Re: Catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.
Publié : 16 févr. 2017, 20:23
Et les nucléocrates avec Janco et Atomic Anne comme chefs de brigadeskercoz a écrit :
C'est jouable avec des économistes.
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://oleocene.org/phpBB3/
Et les nucléocrates avec Janco et Atomic Anne comme chefs de brigadeskercoz a écrit :
C'est jouable avec des économistes.
Avec des développements intéressants à lire sur la situation européenne dont la tête se balade sous une épée de Damoclès...La facture pour désamorcer la centrale nucléaire de Fukushima Daichi a été revu à la hausse. Très forte hausse, puisse qu'elle va quadrupler pour atteindre les 177,68 milliards € afin de tenter de maîtriser les réacteurs en perditions, démanteler les installations, dédommager les riverains et décontaminer l'environnement.
En 2011, la première estimation tablait sur 42 milliards €. En 2013, une deuxième estimation suggérait 80 milliards €. Au niveau actuel, les coûts représentent une dette de €1'300 par habitant.
Fallait pas succomber à la tentation du nukeRemundo a écrit :Econologie héberge une vidéo qui reconstitue bien les évènements
http://www.econologie.com/fukushima-sec ... tastrophe/
les ingés cherchaient une solution à la perte de toutes leurs sources électriques + pompes... ben fallait pas construire face à la mer au ras des sushis dans le pays de plus haut risque sismique au monde...
Tu aurais un accident sur Gravelines aujourd'hui, ce serait la même merdeRemundo a écrit :enfin, z'ont pas été très bons non plus... camions électrogènes avec des prises incompatibles... pas de motopompes de secours des heures et des heures pour ne rien faire (ne serait-ce qu'ouvrir quelques vannes de depressurisation...). Il faudrait des systèmes "redondants" exactement comme en aviation pour garantir un minimum d'électricité ET de pompage. Le sujet n'est pas nouveau : sans refroidissement, la puissance thermique résiduelle des produits de fission amène au corium sous quelques dizaines d'heures...
Qu'est-ce qui te fait dire ça ?mobar a écrit :Plus personne ne sait ou sont les plans "As built" de la centrale, ni même si ils ont été mis à jour
Ce n'est pas l'ASN mais EdF qui a décidé d’arrêter les centrales en même temps cet hiver ... pour mettre la pression sur Ségo et Groland et leur faire repousser les échéances sur Fessenheim, s'il n'avaient pas cédé sur toute la lign, tu aurais eu des coupures d'élec et les médias des Bolloré, Dassault, Drahi se seraient déchainés à 4 mois des présidentielles. Je te laisse imaginer le tableau, faut mettre un terme à ces chantages inadmissiblesGlycogène a écrit :Qu'est-ce qui te fait dire ça ?mobar a écrit :Plus personne ne sait ou sont les plans "As built" de la centrale, ni même si ils ont été mis à jour
Tu as l'air de penser que ce sont des bandes branquignoles qui gèrent les centrales.
Alors que même si tout n'est pas parfait, ce ne sont pas des amateurs non plus !
Si tu trouves vraiment des défaut, parles-en à l'ASN, ils ont le pouvoir de faire arrêter la centrale jusqu'à correction des défauts (si ça le nécessite bien sûr).
Mais faut venir avec des arguments, pas des on-dit !
source ?mobar a écrit :Ce n'est pas l'ASN mais EdF qui a décidé d’arrêter les centrales en même temps cet hiver
http://www.usinenouvelle.com/article/si ... nt.N513079Six indicateurs à suivre à Fukushima, six ans après l’accident
LE 11/03/2017 Usine Nouvelle
Le 11 mars 2017, le Japon célèbre le funeste sixième anniversaire de la catastrophe de Fukushima. En 2011, suite à un tremblement de terre et un tsunami, quatre des six réacteurs de la centrale ont été détruits après la perte de leurs alimentations en eau et en électricité. Depuis, le Japon doit gérer encore 80 000 civils évacués, la dépollution de milliers de kilomètres carrés de terres contaminées et le démantèlement des installations.
.................
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/201707 ... -fukushimaJapon: un robot aurait trouvé des restes de combustibles nucléaires à Fukushima
Par RFI Publié le 23-07-2017 Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles
Plus de six ans après l'accident de Fukushima, un robot a repéré pour la première fois ce qui pourrait bien être des débris de combustible nucléaire dans un réacteur de la centrale.
