Re: Réchauffement climatique, perception du grand public.
Publié : 18 juil. 2023, 16:49
bon finalement météo villes a baissé sa prévision de 39°C à 36°C, on mourra un autre jour ....
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://oleocene.org/phpBB3/
Marina Rafenbergg/AFP a écrit : L’hémisphère nord cherche son souffle
Athènes — Des températures qui dépassent les 40 °C en Italie, frôlent même les 48 °C en Sardaigne, des régions de l’Espagne où le mercure est 15 °C au-dessus des normales saisonnières, des records attendus aux États-Unis : la vague de chaleur doit encore s’accentuer ce mardi dans certaines parties de l’hémisphère Nord.
Mille deux cents enfants ont dû quitter des colonies de vacances menacées par les flammes attisées par des vents violents près de Loutraki, à environ 80 km à l’ouest d’Athènes.
À Kouvaras, à environ 50 km à l’est de la capitale grecque, un autre incendie faisait rage, se propageant jusqu’à Avavyssos, à 40 km au sud-est d’Athènes, dans la région densément peuplée de l’Attique, et ce, pendant que la Grèce subit depuis jeudi une canicule avec des pointes de plus de 44 °C dans le centre de son territoire.
À Chypre, où les températures devraient rester au-dessus des 40 degrés jusqu’à jeudi, un homme de 90 ans est mort dimanche.
Trois autres personnes âgées sont hospitalisées à la suite d’un coup de chaleur, ont annoncé les autorités.
Plus de 40 °C en Italie et en Espagne
En Italie, les records n’ont pas été battus lundi, avec 39 °C à l’ombre à Rome. La température maximale, 43 °C, a été relevée à Agrigente, en Sicile, et à Tarente, dans les Pouilles, également dans le sud du pays.
Le pic de chaleur est attendu ce mardi en Sardaigne, une île où le mercure pourrait frôler les 48 °C.
« Nous vivons au Texas, et là-bas, il fait vraiment chaud. On pensait échapper à la chaleur, mais, ici, il fait encore plus chaud », confie Colman Peavy, un touriste américain de 30 ans qui visite l’Italie avec sa femme Ana.
Le sud de l’Espagne aussi sera écrasé par des chaleurs extrêmes, pouvant grimper jusqu’à 44 °C dans la région de Murcie. Le pays sort d’une semaine déjà éprouvante, mais l’alerte sera encore au rouge mardi dans l’Aragon (nord), les Baléares (est) ainsi que la Catalogne (nord-est).
La situation s’aggravera mardi puisque certains endroits se retrouveront de « 10 à 15 °C » au-dessus des normales.
L’épisode de chaleur intense doit durer jusqu’à mercredi, avant de décliner à partir de jeudi.
« Tropicalisation du climat »
En Europe, le réchauffement est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale, notent les experts, et les pays méditerranéens en souffrent particulièrement.
« L’air chaud qui descend généralement sur le promontoire africain, créant des déserts, s’est déplacé vers l’Europe. En ce sens, on peut parler d’une tropicalisation du climat », explique Claudio Cassardo, météorologue et professeur à l’université de Turin.
« Je ne supporte pas la chaleur », confesse Marian, un chauffeur de taxi de Bucarest exposé aux températures très élevées.
« C’est pourquoi, demain, j’emmène ma femme et mes enfants à la montagne », ajoute cet homme de 51 ans, regrettant « l’époque à laquelle les saisons étaient les saisons en Roumanie », où le mercure avoisinait lundi les 40 °C.
Même son de cloche à Athènes, où Nancy Vikeli se tient en plein soleil de 9 h à 17 h pour vendre des cartes SIM d’une grande entreprise de téléphonie.
« Les conditions de travail sont très difficiles, admet la jeune femme. Nous faisons souvent des pauses pour nous rafraîchir et aller à l’ombre. »
Méga-incendies au Canada
Aux États-Unis, les services météo observent une vague de chaleur « oppressante » dans le sud du pays et prévoient bon nombre de records de température.
