Environnement2100 a écrit :Il ne serait pas surprenant que l'armée étatsunienne ouvre ses portes à des représentants étrangers, quitte à leur coller la nationalité US en retour.
C'est déjà le cas il me semble.
De plus, de vrais mercenaires sonts présents en masse en Irak, veritablement kidnapés et dans un desespoir immense (ça ne m'étonnerai pas un jour d'apprendre qu'il y a une revolte des mercenaires et des combats entre les mercenaires-esclaves et les mercenaires bien payés ou les soldats etasuniens).
Le scénario classique qui a déjà attrapé pas mal de couillons en Amérique latine est le suivant:
- des anciens soldats/policiers sont contactés et on leur parle d'un super contrat pour 7.000-8.000 USD/mois en Irak, sans trop de risques, bien plus que ce qu'ils ne peuvent rêver gagner dans leur pays.
- ils commencent l'entraînement, et ils sentent que ça a des chances de se concretiser; à la fin de l'entraînement on leur dit que le salaire ne sera plus que de 4.000-5.000... bon, c'est quand même bien plus que ce qu'ils peuvent gagner.
- puis, on les contacte en leur disant de se tenir prêts à partir "à tout momment". A ce momment là, beaucoup demissionnent de leur boulot actuel pour se tenir prêts. Ils n'ont pas encore signé de contrat!
- on laisse passer 4 à 6 mois, leurs économies fondent, ils ont du mal à nourrir leur famille
- on les appelle en catastrophe, et on leur fait signer le contrat à la va-vite (car ils doivent prendre l'avion dans les 20 min ou un truc comme ça)
- à l'aéroport, ils lisent le contrat, et apprennent qu'il ne parle plus que de 2.500-3.000 dollards
- à l'arrivée à Baghdad, on les equipe à l'aéroport même, puis arrivée dans une base on leur dit qu'il y a un nouveau changement, le salaire ne sera plus que de 1.500-2.000 dollards (à ce niveau là, c'est moins de ce qu'ils gagnent chez eux comme surveillants; sans compter l'éloignement et les risques supplementaires)
- c'est la grogne, mais on leur dit que s'ils sont pas contents ils n'ont qu'à rentrer; mais ils n'ont pas d'argent pour payer un voyage de retour, et puis faire la route vers l'aéroport sans armes ni escorte...
- on menace aussi de faire des represailles sur leurs familles
- et comme ils ont rouspeté, pour les punir on les fait faire des tour de garde plus longs, et plus risqués.
Il y a quelques centaines ou milliers de chiliens, colombiens, equatoriens, guatemalteques, salvadoriens, etc. dans le cas; leur situation est tellement mauvaise qu'ils commencent à le dennoncer, malgré les risques (ils peuvent mourir très facilement en Irak).