La trouvaille a eu lieu dans le réacteur n°3, l'un des trois réacteurs dont les coeurs ont fondu dans les heures qui avaient suivi la perte de l'alimentation électrique et de la source de refroidissement de la centrale.
Si la localisation de ce combustible fondu se confirme, elle marquera un progrès de taille dans les efforts de démantèlement du site nucléaire en partie détruit par le séisme et le tsunami géants du 11 mars 2011.
Pour la première fois, un petit robot de Toshiba à même de nager et de s'adapter à une visibilité réduite a été introduit dans le réacteur n°3 inondé d'eau contaminée.
Au bout de trois jours d'observation – une éternité car les robots jusqu'ici ne supportaient pas mieux la radioactivité que l'homme- le robot de Toshiba a rapporté des images qui devraient permettre de localiser des restes du coeur fondu, c'est-à-dire du combustible du réacteur.
Au moins 30 ans avant un démantèlement complet
C'est un enjeu crucial, car il faut pouvoir localiser avec précision la matière du coeur fondu, savoir où elle s'est logée, si elle est encore dans l'enceinte en béton ou si elle l'a déjà traversée avant de pouvoir la retirer du réacteur.
Une fois ce combustible localisé, il est alors possible de développer les technologies pour l'extraire. Ces outils robotisés restent à inventer. Tout doit être commandé à distance, la radioactivité interdisant toute intervention humaine.
Cette opération de retrait des trois coeurs fondus et de démantèlement des réacteurs de Fukushima devrait prendre entre 30 et 40 ans.
http://www.usinenouvelle.com/article/te ... ue.N566719Tepco prêt à rejeter l’eau contaminée de Fukushima dans le Pacifique
MARION GARREAU l17/07/2017
Tepco, qui exploitait la centrale de Fukushima lors de la catastrophe nucléaire, s’est dit prêt vendredi 14 juillet à rejeter dans le Pacifique de l’eau chargée de tritium. Une décision que devrait soutenir le gouvernement japonais mais qui inquiète les pêcheurs et habitants.
C’est l’option qui cristallise les peurs des populations locales. Tepco, l’exploitant japonais de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, a annoncé vendredi 14 juillet qu’il était prêt à rejeter l’eau contaminée par du tritium dans l’océan Pacifique, six ans après la catastrophe nucléaire causée par un tremblement de terre et un tsunami. "La décision a été prise", a déclaré Takashi Kawamura, le président de la multinationale, devant plusieurs médias japonais, dont l’agence de presse Kyodo.
Dans cette interview, le dirigeant de Tepco précise qu’il attendra tout de même le feu vert du gouvernement. Ce qui ne devrait pas poser de problème. Selon Kyodo, le président de l’autorité de régulation nucléaire japonaise, Shunichi Tanaka, a encouragé Tepco dans cette décision. Et il y a un an, après avoir étudié différentes options, le ministère japonais de l'Industrie avait estimé que le rejet en mer était la solution la plus rapide et la moins onéreuse pour se débarrasser de l’eau chargée en tritium stockée sur le site de Fukushima.
777 000 tonnes d’eau contaminée au tritium
Mais la population locale et les pêcheurs s’inquiètent, eux, de cette mesure. "Le rejet [du tritium] dans la mer va susciter une nouvelle vague de rumeurs infondées qui vont anéantir tous nos efforts", a réagi auprès de Kyodo Kanji Tachiya, à la tête de la coopérative locale de pêcheurs. Si les partisans d’un déversement dans la mer arguent que l’eau faiblement chargée en tritium n’est pas dangereuse pour l’homme, les effets à long terme sur la faune et la flore marines restent difficiles à appréhender. Cet impact dépendra aussi du degré de concentration en tritium de l’eau déversée et de la vitesse à laquelle ce rejet dans l’océan sera exécuté.
Depuis la catastrophe de Fukushima, la gestion de l’eau contaminée est un véritable casse-tête, alors que trois des six réacteurs sont en permanence arrosés pour être refroidis. Un processus de traitement de cette eau a bien été mis en place, permettant de supprimer 62 différents types de matières radioactives. Mais pas le tritium, une variante lourde et radioactive de l'hydrogène. Aujourd’hui, environ 777 000 tonnes d’eau contaminée par cette substance radioactive sont stockées dans environ 580 réservoirs, selon Kyodo.