Publié : 24 oct. 2007, 02:31
Silence...
Doit-on conclure que Peaknic n'avait pas de référence solide ?
Doit-on conclure que Peaknic n'avait pas de référence solide ?
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://oleocene.org/phpBB3/
C'est une réduction d'effectif pour des raisons budgétaires, pas la mort de la start up, loin de làpat59115 a écrit : C'est dommage ! Je pense que la piste des algues est une piste des plus prometteuse.
Je me base sur des rapports scientifiques (NREL, CNRS etc.) et je m'intéresse aussi aux avancées de la recherche et des entreprises.peaknik a écrit :Je ne dis pas, je ne pense pas que la piste soit initerressante. Et de fait bon nombre de pays et d'entrerprises s'y interressent. Mais tu devrais avoir plus de recul par rapport au plaquettes commerciale que tu cite souvent.
Transparence a écrit :- Oui, GreenFuel a réduit il y a quelques mois ses effectifs (je n'ai plus les articles sous la main mais j'ai lu cela).
LExpansion.com du 3 juillet 2007
Les algues, solution miracle pour recycler le CO2 ?
par Benjamin Ferran
Bob Metcalfe, inventeur d'Ethernet, devient PDG de GreenFuel Technologies. Créée au sein du MIT en 2004, cette jeune pousse tente de convertir les émissions de CO2 en biocarburant grâce à des algues. Un procédé prometteur, encore difficile à mettre en œuvre.
L'industrie high-tech se recycle dans les énergies renouvelables. Alors que les start-up de la Silicon Valley lorgnent avec insistance les nouveaux débouchés de la « green tech », une sommité du secteur, le fondateur du protocole Ethernet et de 3Com, Robert Metcalfe, vient de prendre la tête d'une jeune société spécialisée dans les biocarburants. Créé en 2004 au sein du Massachusetts Institute of Technology, financé à hauteur de 20 millions de dollars, GreenFuel Technologies tente de recycler les émissions de CO2 en biodiesel. L'astuce ? L'utilisation de micro-algues, dotées d'une forte concentration d'huiles.
Pour se développer et atteindre un rendement optimal, ces variétés d'algues ont la bonne idée de se nourrir de CO2. GreenFuel Technologies les couple donc à des centrales thermiques, qui rejettent du dioxyde de carbone en abondance, dans de surprenants bio-réacteurs. Lorsqu'elles sont ensoleillées, les micro-algues parviennent à recycler plus de 80% du CO2 par photosynthèse, et environ 50% en cas de moindre luminosité. Une fois séchées, elles sont récupérées pour obtenir de l'éthanol, du méthanol, du biodiesel ou des protéines végétales. De quoi enclencher un nouveau cycle de consommation, ce que regrettent les partisans de solutions plus radiacles d'économie d'énergie.
Cependant, et contrairement aux biocarburants produits grâce à des productions de colza ou de betteraves, ce procédé ne nécessite pas de surfaces de culture démesurées qui précipiteraient la déforestation. Les algues utilisées n'ont pas non plus d'utilisations alimentaires et sont faciles à cultiver, à moindre coût. De plus, elles contiennent proportionnellement plus d'huiles que les autres biocarburants. Un hectare d'algues produirait ainsi de 30 à 120 fois plus d'huile qu'un hectare de colza ou de tournesol, promet GreenFuel. Jusqu'alors, les chercheurs estimaient qu'il fallait cultiver plus que la surface agricole utile française pour alimenter toutes les voitures du pays.
La technique a cependant ses limites. Et GreenFuel Technologies est bien placé pour le savoir. Son seul bio-réacteur, adossé à une centrale de 1000 mégawatts en Arizona, connaît des ratés, les algues se reproduisant en trop grande quantité. Président par intérim, Bob Metcalfe devra licencier la moitié des 50 collaborateurs et rééchelonner les projets, en raison, cette fois, de coûts plus élevés que prévus. Et c'est justement l'une des principales critiques adressée aux biocarburants par micro-algues. Faute de production de masse, le procédé coûte encore cher à mettre en œuvre, puisque le prix du baril « bio » peut dépasser les 100 dollars. Bref, les algues ne replaceront pas le pétrole de sitôt.
