Re: La Taxe Carbone
Publié : 10 juin 2021, 15:24
un détail historique, le "point" Godwin n'est pas un point qu'on distribue comme un bon ou un mauvais point, mais le "point" où on arrive dans le fil de la discussion
https://www.swissinfo.ch/fre/r%C3%A9sul ... n/46701666Les Suisses ne veulent pas passer à la caisse pour lutter contre le réchauffement climatique. Combattue essentiellement avec l’argument du porte-monnaie, la loi CO2 a finalement été refusé.
donc de deux choses l'une , soit les suisses sont majoritairement très riches, soit y a pas que les très riches qui polluenttita a écrit : 13 juin 2021, 17:26 Encore un objet de votation, un référendum sur la loi CO2, qui a du coup été refusée par le peuple Suisse. De justesse.
https://www.swissinfo.ch/fre/r%C3%A9sul ... n/46701666Les Suisses ne veulent pas passer à la caisse pour lutter contre le réchauffement climatique. Combattue essentiellement avec l’argument du porte-monnaie, la loi CO2 a finalement été refusé.
https://www.usinenouvelle.com/eco-socia ... HR5DY.htmlEn pleine flambée des prix de l’énergie, sous la pression de certains pays, les Européens sont prêts à revoir le marché carbone
La France plaide pour réduire le rythme de baisse des quotas carbone afin de soutenir la compétitivité de l’industrie. Le sujet est au menu du conseil européen des 19 et 20 mars.
Solène Davesne Publié le 19 mars 2026
Avant même le blocage du détroit d’Ormuz, le sujet figurait déjà sur le haut de la pile des demandes des chimistes européens. La déclaration diffusée à l’issue du sommet d’Anvers début février, devenu le grand rendez-vous annuel de l’industrie lourde européenne à l’invitation du lobby de la chimie, plaidait pour «réduire les prix de l’énergie et du carbone» afin de renforcer la compétitivité du secteur.
Avec la hausse des prix des hydrocarbures provoquée par le conflit en Iran, la pression devrait encore s’accentuer contre le marché du carbone lors du Conseil européen des 19 et 20 mars.
La question a été mise à l’agenda par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, alors que les Vingt-sept cherchent à atténuer la flambée des prix de l’énergie. «Le marché carbone reste un instrument éprouvé pour... (abonnés)
https://www.connaissancedesenergies.org ... ite-260401Prix du carbone: l'UE assouplit ses règles pour plus de stabilité
Connaissance des Énergies avec AFP le 01 avril 2026
La Commission européenne a proposé mercredi une première mesure pour éviter une trop grande volatilité du prix du carbone en Europe, après une série de critiques des industriels et de certains Etats.
Bruxelles doit présenter en juillet une révision plus substantielle de son marché du carbone (ETS), créé en 2005.
En attendant, l'exécutif européen tente d'envoyer le signal qu'il entend les reproches d'une partie des industriels et de certains Etats membres sur le prix du CO2, qui coûte autour de 70 euros la tonne actuellement en Europe.
Mercredi, la Commission a proposé de retoucher la "réserve de stabilité" (MSR), un mécanisme "tampon", qui sert à éviter une trop grande volatilité des prix.
L'UE veut conserver dans cette réserve des quotas de CO2 qui étaient supprimés automatiquement auparavant, ce qui lui permettrait de mieux répondre aux évolutions du marché, en cas de tensions ou de volatilité excessive des prix.
Cette proposition, très technique, va être soumise aux eurodéputés et aux Etats.
Dans quelques jours, la Commission entend aussi ajuster les "valeurs de référence", un mécanisme complexe qui détermine des quotas de CO2 gratuits attribués aux industriels.
Depuis 2005, l'UE a créé ce marché du carbone, un outil pionnier dans la lutte contre le changement climatique.
Pour couvrir leurs émissions de CO2, les producteurs d'électricité et les industries énergivores (sidérurgie, ciment, chimie...) doivent acheter des "permis de polluer" sur le marché européen des quotas carbone, baptisé "ETS" en anglais.
Le total des quotas baisse au fil du temps afin d'inciter les industriels à émettre moins.
Pour les accompagner dans leur transformation, des quotas gratuits sont alloués, mais ils sont réduits progressivement et devaient disparaître d'ici 2034.
En mars, Ursula von der Leyen avait promis des gestes aux industriels, dont une possible extension des quotas gratuits d'émissions au-delà de 2034.
La présidente de la Commission européenne projette également de créer un "accélérateur d'investissements" dans la décarbonation de l'industrie, doté d'environ 30 milliards d'euros et qui serait financé par des recettes tirées de ce marché du carbone.
La tarification du carbone avait été au menu d'un sommet européen le 19 mars.
Bruxelles avait évité une remise en cause majeure de son mécanisme, malgré les pressions de pays d'Europe centrale ou de l'Italie, qui critiquent l'impact d'ETS dans la facture d'électricité.
Une série de pays, de l'Espagne aux pays scandinaves, défendent au contraire ce système pour décarboner l'industrie.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 6ce3ae32a7Climat : face à la grogne de l'industrie, l'Europe révise son marché du carbone
AFP •17/07/2026
Une trajectoire moins exigeante pour les industriels : la Commission européenne a proposé vendredi d'assouplir son marché du carbone, au grand dam des organisations environnementales qui dénoncent une remise en cause d'un des piliers de la politique climatique de l'UE.