Dans la célèbre vallée de la Mort, en Californie, l’un des endroits les plus chauds de la planète, le thermomètre a affiché 52 °C dimanche.
Nombre d’incendies très violents dans le sud de l’État ont entraîné l’évacuation de la population. Le plus important, Rabbit Fire, a brûlé quelque 3200 hectares. Il était maîtrisé à 35 % lundi matin, selon les autorités.
En Arizona, la capitale, Phoenix, a enchaîné un 18e jour au-dessus de 43 °C, égalant son record avec encore 45 °C lundi après-midi.
« Des orages forts à violents, de fortes pluies et des inondations sont possibles dans plusieurs endroits », en particulier en Nouvelle-Angleterre, a averti le Service météo national. D’autres États sont menacés.
Au Canada, plus de 10 millions d’hectares ont déjà brûlé cette année, avec 882 incendies toujours actifs lundi, dont 579 considérés comme non maîtrisés, a expliqué le Centre interservices des feux de forêt du Canada (CIFFC).
Deux pompiers sont morts en luttant contre ces méga-incendies, ont déploré les autorités.
La fumée a une nouvelle fois migré vers les États-Unis, déclenchant des alertes à la qualité de l’air dans une large partie du Nord-Est américain.
Coups de chaleur au Japon et en Chine
Le Japon a émis, lui, des alertes aux coups de chaleur lundi pour 32 de ses 47 départements, qui connaissent des températures proches du record absolu de 41,1 °C, atteint en 2018.
« Le climat a manifestement changé. Avant, la température [dans le département de Yamanashi, proche de Tokyo] n’atteignait jamais 30°. Maintenant, on les atteint facilement », regrette Tomoya Abe, 50 ans, de retour d’un séjour au camping pour fuir son appartement de la capitale « où la température peut monter à 37° ».
Ce pays fait également face à des pluies torrentielles qui ont fait au moins huit morts.
La Chine a quant à elle battu dimanche un record pour une mi-juillet, avec 52,2 °C dans la région aride du Xinjiang (ouest).
La Presse Canadienne a écrit : La qualité de l’air était mauvaise dans l’île de Montréal, mardi, en raison des incendies de forêt qui ravagent présentement l’Ouest canadien. Et chaque hectare brûlé « va augmenter la probabilité d’avoir du smog pour le reste de l’été », souligne un professeur.
À son point le plus élevé de la journée, vers 15 h mardi, l’indice de la qualité de l’air était de 61 au centre-ville de Montréal. À titre indicatif, cet indice doit être égal ou inférieur à 25 pour que la qualité de l’air soit considérée comme « bonne ». La qualité de l’air est considérée comme acceptable de 26 à 50, et comme mauvaise à partir de 51.
La mauvaise qualité de l’air est « due à la concentration élevée de particules fines dans l’air », explique Julien Chartrand, météorologue chez Environnement Canada. « Cette fois, elles proviennent des feux dans l’ouest du pays, contrairement à celles du Québec que nous avons déjà vues. »
Actuellement, ce sont le nord de l’Alberta et la côte est de la Colombie-Britannique qui sont principalement touchés par les incendies de forêt, incluant certains qui font rage depuis déjà deux mois. Alors, comment se fait-il qu’ils puissent affecter la qualité de l’air jusqu’au Québec ?
Cela s’explique grâce à un phénomène appelé « creux en altitude », répond Philippe Gachon, professeur d’hydroclimatologie au département de géographie de l’UQAM. En fait, la fonte des glaces de la baie d’Hudson, dans le nord-est du Canada, génère des températures plus froides qui créent à leur tour un dôme d’air froid. Ce dôme « joue un rôle majeur dans la circulation de l’air », qui modifie les trajectoires habituelles des vents – et qui permettent à la fumée de l’Ouest d’aboutir au Québec.
