est la vérité.
Tu as tout à fait raison, mais lorsque je parlais de fantasme, je parlais de division de l'humanité en deux dans le cas où l'évoquait Gilles, c'est à dire parmi ceux qui se préoccupent du climat.kercoz a écrit : Qd a la division de l' humanité en 2 , elle n'est pas fantasmée mais elle fait partie de notre patrimoine mémoriel : tous les groupes humains se sont appelés "homme" puisque les "autres" n'en étaient pas ...meme les grecs ...
Pour Lorenz, les rites sont une façon de canaliser l'agressivité naturelle des individus qui menace la pérennité du groupe - cf. Sa Majesté des Mouches.Ces rites , a mon avis , sont nécessaires pour protèger le groupe , la civilisation (groupe ds le temps) , sinon l'espece