Toutefois, la production de bio-carburant par les micro-algues figure bien parmi les technologies de production verte les plus prometteuses. GreenFuel, qui accumule les récompenses, était présent fin juin en France lors du « World Investment Conference » pour vendre son expertise. La jeune pousse tablait récemment sur un chiffre d'affaires de 100 millions de dollars en 2012. L'américain compte aussi quelques concurrents ambitieux, notamment Algatech, en Israël et Shamash en France. Lancé l'an dernier, ce projet chapeauté par l’INRIA réunit huit équipes et entreprises françaises pour un budget total de 2,8 millions d'euros, sur trois ans.
Pour en savoir plus sur les micro-algues:
Biodiesel et micro-algues, par Spectro Sciences
Un carburant à base d'huile d'algue (pdf), Biofutur
Le bio-réacteur de GreenFuel en Arizona
Je dirais même jamais de la vie !!Bref, les algues ne replaceront pas le pétrole de sitôt.
Effectivement, le procede utilise du petrole a 20 dollars le baril pour creer une activite industrielle a base d'algues et sort finalement du petrole a 100 dollars le baril. On devine un EROEI probablement inferieur a 1 et une impossibilite physique de rendre le systeme rentable.Lansing a écrit :Le sujet a été ouvert il y a 3 ans et nous sommes beaucoup à avoir émis de sérieux doutes sur ce "procédé".
Je connais plusieurs personnes qui ont planché là-dessus et qui ont rapidement compris que c'était un cul de sac technologique et économique.
On ne le répètera jamais assez, contrairement a une idée répandue, plus le prix du pétrole augmentera et moins toutes ces fausses bonnes idée seront viables, et c'est pas la seule.
Patrick
Post complètement vide. Aucun argument, aucun raisonnement.tom a écrit : Je dirais même jamais de la vie !!![]()
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Essayer de remplacer le pétrole par les algues, c'est encore plus débile que d'essayer de remplacer le pétrole par du CTL !
Pas besoin de sortir d'harvard pour comprendre que le projet était stupide et serait un échec.
Je vous le disais y a plusieurs mois que "les algues c'est pourri", c'est l'idée de remplacer massivement le pétrole par les algues c'est une idée foireuse et je n'ai pas attendu la fin de l'expérience raté de GreenFuel en Arizona pour le dire.
Selon le Département à l'énergie américain, le système est rentable à partir de 110 dollars le baril (dollars de 1998).rendre le systeme rentable

Tu l'as dit ! La montée du prix du baril est une véritable chance pour toutes les ENRs (et il y en a beaucoup !GillesH38 a écrit :c'est quand même extraordinaire, le nombre de trucs rentables au-dessus de 100 $ le baril !
Pour atteindre ce coût, on aurait été obligé, à l'époque, au début du XXième siècle, de mettre une très lourde taxe sur une ressource dont on ne connaissais rien au niveau de son impact climatique : absurde.en fait on se demande pourquoi on n'a pas mis directement le baril à 100 $ depuis le début
j' ai imprimé ce document, vais lire ca ce soir.Transparence a écrit : ......
Alternate Fuels for use in Commercial Aircraft,
David L. Daggett1 (Boeing Commercial Airplane),
Robert C. Hendricks (NASA Glenn Research Center),
Rainer Walther (MTU Aero Engines GmbH, Munich, Germany),
Edwin Corporan (Air Force Research Laboratory), 2007
http://www.boeing.com/commercial/enviro ... _fuels.pdf
Les transports aériens sont aujourd'hui très bon marché.
Avec un prix du carburant fossile multiplié par 2 ou 3, la filière microague deviendra très compétitive.
.......
Que tu multiplies par 2, 3 ou 4 le prix des carburants, cela ne changera rien : la filière microlagues sera alors très compétitive (longs courriers, prix du billet multiplié par 2 ou 3).GillesH38 a écrit :hum comme tous les prix des métaux a été multiplié par 2 ou 3 depuis quelques années, j'espere que les devis pour tout ça sont récents...