Le court épisode de mardi a, bien évidemment, été de moindre importance que celui du 25 juin, où la qualité de l’air de Montréal était statistiquement la pire sur la planète. Mais il demeure à prendre au sérieux. Ce genre de fumée est dommageable à un certain degré pour tout le monde, mais plus particulièrement chez les asthmatiques ou les personnes atteintes de maladies pulmonaires.
« Tant et aussi longtemps que les feux ne vont pas s’arrêter » et « à moins qu’il y ait des précipitations abondantes », la population québécoise peut s’attendre à de nouvelles journées ponctuées de nuages de smog durant la saison estivale, commente Philippe Gachon.
En Colombie-Britannique, le porte-parole du BC Wildfire Service, Cliff Chapman, a affirmé à La Presse Canadienne que les prévisions des modèles météo « ne sont pas très belles pour le reste de l’été ».
« Compte tenu de la quantité d’éclairs que nous avons vus [en Colombie-Britannique] au cours des dix derniers jours et de la sécheresse que nous connaissons, nous avons un potentiel élevé d’incendies de forêt », précise-t-il.
« Le monde entier nous regarde »
« À court terme, il y aura une amélioration », affirme Julien Chartrand, soutenant que le smog de Montréal devrait se dissiper mercredi. En fin de soirée mardi, la qualité de l’air était déjà « moyenne », selon IQAir. Ce sont les incendies qui dicteront le cours de l’été, pense-t-il lui aussi.
« C’est de loin la pire année côté qualité de l’air pour le Québec. On n’a pas connu ça historiquement. »
— Julien Chartrand, météorologue chez Environnement Canada
« Le monde entier nous regarde. Je reviens d’Europe et plusieurs de mes collègues en parlent, raconte Philippe Gachon. Des feux comme ceux du Canada en ce moment, on n’a pratiquement jamais vu ça dans l’hémisphère Nord. »
Seulement en 2023, plus de 10 millions d’hectares de forêts ont brûlé au Canada. Selon la Base de données nationales sur les forêts, les incendies qui y sévissent « détruisent en moyenne 2,1 millions d’hectares » annuellement.
« Nous venons de battre, pour mai et juin, les records des deux mois les plus chauds depuis le début des relevés météorologiques. 2023 pour le Canada, c’est exceptionnel », souligne le professeur Gachon.
« Il est temps que le gouvernement se réveille, vraiment. C’est urgent. On doit passer à l’action. Est-ce que le Canada était préparé à des feux de cette envergure ? Poser la question, c’est y répondre. »
— Philippe Gachon, professeur d’hydroclimatologie au département de géographie de l’UQAM
Philippe Gachon aimerait beaucoup voir les gouvernements fédéral et provincial unir leurs forces avec les universités pour « améliorer la capacité de recherche » sur le climat, lui qui qualifie le Canada de « cancre » en la matière. Il craint aussi qu’une certaine forme « d’amnésie collective » ne pousse la population à oublier les évènements de l’été – et les autorités à ne pas investir.
Au Québec, 101 incendies de forêt étaient toujours actifs, mardi en fin de soirée. Vingt-deux d’entre eux se trouvaient en zone intensive et 79 autres en zone boréale, rapporte la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).
https://www.ouest-france.fr/monde/urugu ... 87a1138e7bDepuis mai 2023, plus de la moitié des 3,5 millions d’habitants que compte l’Uruguay n’ont plus accès à l’eau potable en raison d’une grave sécheresse.
La crise de l’eau se poursuit en Uruguay. Depuis le mois de mai 2023, plus de la moitié des 3,5 millions d’habitants de ce pays d’Amérique du Sud n’ont plus accès à l’eau potable en raison d’une grave sécheresse liée au réchauffement climatique.

ou 18, ou 23, suivant les départements ...kercoz a écrit : 21 juil. 2023, 20:41 Ca n'est pas l'amplitude qui importe, c'est plutot le fait de ne pas descendre sous les 20 degrés la nuit.