Pour répondre à la grogne de l'industrie chimique allemande, de pays d'Europe centrale et de l'Italie, Bruxelles a mis sur la table une série de concessions, soumises aux Vingt-Sept et aux eurodéputés pour une négociation qui devrait durer plusieurs mois.
Dans l'ensemble, l'industrie européenne serait ainsi autorisée à émettre plus longtemps du CO2 et à un coût moindre que ce qui était prévu jusqu'à présent.
S'ils s'engagent à se décarboner, les industriels pourront notamment bénéficier plus longtemps de quotas carbone gratuits. Leur suppression totale interviendrait en 2038, contre 2034 dans le système actuel.
De plus, les entreprises auront la possibilité d'acquérir à partir de 2036 des crédits carbone internationaux en finançant des projets de décarbonation en dehors de l'UE qui seraient pris en compte dans la baisse de leurs émissions.
Le commissaire européen en charge du climat, Wopke Hoekstra, a revendiqué une approche plus "favorable aux entreprises" et "astucieuse", afin d'atteindre collectivement la neutralité carbone en 2050.
Les organisations environnementales ont quant à elles fustigé un renoncement européen.
"La Commission cède face aux entreprises à la traîne" en matière de décarbonation, déplore Duncan Woods, du Bureau Européen de l'Environnement, un collectif d'ONG.
Il y a plus de vingt ans, l'Union européenne a mis en place ce marché des quotas d'émissions carbone (ETS), outil pionnier dans la lutte contre le dérèglement climatique.
Pour couvrir leurs émissions de CO2, les industries les plus énergivores (sidérurgie, ciment, chimie...) et les producteurs d'électricité doivent acheter des "permis de polluer", selon le principe du pollueur-payeur. Le prix de la tonne de CO2 varie et s'établit autour de 80 euros actuellement dans l'UE.
Le total des quotas carbone disponibles sur le marché baisse au fil du temps pour inciter les industriels à émettre moins. Pour les accompagner dans leur transformation, des quotas gratuits sont alloués: ceux que la Commission veut prolonger, tout comme elle entend réduire moins vite que prévu l'ensemble des quotas disponibles sur le marché.
Doubler l'électrification
Pour montrer que ses ambitions climatiques demeurent, l'UE a aussi dévoilé vendredi son objectif, non contraignant, de doubler la part de l'électricité dans la consommation finale d'énergie en 2040, pour atteindre 46%.
Depuis plusieurs années, l'Europe stagne autour de 23%, car l'électricité coûte nettement plus cher que le gaz et parce que l'Europe peine à se priver des énergies fossiles dans le chauffage des bâtiments et les transports.
Entre la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient et la canicule historique qui s'est abattue sur l'Europe, les défenseurs de l'environnement poussent pour que l'UE maintienne des ambitions climatiques élevées.
Mais depuis deux ans à Bruxelles, la tendance est plutôt de répondre aux préoccupations des industriels, en souffrance face à la concurrence de la Chine et aux droits de douane des États-Unis.
La bataille s'annonce donc âpre entre les partisans d'ETS, comme l'Espagne, la Suède, la Finlande et le Danemark, et ses détracteurs, à savoir la Pologne, la République tchèque ou l'Italie, des pays aux économies plus carbonées.
Entre ces deux camps, la France va être "un État pivot dans les négociations", estime Phuc-Vinh Nguyen, expert de l'énergie de l'Institut Jacques-Delors, qui considère que Paris a intérêt à "sauvegarder un ETS fort" pour mettre en avant son électricité nucléaire décarbonée auprès des investisseurs.
Bruxelles avance par ailleurs prudemment sur l'extension de son marché du carbone à de nouveaux secteurs.
L'exécutif européen propose d'intégrer "graduellement" le secteur des incinérateurs de déchets à ETS, avec une possibilité de dérogation jusqu'en 2035 pour les Etats s'ils remplissent des objectifs de recyclage ou disposent déjà d'une taxe nationale équivalente.
Concernant l'aviation, face à la forte pression des compagnies aériennes et aux réticences de certains États, dont la France, la Commission a renoncé à intégrer l'ensemble des vols de l'UE vers l'international à son marché du carbone.
A la place, elle plaide pour une solution "régionale" à partir de 2029: l'intégration de vols qui atterriront à une distance maximum de 5.000 kilomètres par rapport au "centre de l'Europe". Un vol depuis Francfort vers Dubaï ou Istanbul serait ainsi couvert par ETS, mais Francfort-Tokyo ne le serait pas.
Les compagnies aériennes de l'UE, dont Air France-KLM et Lufthansa, ont dénoncé une mesure que risquent de "payer" les "passagers européens".
Au milieu de ces négociations, une victime collatérale de ce bras de fer pourrait être "l'ETS 2", c'est-à-dire l'extension prévue en 2028 du marché du carbone au transport routier et au chauffage des bâtiments, qui pourrait encore être reportée, voire enterrée.